Odeur (village)


Odeur (village)
Odeur
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Odeur
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Odeur
Administration
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Waremme
Commune Crisnée
Géographie
Coordonnées 50°42.27′″N 05°24.59′″E / <span class="geo-dec geo" title="Cartes, vues aériennes et autres données pour Erreur d’expression : opérateur / inattendu. Erreur d’expression : opérateur / inattendu.">Erreur d’expression : opérateur / inattendu., Erreur d’expression : opérateur / inattendu.
Superficie  km²
Population  hab. (date inconnue)
Densité  hab./km²
Autres informations
Gentilé Odeurois(e)
Code postal 4367
Zone téléphonique 04

Odeur (en wallon Ôdeu) est une section de la commune belge de Crisnée située en Région wallonne dans la province de Liège.

Odeur n'existe plus en tant que commune depuis qu'il s'est fondu dans l'entité de Crisnée le 1er janvier 1965.

Sommaire

Géographie

Généralités

Odeur est situé au nord de la route nationale 3, à 14 km au nord-ouest de Liège, 13,5 km de Waremme, 7 km de Tongres et à 10 km de Hollogne-aux-Pierres, limité par la N614 et la N3. Son ancien territoire de 270 hectares confine aux villages de Villers-l'Évêque, Kemexhe, Crisnée et Herstappe. Aujourd'hui, il touche les communes d'Awans et de Tongres ; par son appartenance à l'entité de Crisnée, il voisine avec Oreye et Remicourt.(HER)

Topographie du village

Les limites de l'ancienne commune sont de forme presque rectangulaire ; toutefois un cap se détache au Nord qui rattache Odeur plus intimement à Herstappe et aux terres de Villers-l'Évêque dites elle mere de Naveroule qui dépendaient anciennement de la cour d'Odeur.

Plusieurs routes ont servi de limites à la seigneurie, puis au village :

  • à l'extrême Nord, la vôye di Frére ou Franchoise, voie qui gagnait directement Maastricht, formant limite entre les provinces de Liège et de Limbourg, et la vôye di Vilé ;
  • à l'Ouest, la Chaussée-verte qui mène de Tongres à Marche-en-Famenne et Arlon (ou vers Bavay, selon certains).
  • le Nord du territoire était coupé par la toute ancienne grand-route de Liège à Saint-Trond ou voie réale qu'empruntaient en carrosse les princes-évêques de Liège et qui est devenue un chemin de campagne depuis la création, au Sud, vers 1718, de la pavêye de Liège à Bruxelles ;
  • au Sud encore, le village était séparé de Kemexhe par un chemin creux, la vôye di Wèstâ, jadis route directe de Villers-l'Évêque à Fize-le-Marsal.

Le territoire appartient au bassin du Geer et suit une pente orientée sud-nord. Le point culminant – 147 mètres – est à l'extrême sud, aux confins d'Odeur, de Kemexhe et de Villers-l'Évêque. Son point le plus bas – 119 mètres – en face du bassin d'orage de Crisnée. Au seuil de l'église : 139 mètres. L'agglomération principale se trouve à peu près au centre du territoire. Un chemin circulaire autour d'une grande mare aujourd'hui comblée forme la place communale bordée des principales fermes.

La création de la grand-route de Liège à Bruxelles (la N3) a donné naissance à un nouveau quartier ; tandis que sur cette même route, en direction de Liège, aux confins de Villers-l'Évêque des habitations isolées forment le hameau dit â Bouhon. (HER) (CHR.LM)

La grand-route

Il y eut d'abord la chaussée, l'actuelle Chaussée-Verte, construite par les Romains au Ier siècle, et qui menait de Cologne à Arlon et Bavai en passant par Tongres, Kemexhe et Huy.

Il y eut ensuite la "voie royale" des Princes-évêques qui allait de Liège à Looz et passait au nord du village. Au sud, il en existait deux venant de Liège : l'une menant vers Hannut et l'autre montant la côte d'Ans allait vers Waremme.

Au temps des États de Liège et du prince-évêque Joseph-Clément de Bavière, les "sieurs Des Brassinnes, Avocat et Paquay, de Beine, furent chargés d'élaborer les plans d'une nouvelle chaussée de Liège à Bruxelles". De Ste-Marguerite (altitude 120m), elle devait grimper jusqu'à Ans-Plateau, soit une dénivellation de 70m. C'était le premier tronçon, le plus difficile, 1715. Ouvrage retentissant car il n'existait que 61 km de routes pavées en Belgique ! Pour les travaux, formidables à cette époque, on fait appel aux riverains. Les travaux durèrent six ans. Cette chaussée, pavée, d'où son nom de pavêye, fut créée à hauteur d'Odeur vers 1717. Rectiligne, large de 5 m, Napoléon la fit border d'ormes afin de réduire le nombre d'accidents dus à l'éblouissement par le soleil couchant.

Au bout de quelques années, la circulation augmente : Liège envoie sa houille et les produits de ses fabriques, tandis que les commerçants de Hesbaye, Brabant et Campine y circulent transportant farine, fruits, animaux et autres marchandises. Les Odeurois, curieux et qui en ont le loisir, observent ce va-et-vient des charrettes et chariots, diligences et carrosses, voitures des rouliers et messagers. On y installe, des barrières de péage ; celle de Kemexhe-Odeur-Hognoul restera en service jusqu'en 1850.

La grand-route prendra de plus en plus d'importance avec l'avènement de nouveaux moyens de roulage et de transport : camions, voitures automobiles et autres autobus. Le tram à vapeur la longeait et faisait halte à la station d'Odeur, pour les navetteurs oeurois et le transport de marchandises.

Après le roulement alternatif des armées allemandes et alliées en 14-18 d'abord, puis en 40-45, la pavêye perdra son nom après son bétonnage de 1956 et sa mise à trois voies. Son dernier avatar est récent : en 1996-97-98, elle est macadamisée, remise à deux voies et on y aménagea sécurité des carrefours d'accès, dont deux à Odeur. En 2000, elle bénéficiera de l'égouttage et d'un nouveau revêtement, de pistes cyclables en 2002 et d'un rond-point en 2003.

Avec la création de l'autoroute E-40 Liège-Bruxelles et extensions, la grand-route a beaucoup perdu de son importance et la circulation est quelque peu réduite ce qui n'empêche pas des accidents spectaculaires. ("Ans-Info ", par Mme Moors-Schoefs; "Les rues d'Awans" de Nicolas Radoux.) (CHR.LM)

en 1715, il n'existe en tout que 61 km de routes pavées en Belgique ; en 1739, Liège ouvre une route vers Bois-le-Duc, Limbourg hollandais; en 1754, on établit une chaussée pavée de 35 km entre Namur et Louvain; en 1767, une chaussée est construite vers Verviers et Spa; en 1783, Liège relié à Herve pour compléter la chaussée Louvain-Aix-la-Chapelle; en 1789, il existera 1000 km de chaussées pavées en Belgique.(HER) (CHR.LM)

Le tram

Le tram a revêtu, avant la multiplication des voitures, une importance capitale pour les navetteurs qui devaient se rendre par ce moyen en direction de Liège, Waremrne ou Saint-Trond. La mise en service de ces lignes est le résultat d'une longue aventure jalonnée de démêlés et de conflits entre l'administration et l'initiative privée, lutte qui commence en 1873. Le 30 juin 1888, un arrêté royal accorde au sieur Sépulchre, pour une durée de 90 ans, la concession du chemin de fer à voie métrique Ans-Oreye, avec une extension vers le Charbonnage du Levant situé à Ans-Rocourt. Les travaux de terrassement commencent au printemps de 1889 et la ligne pourrait être mise en service dès 1890, mais des conflits naissent entre constructeur et entrepreneurs, avec les autorités militaires (proximité du fort de Loncin), si bien que l'ANS-OREYE verra ses travaux retardés, mais l'expérience acquise par plusieurs autres lignes vicinales entrées en service sera mise à profit par l'Ans-Oreye dont les installations et le matériel pourront s'inspirer. Selon les habitudes de cette époque, on travaille avec esprit d'économie. Quelques terrassements, pratiquement aucun travail de génie civil. La ligne emprunte chaque fois qu'il est possible des chemins ou sentiers déjà tracés.

Utilité sociale. Beaucoup de spécialistes hesbignons (maçons, plafonneurs, paveurs, ouvriers métallos, etc) occupés à Liège devaient, faute de moyen de transport adéquat, ou aller prendre le train à Momalle ou à Fexhe et passer les nuits de semaine en ville dans un logement d'occasion. Le tram allait enfin leur permettre de rentrer à la maison chaque soir. Pour les voyageurs ordinaires aussi, le déplacement à Liège pour faire certaines courses était désormais facile. Le trajet durait alors moins d'une heure jusqu'au terminus de la Place Saint-Lambert. Le ticket coûtait 2 francs. (ED) (CHR.LM)

Nom du village

Odeur ne s'est pas toujours appelé Odeur. Au fil des siècles, son orthographe a bien varié. On en trouve des exemples parmi les anciens textes. En wallon, Odeur est dit "Ôdeû", et Odeur est la forme romane du nom aujourd'hui sorti de l'usage, Elderen, nom que portent deux villages limbourgeois contigus : s'Heeren-Elderen et Genoels-Elderen. Pour distinguer cet Elderen-Odeur des deux autres, on l'appelait jadis Odoir-le-Tiexhe. L'homonymie des deux villages a produit de fréquentes confusions, aggravées encore par le fait que la famille de Hamal a fourni des seigneurs à Elderen (Limbourg) et à Othée, église-mère d'Odeur et que les seigneurs d'Othée tenaient en fief une partie de la dîme de notre Odeur. (HER)

Graphies successives

  • 1131 : "in villa Oldour que inter Leodium et Tungris" (cartulaire Stavelot, p.312)
  • 1255 : "Aldor" (N.-D. de Tongres, p. 163)
  • 1255 : "Aldoï" (Burtscheid, p.251)
  • XIIIe siècle : "Odur", "Odoir" (Val Benoît, recopié de 1184)
  • 1267 : "Otor", Radulphus de Otor (Saint-Lambert,p.180)
  • 1326 : "Odoirjuxta Comeffe" (Saint-Jean, n°46,50)
  • 1330 : "Odoir deleiz Vileir" (Saint-Lambert, p.340)
  • 1355 : "Odoir deleis Crestengnees" (St-Lambert,p.492);Crisnée "Odoir-le-Romans" (de Hemricourt)
  • 1401 : "Aldor (N.-D. Tongres, p.18)
  • 1527 : "Odeur-le-Roman" (Cour de Justice f° 113)
  • 1590 : "Odeur prest de Chomeck" (Registre paroissial 5)
  • 1591 : "Oudeur" (A.E.Liège, Cures)
  • 1749 : "Odeur-le-Romain en Hesbaye (Cour de Justice 21)(HER)


Odeur dans l'Histoire

2000 ans de vie en Hesbaye du chercheur kemexhois Eugène Dethier (1976) recèle une mine précieuse de renseignements au village et aux coutumes de ses habitants de l'époque romaine jusqu'à ce jour. Ce travail, fondé sur "les documents authentiques et matériaux sérieux puisés dans les archives et bibliothèques", conduit l'auteur "à redresser quelques erreurs et fantaisies répétées dans l'Histoire officielle, à remettre un peu d'ordre dans certain fatras d'incongruités proposées par certains historiens désinvoltes". (ED)

L'évangélisation

Selon Jean d'Outremeuse, les localités de Waremme, Pousset, Bleret, Oleye, Fooz, Bierset, Kemexhe, Slins, Fexhe-le-HautClocher, Glons, Othée, Roclenge, Bassenge, Boirs,... auraient été fondées en l'an 124 par saint Materne, premier évêque de Tongres. Le chroniqueur ne cite pas Odeur.

