Ordre du Saint-Sepulcre


Ordre du Saint-Sepulcre

Ordre du Saint-Sépulcre

Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
Crest of holy sepulchre.jpg
Armes de l'ordre
Nom Equestris Ordo Sancti Sepulcri Hierosolymitani
Devise Deus lo vult
Création Entre le 18 juillet et le 12 août 1099
Statut Ordre de droit pontifical
Langue officielle Italien
Siège Rome, couvent et église Saint-Onuphre au Janicule
Grand maître cardinal John Patrick Foley
Grand prieur Patriarche Fouad Twal
Assemblées -Conseil du grand magistère
-Consulta
Lieutenant général Comte Graf Peter Wolff-Metternich zur Gracht
Gouverneur général Chevalier de Collier Comte Agostino Borromeo
Lieutenances 54
membres 22.000

L'ordre de chevalerie du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre de chevalerie militaire et religieux, dont la fondation est attribuée à Godefroy de Bouillon, le vainqueur de la première croisade en 1099 à Jérusalem.

Depuis 1847, l'ordre est une association de fidèles catholiques reconnue par le Saint-Siège et qui œuvre pour aider la communauté chrétienne installée en Terre Sainte, aujourd'hui territoire d' Israël, de la Palestine, de Jordanie et de Chypre. Sa devise est Deus Lo Vult (Dieu le veut).

Sommaire

Histoire

Les fondateurs mythiques

Trois personnages incontournables furent considérés par les historiographes de l'ordre comme ses fondateurs : l'apôtre Jacques, l'impératrice Hélène et l'empereur Charlemagne.

Jacques le majeur, que les Évangiles appellent le « frère du Seigneur », devint après la mort de Jésus, le responsable de la communauté chrétienne de Jérusalem dont il est considéré comme le premier évêque. On lui attribuait la désignation d'une garde d'honneur pour le Tombeau de Jésus ; les chanoinesses du Saint-Sépulcre le tiennent pour leur fondateur.

L'impératrice Hélène, mère de Constantin, séjourna à Jérusalem en 326 avant de se retirer en Bithynie. La tradition l'associe à la construction de la basilique constantinienne et à la découverte de la vraie croix ; cet intérêt pour le Saint-Sépulcre la fait tout naturellement désigner comme fondatrice de l'ordre par les chevaliers du XVIe siècle. Elle est d'ailleurs fréquemment représentée en costume de chanoinesse du Saint-Sépulcre.

L'ordre se place aussi sous la protection de Charlemagne qui envoiya deux brillantes ambassades auprès du calife de Bagdad aboutissant au protectorat franc sur la Terre sainte. Une chanson de geste, moins connue que celle de Roland, « La geste du roi », raconte ses aventures légendaires en Méditerranée et son pèlerinage à Jérusalem. De là sa désignation comme fondateur de l'Ordre.

L'ordre canonial

L'attribution de la fondation de l'Ordre à Godefroy de Bouillon est plus proche de la réalité.

Dès son installation à Jérusalem pendant la première croisade, le duc de Basse-Lotharingie, Godefroy de Bouillon qui, avant de partir pour la croisade, avait fondé, à Anvers, un chapitre de chanoines, en fonda également un à Jérusalem pour structurer la vie spirituelle organisée autour du Tombeau du Christ . La garde et l'entretien du « Saint-Sépulcre » fut confiée à vingt clercs, formant un chapitre qu'il dote amplement et dont les membres vivent en communauté comme leurs confrères européens. Une fraternité d'hommes et de femmes que l'on pourrait comparer à un tiers ordre vivait également tout près du Sépulcre et assistaient aux offices canoniaux. À ce groupe s'incorporaient, de manière plus ou moins formelle, d'anciens croisés retirés là pour y mener une vie de prière. La plupart de ces chevaliers rejoignirent après 1118, Hugues de Payns qui s'était installé au Temple et deviendra en 1129 le premier maître du jeune ordre du Temple. Il y avait donc autour du Saint-Sépulcre, une importante vie liturgique où se côtoyaient clercs et laïcs.

Chanoine du Saint-Sépulcre

Ces chanoines du Saint-Sépulcre, qui assuraient la vie liturgique du sanctuaire, furent d'abord séculiers ; mais à partir de 1114 ils devinrent réguliers, lorsque ces établissements le devinrent également en l'Europe et suivirent règle de saint Augustin. Profitant des différentes conquêtes des croisés sur les musulmans, l'ordre put se développer en étendant sa mission de protection des lieux saints sur l'ensemble du Royaume franc de Jérusalem. À l'instar de Jérusalem, on vit des chapitres de chanoines fondés à Jaffa, à Acre, au mont des Oliviers, à Bethléem, au mont Thabor et un peu partout en Terre Sainte, et qui se disaient également chanoines du Saint-Sépulcre. Ils formaient tous, sous ce nom, une même congrégation dont le chef-lieu était à Jérusalem.

