Nouveau Brunswick


Nouveau Brunswick

Nouveau-Brunswick

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brunswick et New Brunswick (New Jersey).
Nouveau-Brunswick
New Brunswick
Drapeau du%20Nouveau-Brunswick
Armoiries du%20Nouveau-Brunswick
Drapeau Armoiries
Devise : Spem reduxit
(Latin : « L'espoir revint »)
New Brunswick-map.png
Pays Canada Canada
Capitale Fredericton
Plus grande ville Moncton
Langues officielles Français, Anglais
Lieutenant-gouverneur Graydon Nicholas
Premier ministre Shawn Graham (Libéral)
Superficie 73 908 km2 (8e)
 - Terre 71 450 km2
 - Eau 1 458 km2 (2,00 %)
Population (2008)
 - Totale 751 527 hab. (8e)
 - Densité 10 28 hab./km2 (4e)
Admission dans la Confédération
 - Date 1er juillet 1867
 - Rang 1e
Représentation au Parlement
 - Sièges à la chambre des communes 10
 - Sièges au sénat 10
Abréviation postale NB
Préfixe de code postal E
Gentilé Néo-Brunswickois
Fuseau horaire UTC -4
Domaine Internet .nb.ca
Autres provinces et territoires du Canada

Le Nouveau-Brunswick (API : /nuvobʁɔnzwik/), New Brunswick en anglais, est l’une des dix provinces canadiennes.

D’une superficie de 72 908 km², la province est un peu plus petite que l’Irlande, et la Belgique pourrait y entrer deux fois. La province compte 751 597 habitants (2008)[1]. Environ 65% de la population est anglophone, et 35% est francophone. C’est la seule province à être officiellement bilingue.

La capitale du Nouveau-Brunswick est Fredericton, et les trois plus grandes villes sont Moncton, Fredericton et Saint-Jean. Edmundston est la plus grande ville unilingue francophone du Canada à l'extérieur du Québec[2].

Le territoire du Nouveau-Brunswick est habité depuis au moins six mille ans et la province fut officiellement créée le 16 août 1784. Le Nouveau-Brunswick est l'une des quatre provinces fondatrices de la Confédération canadienne en 1867.

Sommaire

Étymologie

Le nom du Nouveau-Brunswick provient du nom anglais archaïque de la ville de Braunschweig en Allemagne. Il se prononce brone-zouik, certains le prononcent aussi de la façon anglaise.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Nouveau-Brunswick.
Le Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick est l'une des trois provinces maritimes canadiennes. Il est petit à l'échelle du pays. D’une superficie de 72 908 km², la province est un peu plus étendue que la Sierra Leone (le 117e pays le plus étendu du monde), un peu plus petite que l’Irlande, et la Belgique pourrait y entrer deux fois. La province s'étend sur plus de 300 km du nord au sud et de l'est à l'ouest. La mer est omniprésente au Nouveau-Brunswick, aucun point du territoire n'est à plus de 180 kilomètres de la mer. Il est bordé au nord par la baie des Chaleurs, à l'est par le golfe du Saint-Laurent et le détroit de Northumberland et au sud par la baie de Fundy.

Il partage une frontière avec l'État américain du Maine, avec les provinces du Québec et de la Nouvelle-Écosse, en plus d'une frontière maritime avec l'Île-du-Prince-Édouard.

Le Nouveau-Brunswick est boisé à 80 % environ, le restant se composant de marécages, de prairies, de terres agricoles et d'espaces urbains. Il se situe à l'extrémité nord des Appalaches, une cordillère de montagnes anciennes et érodées. La plus haute montagne est le mont Carleton.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Nouveau-Brunswick.

Préhistoire

Plusieurs peuples amérindiens ont habité la région au cours des derniers millénaires, tels que la culture archaïque des maritimes. Ceux qui restent sont les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddy.