Histoire légendaire

D'après Jean d'Outremeuse, Odeur, comme Kemexhe, aurait été fondé en l'an 77 par Cornulo, roi de Tongres ; ou en l'an 581, par Lotringe, autre roi de Tongres.

Les Romains

L'histoire préhistorique de Odeur se termine en 57 avant J.-C. avec l'arrivée du général romain César qui se heurte aux tribus belges, donc aux Eburons commandés par Ambiorix et Catuvolcus. Les Odeurois d'Eburonie, paisibles agriculteurs, voient avec curiosité et admiration défiler chez eux[réf. nécessaire] - par leurs étroits chemins de terre - les cohortes romaines en direction de Tongres. Trois ou quatre ans plus tard, ils seront aux premières loges pour assister à la révolte contre Rome et l'année suivante à subir la vengeance de Jules César.

Débute l'occupation romaine : construction des fortifications de Tongres ; l'installation du camp d'Atuatuca, en pleine campagne, sur l'actuel lieu-dit "la grande Place" à Crisnée, à l'endroit approximatif où en 1935 le Doyen Fréson de Villers-l'Évêque découvrira les vestiges d'une villa gallo-romaine, à deux pas d'Odeur!

Eugène Dethier, qui a étudié De Bello Gallico, mémoires de guerre de César, réfute l'opinion d'auteurs situant Atuatuca à Tongres, Embourg, Gembloux ou Aix-la-Chapelle. Atuatuca n'était ni un oppidum, ni un camp retranché, mais un castellum ou simple position fortifiée mais idéalement située au centre du quadrilatère formé par les tumulus de Lamine, Fize, Oreye (Otrange) et Herstappe, et à proximité du nœud routier de Kemexhe ("borne" placée au Batch' dès Macrales), carrefour d'où partaient cinq chemins vers les grandes destinations de l'époque, dont la rue appelée naguère la "Voye des Rominnes"... Odeur est tout près de tout ça.

Dès lors, pendant des siècles d'occupation, tous les Odeurois, inévitablement mais surtout les plus délurés, en contact avec les soldats Romains profitent de cette proximité et de leur fréquentation pour apprendre une autre civilisation, d'autres habitudes et le latin, base du futur wallon, et plus tard du français.

Les Vandales

Conséquence du déclin des occupants, les Vandales débordent en 406 les défenses romaines du Nord (affaiblies puisque plusieurs légions ont été rappelées à Rome menacée par les Wisigoths), déferlent sur les campagnes (Tongres toujours et ses environs) et saccagent tout sur leur passage. Ils vont loin et s'établissent finalement en Espagne où ils fondent la « Vandalousie », c'est-à-dire l'actuelle Andalousie.

Les Francs

Parallèlement aux Huns, les Francs conquièrent le pays plus pacifiquement et pendant plus longtemps. Au sud de la ligne Tournai-Tongres, ils adoptent la langue et les usages des Gallo-Romains : c'est de cette époque que daterait l'actuelle frontière linguistique.

Des contacts fréquents et amicaux avec eux, le wallon s'enrichit de nombreux mots et expressions encore utilisées : hiner, hèrer, stitchi, spritchl al copète, piète sès hozètes, plat'ké ... Le nom de "Wallons" dérive de "Walen", nom par lequel ils désignaient les Gaulois.

Les Huns

D'après Jean d'Outremeuse (tome B), Thys, comme les villages voisins, aurait été détruit par les Huns d'Attila vers les années 450.

Plus tard, sous le règne de Clovis, le pouvoir dans la région est aux mains de Boident (Baudouin?), neveu de Clovis, premier comte de Tongres et marquis de Hesbaye, qui décide de rebâtir les localités détruites par les Huns " (E.D.)

Les Normands

Les incursions des Normands en Belgique s'étalent de 856 à 901. Dès 881, ils s'attaquent aux contrées hesbignonnes. Venant de Norvège, Suède, Danemark, ils remontent la Meuse en été dans leurs drakkars et sévissent dans les villes et villages, parfois loin de leur site d'amarrage. C'est surtout vers 884 que Maestricht, Tongres, Visé, Herstal et environs sont ravagés et pillés.

Le Prince-Évêque Francon, allié à Arnould de Carinthie, battit les Vikings à Louvain en 891. Une fois de plus, Odeur n'aurait pas échappé à une autre destruction.

La féodalité

Après moult péripéties, guerres, traités, alliances et héritages, Odeur et les villages de la région se retrouvent aux environs de l'an 1000 faisant partie de la Principauté de Liège, comté de Looz, administrée par un Prince-Évêque (à l'époque, Notger), lui-même vassal de l'empereur d'Allemagne. Une époque difficile, arriérée même. Le fer est devenu un métal très rare, et les outils sont faits de bois et d'os d'animaux.

Odeur et les villages de l'entité Crisnée avaient leur seigneur.(ED)

La seigneurie

Odeur était une seigneurie dépendant de la cour féodale de Liège. Les premiers seigneurs connus appartiennent à la famille chevaleresque de Villers-l'Évêque. Ils s'appelaient Libert ; Liboret est seigneur en 1306.

Son fils, Johan de Dois-Villers (Jean de Deux-Villers) n'était pas seigneur de Villers-l'Évêque. Il régnait en 1347 et mourut avant 1374. Sa mère, Marie de Villers, épousa Gilles II Polarde, seigneur d'Odeur en 1359 et 1364; seigneur d'Odeur et de Remicourt en 1386. Leur fils, Jean Polarde, cité en 1368, eut une fille Marie qui épousa Jacquemin de Waroux en 1385. Un autre fils, Libert Polarde, seigneur et échevin d'Odeur en 1376 et en 1399, avait épousé Agnès de Roloux. Leur fils, Libert d'Odeur, seigneur d'Odeur en 1410, en 1424, en 1437, en 1440. En 1418, est cité le damoiseau d'Odeur, Henricon, homme de fief de l'évêque. Son fils, Jean Polarde est seigneur d'Odeur en 1459 ; il mourut avant 1467.

Un relief de 1467 énumère "la maison, terre, haulteur et signeurie d'Odeur en Hesbain, terres, preis, cens, rentes, chapons, wedaiges, pasturaiges, four, brassines et touttes droitures, proufis et émolumens" appartenant au seigneur.

Un proche parent de ce Jean, Gilles Polarde, est dit seigneur d'Odeur en 1467 ; il épousa Aelis. Le Registre paroissial d'Odeur porte en 1883 : "L'an 1497 fut mis au registre l'anniversaire de Messir Gilles Poilant, jadis seigneur d'Odeur." Anniversaire du ler décembre.

La seigneurie est léguée vers 1476 à Arnould de Forvie ("En 1591, 15 septembre, le lendemain de Sainte-Croix, anniversaire Jacques de Forvy, signeur d'Odeur, pour lui et pour Arnuld, son frère, qui par avant avait été singneur'), vendue ensuite pour 600 carolus d'or à Thiry de Lynden, époux de Marie d'Elderen (nom de Odeur en Limbourg). Elle passa par mariage dans la famille des de Brandt. Ceux-ci la cèdent, en 1567 à Henry de Berlaymont, dit de Floyon, grand-maïeur de Liège.Vendue de nouveau en 1680 à Jean-Ernest de Surlet, archidiacre de Liège pour 10.500 florins, la seigneurie fut léguée par testament de 1713 du baron de Surlet aux de Liedekerke qui la gardèrent jusqu'à la Révolution.

La prise de possession de la seigneurie est mentionnée avec des détails circonstanciés (1749) "Le nouveau seigneur, reçu à l'église, prend d'abord en main la corde de la grosse cloche; introduit dans le chœur, il est mis en possession de la clef du tabernacle. Après le Te Deum, il est conduit dans la salle du greffe de la cour de justice ; les membres de la cour se retirent; le seigneur les fait rappeler, puis ordonne de faire sonner la cloche pour convoquer les habitants aux plaids qu'il préside en personne."

Les limites de la juridiction d'Odeur firent l'objet d'un dénombrement juridique le 14 juin 1762, par mandement du Prince-Évêque de Liège. En effet, la seigneurie avait été vendue en 1680 pour 800 bonniers mais, tout compte fait, on ne retrouva que 293 bonniers, soit à peu près la superficie actuelle du village d'Odeur. De fait, en 1680, on avait compris comme faisant partie de la seigneurie d'Odeur 500 bonniers d'héritages situés sur le territoire de Villers-l'Évêque, mais payant rente à la cour d'Odeur, « ...en ce réservé que ces 500 bonniers, héritaiges que sont de Naveroule sur le territoire de Villers-l'Évêque ne doinront point plait général ne aultres servitudes audit seigneur d'Odeur ». (HER)

Code de justice et cour foncière

Le seigneur d'Odeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice ; il nommait les membres de la cour locale de justice qui allait "à chef de sens" (en rencharge = pour confirmation) aux Échevins de Liège. Les plaids généraux étaient fixés à la Saint-Remy, au jour des Rois ("aile treme") et au lendemain de Pâques closes. Ils se tenaient sur la place du village, "au Trihay, où il y a une fresne planté à l'autre costé du floz"..

Le greffe était installé dans une pièce, à l'étage de la maison joignant la cure et qui fut occupée pendant plusieurs siècles par les Stassinet, dit Mélon ; et cette maison servait aussi de ferme (= cachot).

Le sergent de la cour de justice était généralement aussi chargé des fonctions de "forestier des champs" ou garde champêtre.

Les Frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, ou Templiers, possédaient à Odeur deux fermes et de nombreuses terres ; ils y avaient installé une cour foncière qui s'intitule "maire et tenans jurés delle court jurée de Chantraine condist de lospital de Haneffe, jugeant à lieu Dodeur en Hesbaing".

Une des fermes des Hospitaliers se trouvait "droit à l'opposite du floxhe", l'autre, "en vinablee de Glheldre" ; les terres se montaient à plus de 20 bonniers.

La Commanderie de l'ordre des Templiers ayant son siège à Chantraine (dépendance de Huppaye en province de Brabant) avait été démembrée en 1466; depuis lors la cerise de Haneffe dépendait de la nouvelle commanderie de Villers-le-Temple. (Les chevaliers de Saint-Jean sont aussi appelés "seigneurs de Malte ou seigneurs de Rhodes; à Odeur ils ont donné leur nom au "cortil Spitlier" (cortil des Hospitaliers) et Rennechon Lhoest, alias Tempyer, était vraisemblablement un de leurs tenanciers.

L'aumône de l'église Saint-Servais de Maestricht avait aussi une cour foncière à Odeur. Comme d'usage fonctionnaient aussi une cour des tenants de l'église (précurseur du Conseil de Fabrique) ; on possède un acte de 1482 de la "cour du vesty à Odeur" ; ainsi qu'une cour des tenans des communs pauvres (précurseur du Bureau de Bienfaisance).

Les redevances au seigneur se payaient primitivement par moitié, à la Sainte-Croix et à la Saint-André (par exemple en 1342 : "3 deniers d'argent condist scovars de crenée, une mille moins, le borgois por dois souls, et li scovair por ointe deniers de rente por le üonier "); ensuite globalement à la Saint-André ou à la Chandeleur au plus tard selon l'usage courant dans les cours voisines.

Les rentes dues à la cour du vesty (curé) se payaient à la Saint-Étienne ("unk noirey de cens le jour delle St-Estienne"). Les redevances au Commandeur de Villers-le-Temple échéaient à la St-Lambert. (HER)

Étymologie

Les avis des spécialistes divergent sur l'origine du nom de ce village. Le savant étymologiste Grandgagnage suppose un "Aldorium" originel. P.Marchot suppose un primitif Aredurum, syncopé en Ardurum puis dissimulé en Aldurum qui, de survivance éburonne, aurait désigné un ouvrage avancé défendant la place de Tongres. H. Grégoire propose de rapporter le nom d'Odeur à l'époque des Niebelungen et de l'expliquer par Aldrian, père de Hagen sans justifier le passage à Aldor...

