Ouvrage de la Ferté


Ouvrage de la Ferté
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Ouvrage de la Ferté
Laferte tourelle am.JPG
La tourelle AM du bloc 2.

Type d'ouvrage Petit Ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de Montmédy
└─ tête de pont de Montmédy
Année de construction 1935-
Régiment 155e RIF
Nombre de blocs 2
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 104 hommes + 3 officiers
Coordonnées 49° 35′ 05″ Nord
       5° 13′ 59″ Est
/ 49.58482, 5.23293
  
Plan de situation
Localisation de l'ouvrage

L'ouvrage de la Ferté est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot situé sur les communes de Villy et de La Ferté-sur-Chiers, dans le département des Ardennes. L'ouvrage, bâti au sommet d'une colline (côte 215) ayant pour nom « La Croix de Villy », est parfois appelé « ouvrage de Villy-La-Ferté ».

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant deux blocs. Construit à partir de 1935, l'ouvrage a été abimé par les combats de mai 1940. Il est l'un des ouvrages les plus célèbres de la ligne puisqu'il est connu pour avoir été pris par les Allemands : l'intégralité de sa garnison fut anéantie durant la nuit du 18 au 19 mai 1940. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 mai 1980[1].

Sommaire

Position sur la ligne

Faisant partie du sous-secteur de la tête de pont de Montmédy du secteur fortifié de Montmédy, l'ouvrage de la Ferté est intégré à la ligne principale de résistance entre les casemates d'intervalle de l'Aveney (STG[2]) à l'ouest et de Margut (CORF) à l'est, à portée de tir des canons du gros ouvrage du Chesnois plus à l'est. À proximité immédiate de l'ouvrage se trouvent les deux casemates STG d'artillerie de Villy Ouest et de Villy Est (chacune armée avec un canon de 75 mm modèle 1897/1933).

La Ferté inclus, la tête de pont de Montmédy comptait quatre ouvrages : Le Chênois (composé de six blocs), Thonnelle (quatre blocs) et Vélosnes (cinq blocs) ainsi que douze casemates simples ou doubles dont le couple d'Ecouviez : deux casemates non reliées par galerie souterraine.

Description

Étage supérieur du bloc 1.
Étage inferieur du bloc 1.
Étage supérieur du bloc 2.

L'ouvrage de la Ferté accueillait cent quatre hommes de troupe et trois officiers du 155e régiment d'infanterie de forteresse, son commandant étant le lieutenant Bourguignon.

Le bloc 1 servait de casemate d'infanterie et en même temps d'entrée principale.

  • L'étage supérieur est équipé d'une entrée fermée par une grille derrière laquelle se trouve un créneau de FM ; la porte blindée est placée en chicane. L'entrée était également protégée par un fossé diamant défendu par un créneau de FM placé en caponnière et une goulotte lance-grenades.

La chambre de tir était elle-même précédée par un fossé diamant défendu par un créneau de FM en caponnière et une goulotte lance-grenades ; elle possédait un créneau pour JM/AC 47 (un jumelage de mitrailleuses pouvant laisser place à un canon antichar de 47 mm) et un autre créneau pour JM (jumelage de mitrailleuses). En plus de la chambre de tir, se trouvent au même étage un réservoir d'eau, une chambre de repos de quatre lits et le central téléphonique.

  • À l'extérieur : un projecteur sous abri bétonné avec porte blindée.
  • Sur les dessus : deux cloches GFM (guetteur fusil-mitrailleur) et deux cloches AM (arme mixte : canon antichar de 25 mm et jumelage de mitrailleuses).
  • À l'étage inférieur se trouvent une chambre de repos de quatorze lits, la centrale électrique (usine), la salle des filtres ou « salle de neutralisation », la chambre du lieutenant Bourguignon, un PC renseignements et l'escalier desservant les deux étages et la galerie.