Exploration européenne

Les Vikings ont vraisemblablement visité la région, au XIe siècle. Des pêcheurs basques, bretons et normands visitèrent la région à partir du XIIIe siècle. Jacques Cartier mit pied à Miscou et explora le littoral de la baie des Chaleurs, en 1534. Samuel de Champlain et Pierre Dugua de Mons fondèrent une colonie à l'Île Sainte-Croix, en 1604. Elle fut abandonnée l'année suivante en raison des conditions de vie difficiles. Ces derniers explorèrent le reste de la région durant les années suivantes. Le Fort Sainte-Marie, aussi appelé La Tour, fut fondé en 1631 par Charles de Saint-Étienne de La Tour au bord du fleuve Saint-Jean. C'est le premier établissement permanent français. Charles de Menou d'Aulnay attaqua le fort. Après un siège de quatre jours, où Françoise Marie Jacquelin défendit avec bravoure le fort, il tomba aux mains de l'ennemi. D'Aulnay le fit brûler et construisit le fort Saint-Jean, sur la rive opposée du fleuve.

Époque coloniale française

Articles détaillés : Acadie et Histoire de l'Acadie.

Des Acadiens s'établirent durant le siècle suivant, principalement à Beaubassin et ensuite aux Trois-Rivières. Dans la seconde moitié du 18ème siècle, les britanniques déportèrent brutalement les Acadiens. Certains errèrent jusqu'à Philadelphie, furent rejetés comme "papistes" par les protestants locaux, gagnèrent la France pour tenter un retour sur les lieux d'origine de leurs ancêtres. D'autres, prisonniers sur des pontons anglais croupirent avant d'être rachetés par Louis XVI. Devant l'échec de cette nouvelle émigration, les anciens Acadiens ou issus des Acadiens, après trois décennies françaises dans des conditions particulièrement difficiles et douloureuses, entreprirent de rentrer en Amérique du Nord. Leur retour pathétique se solda simplement par une voyage vers la Nouvelle Orléans, origine de la "francophonie" locale. Certain réussirent à rentre dans ce qui était désormais le Nouveau Brunswick, d'autre s'installèrent à Saint-Pierre et Miquelon, dans les bouches du Saint-Laurent. Deux siècles plus tard, marqués par leur histoire douloureuse, les Acadiens d'aujourd'hui continuent à porter les couleurs d'un peuple fier et fort que l'ignominie et le déracinement forcé n'ont pas réussi à vaincre: ils demeurent, après les autochtones, la plus ancienne implantation humaine de leur province. Leur parler a ce charme intemporel des mélanges de vieux français et d'apports anglophones, forçant les meilleures oreilles à....des prouesses de détection !

Époque coloniale britannique

Après la chute du fort Beauséjour, en 1755, les Acadiens furent déportés. Une résistance armée s'organisa à certains endroits, d'autres villages furent complètement rasés. Des centaines fuirent vers les fleuves Saint-Jean et Miramichi. Poursuivis par les Britanniques, ils se réfugièrent encore plus loin en haut du Saint-Jean, ou sur le littoral de la baie des Chaleurs. La déportation dura jusqu'en 1763, et la plupart des communautés furent touchées. Après la proclamation royale de 1764, certains Acadiens revinrent s'établir avec ceux ayant échappé aux raids. Quelques colons anglophones s'établirent dans la région surtout à partir de 1755. Avant la Révolution américaine ils étaient majoritairement des colons venant de la Nouvelle-Angleterre, connus sous le nom de planters ou planteurs[3]. Des colons provenant de la colonie de Rhode-Island s'installèrent aux alentours de Sackville, au sud-est[4]. D'autres fermiers de Yorkshire en Angleterre s'ajoutèrent á ce petit groupe avant 1771.