Remarques

  • Le pluriel de la forme flamande s'explique par l'existence de deux villages limbourgeois, tandis qu'Aldor était le nom de l'ensemble des deux localités;
  • Quelle que soit la forme primitive, il y a déformation par déplacement de l'accent tonique, soit en roman, soit en thiois, mais comment expliquer la syllabe finale longue de ôdeû ?
  • Dans la graphie Odeur (Ôdeû), l'r ne serait-il pas adventice comme dans Tilleur (Tîleû), au contraire d'Angleur où l'r finale est conservée (Ongleûr) (HER)

Maires et maïeurs (avant le XVIe siècle)

av 1260 Li Arbalestriers (Pauvres-en-I1e, n°11)

1306 Jakemins li filhastres Pailhetial (Charte Saint-Martin-en-Ile)

1311 Stasselet, fils naturel de feu le chev. Eustache de Villers (Sainte-Croix, I, 94)

1327 Stasselet, le même (Charte Saint-Jean)

1335 Colon le Mangon, de Villers (Aumône de la Cathédrale)

1340 Bertrand de Villers (ST.L, Docum Fabrique)

1347 Bertrand de Villers (Charte St-Martin-en-Ile)

1348 Bertrand de Villers (Gilo, fils de Borar d'Odeur, en féauté)

1351 Bertrand de Villers (Jean, fils de Colon le Mangon, en féauté)

1359 Eustache, fils du chevalier Libert de Villers (Saint-Jean I, 221)

1364 Eustache, écuyer fils de feu Libert (Sainte-Croix I, 249)

1370 Eustache, écuyer (Sainte-Croix I, 282)

1376 Arnut Ferry de Villers (Sainte-Croix, I, 307)

1384 Gérard Fastrelot, maïeur en féauté (Carmes-en-Ile, 2, 68)

1389 Renechon Weron d'Odeur, le Jeune (CJ. carton)

1400 Renechon Weron d'Odeur, le Jeune,

1405 Gikin, fils naturel de Gilles Polarde, maire en ce cas.

1414 Coillet le Marixhal, (mayeur tant comme à ce) Saint-Denis I, 365.

1414 Colet le Febvre (Charte Saint-Jean)

1415 Colars le Mariscal (Sainte-Croix)

1422 Gelekin, fils naturel de Gilles Polarde (Charte Saint-Jean)

1437 Libert (Saint-Denis I, 366)

1441 Jean Pirelin de Villers (Jean Rigault de Villers, submayeur)

1453 Jean Pirkin (Messire Libert Danhery, chapelain de Saint-Denis, en féauté)

1458 Collar le Fevre (ST.L. Docum Fabrique)

1472 Encloses Pâques : Michel d'Odeur (ST.L. Docum Fabrique,34)

1523 Baudouin Collart (St. Jean, Novus liber stipalis, 218)

1552 Stassinet Melon. (ibid. et fo1.226) (HER)


Les anciens curés d'Odeur

1327 Amoldus, curé (L. LAHAYE, Inventaire des chartes de Saint-Jean

  • 1340 Walterus, curé (Ibid. I, p.187) ; peut-être le même que :
  • 1367 Gauthier, recteur (Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire du Diocèse de Liège, XVIII (1909) , p. 141)
  • 1373 Nicole de Veir, curé (AEL, Saint-Pierre, n° 54, fol. 5).1426 ;
  • 1387 Guillaume Le Roy est cité comme ayant été privé de son bénéfice par l'antipape Barthélemy et Ar. de Home. Mais ce même 30 mars,... Guillaume Royentaux est cité comme recteur de l'église d'Odeur.
  • 1426 Louis de Vinème, vesti (AEL, Sentences de l'Officialité, 1434-1435, fol.60).
  • 1436-38 Louis, vesti d'Odeur est recteur de l'autel Notre-Dame à Xhendremael (AEL,
  • Av 1493 Egidius de Huy, vesti (AEL, Cath) anet Henrot, vesti (ib. . fol. 49)
  • 1505 Henri de Hoesselt , vesti (Domken op. cit.)
  • 1540-65 Arnould d'Othée ; desservait par Jean Loyal, puis par sire Henri
  • 1536 le 4 juin, décès de Jean la Hourbe, de Lummen, vice-curé d'Odeur.
  • 15?? Messyre Watyt des Albeals, vesty qui fit construire le premier presbytère, de ses deniers propres. (CHI)


Odeur dans l'histoire (suite

La "Paix de Fexhe"

Pour le village d'Odeur et ses voisins, c'est l'époque des avoués, des seigneurs. Par la "Paix de Fexhe", en 1316, les Métiers sont arrivés à partager le pouvoir avec le Clergé et la Noblesse. Dorénavant, les villages ont pu nommer un maïeur. Officiellement, le châtelain devrait aider les plus déshérités par une sorte de Bureau des Pauvres, quand il y pense. Les gens du village (ils sont moins de 200) vivent dans les maisons en torchis de deux pièces avec toit de chaume, les vitres n'existent pas. On s'éclaire, le moins souvent possible, à la chandelle, un coffre en guise d'armoire, un tréteau pour table, des escabeaux sont sièges, une botte de paille fait matelas. Pas de poêle, parfois une cheminée à feu ouvert. On s'habille de bure, on se chausse de sandales en écorce et les mieux lotis de sabots. On se soigne de tisanes et remèdes improvisés. Le salaire des serfs, travailleurs de la terre, est maigre, qui utilisent la charrue avec soc en fer, la herse en bois et le rouleau de même. Le dimanche est le seul jour de repos et la pratique religieuse obligatoire. L'instruction n'existe pas; à part les gens d'Église, les villageois sont illettrés pour la plupart. Mais le seigneur d'Odeur a sa brasserie.., et des clients sans doute qui, lorsqu'ils ont abusé de la cervoise, en viennent aux mains, ou plutôt à coups de "warko" ou "mèspl", rixes qui entraînent quelquefois mort d'homme...! Après la Paix de Fexhe, c'en est terminé de la Justice expéditive et des jugements de Dieu chez le seigneur. (ED)

Awans et Waroux

On sait le prétexte de cette guerre atroce qui dura quarante ans et causa 30.000 victimes. la jeune Adèle, riche orpheline d'Awans promise à un ami du seigneur de ce lieu, est enlevée par Hanechon, cousin du seigneur de Waroux. Bien que l'avoué d'Awans s'oppose au mariage, le sire de Waroux fait célébrer les noces. Dès le lendemain, le seigneur d'Awans, offensé, envoie Jean Brons de Fooz pour demander réparation de cette injure. Refus de Warouxet les Awans se mettent aussitôt à ravager les terres de Waroux, à brûler ses moulins et ses brasseries. Chaque parti recrute des alliés, les seigneurs voisins prenant fait et cause pour l'un ou l'autre parti selon leurs sympathies ou leurs intérêts, si bien que les escarmouches dégénèrent en vraies batailles. Jusqu'en 1335. Comme les autres villageois des environs, les Odeurois ont été embrigadés et subiront les contrecoups.(HER) (ED)

Les Bourguignons

En 1409, Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, appelé au secours du Prince-Évêque chassé par les Métiers de Liège, écrase ces derniers à Othée, et la Principauté devient une sorte de Protectorat bourguignon. Les Liégeois remettent ça en 1467 contre le duc Charles-le-Téméraire et sont encore battus, cette fois à Brusthem. Le Duc revient à Liège l'année suivante avec son prisonnier le roi de France qui avait comploté en secret avec les Liégeois. C'est alors qu'a lieu l'épisode dit des "600 Franchimontois" (qui étaient moins de 600 et plutôt Hesbignons!) avec l'issue qu'on connaît. Louis Xl dut assister au sac de la ville.

Après Liège, c'est la Hesbaye et les Hesbignons qui en pâtirent, qui furent pillés et ravagés sans pitié. Le Duc qui campait à Lowaige alla ensuite camper à Momalle dans le but de protéger le Prince-Évêque qui s'était réfugié au château de Fooz. Au passage, les troupes du Téméraire rasèrent le château de Crisnée et quelques autres. (ED)

Cas de sorcellerie

Au XVIe siècle, des affaires de sorcellerie troublent tout l'Occident, et Odeur comme les villages voisins. En 1581, Marie Bertrand, ayant avoué que depuis vingt ans elle a dansé XIII fois en cortil de la chalcie stessantte entre Odeur et Chrissengnée, sera exécutée aux confins de Crisnée et de Kemexhe, au lieu dit « Batch' dès Macrales ». Elle avait reconnu sous la torture avoir dansé avec Barbe Larsée, fille de la sage-femme d'Odeur, exécutée pour vaudoise quatre ou cinq ans auparavant; de même, elle dénonçait feu Clémence Tempier de Crisnée, Maroie, fille de ladite Clémence et la jeune Cécile. Témoin privilégié, le vesty de Crisnée, Jean Denis - curé de 1561 à 1579) - prétendait être devenu impotent des jambes par attouchement de la sorcière Clémence. De son côté, le vice-curé Gilles Piron - 581 à 1586) - devenu invalide des bras et des jambes par l'haleine de la sorcière, témoigné avoir été guéri à l'intervention d'icelle ! (C.J) En 1611, deux autres sorcières sont condamnées à mort. Le 5 juillet, c'est Martine, veuve de Gielet Pasque qui dénonce Gelette d'Odeur, la veuve de Godfrin de Herstappe, Govienne, la fille de feu François Havea, Isabea dite Sabikenne, la femme de Bertrand le berger, Marguerite de Fize aussi. Le 16 aoust, Agnès Gouverne (ou Govienne) est à son tour condamnée après avoir dénoncé Alide, la sœur de Martine, veuve de feu Libert Pasque, et exécutée pour sorcellerie (d'après Jules Herbillon, Toponymie de Kemexhe). La Libre Belgique du 20 février 1949, en page 4, rapporta les apparitions d'un fantôme à l'Abreuvoir aux Sorcières à Crisnée. Une ronde de gendarmes mit rapidement un terme aux déambulations nocturnes de ce plaisantin anachronique. Ce fameux Batch dès Macrales en forme d'auge a disparu lors de l'aménagement de la Chaussée-verte. Simple enfouissement par un ignorant pilote de bulldozer, ou détournement subreptice de ce monument non classé ? Depuis lors, il ne se manifeste plus là ni faits inexplicables, ni apparitions troublantes. On a beaucoup construit dans le quartier. (HER) (CHR.LM)

La Révolution

"1789 a suscité en Belgique, principalement en Brabant et dans la Principauté de Liège, un mouvement de révolte contre l'ordre établi par les puissants et un désir de changement." Les heurs et malheurs résultant de la Révolution et les manifestations révolutionnaires des Liégeois, citadins et campagnards. Alors que Napoleone Buonaparte venait de piller et razzier l'Égypte, le Directoire, mis en appétit, envoya, par la plume de Carnot, ses instructions à Jourdan, le vainqueur de Fleurus : "En Belgique prenez tout, il faut vider le pays !" (ED)

Le territoire belge sera divisé en 9 départements coïncidant à peu près avec les limites de nos 9 "anciennes" provinces et que Odeur fera désormais partie du Département de l'Ourthe, divisé en 36 cantons notre canton de Hollogne-aux-Pierres comptant 17 communes. "Le fonctionnement de la justice est réorganisé. Une police représentée dans nos campagnes par la gendarmerie à cheval "lès Poyous bonèts" est chargée de faire respecter l'ordre et la sécurité de tous les habitants. Dans l'Administration, le nouveau calendrier républicain est de rigueur pour les actes officiels. Les gens détestant ces complications ne prétendront jamais vivre leur mois en quatre décades et appeler leurs jours primidi, octidi ou décadi... préférant conserver leur honnête année de douze mois et leur semaine de sept jours avec le repos du dimanche." (ED)