Plusieurs chefs croisés en ramenèrent avec eux à leur retour en Europe pour propager cet ordre dans leur pays ; c'est de là qu'on vit des chanoines du Saint-Sépulcre, et même des chanoinesses du même nom, établis en Allemagne, en Pologne, en Angleterre, en Espagne et aux Pays-Bas. Ainsi répandus dans toute l'Europe, ils n'avaient pas d'organisation commune et ne reconnaissaient pas un premier chef. Leurs usages, comme leurs constitutions, n'étaient pas partout les mêmes. Les chevaliers étaient au service des chanoines et devaient obéissance à leur doyen ou prieur.

Confirmé dans ses fonctions par Pascal II en 1113 et de nouveau rendu admissible à des laïcs par une bulle de Calixte II en 1122, l'ordre canonial du Saint-Sépulcre connut de nombreuses vicissitudes à la chute définitive du Royaume latin de Jérusalem en 1291 . Les chanoines et les chanoinesses du Saint-Sépulcre durent se replier dans leurs maisons d'Europe. Les chanoines s'installèrent notamment au prieuré de Saint-Luc à Pérouse ou à Orléans où il y avait alors un couvent de cet ordre fondé par Louis le Jeune à son retour de la deuxième croisade. Le grand prieur prit alors le titre de maître de l'ordre. Leur premier habit était blanc, mais, après la perte de tous leurs établissements de l'Orient, ils prirent, en signe de deuil, l'habit noir qu'ils ont conservé par la suite. La croix que les chanoines portaient cousue sur leur habit est une croix à double traverse [1]. L'ordre canonial essaima ensuite dans toute l'Europe, jusqu'aux confins des chrétientés latines de Slavonie, de Pologne et de Bohème.

Ce n'est qu'avec l'institution de la Custodie de Terre Sainte confiée aux moines franciscains par Jean XXII en 1330 que l'Ordre vécut une deuxième période importante de son histoire. Les anciennes prérogatives des chanoines du Saint-Sépulcre d'adouber des chevaliers sur le tombeau du Christ furent dès lors confiées au custode de Terre Sainte qui reprit même les emblèmes de l'ordre au compte de la Custodie.

En 1489, Innocent VIII décida la suppression de l'ordre canonial et l'incorporation de ses biens à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, voulant ainsi unir toutes les forces vives contre l'Islam dans le projet de croisade qu'il tenait à cœur depuis le début de son pontificat. La décision fut confirmée par Jules II en 1505 et Pie IV en 1560. C'est ainsi que le grand-maître de l'Ordre de Saint-Jean ajouta à ses titres celui du Saint-Sépulcre. Mais la décision papale fut une demi-mesure car l'indépendance acquise par les prieurés espagnols, siciliens et allemands les mettait à l'abri et évita leur disparition. En outre, le décret papal ne visait que l'ordre canonial, désigné comme militia et non les chevaliers adoubés auprès du Sépulcre qui n'étaient pas encore regroupés officiellement sous l'appellation d'Ordre du Saint-Sépulcre.

L'ordre de chevalerie

Rien ne semble indiquer que l'Ordre du Saint-Sépulcre tel qu'il est connu aujourd'hui ait pu être constitué en un corps militaire bien défini du temps du Royaume latin de Jérusalem.

Les nobles croisés fixés dans le royaume latin de Jérusalem organisaient un système féodal calqué sur ce qui existait en Europe et en France plus particulièrement, même type d'administration et mêmes règles de conduite. Il est certain que l'adoubement liturgique était pratiqué dans cette société comme elle l'était en Europe. Dès l'installation du royaume franc, il est très vraisemblable que de jeunes nobles aient été armés chevalier dans l'église du Saint-Sépulcre, près du Tombeau. De là était née la légende d'un corps armé gardien du Tombeau, alors que ce n'étaient que des soldats nobles adoubés pour le service des rois de Jérusalem et la défense du royaume. La confusion que de nombreux historiens ont faite entre les différents groupes de familiers du Saint-Sépulcre vivant près des chanoines et les chevaliers adoubés sur le tombeau du Christ, a permis à certains historiens de désigner Godefroy de Bouillon comme fondateur d'un ordre de chevalerie en vue d'assurer la défense du Saint-Sépulcre qui n'était pourtant plus directement menacé à cette époque.