En outre, des colons de la Pennsylvanie, sous l'influence d'un officier suisse dans l'emploi britannique, Georges Frédéric Wallet Desbarres, s'installèrent dans la région de Hopewell et Moncton (alors souvent écrit Monckton à cette époque)[5]. Pourtant il fallut attendre la Révolution américaine avant de voir plus de communautés anglophones se former. En effet, des milliers de loyalistes qui s'étaient opposés à la révolution, dépouillés de leurs terres et la plupart de leurs biens par le gouvernement de la nouvelle république américaine, s'échappèrent après le Traité de Paris en 1783 et vinrent s'établir en Nouvelle-Écosse. Ceux qui reçurent des allocations de terres dans la vallée du fleuve Saint-Jean ou le long des côtes de la baie de Fundy ou le détroit de Northumberland devinrent bientôt mécontents d'être gouvernés d'aussi loin qu'Halifax. Alors le gouvernement britannique créa la province du Nouveau-Brunswick en 1784. Parmi les communautés colonisées par les loyalistes après 1783 sont St. Andrew's, Saint-Jean et Sussex, ainsi que les petites communautés de la vallée du fleuve Saint-Jean. Le premier gouverneur de la province de Nouveau-Brunswick, Thomas Carleton choisit comme capitale de la province le hameau de Ste-Anne, renommé Frederick's Town (ensuite Fredericton) après le troisième fils de George III[6]. En tous, quelques 14,000 à 15,000 réfugiés loyalistes, dont la plupart étaient nés en Amérique sont réputés d'être venus au Nouveau-Brunswick lors de cette migration[7].

Durant le XIXe siècle, l'économie du Nouveau-Brunswick se développa. On construisit plusieurs scieries, des chantiers navals et plus tard des chemins de fer.

Au cours de ce siècle, le peuple acadien commença à se doter d'institutions et de tenter de se donner plus de place dans la province.

Le Nouveau-Brunswick dans le Canada

En 1867, le Nouveau-Brunswick fut l'une des quatre provinces fondatrices du Dominion du Canada. La conférence de Charlottetown, en 1864, avait pour but à l'origine de former une Union des Maritimes, soit le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse. En raison de craintes face à la Guerre civile américaine et aux raids fenians le long de la frontière, certains proposèrent d'élargir la portée de l'union. Cet intérêt provint de la Province du Canada et une requête fut faite par les Canadiens aux gens des Maritimes de modifier les termes de la rencontre.

Plusieurs citoyens du Nouveau-Brunswick ne voulaient pas de cette confédération élargie, craignant que les besoins de la région soient étouffés par ceux du reste du pays. Plusieurs politiciens impliqués, tels que Samuel Leonard Tilley, se retrouvèrent sans siège à l'élection suivante.

À la suite de la Confédération, on se rendit compte que les opposants au projet avaient raison, les Maritimes éprouvant alors des problèmes économiques significatifs. De nouvelles politiques nationales et barrières commerciales vinrent déranger les relations commerciales traditionnelles entre la région et le Royaume-Uni. La situation au Nouveau-Brunswick fut exacerbée par le Grand incendie de Saint-Jean en 1877 et par le déclin de l'industrie de la construction navale. Finalement, La récession provoquée par la Panique de 1893 fit baisser de façon significative les exportations. Plusieurs travailleurs expérimentés perdirent leur emploi et durent en chercher un nouveau dans les autres provinces à l'ouest ou aux États-Unis. L'économie reprit de l'expansion au début du XXe siècle. L'industrie manufacturière prit de l'importance avec la construction de plusieurs usines de textiles. Également, la construction de plusieurs nouvelles scieries un peu partout dans la province permit de construire de plus grandes usines de pâtes et papier. Le taux de chômage demeura tout de même élevé et la Grande dépression exacerba la situation.

Entre 1871 et 1875, une crise majeure secoua le Nouveau-Brunswick. En effet, une loi prévoyant une transformation du système scolaire et en particulier l'abolition des cours d'enseignement religieux causa la colère de la population acadienne et irlandaise.

Plusieurs régions autrefois sauvages furent colonisées pour permettre aux gens touchés d'échapper à la pauvreté. Deux familles acquirent une fortune considérable après la crise soit les Irving et les McCain.

Les tensions linguistiques se firent moins fortes vers la fin des années 1990. Toutefois, à la suite de la nouvelle majorité de la population francophone à Bathurst, les problèmes refirent surface. À la suite des pressions anglophones et francophones, le gouvernement provincial modifia la loi pour exiger que toutes les cités et municipalités ayant plus de 20% de gens parlant l'une des deux langues officielles offrent des services dans cette langue.

Politique

Article détaillé : Politique du Nouveau-Brunswick.

