NouvelObs


NouvelObs

Le Nouvel Observateur

 Le Nouvel Observateur
NouvelObs-logo.gif

Pays France France
Langue(s) Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 3,50
Diffusion 541 577 ex. (2007)
Fondateur Claude Perdriel
Jean Daniel
André Gorz
Date de fondation 19 novembre 1964
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Denis Olivennes
Directeur de la rédaction Michel Labro
Guillaume Malaurie
Propriétaire Groupe Perdriel
ISSN 0029-4713

http://www.nouvelobs.com/

Le Nouvel Observateur (un temps intitulé France Observateur) est un hebdomadaire français d'information générale, dont le premier numéro sous son nom actuel a été publié le 19 novembre 1964, dix ans après sa création sous le nom de France Observateur. Il appartient au Groupe Perdriel. Le Nouvel Observateur est un journal de centre-gauche (considéré de sensibilité sociale-démocrate)[1].

Sommaire

Histoire

L'origine du journal est L'Observateur politique, économique et littéraire, hebdomadaire de 24 pages tiré, dès la première parution le 13 avril 1950, à 20 000 exemplaires. Il a été fondé par d’anciens résistants, Gilles Martinet de l’AFP, Roger Stéphane, Claude Bourdet et Hector de Galard de Combat et la collaboration de Jean-Paul Sartre. Il devient l'Observateur aujourd'hui en 1953 puis France Observateur en 1954. Dans la France d’après guerre, imprégnée de l’esprit de la résistance de gauche, France Observateur s’affirme comme un journal pugnace, mettant en avant la nécessité de donner leur indépendance aux colonies, dénonçant les scandales et les compromissions, la torture en Algérie. Le journal tire à plus de 100 000 exemplaires.

Début 1964, France Observateur subit des difficultés financières. Claude Perdriel, un industriel passionné par la presse, qui fondera plus tard Le Matin de Paris, et Jean Daniel, journaliste et écrivain, décident de relancer l'hebdomadaire qui devient le Nouvel Observateur le 19 novembre 1964.

La ligne rédactionnelle du magazine, mise au point par des penseurs tels que Maurice Clavel ou Gilles Martinet, puis après 1964 Jean Daniel, est l’héritière d'une longue période d'« opposition » aux gouvernements français de centre-droit et conserve une nette sensibilité « de gauche », incarnée notamment par la présence du philosophe André Gorz, qui signe alors ses contributions sous le nom de Michel Bosquet.

En 1974, familièrement appelé le Nouvel Obs, le Nouvel Observateur tire à 400 000 exemplaires. La raison de ce succès tient avant tout à sa capacité à saisir l’esprit du temps : il est représentatif de l’évolution des mœurs et révèle au grand public les nombreux courants socioculturels des années post-68.

En 1984, suite à de nouvelles difficultés financières, Claude Perdriel augmente le capital du Nouvel Observateur et en devient l’actionnaire majoritaire. De nouveaux journalistes sont engagés (Claude Weill, Olivier Péretié, Jean-Paul Mari…) et le concept du journal est modifié. Le Nouvel Observateur se rapproche du style «news magazine», relance l’idée des reportages et développe les faits de sociétés. Le supplément Obs de Paris apporte un regard sur le vie culturelle de la capitale tandis qu'un cahier économique est intégré au magazine à partir de 1985.

En septembre 1993, un supplément télévision fait son apparition, TéléCinéObs, dirigé par Richard Cannavo et diffusé à Paris et en province. Il devient national en janvier 1994. En 1995, Le Nouvel Observateur devient le premier magazine d'actualité français devant L'Express.

En 1999, nouvelobs.com, site d'information en continu sur Internet est lancé par Patrick Fiole (qui en dirige la rédaction) avec Christina Sourieau (direction des Editions Electroniques). Une équipe dédiée de journalistes est mise en place. C'est le Nouvelobs interactif.

En 2003, le supplément parisien, dont Guillaume Malaurie est rédacteur en chef, est rebaptisé Paris Obs. Le Nouvel Observateur se dote de suppléments régionaux dirigés par Patrick Fiole.

La direction du magazine a été assurée par Jean Daniel jusqu'en juin 2008, date à laquelle Denis Olivennes a été nommé directeur général délégué du groupe Nouvel Observateur et directeur de la publication de l'hebdomadaire. La direction de la rédaction a été confiée à Guillaume Malaurie et Michel Labro, qui ont succédé en décembre 2006 à Laurent Joffrin après son retour à Libération.

En 2008, Le Nouvel Observateur a publié une information erronée concernant le président Nicolas Sarkozy, ce que le magazine a reconnu[2] grâce à l’intervention du journaliste Jean Quatremer[3]. En février 2008, le rédacteur en chef Airy Routier a donné sur le site internet du Nouvel Observateur une autre information très contestée, sur un SMS qui aurait montré que « le président de la République était prêt, quelque temps avant son mariage, à en annuler les cérémonies à la condition que son épouse précédente, dont il venait de divorcer, revienne à lui. »[4].

La société des rédacteurs du magazine, attachée à l'indépendance des rédactions, a par ailleurs critiqué le directeur du journal Denis Olivennes pour avoir consacré à Nicolas Sarkozy un entretien de huit pages, en juin 2009, jugé excessivement complaisant[5].