Le Pape Pie IV, fondateur de l'ordre actuel

Jusqu'à la fin du XVe siècle, un nombre relativement important de pèlerins européens se rendaient aux lieux saints et bon nombre de jeunes nobles se faisaient adouber auprès du Sépulcre. Le rituel d'adoubement était bien établi. La chevalerie longtemps conférée par des chevaliers de passage ou amenés dans la suite des impétrants, trouva son expression en la personne d'un noble croisé retiré à Jérusalem, Jean de Prusse, frère-lai et procurateur des frères mineurs. À la mort de ce dernier, en 1498 ou 1499, ne laissant personne pour lui succéder dans sa fonction de collateur, le père custode obtint du Saint-Siège, vraisemblablement d'Alexandre VI Borgia, les pouvoirs de conférer la chevalerie sur le Tombeau du Christ, donnant à l'ordre son véritable caractère d'ordre de chevalerie. La décision d'Alexandre VI était verbale ; elle fut par la suite confirmée par plusieurs papes au cours du XVIe siècle, verbalement par Léon X en 1516 et Clément VII en 1525, puis par bulle de Pie IV en 1561. Léon X donna au custode la permission de créer ou d'ordonner des chevaliers du Saint-Sépulcre. L'ordre naquit donc officiellement en 1561. Les relations entre la Custodie de Terre Sainte et l'Ordre du Saint-Sépulcre devinrent ainsi inextricablement liées jusqu'au rétablissement par Pie IX du patriarcat latin de Jérusalem qui avait été supprimé au XIVe siècle.

Pie IX dès le début de son pontificat avait eu un grand souci de la Palestine, d'autant que l'empire ottoman commençait à vaciller. Le pape voulut unifier les forces missionnaires au Proche-Orient, jusqu'alors divisées entre diverses congrégations. Le 23 juillet 1847, par le bref Nulla Celebrior, il rétablit le Patriarcat latin de Jérusalem et nomma patriarche Mgr Giuseppe Valerga. Le bref réorganisait l'ordre du Saint-Sépulcre et le nouveau patriarche devint le grand prieur de l'ordre rénové. Il fut adoubé le 15 janvier 1848. Les statuts permirent alors d'adouber les nouveaux membres de l'ordre hors de Jérusalem.

Dès qu'il prit l'ordre en mains, Mgr Valerga voulut le réorganiser. Il demanda la division des chevaliers en grades et classes, avec des attributs propres non seulement pour se présenter comme les autres ordres, mais aussi pour pouvoir récompenser ceux qui se seraient signalés par des mérites particuliers. Après des années d'insistance, Pie IX, par la lettre apostolique Cum multa sapienter du 24 janvier 1868, institua les trois classes demandées, chevaliers, commandeurs et grand-croix. Le patriarche entreprit en 1867 une tournée des principales cours catholiques d'Europe en vue obtenir la reconnaissance juridique de l'ordre. L'Ordre fut ainsi reconnu dès sa refonte par le royaume de Piémont, puis d'Italie, l'Autriche et la Belgique. Mgr Valerga, en remplaçant la clause de noblesse requise jusqu'alors par la notion d'appartenance à une élite, voulut faire croître le nombre des chevaliers. En moins de 25 ans il créa 1417 chevaliers censés vivre more nobilium.

La question de l'admission des femmes au sein de l'Ordre se posa très rapidement. Dans la société du XIXe siècle, les états n'admettaient des femmes dans les ordres de chevalerie ou de mérite qu'à titre exceptionnel. Se fondant sur un cartulaire du Saint-Sépulcre, publié à Paris en 1849 qui citait déjà des noms de dames, le patriarche obtint de Pie IX en 1871, l'autorisation d'accepter une noble dame anglaise dans l'Ordre. Fort de ce précédent, le deuxième patriarche, Mgr Bracco, en accepta une centaine entre 1873 et 1889. Le pape Léon XIII par le bref Venerabilis frater du 3 août 1888 donna son approbation à la réception des dames dans l'Ordre.