Poids et mesures. .Officiellement, on va devoir utiliser le nouveau système métrique et cette mesure-là est excellente, mieux, indispensable. En principe, c'en est fini de mesurer le tissu en aune, l'aune variant selon la longueur de l'avant-bras de l'acheteur; d'estimer les longueurs en pieds (de Saint-Lambert, ou en pas, de peser en livres qui s'allongent ou rétrécissent suivant le lieu où l'on mesure et pèse. En capacités pour les liquides, la cruche vaut 141/4 pots, la tonne 90 pots et l'aime 120 pots. Pour mesurer les céréales, on connaît le muid, le setier (voir la page "Memento du censier"). Le centiare, l'are et l'hectare devraient remplacer la verge. Mais partout, presque partout, la réforme sera sabotée par des réactionnaires, ou se heurtera à une résistance plutôt passive, mais, cent cinquante ans après, jusqu'avant la dernière guerre, les anciennes mesures étaient encore vivaces avec setiers, verges, bonniers. (ED)

L'habillement. Tous les hommes portent le sarrau bleu, plat et sans plis, qui descend jusqu'aux genoux une veste de laine grise, des bas de laine, une culotte de toile ou de coton, mais le pantalon n'est plus exceptionnel. Le chapeau rond est à la mode. On porte un mouchoir blanc ou de couleur comme cravate. Les souliers forts et les sabots sont la chaussure habituelle pour les travaux dans les écuries et autres travaux agricole; mais pour les dimanches, on porte des souliers, plus ou moins fins, selon l'état de fortune... "Les femmes sont assez grandes et fortes, mais elles ne se font pas remarquer par de beaux traits et des formes régulières. Elles ont comme les hommes un visage peu rempli, avec des os saillants, les yeux enfoncés et presque pas de gorge: l'usage de porter des fardeaux sur la tête ou sur le dos les fortifie".

L'agriculture. Les cultures sont l'épeautre, le froment, l'avoine, l'orge, le seigle. L'avoine, le trèfle et la luzerne sont la nourriture principale des chevaux. Sont aussi cultivés la pomme de terre, le chanvre, le colza et les fèverolles. L'assolement triennal ou quadriennal a remplacé le système de mise en jachère. Vesces, fumier et marne sont les engrais. Peu de changements dans les instruments agricoles. En remplacement progressif de l'antique araire apparaît la charrue à tourne-oreille et avant-train sur roues qui permet de labourer dans les deux sens. Les semailles se font à la main au moyen d'un linceul en toile suspendu autour du cou et qu'on torsade autour du bras gauche ; tout l'art, difficile, du semeur consiste à remplir la main droite et à laisser filer les grains suivant un éparpillement convenable tout en avançant d'un pas régulier. On échenille, échardonne, arrache le rené.

Le costume des femmes consiste ordinairement en une capote et une jupe d'étoffe de laine désignée ici sous le nom de moutonne. Elles ont une cornette de toile de coton et leurs cheveux, retroussés par derrière, forment un chignon très saillant. En tout temps, leur tête est enveloppée par un mouchoir de couleur plié diagonalement et noué sous le menton. Elles portent des bas de laine et, outre les sabots qui sont leur chaussure ordinaire et pour tous les travaux de la campagne, elles ont presque toutes, pour les jours de fêtes et les voyages, des souliers avec de grandes boucles d'argent qui leur couvre tout l'avant pied " (J.Naveau, d'ap. Thomassin)

La moisson commence à se faire à la faucille et au crochet de préférence à la grande faux. Les gerbes sont liées avec la paille tressée du seigle et dressées en dizeaux. Les gerbes sont rentrées par chariots ou charrettes aux roues cerclées de fer. Le battage s'effectue au fléau par groupe de deux hommes frappant en cadence et on sépare les grains des balles au moyen du van, panier en osier muni d'anses latérales, et du vent, métier très fatigant et peu salubre à cause de la poussière et des courants d'air. Un peu partout, on voit apparaître les moulins à vent, à Othée, Fexhe, celui de Momalle (en 1850). À la maison, depuis la fin du XVIe siècle, la ménagère dispose maintenant de savon et bientôt elle aura sa "planche à lessiver" à rayures utilisée jusqu'en 1930. (ED)

Les Hollandais

L'Empire s'était écroulé en 1814. Puis il y eut Waterloo en 1815, un autre Régime arrivait. "Les libérateurs, Prussiens et Russes, sont reçus dans l'indifférence populaire. "Aucun enthousiasme ne saluait la marche en avant des Alliés" est bien obligé décrire notre historien Henri Pirenne qui ajoute sans pudeur quelques lignes plus loin : "La populace s'amuse de la bonhomie et de l'étrangeté des Cosaques"... dont cependant les exactions et violences ne faisaient qu'aviver dans le peuple le regret d'un passé proche. Voilà qu'on retournait à l'Ancien Régime, sous un Roi qu'on ne connaissait pas et qui parlait "le flamand"; et les hobereaux de campagne, les curés et les "gros" recommençaient de plus belle à imposer leur loi aux petites gens. L'agriculture piétine à nouveau dans des méthodes primitives, la culture de la betterave sucrière semble profiter uniquement aux porcs et aux bestiaux : aucune sucrerie dans la région sans doute à cause de la faible teneur en sucre des betteraves et les réticences des cultivateurs à se risquer dans l'aventure. Une innovation : la conscription par tirage au sort, déjà pratiquée sous Louis XIV. Uun gros progrès : la mise en chantier de l'Université de Liège (1817) grâce à quoi certains villages auront bientôt leur vrai médecin et leur vrai pharmacien. (E.D)

L'Indépendance de 1830

En septembre 1830, des Odeurois se sont précipités jusqu'à la grand-route au passage de Charlier-Jambe-de-Bois avec son canon en route avec sa troupe vers l'insurrection de Bruxelles? Le 4 octobre, une fois les Hollandais chassés, l'indépendance est proclamée sans apporter guère d'améliorations dans la vie quotidienne des Odeurois. "..comme disait mon arrière-grand-mère maternelle (1826-1926) quand elle parlait de son enfance lointaine, "Ça n'alève ni mi dispôye li dépendance!" Cela n'était pas un jeu de mots; le terme était trop nouveau et trop savant pour eux. Une crise agricole terrible sévit dans le pays. La famine épargne la Hesbaye. Les premières lignes de chemins de fer sont créées, dont la Ans-Bruxelles en 1838 qui n'intéresse guère notre village avec ses arrêts à Momalle et Fexhe (nulle allusion dans les registres communaux). On invente le timbre-poste en 1849, mais Odeur n'en usera guère. Et 1860 voit la suppression officielle des "barrières" ou octrois : sorte de contributions indirectes sur les denrées alimentaires, boissons et vivres, fourrages, matériaux de construction, combustibles et produits divers, que des préposés de l'État perçoivent à l'entrée de chaque commune, entrave singulière au commerce dont la suppression engendrera la reprise économique sous le règne de Léopold II (1865-1909) ". À Odeur, il n'existe aucune barrière d'octroi. (E.D)


Maires et bourgmestres

1790 Renkin Adrien. Son adjoint est Mélon Herman.

1907 Sacré Eugène, qui sera réélu en 1915.

1921 Sacré François. Il démissionnera en 1927.

1928 Genot Auguste. À son décès le 6 avril, Leduc Jacques lui succède.

1932 Leduc Jacques qui sera réélu plusieurs fois.

1958 Kersten Joseph, il présidera le dernier conseil d'Odeur le 27.2.1964.

Bourgmestres de l'entité CRISNÉE

1965 Daniels Henri, (de Kemexhe 1899-1975). Démission le 10.09.1973.

1974 Stassart Jean (de Fize-le-Marsal), jusqu'à son décès le 28.10.1991.

1991 Vanmal Joseph (de Kemexhe), jusqu'à son décès le 5.7.2000.

1.1.2001 Philippe GOFFIN (de Kemexhe) qui sera réélu en 2006. (HER) (CHR.LM)


Listes électorales compliquées

En raison de la discrimination concernant le nombre de voix attribuées aux différentes catégories d'électeurs, (les femmes étant exclues du scrutin), la révision des listes électorales était pour le secrétaire communal un véritable casse-tête, même pour un petit village comme Odeur. Jugez-en.

91 électeurs pour la Chambre (55 à 1 vote, 19 à 2 votes, 17 à 3 votes) / 78 électeurs pour Sénat et Province (43 à 1 vote, 18 à 2 votes, 17 à 3 votes)/ 65 électeurs communaux (31 à 1 vote, 13 à 2 votes, 9 à 3 votes, 12 à 4 votes) (HER)


L'église

L'église Saint-Séverin.

La paroisse

Les églises

La constitution de l'ancienne église remonte au plus tard au XIIIe siècle et sa dotation aurait été assurée par le seigneur d'Odeur et ses habitants : ils payèrent de leur denier le premier curé connu, Robiers, vicaire perpétuel (cité dans une charte du 18 janvier 1282 de l'Hôpital Saint-Mathieu). Bien avant cette date il y avait des chrétiens dans le petit village d'Odeur. Des missionnaires n'y sont pas entrés aux premiers siècles, préférant évangéliser les agglomérations plus importantes, par exemple, après Tongres Liège et Waremme,... Othée, Villers-l'Évêque, Kemexhe, où ils touchaient plus de monde. L'arrivée de ces personnages exceptionnels avait un tel retentissement dans la région que des Odeurois se déplacent dans les villages circonvoisins pour les voir, les écouter, puis répéter chez eux ce qu'ils avaient entendu : la Bonne Nouvelle. Pour eux qui sortaient rarement des limites de leur hameau, c'était là une aventure extraordinaire : des personnages qui venaient de loin et présentaient une vision de la vie qui dépassait le cadre de leurs idoles et de leurs superstitions. Ils apprenaient là une histoire merveilleuse et, à la fois, un message d'espoir. Il se trouva des convertis, des baptisés, qui voulurent, à l'instar de leurs voisins, avoir chez eux aussi un oratoire, sinon une chapelle où ils pourraient louer ensemble ce Dieu tout puissant, ce Jésus ressuscité dont ils venaient d'apprendre la venue salvatrice. (RP Odeur)(HER) (CHR.LM)

L'ancienne église

Aucun écrit n'atteste l'existence des premiers édifices. Ils furent construits encore, sans non loin de la mare autour de laquelle étaient bâties les masures du village. Au fil du temps, le dernier de ces temples, en bois, fut remplacé, agrandi selon les besoins des fidèles. Sous l'impulsion du vesti (curé) et de ses ouailles, et avec l'aide du seigneur d'Odeur, on construisit une vraie église, en dur, avec des moyens réduits. En style roman. Elle fut dédiée à saint Séverin, le 4e évêque de Tongres. Les documents ont disparu qui détaillaient l'apparence de ce premier bâtiment. Il fut incendié en 1636 et reconstruit, plus grand, en 1638 ; il fut pourvu de deux cloches refondues la même année et nanti d'une pierre d'autel provenant d'un autel démoli à Saint-Servais à Liège. La toiture fut pourvue d'ardoises. L'église était encastrée entre les bâtiments de la ferme Sacré. Sa tour dont on voit encore les vestiges dans le cimetière dut être réparée en 1719. En 1865, cette église fut démolie et on n'en conserva que la tour revendue pour 500 F à l'abbé Sacré, enclavée dans sa propriété. Cette ancienne tour fut transformée en caveau de sépulture pour la famille Sacré. (RP Odeur)

L'église d'Odeur était une filiale de celle d'Othée, dite son "église-mère". En 1628, les Odeurois sollicitent le privilège du primum et ultimum sacramentum à raison de la grande distance qui les séparait de l'église-mère; faveur qui leur fut accordée en 1761. Des fonts baptismaux furent alors autorisés et placés à Odeur, encore depuis lors la filiale devait-elle chaque année à Pâques offrir un cierge à l'église-mère. Cependant les paroissiens d'Odeur avaient-ils dû précédemment être autorisés à faire baptiser leurs enfants à Kemexhe plus proche. (RP Kemexhe : actes de baptême de 1729 à 1755 relatifs à des enfants d'Odeur).