Le bloc 2 est quant à lui constitué de :

  • à l'étage supérieur, une entrée secondaire pourvue du même dispositif que l'entrée du bloc 1, trois chambres de repos pour un total de 30 lits, le local radio (l'antenne est sur la façade), le local téléphonique et un escalier menant à l'étage inférieur ;
  • sur les dessus se trouvent une tourelle pour deux armes mixtes, une cloche GFM, une cloche VDP (vue directe et périscopique, la seule de la tête de pont de Montmédy) et une cloche d'arme mixte ;
  • à l'étage inférieur, de superficie réduite, sont installés l'usine (produisant le courant) et la salle des filtres.

Histoire

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Construction

Le bloc 2.
Plan de profil.

La tête de pont de Montmédy, partie la mieux organisée du secteur fortifié de Montmédy, représentait une extension de la ligne Maginot vers l'ouest, le reste du secteur étant formé de fortifications de campagne. Elle appartenait aux « nouveaux fronts » de la ligne construits entre 1935 et 1938 après la proclamation de la neutralité de la Belgique.

La construction de l'ouvrage, qui débuta au cours de l'été 1935, résulte tout d'abord de la construction de deux casemates d'infanterie autonomes : celle de La Ferté-Nord et celle de La Ferté-Sud. Un surplus de crédit permit de relier les deux casemates par une galerie souterraine de deux cent soixante-dix mètres de long à une profondeur moyenne de vingt-quatre mètres. Quelques locaux y furent ajoutés : une cuisine mixte – fonctionnant au charbon et au fioul – avec local laverie servant aussi de dépôt de vivres, une infirmerie de quatre lits, un local servant de central téléphonique secondaire et un local pour les munitions de la tourelle avec un monte-charge n'ayant jamais reçu son moteur. Les casemates furent alors rebaptisées « petit ouvrage de la Ferté ».

La Ferté n'est pas un ouvrage de la ligne Maginot au sens propre du terme. En effet, il ne comporte ni caserne, ni usine électrique souterraine. La chambre de tir du bloc 1 croise ses feux avec la casemate de Margut et défend la vallée de la Chiers. Les possibilités de feu vers l'arrière sont particulièrement limitées et seule la tourelle AM pouvait intervenir dans toutes les directions. Par ailleurs, l'ouvrage ne possédait aucune arme à tir courbe et les mortiers de 50 adaptables aux rotules des cloches et aux créneaux FM n'avaient pas été installés à cause de l'absence de leurs supports. Ces armes auraient permis de battre la route de La Ferté traversant la colline dans une tranchée profonde. La défense des abords dépendait donc entièrement des troupes d'intervalle. La géographie du terrain pouvait laisser présager l'approche des troupes ennemies jusqu'au réseau de barbelés situé à soixante-dix mètres.

Il faut savoir que dans le projet initial, un ouvrage mixte devait être construit à Vaux-lès-Mouzon, entre Carignan et Mouzon, couvrant ainsi les arrières de l'ouvrage de La Ferté. Pour des raisons budgétaires, celui-ci fut abandonné, laissant le soin de la défense des abords aux troupes d'intervalles. Le « petit ouvrage de La Ferté » devint, ainsi, le dernier ouvrage de l'extrémité nord de la ligne Maginot.

En raison de l'absence d'artillerie, la position fut cependant renforcée par la construction de deux casemates, Villy-Ouest et Villy-Est, pour un canon de 75 bi-flèche mais leurs équipages, indépendants de l'ouvrage, devaient les abandonner après avoir tiré leurs derniers obus.

À partir de l'hiver 1939, le village de Villy devint un solide point d'appui pour l'ouvrage et se vit pourvu d'une tourelle démontable pour mitrailleuse. Douze caves de maisons furent transformées en blockhaus. Le tout était complété par un réseau de fils de fer qui entourait tout le village et un champ de rails rejoignait l'ouvrage.

Destin tragique

Voici un extrait du rapport de Pierre Taittinger (rapporteur de la Commission de la Défense nationale) à la Chambre des députés, suite à la visite effectuée sur le terrain au début de mars 1940 :

«... L'organisation défensive dans la région de Montmédy apparaît redoutable. Il y a là des ouvrages de construction ancienne (1935) doublés par des ouvrages de confection récente, véritable prolongement de la ligne Maginot du type "Lorraine".

Mais l'impression satisfaisante cesse à l'arrivée à Sedan.