Le patriarche latin de Jérusalem en 1926

Pour consolider la position de l'Ordre en Terre sainte, le pape Pie X se réserva pour lui et ses successeurs la charge de grand-maître par la lettre apostolique Quam multa du 13 octobre 1908 et accorda aux chevaliers une place dans les chapelles papales, tandis que le patriarche est désigné comme Recteur et administrateur perpétuel de l'Ordre. Pie XI restitua au patriarche ses prérogatives par la lettre apostolique du 6 janvier 1928 et confie à l'Ordre l'œuvre de la préservation de la Foi en Palestine.

À la suite d'une controverse protocolaire surgie entre l'Ordre de Malte et celui du Saint-Sépulcre, l'Ordre fut alors désigné comme « Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem » tandis que la dignité de grand-maître, restaurée par Pie X, fut abolie et que les baillis représentants le patriarche devaient dorénavant être appelés « Lieutenants » avec le prédicat d'« Excellence ». Ces nouveaux statuts présentés par le patriarche furent approuvés par un décret de la Congrégation du cérémonial le 5 août 1931.

En juillet 1940, Pie XII institua un cardinal protecteur de l'Ordre. Son rôle se développa d'autant plus que le second conflit mondial paralysait l'action du patriarche latin de Jérusalem. La grande maîtrise fut restaurée le 14 septembre 1949 par le bref Quam Romani Pontifices au profit du cardinal protecteur. De nouveaux statuts furent rédigés et promulgués, aux termes desquels l'Ordre, placé sous la protection du Saint-Siège, jouirait de la personnalité juridique et serait dévolu à un cardinal grand-maître nommé par le souverain pontife. La visibilité de l'Ordre à Rome fut manifesté par l'établissement de son siège ecclésial en l'église de San Onofrio concédée motu proprio le 15 août 1945[2] et par l'affectation du palais della Rovere, situé près du Vatican, qui devint le siège du grand magistère, définitivement établi à Rome, Jérusalem demeurant le siège historique.

La dernière modification statutaire a été approuvée par le pape Paul VI en 1977.

L'Ordre est considéré par le droit canonique comme une Association publique de Fidèles.

Les chanoinesses du Saint-Sépulcre

Une branche religieuse féminine de l'ordre canonial naquit de la Réforme grégorienne. Les chanoinesses du Saint-Sépulcre, communément nommées « sépulcrines », suivaient la règle de saint Augustin et avaient pour but, comme les chanoines, le chant de l'office choral. En outre elles s'occupaient de l'éducation des jeunes filles et d'œuvres de charité. Cette congrégation connut une remarquable période de prospérité aux XVIe et XVIIe siècles. Elles comptaient à l'époque plus de 20 chapitres aux Pays-Bas et en France [3]. Elles avaient été établies en France en 1620 par Claude de Moui, comtesse de Chaligny, qui avait fait construire un couvent à Charleville et pris elle- même l'habit, en 1625, sous le nom de sœur Marie de Saint-François. De Charleville partirent les religieuses qui fondèrent, en 1625, à Paris, le couvent de Belle-Chasse, au faubourg Saint-Germain.

Les constitutions de cet ordre furent approuvées, en 1651, par Urbain VIII, et imprimées à Charleville, en 1637.

Les dames sépulcrines devaient avoir toujours présente à leur mémoire la passion de Jésus-Christ. Elles portaient sur l'épaule une double croix, jeûnaient tous les vendredis, redoublaient leurs austérités et prenaient le cilice pendant la Semaine sainte.

Chanoinesse du Saint-Sépulcre

Tous leurs couvents étaient bâtis sur le même plan, et les différentes maisons étaient en correspondance suivie, pour y maintenir l'uniformité dans les pratiques religieuses. On voyait dans leurs cloîtres plusieurs chapelles sous les noms de « mont Calvaire », de « la montagne de Sion », de « la montagne des Olives », de « la vallée de Josaphat »[4], etc. ; tous les vendredis, elles allaient en procession à ces différentes stations, où elles s'arrêtaient pour se rappeler la passion et elles terminaient ce pélerinage en se prosternant à terre au mont Calvaire.

Les religieuses sépulcrines portaient une robe noire et, comme chanoinesses, un rochet de toile blanche par-dessus, avec une croix double de taffetas cramoisi sur le côté gauche.

L'habit de chœur consistait en un grand manteau noir, duquel pendaient jusqu'à terre deux cordons de laine cramoisis aussi, terminés par deux houppes. Sur le manteau était une croix double au côté gauche. Sur la ceinture qui serrait leur robe, on voyait cinq clous de cuivre en mémoire des cinq plaies du Christ et elles portaient au doigt un anneau où était gravé le nom de Jésus-Christ avec une croix double [5].