La paroisse d'Odeur fut en 1826 réunie à celle de Villers-l'Évêque et desservie par le vicaire de Villers jusqu'en 1833. En cette année l'église d'Odeur fut érigée en succursale. Elle était primitivement à la collation du curé d'Othée ; les revenus de la cure étaient de quarante muids d'épeautre. Chaque ménage devait deux pains au curé "à deux jama, assavoir à Pasque et à Noié". En 1590, dix ménages paient cette redevance, les autres sont trop pauvres. Le patron de la paroisse est saint Séverin : 5e évêque de Tongres qui vivait au IVe siècle dont la fête se célébrait le X avant les calendes de novembre (d'après un ancien calendrier liturgique tongrois). Or, la fête du village "tombe" le dimanche après le 23 octobre, cependant qu'une "petite" fête, de date récente, se célèbre le dimanche après la Fête-Dieu. Comme patron secondaire on trouve mention de saint Félix. Il en fut question en 1414 "les terres sain Félix d'Odaur" et encore en 1590 "...doit le luminar S. Felix et S Severin". (HER)


La dîme La dîme d'Odeur était un fief mouvant en 1307, de Jean de Grules, chevalier, plus tard des seigneurs d'Othée. Elle était tenue en fief en 1307 par Eustache le Franchomme de Hognoul qui fit accord à cette date avec le couvent de Herckenrode : celui-ci possédait sur la dîme une rente de 66 muids qu'il vendit en 1324 à Jean de Flémalle, échevin de Liège. En 1349, Henri de Flémalle fait transport de cette rente au chapitre de Saint-Lambert.

Saint-Lambert possédait à Odeur 66 muids d'épeautre sur la dîme grosse et petite, et sur la dîme de 13 bonniers de terre appartenant à la dotation de l'église d'Odeur. (d'après le Stock de Hesbaye). Catherine, femme d'Eustache le Franchomme, vendit au Chapitre de Saint-Denis une rente de 20 muids sur la moitié de la dîme d'Odeur, en réservant les 32 muids que le Chapitre possédait sur cette dîme. En 1405, Ghis de Slins, demeurant rue du Pont-d'Ile, relève la moitié de la dîme d'Odeur par succession de Wautier Bierte son père. La délimitation des dîmages était affaire très complexe car elle ne coïncidait pas exactement avec celle des seigneuries. (HER)

La nouvelle église

Au milieu du XIXe siècle, l'ancienne devenue de dimensions insuffisantes , le Conseil de Fabrique décida la construction d'une nouvelle église. Toutes autorisations obtenues, la Fabrique fit confectionner cinq cent mille briques dans le jardin de la cure avoisinant l'emplacement choisi pour le nouveau temple, non loin de l'ancien, à l'endroit où on la voit aujourd'hui. L'architecte Blondeau dressa les plans : un vaisseau à trois nefs de cinq travées et un chœur avec chevet polygonal ; la construction fut adjugée 35.700 F et les travaux commencèrent en février 1865. Cette église, en style néo-gothique, a été construite non loin de l'ancienne et consacrée le 19 juillet 1869, au temps du curé François Lambert, par Monseigneur Théodore de Montpellier, évêque de Liège.(HER)


Les curés d'Odeur

  • * 1567-75 Wathier d'Othée, (Archives paroissiales d'Odeur, Anniversaires, p. 25, desservait par Jean Collini en 1569 (AEL,Val-St-Lambert, puis par Lambert Herman en 1575)
  • 1575-79 André Hannosset, chanoine de Sainte-Croix ;
  • 1580-1634 François Batta, cité en 1593 et 1611; desservait par Jean Market en 1617
  • 1631-35 François Braconnier, de Muno, desservant.
  • 1635-73 Henri Wilmotte, d'Othée où il a célébré sa première messe le 27 mars 1633. Curé d'Odeur, il voit le 6 juin 1636 les soldats de Jean de Weert incendier son église, la maison pastorale et les deux principales fermes du village. L'église fut rétablie le 20 janvier 1638.
  • 1673-1713 Jean Istas, d'Odeur, décédé le 28 janvier 1716.
  • 1713 Pierre Depaifve, de Herstappe, mort le 11 août 1713. (Armoiries dans Chron. Archéologiques du Pays de Liège XXI (1930), p. 68. Il n'a pu résider à Odeur.
  • 1714-45 Barthélémy Pétry, de Villers-l'-Evêque.
  • 1746-75 Nicolas-Joseph Wipeur, de Hamoir
  • 1775-92 23 octobre 1792, Jean-Charles Wipeur (neveu du précédent) fut expulsé d'ici par la Révolution liégeoise ; il sera réintégré ultérieurement dans sa cure.
  • 1790-1792 : Chafs, curé intrus, nommé en suite d'une assemblée en 1790...
  • 1792-1826 : M.N. Stéphany.
  • 1826-33 : La paroisse fut réunie à celle de Villers-l'Evêque, Robert Sweeck, vicaire.
  • 1827-31 : Henri Delvaux, vicaire, mort curé à Mons en 1883, à 80 ans.
  • 1831-31 : A.L.G. Lepage, vicaire.
  • 1831-46 : J.G. Casters,vicaire puis curé après la séparation d'avec Villers-l'Évêque.
  • 1856-70 : François Lambert.
  • 1870-77 : Pierre Boulanger.
  • 1878-80 : Arthur Kairis, originaire de Henri-Chapelle.
  • 1881-1918 : Alphonse Thisquen, de Limbourg; avec depuis 1916, Raymond Scheyven,O.P., en qualité de coadjuteur jusqu'en 1919.
  • 1919-34 : Armand Franssen, né à Liège,15 août 1860, curé d'Odeur en fin 1918.
  • 1934-44 : Charles Cloes, il décède à Odeur le 20 octobre 1944 et il y a été inhumé.
  • 1944-51 : Charles Laphaye, né à Liège, 6 octobre 1903, ordonné à Liège le 1er juillet 1928
  • 1951-55 : Léonard Schoenaerts, né à Attenhoven le 25 avril 1912, ordonné le 3 juillet 1938, curé à Odeur (1951. Décédé le 24 juillet 1980.
  • 1955-56 : Joseph Bebronne, né à Dison le 4 avril 1907, curé à Odeur 1955).
  • 1956-62 : Gilles Josouin est né à Rijholt (N) le 3 septembre 1907, ordonné à Cambrai le 18 juillet 1933. curé à Odeur (1956). Décédé le 5 septembre 1989.
  • 1962-63 : Albert Closset, né à Ensival le 4 mai 1912. curé à Odur en 1962.
  • 1963-81 : Joseph Renard. Dernier curé spécifique de la paroisse d'Odeur. Né à Verviers. Il a écrit : "Miettes de l'Évangile".(CHI) (CLE) (HER).

S'ensuivront les révérends Joseph Otte, François Gilissen et Jacques Lambotte pour le Grand Crisnée. L'abbé Heinz Schneider est responsable des paroisses d'Oreye et Crisnée depuis 2004. (CHI) (CLE) (HER)

Population

D'où proviennent les patronymes

Beaucoup de noms de famille sont cités à Odeur depuis des siècles dont quelques-uns ont persisté jusqu'à nos jours.

Parmi cette liste, on peut retenir au XIVe siècle : Stasselet, Colon, Libert, Fastrelot, Weron, Goffin, Rawesotte, Massotte, ... au XVe siècle : Pollard, Libert, Henricon, Collet, Colart, Pirelin, Pirkin, Johans de Selins, ... au XVIe siècle : Jean de Montgauthier, Anne Jamart,

au XVIIe siècle : Pauly,

au XVIIIe siècle : Sacré, Renkin, Jadoulle, Tombeur, Louwette,

de 1729 à 1755, les enfants nés à Odeur sont baptisés et notés sur les registres de Kemexhe...

de 1807 à 1970, quelque 265 patronymes d"étrangers" passés devant Monsieur le maire d'Odeur ont figuré - et/ou figurent encore aujourd'hui - dans les registres communaux des mariages, forgeant le fonds humain d'Odeur. Certains n'apparaissent que pour la durée fugitive d'une noce après quoi le marié s'éloigne avec sa conquête odeuroise, d'autres se sont trouvés bien chez nous et s'y sont incrustés. Un nom, quelquefois, s'exile durant des décennies puis, tel l'enfant prodigue, rentre au village pour prendre femme. Certains noms vont et viennent, tels des nomades... Des patronymes qu'on croirait odeurois d'origine nous parviennent en réalité des horizons les plus divers. D'autres, tout neufs et de consonance inhabituelle à nos oreilles, se trouvent bien ici et font souche sous notre toit si bien que, à notre époque et de bonne foi, on les considère comme autochtones immémoriaux... Qui plus est, le cas s'est souvent reproduit que des Odeurois séduits par des "étrangères" au village les aient ramenées à Odeur où elles se sont acclimatées au fil des années jusqu'à oublier leur patrie d'origine. Des patronymes importés et leur lieu d'origine par des mariages depuis 1807. Les nouveaux mariés plus spécialement attirés par une fiancée odeuroise proviennent en ordre principal de Villers-l'Évêque et de Kemexhe, puis de Fize-le-Marsal. (CHR.LM)

Noms venus des villages ± voisins

De Villers-l'Évêque : François, Pierre, Jeunehomme, Lucas, Wilmont, Musick, Moumalle, Sacré, Petitjean, Capelle, Falise, Juprelle, Limère, Malchair, Roelandts, Désira

De Kemexhe  : Sacré, Grégoire, Stévart, Bynens, Duvivier, Schoenaers, Vandermeeren, Fumai, Bovie, Vanderschelden, Renotte, Munsters, Warnier

De Fize-le-Marsal : Deschamps, Bodson, Alexandre, Florkin, Stévart, Petitjean, Poncelet, Petitjean, Grégoire, Vandevenne / De Thys  : Mercier, Guery, Vandermeeren, Vanhaeren, Hamels, Kersten, Saveryns, Mertens, Sacré, Pirlot / De Liège : Wilkay, Defalle, Raskin, Clabots, Libens, Collette, Lejeune, Wallin, Rapetti / D'Oreye  : Hamels, Bourdoux, Claes, Compère, Libioul, Lecoq, Heylen, Falise, Rochus / De Xhendremael  : Hanson, Lombard, Tackoen, Soorners, Libon, Verstraelen, Lombart / De Hognoul  : François, Fran, Raes, Tibo, Jamoul, Lombard, Libon, Majean / De Crisnée  : Defalle, Denomerenge, Kerstenne, Leduc, Marneffe, Tombeur /Hennemann D'Awans  : Genot, Rouffart, Dehalu, Degive, Mottard, Smets / D'Otrange : Pirlot, Neven, Verbeelen, Jacobs / De Remicourt  : Lemme / De Fexhe : Dupont, Stassart, Lantin, Houbey / De Fooz  : Pierrin, Collard, Leduc / D'Othée  : Jamoulle, Bada,Lombart,Vermaelen / De Momalle  : Goffart, Sacré, Lenoir, Charlier /