Système politique

Le Nouveau-Brunswick a un système parlementaire monocaméral. L'Assemblée législative de Fredéricton a 55 sièges. Normalement, le parti qui dirige est le parti qui obtient le plus de sièges lors des élections provinciales. Les élections se tiennent tous les cinq ans ou moins mais le lieutenant-gouverneur, sur consultation du Premier ministre, peut déclencher les élections à tout moment. Le gouvernement peut aussi être destitué par une motion de censure. Le Premier ministre est le chef du parti qui a le plus de sièges au Parlement. Le parti actuellement au pouvoir est le Parti libéral et le Premier ministre, Shawn Graham, dirige une majorité de 29 députés.

Institutions politiques

Dynamisme politique

Il y a deux partis politiques dominants au Nouveau-Brunswick, le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur. Le Nouveau Parti démocratique a déjà obtenu des sièges au parlement mais jamais la majorité. De temps à autres, d'autres partis comme le Confederation of Regions Party of Canada ont obtenu des sièges au Parlement, mais seulement lors de votes de protestation. Donc, le Nouveau-Brunswick est essentiellement dirigé tour à tour par les deux mêmes partis.

Les dynamiques de la politique au Nouveau-Brunswick sont différentes de celles des autres provinces du Canada. Le fait qu'il n'y ait pas de ville dominante dans la province veut dire que le gouvernement doit se préoccuper de sujets affectant toutes les régions de la province. De plus, la présence d'une large minorité francophone fait qu'un consensus politique est nécessaire, même quand il y a une majorité présente au gouvernement. De cette façon, la politique provinciale au Nouveau-Brunswick tend à s'aligner sur la situation de la scène fédérale plus concrètement que les autres provinces.

Au cours des cinquante dernières années, il y a eu une tendance dans la province à élire de jeunes chefs et à leur donner de longs mandats avec une forte majorité. Tous les chefs récents étaient bilingues. Cette combinaison d'attributs tend à rendre les premiers ministres du Nouveau-Brunswick importants sur la scène fédérale. L'ancien premier ministre, Bernard Lord (progressiste-conservateur), est considéré comme un chef potentiel du Parti Conservateur du Canada si le premier ministre Stephen Harper se retirait de la politique. L'ancien premier ministre libéral Frank McKenna a été un candidat présumé à la succession de Paul Martin mais a décidé de ne pas tenter sa chance.

Bilinguisme

Le caractère bilingue du Nouveau-Brunswick en fait une province unique au Canada, le bilinguisme de cette province étant garanti par la Constitution canadienne pour mettre ce territoire à l'abri des aléas politiques.

Voir aussi : Partis politiques néo-brunswickois, Liste des premiers ministres du Nouveau-Brunswick

Démographie

Article détaillé : Démographie du Nouveau-Brunswick.

Culture

Articles détaillés : Culture néo-brunswickoise et Acadie.

Arts

La population du Nouveau-Brunswick comptant des habitants de langue anglaise et française, elle a produit des célébrités appartenant aux deux groupes linguistiques. Mentionnons:

Sports

Comme partout ailleurs au Canada, le hockey est le sport le plus populaire du Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire]. La province compte ainsi trois équipes dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, soit le Titan d'Acadie-Bathurst, les Wildcats de Moncton et les Sea Dogs de Saint-Jean. Le golf vient en deuxième place. La ringuette, le soccer, le basket-ball et le volley-ball sont parmi les autres sports les plus populaires.

Personnalités sportives du Nouveau-Brunswick: Myriam Lamarche, judo, née à Saint-Quentin; Milaine Thériault, ski de fond, née à Saint-Quentin; Mathieu Labrie, hockey, né à Saint-Quentin

Gastronomie

Les fruits de mers sont au premier rang, surtout les poissons et le homard, mais il ne faut pas oublier la cuisine traditionnelle acadienne, comme la poutine râpée, la râpure, les crêpes râpées et le fricot.

Médias

Le Nouveau-Brunswick possède quatre journaux quotidiens. L'Acadie Nouvelle est publié à Caraquet mais distribué dans toute l'Acadie des Maritimes. Les quotidiens anglophones sont le Daily Gleaner, de Fredericton, le Times & Transcript, de Moncton et The Telegraph Journal, publié à Saint-Jean mais ayant aussi une édition provinciale.