Lors de la suppression des couvents on France, à la révolution de 1790, les religieuses sépulcrines de Charleville se séparèrent et retournèrent chacune dans leurs familles ; leur maison fut vendue et devint plus tard un petit séminaire. Mais, en 1817, quelques-unes se réunirent et reçurent des novices. Elles ouvrirent alors un pensionnat, rachetèrent une partie des bâtiments qu'elles avaient autrefois et y formèrent un nouveau couvent.

Les Chanoinesses du Saint-Sépulcre sont toujours actives en Belgique par exemple dans un couvent à l'abbaye de Herckenrode à Kuringen (Hasselt, Belgique)[6].

Buts de l'ordre

Définis par ses statuts, les buts de l'ordre sont :

  • d'accroitre au sein de ses membres la pratique de la vie chrétienne, en fidélité absolue au Pontife romain et d'après les enseignements de l'Église catholique, en observant comme base les principes de la charité ;
  • de soutenir et d'aider les œuvres et institutions cultuelles, caritatives, culturelles et sociales de l'Église romaine en Terre Sainte, particulièrement celles du Patriarcat latin de Jérusalem, avec lequel l'ordre entretient des relations privilégiées ;
  • d'encourager la conservation et la propagation de la foi dans ces régions, en y intéressant les catholiques répandus dans le monde entier [...] ;
  • de maintenir les droits de l'Église catholique en Terre Sainte.

Concrètement, l'ordre soutient matériellement et spirituellement les œuvres (petit et grand séminaire, écoles, hospices pour personnes âgées ou handicapées) du patriarcat latin de Jérusalem, autrement dit, la communauté chrétienne installée en Terre Sainte (Israël, Palestine, Jordanie et Chypre).

Les Chevaliers et Dames se réunissent régulièrement pour des veillées, retraites et récollections, sources d'approfondissement de la foi. Tous doivent s'engager bénévolement dans les œuvres de charité de l'ordre. La récitation régulière du rosaire est recommandée aux membres.

Organisation

L'ordre du Saint-Sépulcre est une « personne juridique de droit canonique », selon le droit de l'Église catholique, composée essentiellement de membres laïques et d'ecclésiastiques. Les « Constititions de l'Ordre Équestre du Saint-Sépulcre », qui régissent actuellement l'ordre, ont été approuvés le 8 juillet 1977 par le pape Paul VI.

Gouvernement de l'ordre

Saint Onuphre au janicule, siège de l'ordre

Bénéficiant du statut de droit pontifical, il est placé sous la protection du Saint-Siège et le gouvernement d'un cardinal Grand maître, charge actuellement occupée par le cardinal John Patrick Foley[7] depuis le 27 novembre 2007.

Le grand-maître donne ses directives et dirige l'ordre. Il assure les rapports de l'institution avec le Saint-Siège et les hautes autorités ecclésiastiques et civiles internationales. Au niveau national, il délègue généralement ses fonctions aux lieutenants ou aux délégués magistraux sur le territoire de leur compétence.

Le grand magistère de l'ordre assiste le grand-maître en organisant et coordonnant ses activités à travers le monde et plus particulièrement en Terre Sainte, ainsi que la gestion et l'administration du patrimoine de l'ordre. Il est composé par :

  • le lieutenant-général, choisi parmi les membres laïcs de l'ordre, qui représente le grand-maître ;
  • le gouverneur général, également choisi parmi les membres laïcs, qui supervise les activités du grand magistère, de la Consulta et des commissions, étudie des besoins des œuvres en Terre Sainte et des lieutenances et organise l'administration courante ;
  • le chancelier, secrétaire du grand magistère et de la Consulta, supervise les nominations et promotions dans l'ordre ainsi que le renouvellement des charges des lieutenances ;
  • le cérémoniaire, choisi parmi les membres ecclésiastique organise les cérémonies religieuses et traite des questions concernant la vie spirituelle de l'ordre ;
  • une dizaine de membres de l'ordre, choisis et nommés par le grand-maître, dont les deux tiers sont des laïcs.

Deux assemblées se réunissent pour assister le grand-maître :

  • le Conseil du grand magistère est l'organe exécutif du grand magistère. Il rassemble le gouverneur général, le chancelier et les membres éventuels du grand magistère ;
  • la Consulta, convoquée et présidée par le grand-maître qui en détermine l'ordre du jour, réunit le patriarche grand-prieur, l'assesseur, les lieutenants et délégués magistraux, un représentant de la Secrétairerie d'État et un représentant de la Congrégation pour les Églises orientales.