Noms d'ailleurs en Wallonie, de Flandre

D'Achêne : Quoistiaux,/ Aiken  : Bionkens, Hermans, Vaes/ D'Alleur : Moreau,/ Basheers  : Dawans/ D'Ans  : Delhaes, Tassin, Dewaelheyns/ Brustem  : Jacobs, Frantzen/ D'Assesse : Pirard,/ De Geetbets : Knaepen,/ De Bleret : Moës,/ De Gelderen : Stienon,/ De Boncelles : Paquay,/ De Gustchoven : Keulen, Knapen, Kleykens,/De De Burdinne : Mahiat,/ De Hamme Mille: Vanlangendonck,/ De Celles : Froidcœur, Pirson,/ De HerckdeStad : Reckmans,/ D'Ensival : Oger,/ De Herselt : Van Thielen,/ De Fize-Fontaine: Collard,/ De Herstappe : Germay, Delvaux, Jacobs,/ De Fléron : Vanherque,/ De Hex : Sacré, Doucy,/ De Freloux : Melon,/ De Jeuk : Onkelinx,/ De Glain : Clabots,/ De Kumtich : Vanderstappen,/

De Grâce : Stassart,/ De Grandville : Martini,/ De Hannêche : Chasseur,/ De Haneffe : Collin,/ De Hermalle : Polet,/ De Hodeige : Humblet/, De Horion : Chasseur/, D'Incourt : Mathy,/ De Jemeppe : Demine,/ De Lantremange : Odeurs,/ De Lamine : Remacle, Debatty,Baldewyns,/ De Lantin : Fastré,/ De Lens/Geer  : Tibo,/ De Limont : Bustin,/ De Loncin : Nélis, Colson,/ De Mons/Liège : Schouters,/ De Montegnée : Vaes,/ De Namur : Bastin,/ De Nandrin : K iener, Neven,/ De Rosoux : Pétri,/ De Sainte-Cécile  : Emond,/ De Seraing : Collette, Sternon,/ De Spa  : Jérôme,/ De Tilleur : Verbeelen,/ De Tilff : Huls,/ De Vil./Peuplier: Duchesne,/ De Velroux : Dugay, Pirley,/ De Wandre : Mawet,/ De Waremme  : Thomas, Geuquet,/ De Warnant : Léonard,/ De Wihogne : Hamels,/ De Lauw : Dessers, Vroonen, Macoers, Louwet, Jacobs, Jonckers, Vanderschelden

De Lichtervelde : Vanderschelden,/ De Opheers : Robyns, Brugmans,Missotten,/ De Piringen : Ghysens, Bollaers, Janssens,/ Rochus, Vanderquaden,/ De Rummen : Roosens,/ De Overrepen : Horten,/ De Rutten : Lombard,/ De Sint Truiden: Stielen,/ De Tienen : Decroone,/ De Tongeren : Delvaux, Fastré, Lackaye,/ De Veulen : Valley,/ De Vliermaal : Digneffe,/ De Wijer : Neven,/ De Wellen : Coenen, Robyns,/ De Zolder : Vrancken,/

Venant d'outre-frontières : Cologne (D): Schlangen,/ Fontaine (F): Fostroy,/ Benetutti (I) : Flores,/ Meux (N): Herck,/ Leiden (N): Van Raaij,/ Pologne : Wasowski, Worytko,/ France : Niewiadowski (CHR.LM)

Statistiques 1.7.2003 via Internet

Femmes Hommes Total

Awans (via Villers) 4.417 4.125 8.542 / Remicourt (via Momalle) 2.544 2.430 4.974 /

Oreye (via Otrange 1.745 1.640 3.385

Fexhe-le-Haut-Clocher 1.539 1.513 3.051

Crisnée (cinq villages) 1.373 1.269 2.652

Waremme 13.628 / Ans 27.443 / Tongres 29.588 / Liège 185.131 /


Populations comparées

Au 31.12.1947. en comparaison avec les 303 habitants d'Odeur, on en dénombrait:

  • à Bergilers :701/ *à Crisnée:525/ *à Momalle:1.273/ *à Grandville:543/*à Fize-le-M.:547/
  • à Lamine  :523/*à Oreye:945/ *à Kemexhe :521/ *à Hodeige:833 *à Oleye: 971/ *à Thys ;400/
  • à Remicourt:1.170/ *à Lens/Geer:368/ *à Freloux:69/ *à Fexhe Ht Cl.:887/ (HER) (CHR.LM)/

Travail et chômage

Que de changements intervenus depuis un siècle dans le monde du travail! Surtout dans les villages! Jadis, presque tout le monde était occupé au travail de la terre, soit comme fermier, fermière, journalier journalière, domestique ou servante, sinon comme maréchal-ferrant, charron ou bourrelier, couvreur ou cordonnier. Les heures, on ne les comptait guère, surtout pendant la belle saison. Les ouvriers prenaient le train à Momalle avec leur paquet et restaient toute la semaine à Liège. Aujourd'hui, presque tous ont leur voiture ce qui réduit la durée des navettes. Dans le cours de l'industrialisation, les ouvriers travaillant au-dehors n'avaient pas la partie belle si on compare leurs horaires de travail. En 1850: 72 heures de travail, soit 6 journées de 12 heures. En 1889, la loi interdit le travail des enfants de moins de 12 ans. En 1905, le dimanche est proclamé officiellement jour férié! En 1921, la journée de travail est ramenée enfin à huit heures. En 1936, 600.000 grévistes réclament la semaine de 40 heures, soit 5 journées de 8 heures. Ils obtiennent des congés payés. En 1978, la semaine de 40 heures en 5 journées de 8 heures devient enfin officielle. Et depuis lors, le temps de travail diminue progressivement : 39, 38 heures, et pour certains moins encore. En 1995, on veut réduire le temps de travail pour offrir du travail aux très nombreux chômeurs, mais aussi pour travailler moins et "vivre mieux", avoir le temps de "vivre". En 1996 se dessine tendance vers la semaine des quatre jours En 1993 (Isabelle DEBROUX, dans La Meuse du 26 septembre) : "La commune de Crisnée veut aider les chômeurs et les minimexés. Crisnée s'inscrit dans une mission locale pour l'emploi de Waremme qui travaille en collaboration avec le FOREM, des assistants sociaux et des entreprises. Les actions proposées par cette mission intéressent les habitants. Cette action s'avère surtout intéressante pour les chômeurs de longue durée" (Bourgmestre Vanmal). C'est le CPAS de Crisnée qui s'occupe des personnes intéressées par ces redynamisation, motivation et formation en vue de quitter l'enlisement du chômage. À Crisnée, en 1991: 91 chômeurs (38 hommes, 53 femmes). En 1992: 79 chômeurs (27+52). Au 31 juillet 1996: 109 demandeurs d'emplois (48+61), dont, pour Fize, 23 chômeurs (7+16). 145

Comparaison
Année Village Nombre de rues Nombre d'habitants Nombre de maisons
1999 Kemexhe 11 670 247
1996 Fize-le-M 11 543 203
1985 Crisnée 10 569 188
2002 Thys 10 412 163
2004 Odeur 3 3... 118

Évolution de la population

à Crisnée à Odeur année habitants année hab. maisons

Fin 1965 2.115 habitants 1581 131 -

Fin 1993 2.298 habitants 1712 125 23

Fin 1995 2.358 habitants 1840 270 45

Fin 1997 2.411 habitants 1895 337 --

Fin 1998 2.505 habitants 1930 326 --

Mi-2004 2.712 habitants 1947 303 --

1.1.2008 2.906 habitants 2004 3.. 118

Citoyens européens vivant chez nous : en région liégeoise, Crisnée en a le moins (0,025 %) alors que Remicourt et Oreye en comptent 2%.

La vie à Odeur

Le Wallon local

Selon le dictionnaire de Jean Haust "Wallon liégeois", édition 1936, quelques exemples de mots qui différencient le parler d'Odeur de celui de ses proches voisins. Se disent...

En français / à Odeur / à Kemexhe, Oreye, Bergilers ...

un buttoir / rèhôssiheû / soukeû

badigeonneur - sprontchoû - splontchoû

à califourchon - a cabaye - a boudè

chatouiller - catouyî - fé catchèle

chiffonner - wastouyî - cafougnî

à cache-cache - âs rèspounètes - a catchète

à colin-Maillard - a bâbeu - a clignî

dénicher - piyî - rascode

dossier - poyîtche - dossîre (W)

écume - roufe - houme

embourbé - ramanou - dimoré

à foison - gruz'ler - trûler

fraisier - fravî - frèvî

plein de poux - tav'lé d'bièsses - plin d'pious

harnacher - armer - atèler

jaillir - spritchî - zût'ler (K)

la joue - djwèfe - tchîfe

jurer - djurer - sacrer (K)

manigancer - margouler - èmantchî

moisi - v(i)èrmouyi - tachamoussi

muer - mouwer - wayemer

une noix - ine djèle - inc djèye

ouvrir - doviè - droviè

paître - pahî - pahe

la pâtée de cochons - lofèt - amagnî

pelle - trouv'lète - palète

pinson - kêkeû - péson

prairie - corti - pré

pouvoir - polou - poleûr

au rebut - âs vîs wars - as rikètes

ricochet - dès rondinês - dès cèkes (K)

rigole - colîre - coyote

rosser - drôs'ner - tôyeter

scie à tronçonner - fièr a r'cèp'rèce - fièr cèp'rèce

semailles - sèm'hon - sèmâhe

valoir - valu - valou

vermoulu - vièrmouyi - vièrmoyou


Quelques correspondants qui ont enquêté dans la famille et leur entourage:

à Odeur : Mme Léonie Lagauche-Pierre

à Hognoul : Jules Herbillon

à Kemexhe : Fernand et Eugène Dethier

à Oreye : Léon Warnant

à Bergilers : Melle Marie Budenaers

à Remicourt : Clément Warnotte


Enseignement

Écoles et enseignants

Après plusieurs bâtiments qui accueillirent les écoliers kemexhois et peut-être quelques odeurois, une nouvelle école, commune aux enfants d'Odeur et de Kemexhe, fut construite dans la même rue d'Odeur, à mi-chemin entre les deux villages. Ce bâtiment, d'architecture typique de l'époque, existe encore aujourd'hui.

Tombeur Auguste fut le premier instituteur (connu) des enfants d'Odeur qui se rendaient à l'école communale commune aux deux villages de Kemexhe et d'Odeur. On ne sait rien des relations qui existaient entre les écoliers des deux villages. Auguste Tombeur y fonctionna jusqu'à sa démission le 31 décembre 1872. Il eut comme sous-instituteurs : du 22.3.1870 à septembre 1871: Jacquemin Honoré, né à Vance en 1848, diplômé de Virton. du 03.9.1871 à octobre 1871 : Cerfaux Florent, de Vitrival (Namur), diplômé de Malonne. Borsu François fut aussi un autre sous-instituteur d'Auguste Tombeur, depuis le 8 octobre 1871 jusqu'à son décès le 9 août 1876 à l'âge de 25 ans... Il provenait de Pousset.

Entre-temps, la commune d'Odeur était désireuse d'avoir sur son territoire sa propre école primaire. Un bâtiment fut construit qui rassemblait l'habitation de l'instituteur, une salle communale et une pièce pour l'école. Le premier titulaire de l'école communale d'Odeur, Dupain Jean Guillaume, était originaire de Grandville, y né en 1852. Il décéda le 17.01.1908, à peine âgé de 56 ans. 16.12.1895 : Donnay Joseph nommé intérimaire était diplômé de Nivelles, domicilié à Momalle, à partir du 17 décembre. 13.02.1903 : intérimaire Franck Fernand, diplômé de St-Roch, de Hody, à partir du 16 février. Deltour Marie Élisabeth née à Thys le 15 février 1863 qui sera nommée maîtresse de couture le 15 décembre 1881 et ne donnera sa démission que le 3 août 1923. Ensuite Irma Jacobs-Moyse (née à Lens-sur-Geer le 2 janvier 1913) qui travaillera 5 heures par semaine. Le médecin inspecteur était Nicolas Genot d'Othée.