Diffusion

Titre 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Diffusion totale 542 781 544 401 544 411 543 399 542 529 543 596 541 577
dont Diffusion payée totale 537 569 538 213 537 717 536 397 537 502 535 604

Sources : OJD 2009[6]

Direction du Nouvel Observateur

Direction générale

  • Directeur général délégué du groupe et directeur de la publication : Denis Olivennes
  • Directeur général adjoint : Jean-Claude Rossignol
  • Directeur commercial vente : Valéry Sourieau
  • Directeur commercial abonnement : Philippe Menat

Rédacteurs en chef exécutifs

Autres responsables de la rédaction

Rédaction du Nouvel Observateur

Le Nouvel Observateur compte parmi ses collaborateurs habituels des noms prestigieux comme ceux de Jacques Delors, Robert Badinter et Jean Lacouture[réf. nécessaire].

Chroniqueurs

Journalistes

Rubrique "Politique"

Rubrique "Monde"

Rubrique "Notre Epoque"

  • Responsable : Sylvain Courage

Rubrique "Économie"

  • Rédacteurs, reporters : Doan Bui, Nathalie Funès, Claude Soula, Natacha Tatu

Rubrique "Lettres-Arts-Spectacles"

  • Critique de danse : Raphaël de Gubernatis

Photographes

Dessinateurs, jeux

Autres publications du Groupe Perdriel

Article détaillé : Groupe Perdriel.

Notes et références

  1. Marianne n°637, p. 8, 4 au 10 juillet 2009 : "[Le] Nouvel Observateur, l'hebdomadaire de la gauche démocratique, ce journal majeur qui, jadis, a taillé la route entre Mendès France et Sartre, Foucault et Rocard, Miterrand et Furet." (en référence à l'interview accordé par Nicolas Sarkozy à l'hebdomadaire)
  2. article Nouvel Obs, 29 mai 2008
  3. Explications du journaliste Jean Quatremer
  4. « Une erreur ? oui », 13 février 2008
  5. http://www.liberation.fr/medias/0101577743-sarkozy-dans-l-obs-la-societe-des-redacteurs-marque-son-desaccord
  6. OJD 2009

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Histoire politique et culturelle de France Observateur, Tome 1, Philippe Tétart, L’Harmattan, 2001
  • Histoire politique et culturelle de France Observateur, Tome 2, Philippe Tétart, L’Harmattan, 2001
  • "L'Intelligence en action" : le Nouvel Observateur, Louis Pinto, Paris, Métailié, 1984.
  • Portail de la presse écrite Portail de la presse écrite
  • Portail de la France Portail de la France
Ce document provient de « Le Nouvel Observateur ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article NouvelObs de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Nouvelobs — interactif Nouvelobs interactif ou nouvelobs.com est un journal français d information en continu diffusé sur le Web dérivé du magazine hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lancé par le groupe Perdriel le 15 décembre 1999, dirigé par Patrick Fiole …   Wikipédia en Français

  • Nouvelobs interactif — ou nouvelobs.com est un journal français d information en continu diffusé sur le Web dérivé du magazine hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lancé par le groupe Perdriel le 15 décembre 1999, dirigé par Patrick Fiole, il se présente comme le… …   Wikipédia en Français

  • NouvelObs.com — Le Nouvel Observateur  Le Nouvel Observateur Pays …   Wikipédia en Français

  • Nouvelobs.com — Le Nouvel Observateur  Le Nouvel Observateur Pays …   Wikipédia en Français

  • Grève générale des Antilles française de 2009 — Grève générale des Antilles françaises de 2009 La grève générale a touché tous les secteurs, notamment la grande distribution, accusée de pratiquer des prix abusifs. La grève générale des Antilles françaises a commencé dans le département d outre …   Wikipédia en Français

  • Grève générale des Antilles françaises de 2009 — La grève générale a touché tous les secteurs, notamment la grande distribution, accusée de pratiquer des prix abusifs. La grève générale des Antilles françaises a commencé dans le département d outre mer de la Guadeloupe le 20 janvier …   Wikipédia en Français

  • Jacques Bino — Grève générale des Antilles françaises de 2009 La grève générale a touché tous les secteurs, notamment la grande distribution, accusée de pratiquer des prix abusifs. La grève générale des Antilles françaises a commencé dans le département d outre …   Wikipédia en Français

  • Affaire des frégates de Taïwan — L’affaire des frégates de Taïwan est liée à un contrat d’armement signé en août 1991 qui prévoit la vente par des industries françaises (menée par Thomson CSF) de six frégates devant servir à la marine taïwanaise. À cette occasion, plus de 500… …   Wikipédia en Français

  • Clearstream — Type Subsidiary Founded January 2000 (2000 january) Headquarters Luxembourg (city) …   Wikipedia

  • Ranucci — Christian Ranucci (* 6. April 1954 in Avignon; † 28. Juli 1976 in Marseille) war die drittletzte Person, die in Frankreich sowie in ganz Westeuropa hingerichtet wurde. Erhebliche Zweifel an seiner Schuld halten den Fall bis heute im öffentlichen… …   Deutsch Wikipedia


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.