Dans cette région, on compte beaucoup plus sur la forêt des Ardennes et sur la Meuse pour protéger Sedan, donnant peut-être à ces obstacles naturels une importance exagérée.

Les organisations défensives sont dans ce secteur rudimentaires, pour ne pas dire embryonnaires. Sur la route venant de Bouillon, en Belgique, à Sedan, comme sur les autres points d'accès, la défense consiste en "maison fortes" dont la résistance ne serait que de courte durée. Les réseaux de fils de fer qui ont été placés, les destructions envisagées et la résistance des maisons fortes, ne peuvent pas procurer un temps d'arrêt supérieur à une heure. Ce laps de temps serait tout juste suffisant à donner l'alerte en cas d'attaque inattendue... Nos ennemis, évitant le point solide de Montmédy, pourraient se laisser "couler" en direction de Sedan, point particulièrement faible de notre système défensif...

Les troupes préposées à la défense de ce secteur ont un moral élevé, les cavaliers des G.R.D.I. (groupe de reconnaissance de division d'infanterie) sont bien commandés mais on sent que ces éléments sont destinés à être sacrifiés sur place et que la véritable résistance aura lieu en deçà de la Meuse.

Cette intention du Commandement peut fort bien se défendre mais encore faudrait-il que les ouvrages de la ligne de résistance soient terminés, munis de leur armement et en état de remplir le rôle qui leur est assigné.

Dans certains de ces ouvrages, seul le coffrage est terminé et le béton n'est même pas coulé. Dans d'autres, il manque les créneaux, portes de fer, le matériel anti-gaz, une partie de l'armement.

On tremble rétrospectivement en envisageant ce qu'aurait été une attaque allemande dans ce secteur... »

Ces observations (tristement divinatoires) furent rejetées par le général Huntziger ; les Allemands, de leur côté, connaissaient par les reconnaissances aériennes la situation de faiblesse du secteur fortifié. Ils décidèrent d'attaquer de chaque côté de Sedan, provoquant ainsi les prémisses de la destinée tragique de l'ouvrage de la Ferté.

Percée de Sedan

Article détaillé : percée de Sedan.

Le 10 mai 1940, au matin, les Allemands attaquent la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Comme prévu (plan Dyle-Bréda) les troupes françaises et britanniques opèrent un vaste mouvement de pivot vers l'est pour arrêter l'ennemi en Belgique et les divisions de cavalerie légère franchissent la frontière pour opérer leur mission d'arrêt. Mais rien ne peut arrêter les Panzerdivisionen et, au soir du 10 mai, la zone située entre Sedan et Carignan est directement sous la menace allemande.

Le 11 mai, la cavalerie se replie, la ligne des maisons fortes est abandonnée et tous les ponts sur la Chiers sont détruits peu après.

Le 13 mai, la zone de Donchery jusqu’à Bazeilles est la cible de terribles bombardements de l'aviation ennemie, en particulier des Stukas, qui atteignirent le moral des troupes et provoquèrent une profonde désorganisation. Des éléments de l'infanterie ennemie traversèrent la Meuse ; la position fortifiée ne tient que quelques heures et le 13 mai, au soir, elle est percée entre Wadelincourt et Bellevue. La panique s'empare des corps de troupes qui abandonnent leurs pièces d'artillerie.

Le 14 mai, les troupes occupant les secteurs de la Chiers et de la Meuse reçoivent l'ordre d'évacuer les blockhaus et leurs intervalles, abandonnant ainsi une très grande quantité d'armement et de matériel. Ce décrochage provoque directement l'isolement de l'ouvrage de la Ferté en le privant de troupes d'intervalles et d'artillerie, le plaçant de plus en pointe pour la suite des évènements.

Agonie de l'ouvrage

Le lieutenant Bourguignon, commandant de l'ouvrage.

Le 15 mai, les Allemands veulent élargir la brèche de la percée de Sedan par le sud-est, en direction de l'ouvrage. Pour cela, la zone abandonnée sur ordre la veille par les troupes françaises permet un point de départ inespéré constitué d'abris confortables pour les troupes allemandes.