De nombreuses autres publications, tant françaises qu'anglaises, sont publiées localement, la plupart hebdomadairement.

Les trois quotidiens et la plupart des hebdomadaires anglophones appartiennent à Brunswick News, du groupe J.D. Irving[8]. Le second groupe de presse dans la province est Acadie Presse, qui publie L'Acadie Nouvelle.

La Télévision de Radio-Canada possède plusieurs bureaux à travers le Nouveau-Brunswick. Sa principale station francophone est à Moncton et sa principale station anglophone est à Fredericton. Global est basé à Saint-Jean mais possède aussi des bureaux à Fredericton et Moncton. CTV Atlantic, la station locale du Réseau CTV, est basée à Halifax, en Nouvelle-Écosse, mais possède aussi des bureaux à Moncton, Fredericton et Saint-Jean.

Il y a plusieurs stations de radio privées dans la province, la plupart des villes en possédant au moins une ou deux.

Les autochtones

Les trois peuples autochtones du Nouveau-Brunswick sont les Mi'kmaqs, les Malécites et les Passamaquoddys. Ces derniers ne sont pas officiellement reconnus par le gouvernement fédéral. Ces peuples font partie de la famille algonquienne.

Selon le recensement de 2006, les personnes déclarant ayant une identité autochtone étaient au nombre de 17 655, un certain nombre vivant dans les 15 nations suivantes: Bouctouche, Burnt Church, Eel Ground, Eel River Bar, Elsipogtog, Fort Folly, Indian Island, Kingsclear, Madawaska, Metepenagiag, Oromocto, Pabineau, St. Mary's, Tobique et Woodstock.

Sur le plan linguistique, les données du gouvernement canadien et du gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick concernant les trois peuples autochtones du Nouveau-Brunswick sont les suivantes[9] :

  • anglais comme langue maternelle : 53,9 %
  • français comme langue maternelle : 25,8 %
  • langues autochtones diverses comme langue maternelle : 17,7 %
  • réponses multiples : 2,5 %

Dans les cas où ils n'utilisent pas une langue autochtone, les amérindiens du Nouveau-Brunswick utilisent comme langue d'usage soit l'anglais, soit le français.

Plus précisément, 82 % des Autochtones de la province utilisent l'une ou l'autre des deux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

De ce nombre, les deux tiers ont l'anglais pour langue usuelle (50 % du total des Autochtones), alors qu'un tiers a le français pour langue habituelle (25 % du total des Autochtones). En dehors de ces 75 %, il y a 25 % d'autochtones qui utilisent soit une langue autochtone, soit plusieurs langues.

On constate donc que la répartition du français et de l’anglais comme langues parlées par les Autochtones correspond à celle de la population générale au Nouveau-Brunswick (voir Langue). Mis à part le Québec, le Nouveau-Brunswick est le seul territoire dans toute l’Amérique du Nord où le français est parlé par une proportion aussi importante d'Autochtones (au Québec c'est plus d'un Autochtone sur deux qui utilise le français comme langue d'usage, unique ou principale).

Langue

Les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick sont le français et l'anglais. Environ 32,9% de la population a pour langue maternelle le français et 64,6% l'anglais. 0,7% de la population ont les deux comme langue maternelle et 1,75% de la population est allophone. La signalisation routière est bilingue (anglais/français) dans toute la province.

La région francophone occupe tout le nord et l'est, c'est-à-dire en amont du fleuve Saint-Jean, dans la région de Saint-Quentin ainsi que sur les rives de la baie des Chaleurs et du golfe du Saint-Laurent. La région anglophone se situe dans le sud, le centre et l'ouest, en d'autres mots sur les rives de la baie de Fundy, en aval du fleuve Saint-Jean et dans la vallée de la fleuve Petitcoudiac. Pour simplifier, on peut dire qu'une ligne diagonale allant du nord-ouest au sud-est sépare le Nouveau-Brunswick en deux « régions linguistiques ».

La situation se complique dans les principales villes. Bien qu'elle soit située en région majoritairement francophone, la population de Bathurst et de Campbellton est à près de 50% anglophone. Le Grand Moncton est situé à la limite des deux régions linguistiques. Moncton est à 35% francophone, Dieppe est à 80% francophone et Riverview est majoritairement anglophone.