Grand magistère actuel

  • Grand-maître : Cardinal John Patrick Foley[8]
  • Grand-maître émérite : Cardinal Carlo Furno
  • Grand prieur : Patriarche Fouad Twal
  • Assesseur : Mgr Giuseppe de Andrea
  • Lieutenant-général : Comte Peter Wolff-Metternich
  • Gouverneur général : Chevalier de collier Pier Luigi Parola
  • Vice-gouverneur généraux : Chevalier Grand-croix Baron Hubert Simonart
  • Vice-gouverneur généraux d'honneur : George T. Ryan
  • Chancelier : Mgr Juan José Dorronsoro
  • Chevaliers Grand-croix : Jean-Marc Allard, Robert Hugh Benson, Philippe Husson, Otto Kaspar
  • Cérémoniaire : Francis D. Kelly

Cardinaux Grand-maître

En 1940, Pie XII nomma Nicola Canali protecteur de l'Ordre. La mission du cardinal Grand-maître est définie en 1949 par le bref apostolique « Quam Romani Pontifices » :

Les lieutenances

L'ordre est organisé en lieutenances, nationales ou régionales. Une ou plusieurs lieutenances existent dans tous les pays où l'ordre possède une organisation structurée. Actuellement, on en compte une cinquantaine, réparties dans 32 pays.

Les lieutenances assurent l'exécution des directives du grand -maître dans la limite de leur compétence territoriale. Elles informent chaque année le grand magistère de toutes les activités développées localement. Chaque lieutenance est responsable de son administration et de sa gestion financière.

La lieutenance est dirigée par un « lieutenant », désigné par le grand-maître. Il est assisté d'un grand prieur, membre ecclésiastique le l'ordre nommé par le grand maître et choisi parmi les évêques. Il dirige les activités religieuses de la lieutenance.

Comme le grand-maître, le lieutenant est assisté d'un Conseil, généralement composé :

  • du chancelier,
  • du secrétaire,
  • du trésorier,
  • du cérémoniaire ecclésiastique,
  • du cérémoniaire laïc,
  • de quelques conseillers.

Afin de décentraliser son action, la lieutenance peut instituer des délégations régionales, dirigées par un commandeur -ou délégué magistral- laïc, assisté par un prieur ecclésiastique.


Classes et grades dans l'ordre

Depuis le bref apostolique du pape Pie IX réformant les statuts, l'ordre est divisé en trois classes.

  • La première classe est une classe exceptionnelle qui regroupe les Chevaliers de collier, ecclésiastiques et laïques, représentant dans cette classe deux groupes distincts. En souvenir des douze apôtres, leur nombre est limité à douze, dont le cardinal grand-maître, de droit titulaire, ainsi que le patriarche latin de Jérusalem.
  • La deuxième classe englobe tous les autres chevaliers qui, par grade décroissant, sont :
    • chevalier grand-croix,
    • grand-officier,
    • commandeur,
    • chevalier.
  • La troisième classe ne comporte que les dames de l'ordre :
    • dame de grand-croix,
    • dame de commanderie avec plaque,
    • dame de commanderie,
    • dame.

En règle générale, les admissions dans l'ordre ont lieu au grade initial de chevalier ou de dame.

Héraldique

Armoiries et sceau de l'ordre

Armes de l'ordre
Armes du royaume de Jérusalem

D'ancienne tradition, l'ordre porte les armoiries attribuées au Royaume latin de Jérusalem, qui sont d'argent à la croix de Jérusalem d'or, mais avec l'émail de gueules, couleur de sang.

Elles portent, comme cimier, un heaume d'or surmonté d'un globe d'or, couronné de la couronne d'épine du Christ, flanqué de deux bannières d'argent à la croix de gueules. Comme tenants, deux anges en dalmatique de gueules ornée d'une coquille sur la poitrine, celui à dextre tenant une bannière d'or à la croix de gueules, celui à sénestre tenant un bourdon.

La devise est « Deus lo vult » (« Dieu le veut »).

Le sceau de l'ordre, en forme d'amande, est entouré d'une bordure d'or avec la couronne d'épines du chist et représente, repoussé dans l'argent ou imprimé dans la cire, la figuration du Christ sortant du sépulcre.

La croix de Jérusalem

Croix de l Ordre du Saint-Sepulcre.svg

La croix de Jérusalem, ou croix du Saint-Sépulcre, est composée d'une croix à branches égales potencées, cantonnée de quatre petites croix appelées croisettes. Ces cinq croix rappellent les cinq plaies infligées au Christ sur la croix au Golgotha. Pour cette raison, on l'appelle également croix quintuplée.