Cette journée est ponctuée de divers attaques allemandes en direction de Villy et de la côte 226. La défense offerte par trois canons de 25 antichar, 12 mitrailleuses, 16 FM, le mortier de 60 de Villy, le canon de 75 de la casemate de Villy-Ouest (800 obus tirés) et les mitrailleuses de la tourelle du bloc 2 est efficace mais les Allemands attendent des renforts et surtout l'apport de l'artillerie lourde pour passer à la véritable attaque. Les premiers bombardements ont lieu sur la zone.

La mise en place des renforts allemands a lieu durant la nuit du 15 au 16 mai. Le plan d'attaque allemand prévoit la prise de la côte 226, de la côte 311 et du village de Villy. De ces points d'appui, l'attaque de l'ouvrage de La Ferté devient possible puisqu'ils donnaient directement accès aux arrières des deux blocs si mal défendus et à l'angle mort par lequel pouvaient se glisser des éléments du Génie.

À partir de midi, duel d'artillerie entre les deux camps ; dans l'après-midi nouvelle attaque de la côte 226, entre Villy et Malandry, et, malgré la résistance des troupes françaises, ce point stratégique tombe sous les coups des troupes allemandes. Ces mêmes troupes allemandes subissent de nouveau un échec devant Villy, prouvant encore une fois l'efficacité du dispositif de défense. Au soir du 16 mai, le seul objectif atteint par les Allemands est donc la côte 226.

Les affrontements se poursuivent dans la journée du 17 mais les défenseurs de Villy se retrouvent complètement isolés. Finalement, dans l'après-midi du 18, ils décident de cesser le combat et se rendent.

Villy étant pris, les Allemands peuvent préparer l'attaque de l'ouvrage. Les hommes du lieutenant Germer montent à l'assaut depuis le cimetière de Villy. Pendant ce temps, l'ouvrage est pris à partie par l'artillerie allemande qui compte près de 250 canons dont les redoutables pièces de 88 qui s'en prennent aux cloches du bloc 2. Le réseau de barbelés et celui de rails sont très endommagés et les entonnoirs, reliés entre eux, grâce à quelques coups de pelles, vont faciliter l'attaque de l'ouvrage. Une autre attaque se produit depuis les côtes 311 et 226. Les casemates d'artillerie de 75 ont été abandonnées par leurs équipages et les Allemands trouvent un abri de choix dans la casemate de Villy-Ouest.

La tourelle AM.

L'attaque principale a lieu en fin de l'après-midi du 18 mai. Un créneau de la cloche GFM du bloc 2 est touché par un obus qui explose à l'intérieur : les hommes qui se trouvaient là sont tués. La tourelle à éclipse est touchée elle-aussi et reste bloquée. Il est impossible de la redescendre. Les Allemands parviennent sur les dessus du bloc 2 dont les cloches sont neutralisées par des charges explosives placées contre les créneaux. Une charge très puissante est plaquée contre la muraille de la tourelle. À la suite de l'explosion, la tourelle se retrouve en porte-à-faux (état actuel) et les Allemands peuvent alors lancer des grenades et autres charges explosives qui entraînent une quasi panique chez les défenseurs. Des incendies se déclarent et les hommes gagnent les dessous.

Dans la nuit du 18 au 19 mai, les Allemands se lancent à l'assaut du bloc 1. Les cloches sont neutralisées et une contre-attaque française, menée par des chars lourds B1-bis, est lancée en vain depuis le bois du Ligant (Olizy). Conscient de la gravité de la situation, le lieutenant Bourguignon est en contact téléphonique avec l'ouvrage du Chesnois et ses supérieurs qui lui donnent l'ordre de continuer le combat et interdisent l'évacuation de l'ouvrage et toute capitulation. Peu à peu, les fumées dégagées par les multiples incendies se propagent dans tout l'ouvrage et les hommes doivent porter leur masque à gaz, en permanence. Une grande partie de l'équipage s'est réfugiée dans les dessous mais il n'existe aucune issue de secours. L'asphyxie fait son œuvre, les cartouches de masque à gaz manquent et, bientôt, les hommes vont mourir. C'est dans la galerie, au pied du bloc 2, que l'on retrouvera la majeure partie des corps. Le lieutenant Bourguignon se retire dans sa chambre et c'est là que son corps sera retrouvé. Au matin du 19 mai, des fumées sont visibles au-dessus de l'ouvrage. Il n'y aura aucun survivant et les noms des membres de l'équipage sont inscrits de chaque côté du monument aux morts inauguré en 1950.