Il y a en plus des enclaves, comme par exemple la population anglophone de Miscou et celle de Cowans Creek, près de Inkerman, Maltempec et Tracadie-Sheila.

Divisions administratives

La division administrative de base est le comté, qui sont au nombre de 15. Chaque comté possède un chef-lieu, qui jusqu'en 1966 était le siège d'une municipalité de comté. Certains chefs-lieux ont toujours une importance administrative alors que les comté continuent d'être utilisés dans les différents découpages administratifs et pour le recensement.

Chaque comté est subdivisé en paroisses, qui élisaient chacune des conseillers au conseils de comtés avant leur dissolution en 1966, qui à leur tour élisaient un préfet. Il y a en tout 154 paroisses dans la province. Chaque paroisse est constituée en districts de services locaux (DSL) mais la plupart des paroisses contiennent plusieurs DSL. De plus, des municipalités sont constitués dans la plupart des paroisses. Le Nouveau-Brunswick comprend ainsi 7 cités, 26 villes, 68 villages, 3 communautés rurales et 268 DSL. Finalement, il y a une vingtaine de réserves indiennes, regroupées au sein de Premières nations, chacune gouvernées par un conseil de bande présidé par un chef.

Plusieurs services publics de compétence municipale sont par ailleurs régis par des organismes régionaux, par exemple les commission de gestion des déchets solides et les commissions d'aménagement pour l'urbanisme.

Les municipalités actuelles remplacent les anciennes municipalités de comtés. Chaque type de municipalité a un fonctionnement semblable, bien que les cités aient certaines obligations supplémentaires et que les villages n'ont pas à offrir autant de services publics que les autres municipalités. Une municipalité est gouvernée par un conseil municipal, présidé par un maire. Les DSL sont quant à eux gérés directement par le gouvernement et ne sont donc pas à proprement parler des municipalités mais leurs citoyens peuvent élire un comité consultatif de cinq membre dont un président. Nombreux sont les DSL ne possédant pas de comité consultatif et plusieurs initiatives sont en cours afin d'améliorer la participation de la population à la gouvernance locale. C'est ainsi qu'est née la Communauté rurale en 1993. En 2008, le Rapport sur la gouvernance locale proposait de réformer l'administration locale en modifiant la gestion ainsi que la fiscalité et en regroupant les actuelles municipalités et DSL en 12 « districts de services régionaux », ensuite subdivisés en « entités municipales ».

Économie

L'économie du Nouveau-Brunswick est une économie de services dominée par les secteurs financiers, de l'assurance et de la santé. L'éducation est essentiellement centrée dans les trois plus grandes villes.

Le tourisme y est très important, particulièrement l'été pour les visiteurs en provenance du Québec, de l'Ontario et des États américains environnants. Les régions les plus populaires sont le sud-est, dans les environs de la baie de Passamaquoddy (dominée par la ville de St. Andrews) et dans le sud-est, avec les villes de Shédiac et Moncton.

L'industrie lourde est centrée à Saint-Jean, l'économie de Fredericton est dominée par les services gouvernementaux, les universités et l'armée. Moncton est un centre commercial, de transport et de distribution, avec d'importantes infrastructures ferroviaires et aériennes.

Le secteur primaire occupe également une place importante dans l'économie locale avec notamment les exploitations forestières, minières, agricoles et piscicoles. L'industrie de pâte à papier occupe la première place, en vue des cinq usines de pâte à papier qui sont situées aux quatre coins de la province. La culture la plus importante est celle de la pomme de terre, tandis que les pêches les plus importantes sont celles du crabe des neiges, du homard et des pétoncles.

