Optronique


Optronique
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Opto-électronique.

L’optronique est une technique permettant de mettre en œuvre des équipements ou des systèmes utilisant à la fois l’optique et l’électronique. Elle associe généralement un capteur optique, un système de traitement d’images, un système d’affichage ou de mémorisation.

L’optronique est très employée dans des applications militaires.

Sommaire

Historique

Bien que le terme « optronique » soit apparu au début des années 70[1], les premières recherches d'applications imitant les systèmes physiologiques reviennent à Helmholtz et c'est à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'apparaissent des prototypes d’autodirecteurs de missiles air-sol. Durant les années 50, on voit apparaitre les jumelles de vision nocturne et les autodirecteurs air-air. Dès la mise au point des premiers lasers en 1960, des applications militaires sont envisagées bien que l'idée d'utiliser la lumière comme une arme soit très ancienne[2]. Apparaissent ainsi :

  • les caméras thermiques (années 60),
  • les télémètres laser (années 70),
  • les contre-mesures optroniques (années 90)[3].

Différentes techniques

Il est possible de catégoriser un système optronique par la longueur d’onde utilisée :

  • la bande ultraviolette,
  • la bande visible et très proche de l'infrarouge,
  • la « bande 1 » : infrarouge proche, de 1 à 3 µm, cette bande est utilisée pour la détection de corps portés à températures élevées (1000 à 2000 k).
  • la « bande 2 » : moyen infrarouge, permet de détecter des corps portés à une température moyenne de 600 k, par exemple des avions.
  • la « bande 3 » : lointain infrarouge permet de détecter des corps autour de 300 k, et peut être utilisée pour la vision de nuit[4].

Avantages de l’optronique

Par rapport à d’autres techniques comme le radar, l’optronique utilise le domaine visible du spectre électromagnétique (ainsi que les ultraviolets et infrarouges) ce qui présente un certain nombre d’avantages. Ainsi les faibles longueurs d’onde utilisées permettent des équipements moins encombrants et plus précis. Un autre avantage est la furtivité : un armement optronique n’est pas détectable par un ennemi[5].

Exemples d'application

Caméras thermiques

Article détaillé : Caméra thermique.

Les caméras thermiques sont utilisées par les militaires, pour pouvoir combattre la nuit. La première génération date des années 70. La deuxième, datant des années 80, utilise des capteurs CCD ou CMOS refroidis[6].

Guidage

Article détaillé : Système de guidage.

Un missile muni d’un autodirecteur[N 1] (« tête chercheuse » dans le langage courant) ou une bombe guidée utilise la détection de chaleur entre la cible et le fond. Le système va mesurer l’écart angulaire entre la cible et la ligne de visée. Il contient pour cela un détecteur infrarouge refroidi. Il doit également mesurer l’écart angulaire entre la ligne de visée et les repères terrestres en utilisant des moyens gyrométriques. Selon les modèles d’autres fonctions sont disponibles comme la poursuite (recherche de la cible dans un domaine angulaire étendu) ou la reconnaissance des leurres[7].

Veille infrarouge

Article détaillé : Veille infrarouge.

Les équipements de veille infrarouge (IRST) permettent de détecter des cibles dans un champ large (jusqu’à 360°). Ces détecteurs peuvent être actifs, comme le Lidar ou passifs, ce qui permet une discrétion totale.

Ces équipements ont été créés en réponse à l’apparition de missiles antinavires volant au ras du sol (Gabriel) en 1967. Le premier système à être opérationnel était le VAMPIR (Veille Air-Mer Panoramique Infra-Rouge) de la SAT, sorti en 1984 pour équiper les frégates Cassard. D’autres applications existent au niveau terrestre ou aéronautiques (par exemple l’optronique secteur frontal du Rafale)[8].

Autres

Notes

  1. Il existe deux types d’autodirecteurs : infrarouge ou électromagnétique, seuls les premiers rentrent dans le cadre de cet article.

Sources

  1. Dansac 1994, 2.2 Histoire ancienne. Histoires récentes
  2. Mythologies autour de l’arme laser sur www.defense.optronique.net
  3. Dansac 1994, 3.1 Évolutions de l'optronique militaire
  4. Dansac 1994, 1.1.1 Domaine spectral
  5. Dansac 1994, 2.1 Principales raisons du développement de l’optronique militaire
  6. Delteil et Fouilloy 1996, introduction
  7. Delteil 1997, Autoguidage IR passif
  8. Delteil et Marcault 1997, 4. Applications

Bibliographie

Liens externes


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Optronique de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • optronique — [ ɔptrɔnik ] n. f. et adj. • 1976 adj.; abrév. de optoélectronique; cf. optron « cellule électroluminescente associée à un photoconducteur » (1963) ♦ Milit. Application militaire de l optoélectronique. ● optronique nom féminin (de… …   Encyclopédie Universelle

  • optronique — optronika statusas T sritis automatika atitikmenys: angl. optronics vok. Optronik, f rus. оптроника, f pranc. optronique, f …   Automatikos terminų žodynas

  • Optronique secteur frontal — Pour les articles homonymes, voir OSF. L’OSF est visible à l avant, à côté de la perche de ravitaillement en vol. L’optronique secteur frontal (OSF) est un équipement du …   Wikipédia en Français

  • Optronique secteur frontal — The OSF (Optronique secteur frontal) is a long range video system developed during the 90s for the French Rafale combat aircraft. It has two kinds of sensors: one is an IR detector. It can be used to detect air targets at ranges up to 100… …   Wikipedia

  • optronique à laser — lazerinė optronika statusas T sritis automatika atitikmenys: angl. laser optronics vok. Laseroptronik, f rus. лазерная оптроника, f pranc. optronique à laser, f …   Automatikos terminų žodynas

  • IFIPS — Institut de formation d ingénieurs de l université Paris Sud 11 L Institut de formation d ingénieurs de l Université Paris Sud 11 (IFIPS) est une école d ingénieurs intégrée à l Université Paris Sud 11 située à la Maison de l ingénieur (bâtiment… …   Wikipédia en Français

  • Institut De Formation D'ingénieurs De L'université Paris XI — Institut de formation d ingénieurs de l université Paris Sud 11 L Institut de formation d ingénieurs de l Université Paris Sud 11 (IFIPS) est une école d ingénieurs intégrée à l Université Paris Sud 11 située à la Maison de l ingénieur (bâtiment… …   Wikipédia en Français

  • Institut de formation d'ingenieurs de l'universite Paris XI — Institut de formation d ingénieurs de l université Paris Sud 11 L Institut de formation d ingénieurs de l Université Paris Sud 11 (IFIPS) est une école d ingénieurs intégrée à l Université Paris Sud 11 située à la Maison de l ingénieur (bâtiment… …   Wikipédia en Français

  • Institut de formation d'ingénieurs de Paris-sud — Institut de formation d ingénieurs de l université Paris Sud 11 L Institut de formation d ingénieurs de l Université Paris Sud 11 (IFIPS) est une école d ingénieurs intégrée à l Université Paris Sud 11 située à la Maison de l ingénieur (bâtiment… …   Wikipédia en Français

  • Institut de formation d'ingénieurs de l'université Paris-Sud 11 — L Institut de formation d ingénieurs de l Université Paris Sud 11 (IFIPS) est une école d ingénieurs intégrée à l Université Paris Sud 11 située à la Maison de l ingénieur (bâtiment 620 du Centre Scientifique d Orsay) sur le plateau de Moulon… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.