Le titulaire Dupain Jean Guillaume cumula ses fonctions avec celles de secrétaire communal et d'organiste pendant de longues années. Il fut remplacé le 25 janvier 1908 par Clémence Dupain, sa fille, née à Odeur et diplômée de l'École Normale de Liège le 27 juillet 1902. (RC. du 27 juin 1915.)

Construction. Le 30 octobre 1929 est proposé le dédoublement de l'école primaire communale pour la raison que la population scolaire a atteint 52 élèves en 1924-1928. Le 1er janvier 1930, le dédoublement est autorisé par le Gouverneur.

Nomination. Le 3 février 1930, le Conseil élit Jean Botty né à Oreye le 24 avril 1905, diplômé de Theux qui entre en fonctions le 1er mars 1930. Il démissionnera le 26 juin 1954. Retraité à Oreye, il y est décédé en 1987. Le 3 juillet 1954, Dupain Suzanne née le 13.01.1922 et nièce de l'institutrice est nommée à Odeur et elle entrera en fonctions le 1er septembre 1954. Elle enseignera à Odeur jusqu'en 1965,

Le ler septembre 1965, en raison de la fusion des communes de Crisnée, Thys, Fize-le-Marsal, Kemexhe et Odeur, les écoles primaires communales des cinq villages ne sont pas vides : en attendant la construction de la nouvelle école à Fize, instituteurs et élèves sont transférés comme indiqués ci-dessous, sauf à Thys, dans les "anciennes" écoles communales.


Ruralités

La météo des moissons

"Vola qu'i rataque à ploûre " (Voilà qu'il recommence à pleuvoir) Jadis, avant le temps des Romains, les Anciens Belges, en hiver, dans leur climat froid et humide, se terraient, paraît-il, dans des abris creusés dans le sol et recouverts de fumier... Plus tard, et pendant des siècles, la coutume se transmit d'accoler les écuries et étables aux pièces d'habitation, les résidents les plus favorisés étant les varlets et herdiers qui, couchant près du gros bétail, profitaient au maximum de la chaleur que les bêtes irradiaient... Faute de prévisions météorologiques à la radio, puis télévisées, plus ou moins fiables, les gens s'en remettaient à leur expérience personnelle la saison, les nuages, quelques animaux particulièrement sensibles aux variations climatiques : le chat, l'hirondelle... (ED)

Les chroniques ont perpétué le souvenir de certaines années marquées d'événements extraordinaires. Nous en avons retrouvé des traces... Les froids, les étés torrides, les pluies et les sécheresses ne sont pas des phénomènes exclusivement récents.

711 Première inondation connue pour nos régions toucha la Meuse. 763 Il a gelé du premier octobre jusqu'à la fin de février 764. 858 La gelée a sévi de la Toussaint jusqu'à la mi-Carême... La Légia déborde, entraînant les maisons riveraines dans la Meuse. 874 La saison hivernale trop douce sera la cause dans le pays d'une foule de maladies. 981 D'abondantes chutes de neige sur toute l'Europe.

1125 L'hiver dure jusqu'au mois de mai; les loups affamés sortent des bois et attaquent. Femmes et enfants meurent de froid et de privations, l'été suivant ayant été très pluvieux, la récolte est avortée. Mortalité parmi le bétail manquant de fourrage.

1172 L'hiver est si clément que les feuilles poussent dès la fin de janvier. En février, les oiseaux font leurs nids et couvent.

1247 Il gèle littéralement à pierre (et arbres) fendre.

1289 Les mois d'hiver ont été presque aussi chauds que juin!

1374 Grosses pluies : à Liège, le quartier de l'Ile est sous eau!

1408 Suite aux pluies, tous les ponts de la Meuse sont emportés de Huy à Maestricht! Puis il gèle si fort que l'armée liégeoise revenant du siège de Maestricht traverse la Meuse sur la glace avec armes et bagages. Il gèle de la St-Martin à la Chandeleur de 1409..

1435 Gelée pendant 5 mois consécutifs : dès le 30 novembre, le froid persistera jusqu'au 30 juin. Pas de récolte. Donc la famine.

1487 L'hiver a été si rigoureux que ce froid a été considéré comme envoyé du Ciel en châtiment des iniquités des hommes...

1498 Noël : la neige tombe si dru pendant la Messe de Minuit que les fidèles éprouvent mille difficultés à rentrer chez eux

1506 "Il n'y eut pas d'hiver car la grêle, le givre, la neige et la glace furent cette année entièrement inconnus." Malheureusement, cette précocité du beau temps était d'ordinaire néfaste aux récoltes, comme cela se passera en 1577...

1512 La Meuse est prise par la glace du 14 novembre au 18 février; les transports de voyageurs vers Maastricht se font en voiture.., sur le fleuve

1564 14 semaines consécutives de gel et de neiges entravent la circulation. Pour économiser l'orge, on interdit "de brasser de la bière, nourrir chiens et autres bêtes inutiles". 1571. Il y a 81 cm d'eau à l'intérieur de l'ancienne Collégiale Saint-Paul à Liège.

1593 Juin. "Visitation des dégastes et domaiges faits par la tempeste et fout e tombé lundy dernier I4e du présent moix." Les récoltes et vergers sont ruinés à Thys, sauf une partie entre la voie de Lens et le ",r sec cette Chevel'otte".

1603 La stérilités est générale en Hesbaye, on ne récolte rien, ni fruits, ni légumes.

1608 L'hiver est si tardif que les cerisiers refleurissent en novembre. Par contre, l'hiver suivant, on pourra voyager sur la Meuse, en traîneau, de Namur à Rotterdam.

1643 Hiver est vif et prolongé, on va pouvoir traverser la. Meuse à pied sec pendant trois mois. Bien obligé car une crue de la Meuse a emporté le pont des Arches!

1692 Le 18 septembre, séisme en Belgique de 6,5 Richter, victimes surtout à Verviers. 1697 il pleuvra de la mi-mai jusqu'à la mi-novembre, Imaginez !...

1708-1709 Première indication exacte de l'histoire avec le thermomètre de Réaumur; la température descend cet hiver-là à - 20`. Louis XV grelotte dans son Versailles !

1739-1740 D'abord, les pluies de la mi-décembre provoquent de telles inondations qu'elles emportent les terres arables, et un curé écrit "Les eaux noient les Burons"! Puis, le froid persistant, rigoureux, gèle le pain et les boissons dans les habitations, et les animaux manquent de fourrage. À Liège, Bavière est noyée.

1759 Il gèle pendant 157 jours consécutifs.

1772 Par endroits, la neige atteint "six pieds de haut"

1795 Le thermomètre descend jusqu'à -22,50 .

1806-1807 : Cet hiver est extraordinairement clément. Les alouettes chantent en janvier. Le bétail est mis au vert au mois de mars.

Dès 1830 les observations météorologiques sont faites de manière régulière en Belgique 1836 L'hiver a été précoce et très long: 169 jours de gelées.

1845 Autre hiver rigoureux. Le printemps froid et l'été pluvieux sont néfastes aux récoltes: le gel a détruit la récolte de colza, la rouille se met dans le seigle, le mildiou réduit fortement la production de la pomme de terre. Détresse des paysans et famine.

1876 Incroyable : on récolte des fraises à la Noël! (Noté par un curé dans son registre). 1880 Les flots s'élèvent jusqu'à un mètre dans la rue Sainte-Véronique à Liège.

1888 Mois de juillet sombre : 100 heures d'insolation, ce sera le record jusqu'en l'an 2000!

1903 11 pleut du 23 juillet au ler octobre et la moisson se fait dans la pluie car on voyait rarement le soleil, Contraste : l'été 1904 sera si clément que la moisson sera accomplie (à la faux) en un temps record.

1917 Gel à -20°, les betteraves des silos sont impropres à la consommation des animaux. 1921 Première grande sécheresse du XXe siècle,

1926-1927 : Les anciens se souviennent des inondations. Le 29 décembre, le terrain du. Standard est sous eau. Rue Ste-Véronique et dans la cathédrale, les eaux montent à 1m80

1928-1929 L'hiver est si rigoureux que les grains ont gelé, les travaux à la campagne ne pourront reprendre qu'en fin mars.

1930-1940 : Décennie remarquable par les pertes de bétail dues à la brucellose . Le Gouvernement vote des crédits pour la lutte contre le doryphore des pommes de terre.

1932 Saison des betteraves abominable : boue, ornières, véhicules enlisés, etc....

1937 Il fait +10° le 15 décembre; brutalement -22' le 19 décembre : les grains sont gelés

1947 : L'hiver est si dur du 15 décembre au 27 février que les froments et escourgeons sont resemés en mars. Par contre, l'été sera un des plus chauds du siècle et 243h d'insolation, avec un record de 37,4@ le 15 aout. Betteraves sucrières déficitaires. 1953 Tempête historique le 1° février à la côte (11 t). Inondations en Hollande (1372 t)

1956 Trois semaines glaciales en janvier-février mortelles pour la moitié des froments et escourgeons. Il neige à Rome! La neige, en 1962, protègera les emblavures.

1974 La récolte des betteraves doit être momentanément suspendue à cause des terres détrempées. Période pluvieuse de septembre à décembre. L'hiver suivant sera doux..

1976 Grande sécheresse de mai à novembre, avec des températures élevées (plus de 30°), on doit abattre pas mal de bestiaux (manque de fourrage) d'où diminution des prix, mais la moisson est correcte. Fin juin-début juillet, 15 j avec des max. de + de 30'

1978 Le thermomètre descend à —18' et la neige tient plusieurs semaines.

1986 Il fait 34° le 4 août, peu en comparaison des 38°4 dans le bassin mosan le 9 juillet 1959...

1988 Dans la soirée du 16 mai, les orages tournent en rond sur la région, causant des dommages dans les champs de jeunes betteraves...

1989 L'année la plus clémente du siècle: beau temps de la mi-avril à la mi-novembre. Et l'hiver suivant sera doux et la température moyenne annuelle s'établira à 11,3°.

1990 En février, quatre tempêtes avec des vents dépassant 150km/h. Suivront six semaines de chaleur et sécheresse de juillet à la mi-août.

1991 En mars, gelées catastrophiques pour les arbres fruitiers, Le 25 mars, "pluie" de sable du Sahara, comme le 8 mai 88. Le 3 juin, le thermomètre ne dépasse pas 9,6@ : autre record! Le 31 décembre, "Monsieur Météo" Jules Metz (avec ses dictons bien choisis) prend sa pension de la RTBF. Dorénavant la météo, donnée après le JT, est sponsorisée.

1992 mai : en trois jours, la température monte de 12 à 30. En été, 43 jours d'orages (localisés), en 3 mois, apportent 363 mm d'eau ! Le record était de 360mm en 1850. Le 13 avril: un séisme (5,8 Richter) dont l'épicentre est situé au nord de Roermond.

1993 Temps excellent pour les cultures fruitières, ainsi que pour les céréales et les betteraves sucrières. À la fin de l'année, décembre n'ofrira que 15 h d'ensoleillement et battra tous les records de pluviosité : il tombe 170 mm d'eau provoquant, vers la Noël, inondations, catastrophiques (de l'Ourthe, par ex.). À Lixhe, la Meuse charrie, le 22 décembre, 3.850m3 par seconde soit 13 fois son débit normal. Comme en 1926.

1994 Le 2 mars, "La Meuse" titre : "L'hiver le plus moche du siècle"! Le 13 avril : "Jamais vu une météo pareille"! En quatre mois (de décembre à mars) : 403,8 mm d'eau et 96 jours de pluie. Été est sec et torride. Insolation record et chaleurs dépassant plusieurs fois les 30. Maximum enregistré : 34°7! Avec une température moyenne de 10,4°, le mois de novembre le plus chaud depuis 1830.