L'industrie minière est aussi des plus développée au Nouveau-Brunswick, sa valeur s'élevant à près de 1,5 milliard $ en 2006[10]. Il y a trois mines produisant du zinc, du plomb et du cuivre, une mine à ciel ouvert de charbon alimentant Énergie NB, une mine souterraine de potasse et de sel ainsi que 10 grandes carrières[10]. La mine Brunswick est la plus importante mine souterraine de zinc au monde[11]. La province produit plus de 93% du bismuth canadien[réf. nécessaire]. Le tiers du la province est composé de roches du carbonifère, qui pourrait contenir du gaz naturel[12]. L'industrie s'est développée récemment, en particulier depuis la construction d'un gazoduc reliant la Nouvelle-Écosse aux États-Unis via le sud de la province[12]. L'un des premiers puits de pétrole commercial au monde a été foré à Memramcook en 1859. Le Nouveau-Brunswick compte 24 exploitants de tourbières, situées pour la plupart dans la péninsule Acadienne et dans la région de Baie-Sainte-Anne[13]. Sa production de tourbe est très importante à l'échelle mondiale.

Les plus grands employeurs sont les industries Irving, plusieurs multinationales forestières, le Gouvernement du Nouveau-Brunswick et les industries McCain

Industrie forestière

Books-aj.svg aj ashton 01.svg Les informations mentionnées dans cette partie proviennent des sources suivantes [14],[15]

L'industrie forestière au Nouveau-Brunswick génère des revenus de 2,1 milliards de dollars, soit 11% du PIB provincial. Les produits forestiers représentent 40% de la valeur des exportations de la province. L'industrie crée environ 14 000 emplois directs et 13 000 emplois indirects. Les emplois directs à eux-seul représentent une masse salariale de 480 milliards de dollars. C'est dans la ville de Saint-Quentin que l'on retrouve l'un des plus gros employeurs de la province, à savoir le Groupe Savoie, ce qui fait de Saint-Quentin l'une des plus importantes villes forestières (et agricoles) du Nouveau-Brunswick.

La province a une superficie de 7,2 millions d'hectares. 6,1 millions d'hectares sont couverts de forêt et de ce nombre, 5,9 millions d'hectares représentent un potentiel économique. Il y a deux types de terres à bois au Nouveau-Brunswick: les terres de la Couronne et les terres privées. Les terres de la couronne sont divisées en 10 zones (licences), qui sont louées à 6 grandes compagnies forestières (licenciés) et environ 50 sous-licenciés.

Les terres de la couronne représentent 51% des terres à bois, les terres fédérales 2%, les terres privées des particuliers 29% et les terres privées des compagnies forestières 18%.

Dans les terres de la couronne, 150 000 hectares sont protégés, il y a plus de 800 zones hivernales pour les chevreuils représentant 280 000 hectares, 450 375 hectares de forêts primaires et 400 000 hectares de zones tampons autour des cours d'eau. 33% des terres de la couronne sont sous une direction spéciale.

Moins de 2% (60,000 hectares) des terres publiques sont coupées à chaque année, et deux-tiers repousseront naturellement.

Coupes annuelles et coupes permises, sur les terres de la couronne (2004-2005)
Type de bois Volume coupé (mètres cubes) Volume permis (mètres cubes)
Bois mou 3 290 000 3 494 000
Bois dur 1 530 000 1 870 000
Total 4 820 000 5 364 000

Pêche

Le Nouveau-Brunswick compte de nombreux ports de pêche, dont le plus lucratif et l'un des plus grands est le port de Shippagan, pouvant accueillir 90 bateaux[16]. Le seul chantier naval, celui de Bas-Caraquet, a déjà été le principal chantier de réparation au Canada mais nécessite des investissements importants[17]. L'École des pêches du Nouveau-Brunswick, à Caraquet, offre des cours collégiaux dans les différents domaines de l'industrie.

Les règles en vigueur concernant les droits de pêche sur la section de Nouveau-Brunswick ont relativement évolué depuis la loi de 1988 qui est à ce jour une des lois les plus connue dans le monde juridique canadien[réf. nécessaire].

Tourisme

Transports

Par voies aériennes:

L'aéroport international du Grand Moncton (YQM) offre des liaisons directes avec WestJet et Air Canada Jazz sur Montréal, Ottawa, Toronto et Halifax quotidiennement. Continental Express offre également des vols direct quotidiennement sur Newark (New Jersey) Air Saint-Pierre offre quelques vols hebdommadaires sur Saint-Pierre-et-Miquelon en saison et en saison hivernal, Air Transat et Sunwing desservent les caraïbes.