L'émail de gueules de la croix de Jérusalem portée par les chevaliers symbolise le sang versé par le Christ. dans les armoiries du Royaume latin de Jérusalem, de la Palestine et du royaume de Chypre, la croix est d'or, symbolisant l'immense valeur de la Passion du Christ.

Dans les premiers statuts de l'ordre, assignés en 1099[9] on trouve à l'article 4 : «  ... en l'honneur de la passion du Christ, par respect envers le Souverain pontife et par obéissance envers le Vicaire du Christ et les évêques, nous avons adopté les saintes croix en l'honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour nous distinguer parmi les infidèles. De plus, nous avons décidé de fonder l'ordre du Saint-Sépulcre de notre ville de Jérusalem, en l'honneur de la Résurrection et nous avons voulu que les dites croix rouges, en l'honneur des plaies infligées au Christ, soient portées par les Chevaliers du dit Ordre... »

Article connexe : Croix de Jérusalem.

Privilèges héraldiques des membres de l'ordre

  • Le cardinal grand--maître écartèle ses armes avec celles de l'ordre, d'argent à la croix de Jérusalem de gueules. Il le timbre du chapeau héraldique de gueules à 5 rangées de houppes et cordons de même. Le tout posé sur un manteau mouvant de la couronne d'épine surmontée du cimier.
  • Les ecclésiastiques écartèlent leurs armes avec celles de l'ordre.
  • Les laïcs posent leur écu sur la croix de Jérusalem, privilège non transmissible.

En outre,

  • les chevaliers et dames suspendent la croix de l'ordre à la pointe de l'écu au moyen d'un nœud noir,
  • les commandeurs, appendue à un ruban noir limité à la pointe de l'écu,
  • les grands-officiers, avec un trophée pendant à un ruban noir sortant des flancs de l'écu,
  • les chevaliers grand-croix entourent l'écu d'un ruban de l'ordre auquel est suspendue la croix et le trophée,
  • les chevaliers de collier, les membres grand magistère, les lieutenants et les grands prieurs portent un parti à dextre à la croix de Jérusalem.

Étendard

Il fut déployé la première fois en 1102, lors de la troisième bataille de Ramlah.

Actuellement, en France, l'emblème de l'ordre consiste en un étendard de soie blanche portant au centre la croix de Jérusalem de gueules à quatre bras égaux, potencée et accompagnée de quatre croisettes de même posées en canton.

La hampe est surmontée d'une croix d'or, double, à quatre bras égaux représentant l'ancienne croix des premiers chevaliers du Saint-Sépulcre. Elle est cravatée d'un ruban de soie moirée noire portant à chaque extrémité la croix de Jérusalem brodée en soie rouge.

La garde de l'étendard est dévolue au Lieutenant de France.

Protocole

Uniforme

Dames et chevaliers de l'ordre du Saint-Sépulcre

Le costume des chevaliers se compose du manteau et d'un uniforme de type militaire.

Les membres de quelques lieutenances en Europe en font usage. Il se compose d'un pantalon de drap blanc[10] et d'une redingote, également de drap blanc avec col, parements et plastron de velours noir, rehaussés de feuilles de laurier brodées d'or, plus ou moins fournies, selon le grade. Sur le plastron est brodée, en soie rouge, la croix du Saint-Sépulcre. Des épaulettes brodées d'or, à franges, sont chargées d'une à trois croix du Saint-Sépulcre, selon le grade. L'uniforme est complété par un ceinturon de cuir noir supportant un porte épée et des éperons fixés à des bottine vernies. La coiffure est un bicorne noir, garni de plumes blanches et orné d'une cocarde blanche et rouge.

Le manteau, de type « pèlerine de cavalerie » est en drap blanc ivoire, doublé de satin blanc, avec un col de velours blanc.

Sur le côté gauche, en avant du manteau et un peu en dessous de l'épaule figure la croix de Jérusalem en drap rouge. Fermé devant par deux brandebourgs blancs, il descend environ à 30 centimètres du sol.

Les dignitaires de l'ordre peuvent porter le manteau chapitral blanc, ample et à grande roue, arrivant jusqu'à terre, avec la croix du Saint-Sépulcre rouge, un col à revers, une grande cordelière de coton d'or fermée par des nœuds coulants.

Les dames de l'ordre ont un manteau de drap noir doublé de satin blanc avec un col de velours noir. La croix de Jérusalem, de même dimension que celle des chevaliers, est liserée d'or.