1995 Le record de pluies de janvier 1938 (137, mm d'eau en 28j) est battu : 143,6mm d'eau en 24 jours! Paradoxe : viendront en été sept semaines de grandes chaleurs et de sécheresse. Les moissons commencées vers le 20 juillet ont été rapidement terminées bonne qualité, mais le rendement a chuté de 10% par rapport à l'an dernier. Cette année a été bonne aussi pour les pommes de terre, le maïs, les betteraves, fruits et légumes. Toussaint : températures minimales les plus élevées depuis 1900. En octobre, plus de 10° de moyenne à Uccle. La chute des feuilles en est retardée de deux-trois semaines. Cette année, la hausse de la température moyenne de la planète Terre continue: l'augmentation est minime, mais constante: 14°84 contre 14°80.

1996 L'hiver n'a pas été dur, long et trop sec. De juillet 95 à juillet 96, le total pluviométrique n'a atteint que 526 mm pour une normale de 854,4mm. Soirée du samedi 9 juin : un orage trop généreux et ruissellements. Léger séisme (3,5 sur Richter) le 25 juillet à 0h30. Temps parfait pour la moisson, récoltes excellentes, En quelques jours, il tombe 229 litres/m2 : record absolu ! Le beau temps revient début septembre.

1997 L'hiver fut assez doux, mais les gelées d'avril ont compromis toutes les récoltes fruitières. Une saison d'été peu agréable : juillet quelconque, août trop chaud, trop sec... mais la dernière décade connaît un véritable déluge!

1998 Hiver doux, puis printemps bien arrosé. Une première quinzaine de mai quasi hivernale.. Juin sombre et humide juillet pluvieux, la récolte normale se fait en bonnes conditions. Canicule en août, inondations en septembre. Octobre le moins ensoleillé du XXe siècle : moins de 50 heures d'insolation, mais pluviosité supérieure à 250 litres / m² = 25 cm! Récoltes tardives des betteraves, 10 i 30% de pommes de terre gelées en terre.

1998, Biaises = 32,3 cm d'eau (soit 4 fois plus que la normale, 88 cm, calculée sur les 30 dernières années!). Insolation minimum : 93 h contre une moyenne de 195h, l'ancien record datait de 1888 : 100 h. Par contre, selon l'IRM, l'année 2000 a été l'année la plus chaude (après 1989 et 1990) depuis 1833, avec une température moyenne annuelle de 11,2°. La récolte de l'orge et du froment n'a commencé qu'en août, contrariée par verse et germination. Rapport diminué de 20%. Récolte fruitière bonne : couleur, calibre, goût, rapport sucre-acidité, mais... tonnes de fruits vont aux fabricants d'aliments pour bétail afin de bénéficier l'intervention de l'Europe 3,86F / kg pour détruire les fruits et soutenir les cours

XXIe siècle

2001 L'hiver n'a pas été dur : peu de neige. En avril : 28 jours de pluie (134 litres/m2) d'où retard pour les semis de betteraves, chicorées et pommes de terre. Mai trop sec et trop chaud. La moisson se termine le 15 août baisse de ± 10% du revenu agricole due au marasme du marché de la viande et au rendement moyen des récoltes céréalières et betteravières. Septembre pourri pour les pommes de terre: 200mm de pluie (moy. 70mm), 23 jours pluvieux (moy. 15 jours), peu ensoleillé 68 heures (moy .154h), temp. moyenne 16,3° (moy 19,1°)'...

2002 Février, anormalement doux, bat tous les records de pluviosité : 159 litres / m².. Léger tremblement de terre (4,7) le lundi 22 juillet vers 7h45. Première décade d'août pluvieuse retardant la moisson, mais la récolte de froment est bonne. Pommes de terre et betteraves promettent... Dimanche, 27 octobre : tempête avec rafales de plus de 1.40km/h. L'année des records de pluviosité et de faible ensoleillement. Neiges au Nouvel An.

2002 Année noire pour les froment et orge d'hiver touchés par les gels en janvier.

2003 Février, mars et avril connaîtront un déficit d'eau tandis que le printemps est exceptionnellement chaud (11,1° soit +2°) juin atteint un record historique : 19,4@ 1 Suit la canicule de la 1re quinzaine d'août (38,6° à Aubange le 8 août) et ses pies d'ozone. Au total, une année avec beaucoup de soleil et peu d'humidité... en Belgique. À l'étranger, on a vu d'incroyables incendies de forêts et des inondations catastrophiques. Le rendement en céréales est très bon, jusqu'à 10 T/l'ha. Celui du maïs est très bon et celui des betteraves a été exceptionnel : jusqu'à 70 T/l'ha et une teneur en sucre jusqu'à 20°, bien supérieure à la moyenne. Les pommes de terre sont moins grosses et moins nombreuses : 45 T au lieu d'une moyenne de 55. Les conditions de plantation de froment et orge d'hiver ont été escellentes, Et tombe la première neige en octobre...

2004 Des mini-tornades ici et là, les céréales versées. Le mois d'août (surtout la 2e moitié) a connu des pluies à, répétition (122,7 litres d'eau/m2 en 21 jours) qui interrompent ± 25% de la moisson. Le froment . vocation boulangère récolté risquait de perdre en qualité et de se voir déclassé en fourrager.. Heureusement l'embellie de début septembre a vu la sortie des moissonneuses... La récolte record au niveau mondial influencera le prix à 86€/T contre 130E l'an passé. Une chute des prix de vente risque de pénaliser les rendements trop prometteurs en pommes de terre et fruits. Belle récolte des chicorées et des betteraves sucrières..

À la Conférence internationale de Kyoto, on attribue les causes du réchauffement de la terre aux milliards de tonnes/an de dioxyde de carbone (CO2). Effet de serre : augmentation de la température moyenne, recul de 30% de certains glaciers, baisse des réserves d'eau potable, ici sécheresse et là inondations, là tempêtes, ouragans et ici canicule... Depuis 1833, la t° a subi une hausse de 1,9° surtout depuis 1987 ! La Conférence de Rio a préconisé des restrictions de 5 ou 10% des émissions de CO2, mais les pays industrialisés rechignent !

"Autrefois, nous avions des saisons bien marquées. Ce sont toutes ces inventions modernes et les bombes atomiques qui ont fini par détraquer le temps!" (Les gens)

Train, bus

Si au point de vue routier le village (sauf les habitants sur la N3) n'a vraiment pas à se plaindre avec cette grand-route, la chaussée-verte et l'accès tout proche à l'autoroute, il est moins bien loti pour ses transports ferroviaires.

Au milieu du siècle passé, faute de moyens de transport, ses ouvriers spécialisés (paveurs, maçons, plafonneurs, mineurs et ouvriers métallos) devaient, pour se rendre vers la banlieue liégeoise, y aller à pied, sinon aller prendre le train à Ans, à Momalle ou à Fexhe. Ils partaient pour toute la semaine, emportant leurs vivres pour six jours — Treus d'vant èt treus podrî, disaient-ils - (trois devant et trois derrière) et ils devaient chercher sur place un logement d'occasion.

Après la loco à vapeur vint le train électrique. Pas assez rapides : le TGV qui passe loin d'Odeur, au delà de l'autoroute, et le Thalys qui rogne une demi-heure sur le trajet Liège-Bruxelles, mettront Liège à 2H 30 de Paris. Machines pratiques si on se donne la peine d'aller les prendre à Liège-Guillemins dans l'ultramoderne nouvelle gare. Cela en attendant le développement du "Transrapid" allemand à suspension magnétique qui foncera, dit-on, à 400 km/h.

Les déplacements des Odeurois allaient avec le temps devenir moins compliqués. La ligne vicinale "Ans-Oreye" est mise en service le 1er juin 1890 dans des voitures au confort réduit traînées par une grosse locomotive verte à vapeur. La ligne qui s'étirait sur 16 km partait de la gare d'Ans, desservait Alleur et sa sucrerie, Xhendremael, Othée et Villers, repassait sur la grand-route au Bouhon, venait à Odeur, allait vers Crisnée et Thys pour rejoindre Oreye où un petit dépôt était organisé en terminus. Cette ligne permettait, outre l'acheminement des ouvriers et des voyageurs vers Liège, le transport des marchandises (pierrailles, charbon, animaux de boucherie) et particulièrement des betteraves sucrières vers la sucrerie d'Oreye d'abord, puis à la râperie de Crisnée au temps de la fabrication.

Dès 1892, la SNCV avait mis en service la ligne Waremme-Oreye, en 1893 la OreyeSaint-Trond et, dès octobre 1900 la ligne Hasselt-Oreye.Exploitée au départ par une entreprise privée "S.A. des Chemins de fer Ans-Oreye et extensions", cette ligne sera reprise en 1929 par la SNCV qui, le 15 juin 1936 inaugurera la ligne électrique directe Liège-Oreye-SaintTrond. Ces trams électriques disparaissent à leur tour le 20 décembre 1959 et sont remplacés par des autobus, de la SNCV d'abord, puis de la TEC en 1990.

Odeur est aujourd'hui desservi par les autobus du T.E.C.. Le terminus de Liège sur la Place Saint-Lambert est distant d'Odeur de moins de trois-quarts d'heure. Et le transport est gratuit pour les plus de 65 ans. (HER) (ED) (CHR.LM)

Bibliographie

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RC Registres communaux d'état-civil et de population de la commune de Crisnée

ED † Eugène Dethier ; 2000 ans de vie en Hesbaye "D'attuatuca à l'E5" 1976.

DAR Daris : Histoire du diocèse et de la Principauté de Liège aux XVe et XVIIIe siècles

LEJ Jean Lejeune : La Principauté de Liège, Eugène Wahle éditeur 1980

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PB Jeannine PAYE-BOURGEOIS : Hesbaye, terre méconnue

FP Fl.P. ISTA . Hannut-Waremme dans la tourmente de la 2e guerre mondiale vol III 1988

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CHR Chronique du XXe siècle (Elsevier)

INV Inventaire analytique des chartes Collégiale Ste-Croix, à Liège. (Poncelet, tome I, 1911)

REP Répertoire du mobilier des sanctuaires de Belgique

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CLE Clergé du diocèse de Liège 1825-1967

HER Les curés de Crisnée (Leodium XXXIV)

THI Nécrologie du clergé du diocèse de Liège

PACK Paquay : Visitationes archidiaconales 1613-1673, tome I.

MER Mercier : Vingt siècles d'histoire de l'Église

DRO Daniel-Rops : L'Église de la Cathédrale et de la Croisade

MAR Al.de Marneffe : Table des dignitaires du chapitre de St-Lambert (Seigneurs de Crisnée)

RdM R.de Mayer : Overblijfselen der Romeinsche Villa's

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FRE Doyen Fréson : Chronique archéol. du Pays de Liège

BAA F3ulcomm. Art. Arch. XXXVIII,XL,XLII,XLVI,XLIII

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LEF Jean Lefèvre : Traditions de Wallonie (Marabout)

TRA Histoire des Tramways aU Pays de Liège (GTF 1985)

ARS Henri Bernard : L'Armée Secrète 1940-1944 (Duculot 1986)

MON Moniteur Belge de 1939 à 1975

DVA Delvaux : Dictionnaire II

HAU Jean Haust : Dictionnaire de wallon liégeois (1933) (1938)

DIC Dictionnaire des communes belges (édition 1933)

MiH Emile Bouvier : Miroir de la Hesbaye.

FrM François Mahiels:Le Geer,une rivière hesbignonne,

les quotidiens La Meuse (MEU)), la Libre Belgique (LLB), Le Soir (LS)

et l'hebdomadaire "Patriote Illustré" (PI),

CHR Chronique des gens et des choses d'Odeur Louis Marneffe 2004



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