Épilogue

Après la chute de l'ouvrage, les Allemands cherchent à y pénétrer mais les gaz toxiques les en empêchent.

Les corps des soldats français ne seront sortis qu'au début de juin. La plus grande partie de l'équipage est enterrée dans un cimetière provisoire aménagé dans le village de Villy mais les corps de Bourguignon et de plusieurs hommes manquent à l'appel. Ils ne seront retrouvés qu'en 1973 devant le bloc 2 : ils avaient été inhumés dans les entonnoirs creusés par les obus.

Aujourd'hui, une bonne partie de l'équipage repose dans un petit cimetière militaire aménagé au début des années 1960 face au monument commémoratif.

État actuel

Bloc 1

La chambre de tir du bloc 1.
  • Un créneau est enfoncé par une charge explosive posée sur la cloche GFM ouest.
  • Un créneau est enfoncé par des charges et des tirs sur la cloche GFM est.
  • Un créneau est enfoncé par une charge posée sur la cloche AM ouest. L'intérieur de la cloche est détruit et des traces d'explosions sont présentes sur les parois et les murs. Le mur attenant à la chambre de tir est renversé.
  • Le trumelage de la cloche AM nord est encore en place, mais endommagé. L'intérieur de la cloche est détruit.
  • La chambre de tir est intacte.
  • Les couloirs et les plafonds de l'étage supérieur sont noircis. Les portes-sas ont été soufflées par les explosions internes. La porte blindée étanche a été arrachée par une explosion, sans doute quand les Allemands ont pénétré dans l'ouvrage.
  • Les moteurs et les filtres à gaz de l'étage inférieur sont intacts.
  • Sur les dessus du bloc, on note de nombreux entonnoirs donc l'aspect est chaotique.

Bloc 2

  • Deux créneaux sont enfoncés sur la cloche GFM. On note également quelques impacts de 88 mm. L'intérieur de la cloche est détruit, la plateforme s'est effondrée. Il y a des traces d'explosions sur les murs et le sol. Le mur entre la cloche GFM et la chambre de repos est effondré.
  • Dans la chambre de repos, prévue pour 20 hommes, les châssis des lits sont tordus, particulièrement vers l'accès à la cloche GFM.
  • Le créneau nord de la cloche AM est enfoncé par une charge posée. La muraille de la cloche est déchaussée par les tirs d'artillerie. L'intérieur de la cloche est endommagé et le mur entre la cloche AM et la chambre de repos est effondré. Les autres murs sont noircis.
  • Les canalisations des prises d'air ont été endommagées par les explosions au pied de la cloche GFM.
  • Le corps de la tourelle AM a été arraché et repose en travers de son puits. Un créneau est enfoncé. Sur la muraille de la tourelle on note les traces importantes de la charge explosive dont la forme et la matière se sont imprimés dans le métal. Dans la chambre de tir gît le reste du trumelage arraché par une charge posée.
  • Les dessus du bloc 2 sont chaotiques et on note de nombreux entonnoirs.

Notes et références

  1. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00078542 » sur www.culture.gouv.fr.
  2. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Roger Bruge, Faites sauter la ligne Maginot !, Paris, Fayard, 1973.
  • Stéphane Gaber, Le secteur fortifié de Montmédy 1935-1940, Metz, Éditions Serpenoise, 2000.
  • Gérard Giuliano, Les soldats du béton : La ligne Maginot dans les Ardennes et en Meuse, Charleville-Mézières, Terres Ardennaises, 1986.
  • Roger Guiard, La chute de l'ouvrage de La Ferté, Clamecy, 1968.
  • Pierre Rocolle, La Ferté ne répond plus, Margut, S.I.M. [s.d.], 2e édition en 1986.

Liens externes

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