Les ecclésiastiques portent une mosette de laine blanche, ornée d'une croix de l'ordre, sur un rochet à parements.

La toque, bien que rarement utilisée au sein de la lieutenance de France, est d'un usage répandu ailleurs. Elle est toujours constitutive du costume de l'ordre. Elle a la forme d'un bonnet soutenu verticalement à droite par une bande de velours noir, relevée et modelée, qui fait le tour du bonnet et va dégradant vers la gauche. Sur la partie la plus élevée sont appliquées les distinctions de grade.

Insignes

L'épée et l'éperon d'or

Les chevaliers du Saint-Sépulcre ont porté, au cours de l'histoire, des insignes différents.On en a répertorié une douzaine depuis la fondation de l'ordre. Dès le XIVe siècle, ils ont porté la croix à cinq croisettes, patée puis potencée, qui est restée la constante de l'insigne.

Jusqu'en 1868, tous les insignes étaient portés en sautoir. Avec la réforme des classes dans l'ordre décidée par le pape Pie IX, l'insigne, qui reste la croix de Jérusalem pour tous les grades, devient de taille différente et se porte en sautoir ou en écharpe. Apparaissent également les plaques de poitrine des grands officiers et des grands-croix.

La nature et la forme des insignes ont encore été précisés par le pape Pie X le 3 mai 1907 et confirmées par Pie XI le 6 janvier 1928.

Le type actuel est constitué par une croix de Jérusalem d'or, émaillée de rouge, surmontée d'un fleuron palmé d'or. Elle est attachée à un trophée d'or constitué par une cuirasse surmontée d'un casque avec panache légèrement taré à dextre, posé , une hache à dextre et une masse d'arme à senestre, le tout posé sur deux groupes d'une hallebardes et trois drapeaux aux hampes entrecroisées.

Le ruban duquel pend la décoration est en moire entièrement noire.

En France, l’ordre du Saint-Sépulcre a été reconnu par le Conseil de la Légion d’honneur en 1855 et le 7 décembre 1887 comme ordre pontifical. Ses membres sont donc autorisés à en porter les insignes.

Cérémonies

Les cérémonies débutent avec le mot du lieutenant, puis il y a une procession d'entrée et un cérémonial d'investiture. Lors des messes, le célébrant prononce le Veni Creator après la prière universelle. Le Te Deum est chanté lors de la sortie.

Ordre du mérite du Saint-Sépulcre

L'ordre du mérite du Saint-Sépulcre a été institué en 1949 par le pape Pie XII, pour récompenser des faits ponctuels ou distinguer des personnalités qui ont rendu des services à l'ordre sans pour autant en être membres.

Depuis 1985, le grand magistère a réduit l'organisation de cet ordre de mérite à trois classes : or, argent et bronze.

L'insigne a la forme d'une croix grecque potencée d'or, émaillée de rouge, posée sur une couronne d'épines d'or. Elle est suspendue à un ruban de moire blanche rayé de trois bandes rouges.


Notes et références

  1. René Tiron, Histoire et costumes des ordres religieux, 1845
  2. Site de la lieutenance du Canada - MontréalL’usage de l’église dédiée à Saint-Onuphre sur le Janicule ainsi que le monastère attenant et le musée de Torquato Tasso, avec tout son ameublement et toutes les propriétés fixes, sont assignés par la loi à l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
  3. Documentation du couvent de Herckenrode
  4. René Tiron, Histoire et costumes des ordres religieux 1845
  5. René Tiron, Histoire et costumes des ordres religieux 1845
  6. Couvent du Saint-Sépulcre d'Herckenrode
  7. (Zenit.org) et http://www.vatican.va/news_services/press/vis/vis_fr.html
  8. (Zenit.org) et http://www.vatican.va/news_services/press/vis/vis_fr.html
  9. Antoine Régnault, Lyon, 1573
  10. ou rouge depuis 1977

Bibliographie

  • Alain Demurger, Chevaliers du Christ, les ordres religieux-militaires au Moyen Âge, Le Seuil, 2002 (ISBN 2-02-049888-X)
  • Monique et Gaston Duchet-Suchaux, Les Ordres religieux, guide historique, Flammarion, 1993
  • Memento du chevalier de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, sous la direction d'André Damien, Versailles, 2003
  • Michel André, Les grands ordres de chevalerie aujourd'hui, Les Mesnuls, 2000
  • René Tiron, Histoire et costumes des ordres religieux, 1845

Liens externes

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