Nouvelle Démocratie (Grèce)


Nouvelle Démocratie (Grèce)
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La Néa Dimokratía (en grec moderne Νέα Δημοκρατία, ΝΔ), littéralement Nouvelle Démocratie ou Nouvelle République, est un parti politique grec conservateur, fondé en 1974 par Konstantínos Karamanlís.

Deux mois seulement après être revenu au pouvoir après la chute des colonels (juillet 1974), Konstantínos Karamanlís fonda un parti en vue de canaliser le soutien dont il disposait dans la population. Ce fut la Néa Dimokratía. Celle-ci remporta largement les élections de novembre 1974 (54,37 %). Le slogan durant ce scrutin fut « Karamanlis ou les tanks ».

Karamanlis concevait Néa Dimokratia comme un parti moderne et progressiste de centre-droit. Dans sa conférence nationale de 1979, la Néa Dimokratía définit son idéologie de « libéralisme radical », c’est-à-dire une double insistance : sur l'économie de marché d'abord, mais aussi sur l'intervention « décisive » de l'État pour maintenir la justice sociale.

Le parti remporta également les élections générales de 1977 : s’il n’obtient que 41,88 % des suffrages, en revanche il obtient une confortable majorité au Parlement. Karamanlis fut confirmé à son poste de Premier ministre. Il s’attacha à redéfinir les relations de la Grèce avec l’OTAN, et tenta de résoudre la question chypriote, suite à l’invasion de l’île par la Turquie. Il favorisa l’entrée de la Grèce au sein de la Communauté économique européenne (CEE), effective en 1981. Karamanlis fut très critiqué par les partis d’opposition (hostiles, par ailleurs, à l’intégration de la Grèce) pour n’avoir pas organisé de référendum sur cette question. En 1980, Karamanlis se retira au profit de George Rallis qui fut défait par le PASOK lors des élections parlementaires de 1981.

En 1989, Néa Dimokratia revint au pouvoir au sein d’une coalition gouvernementale dirigée par Tzannis Tzannetakis et rassemblant notamment la Coalition de Gauche et de Progrès. Cette participation à un gouvernement de coalition fut prolongée au sein du gouvernement de Xénophon Zolotas (novembre 1989-avril 1990). Au lendemain de nouvelles élections tenues le 8 avril 1990, Néa Dimokratia fut en situation de gouverner seule (gouvernement de Konstantínos Mitsotákis). En 1993, Néa Dimokratia est évincée du pouvoir par le PASOK et connaît une longue période de défaites électorales (1996 et 2000).

En janvier 2004, l’impopularité grandissante du gouvernement de Konstantínos Simítis conduisit ce dernier à annoncer la tenue d’élections anticipées pour le 7 mars. Néa Dimokratia remporta le scrutin face au PASOK. Kostas Karamanlis devint Premier ministre et remporta de nouveau les élections en septembre 2007.

Après les élections d'octobre 2009 Antonis Samaras a été élu comme chef du parti pour remplacer Kostas Karamanlis[1],[2].

Le parti commence alors à se diviser, surtout après l'annonce des mesures gouvernementales pour résoudre la crise économique. Dóra Bakoyánni est exclue pour avoir soutenu cette politique très libérale au nom du réalisme et de la fidélité à ses idées libérales. Cinq autres députés sont exclus ou partent en mai et novembre 2010 en raison de leur opposition à Samaras[3].

La Nea Dimokratia au Parlement grec en 2009 : 91 sièges

.


Résultats des élections parlementaires 1974-2007

Année Leader Votants Pourcentages Sièges Position au Parlement
1974
Konstantinos Karamanlis
2,669,133
54.4%
220
Gouvernement
1977
Konstantinos Karamanlis
2,146,365
41.8%
171
Gouvernement
1981
George Rallis
2,034,496
35.9%
115
Opposition
1985
Konstantinos Mitsotakis
2,599,681
40.8%
126
Opposition
1989-I
Konstantinos Mitsotakis
2,887,488
44.3%
145
Gouvernement de coalition
1989-II
Konstantinos Mitsotakis
3,093,479
46.2%
148
Gouvernement de coalition
1990
Konstantinos Mitsotakis
3,088,137
46.9%
150
Gouvernement
1993
Konstantinos Mitsotakis
2,711,241
39.3%
111
Opposition
1996
Miltiadis Evert
2,584,765
38.1%
108
Opposition
2000
Kostas Karamanlis
2,935,242
42.7%
126
Opposition
2004
Kostas Karamanlis
3,359,058
45.4%
165
Gouvernement
2007
Kostas Karamanlis
2,995,479
41.83%
152
Gouvernement
2009
Kostas Karamanlis, puis Antonis Samaras
2,295,967
33.48%
91
Opposition

Liens

Références


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