Olivier d'Ormesson


Olivier d'Ormesson

Olivier d'Ormesson (député)

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Olivier d'Ormesson
Parlementaire français
Naissance 5 août 1918
Décès {{{décès}}}
Mandat Député 1958-1962
1986-1988
Début du mandat
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Seine-et-Oise
Val-de-Marne
Groupe parlementaire IPAS (1958-1962)
FN (1986)
Ve République

Olivier Le Fèvre comte d'Ormesson est un homme politique français né le 5 août 1918 à Biarritz, maire d'Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne) de 1947 à 1998, conseiller général de 1955 à 1999, député de 1958 à 1962 et de 1986 à 1988, député européen de 1979 à 1989.

Famille

Fils du diplomate Wladimir d'Ormesson et de Conchita de Malo y Zayas-Bazan, il est le cousin de Jean d'Ormesson. Il épouse en 1942 Claude-Joachime de Surian de Bras, fille du commandant Gustave de Surian de Bras (1883-1918).

Carrière

Après des études à l'école nationale supérieure des sciences économiques, commerciales et politiques, il devient Conseiller technique du Figaro puis de 1950 à 1975, Directeur général du Figaro agricole (devenu en 1974 L'Agricole).

Membre du Centre national des indépendants et paysans (CNIP ou CNI), il est maire d'Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne) de 1947 à 1998, conseiller général de 1955 à 1999.

Olivier d'Ormesson est également délégué des maires au conseil d'administration de la région de Paris de 1964 à 1976, député de 1958 à 1962, député européen (élu sur la liste UDF emmenée par Simone Veil) de 1979 à 1984.

En 1984, Olivier d'Ormesson est l'une des personnalités de droite à se faire l'avocat d'un rapprochement politique de la droite avec le Front national comme Bruno Chauvierre, Jean Durieux, Édouard Frédéric-Dupont, Guy Le Jaouen, Michel de Rostolan. Il rejoint lui-même le Front national et est réélu au Parlement européen en juin de cette année, cette fois sous les couleurs du parti de Jean-Marie Le Pen. Il devient président du groupe Eurodroite au parlement européen.

En mars 1986, Olivier d'Ormesson mène la liste FN dans le département du Val-de-Marne, qui obtient 11,6 % des suffrages exprimés, mais il démissionne aussitôt pour rester au Parlement européen, cédant son siège au suivant sur la liste.

En 1987, offusqué par les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz nazies, Olivier d'Ormesson lui demande de s'excuser. Mais devant le refus catégorique qui lui est opposé, l'eurodéputé démissionne à la fois de son poste de président de groupe parlementaire et du Front national, précisant qu'il accordera quand même sa signature de maire à Jean-Marie Le Pen pour qu'il soit présent à l'élection présidentielle de 1988.

En 1989, Olivier d'Ormesson rejoint le CNI accompagné ou suivi d'anciens élus ou cadres du FN, qui avaient eux quitté le parti suite au calembour de Jean-Marie Le Pen sur « Monsieur Durafour-crématoire », en septembre 1988.

De 1996 à 1998, D'Ormesson est président du CNI (redevenu CNIP). Lors des législatives de 1997, il noue ainsi un accord électoral entre son parti et le MPF de Philippe de Villiers, sous l'étiquette LDI (La Droite Indépendante). Mais les résultats électoraux se révèleront médiocres.

À la fin des années 1990, il se retire de la vie politique, démissionnant de ses mandats. Un de ses derniers actes politiques a été de signer le « Manifeste pour les états généraux de la souveraineté nationale », opposé au traité d'Amsterdam.

Il est désormais adhérent de l'Action française.

Il est également auteur d'essais ( François Valentin, Savimbi, Demain la liberté et l'Escadron de Segonzac).

Décorations

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