L'aéroport de Fredericton (YFC), quant à lui plus petit, offre aussi des vols directs sur Montréal, Ottawa, Toronto et Halifax sur les ailes d'Air Canada Jazz. Air Transat offre des vols saisonniers sur Londre-Gatewick et vers le sud. Sunwing Airlines offre également des vols nolisés en hiver vers les Caraïbes.

L'aéroport régional de Bathurst (ZBF) dans le nord de la province est desservit uniquement par Air Canada Jazz avec des vols quotidiens sur Montréal.

Par voies ferroviaires:

ViaRail Canada est présent dans quelques villes de la province. Une liaison partant de Montréal vers Halifax s'arrêtant à: Bathurst, NewCastle et Moncton est offert 6 fois par semaine dans les 2 directions. (sauf le mardi)

Symboles

Armoiries

Le blason du Nouveau-Brunswick fut accordé par la reine Victoria en 1868. Le lion symbolise les liens avec l'Angleterre et le Royaume-Uni, tandis que le bateau symbolise l'importance de la mer, la tradition maritime et l'industrie de la construction navale. Les autres éléments des armoiries ont été accordés par la reine Elizabeth II le 25 septembre 1984 à l'occasion d'une visite à Fredericton[18].

Le drapeau

Article détaillé : Drapeau du Nouveau-Brunswick.
Le drapeau du Nouveau-Brunswick.

Le drapeau du Nouveau-Brunswick s'inspire des armoiries provinciales. Il a été adopté par proclamation le 24 février 1965[18].

Devise

La devise provinciale est Spem Reduxit, qui signifie L'espoir fut restauré en latin[18].

Autres symboles

La mésange à tête noire.

L'emblème floral est la violette cucullée (Viola cuculla)[18].

Le tartan provincial a été adopté en 1969[18].

La mésange à tête noire (Poecile atricapillus) fut proclamée oiseau-emblème en août 1983, à la suite d'un concours organisé par la Fédération des naturalistes du Nouveau-Brunswick[18].

Le 1er mai 1987, le sapin baumier (Abies balsamea) est devenu l'emblème arboricole provincial, pour sa présence dans les forêts et son importance autant pour l'industrie des pâtes et papier que pour la tradition de l'arbre de Noël[18].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références

  1. Le Quotidien, le mercredi 25 juin 2008. Estimations de la population canadienne
  2. Moncton au Nouveau-Brunswick et par exemple Sudbury, en Ontario, ont plus de francophones, mais ils y sont minoritaires.
  3. Esther Clark Wright, Planters and Pioneers, Nova Scotia, 1749-1775
  4. Esther Clark Wright, The Loyalists of New Brunswick, 1940, p. 111
  5. Ibid, p. 113
  6. Ibid, p. 144
  7. Ibid, p. 167.
  8. (en) Brunswick News -Publications
  9. (population ayant déclaré une identité autochtone, selon la langue maternelle, par province et territoire, recensement de 2001)
  10. a  et b (fr) Ministère des ressources naturelles du Nouveau-Brunswick - - Activités de l'industrie
  11. (fr) Falconbridge - Mine Brunswick
  12. a  et b (fr) Ministère des ressources naturelles du Nouveau-Brunswick - Pétrole et gaz naturel - Activités de l'industrie
  13. (fr)[pdf] Ministère des ressources naturelles du Nouveau-Brunswick - Information sur l'industrie de la tourbe 2008
  14. http://nbforestry.com/?section=13&PHPSESSID=01a7fd9319852625eb13ffe4743df540 (fr)
  15. http://new-brunswick.net/new-brunswick/forestry/forestfacts.html (en)
  16. (fr)[pdf] Commission d'aménagement de la péninsule acadienne, Études préliminaires de la ville de Shippagan, 2007.
  17. (fr) Réal Fradette, « Bas-Caraquet voit grand en 2009 », dans L'Acadie Nouvelle, 31 janvier 2009 [lire en ligne (page consultée le 20 mars 2009)]
  18. a , b , c , d , e , f  et g (fr) À propos du Nouveau-Brunswick - Symboles
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