Nouadhibou


Nouadhibou
Nouadhibou
(ar) نواذيبو
Vue de Nouadhibou
Vue de Nouadhibou
Administration
Pays Drapeau de Mauritanie Mauritanie
Région Dakhlet Nouadhibou
Géographie
Coordonnées 20° 56′ 42″ Nord
       17° 02′ 13″ Ouest
/ 20.9451, -17.037
Altitude 0 m
Démographie
Population 100 000 hab. (2005)
Localisation
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Nouadhibou
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Nouadhibou

Nouadhibou (en arabe نواذيبو  ; Port-Étienne à l'époque coloniale[1]) est la capitale de la wilaya (région) de Dakhlet Nouadhibou qui se situe dans le nord-ouest de la Mauritanie. La ville est située sur le cap Blanc (Ras Nouadhibou). C'est la capitale économique du pays, alors que Nouakchott en est la capitale politique et administrative[2].

Sommaire

Histoire

Par un arrêté du 15 août 1907, le gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF), Ernest Roume, nomme le port « Port Étienne » en l'honneur de l'ancien ministre des Colonies, Eugène Étienne[3].

Nouadhibou était une escale de l'Aéropostale de Latécoère, du temps des pionniers de l'aéronautique, entre les deux guerres mondiales. Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry y relâchèrent souvent. C'est ici que Saint-Exupéry rédigea Terre des Hommes.

Depuis le début de l'année 2006[4], Nouadhibou est devenue un point de départ d'émigrants africains tentant de rejoindre les îles Canaries. Cette voie extrêmement dangereuse pour accéder à l'Europe est devenue populaire en raison du renforcement mi 2005 des contrôles d'émigration le long de la côte marocaine et autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Géographie - démographie - économie

Nouadhibou est la capitale économique de la Mauritanie. La plupart des sources estiment sa population à plus de 100 000 habitants, voire 150 000[5]. La commune proprement dite en comptait 72 337 lors du recensement de 2000[6].

C'est grâce au port de Point Central, à quelques kilomètres de Nouadhibou et de sa cité minière de Cansado, qu'est acheminé le minerai de fer de la mine de Zouerate, par l'un des plus grands trains du monde. Elle abrite aussi une très importante activité de pêche, attirant les populations du sud du pays.

La ville est également réputée pour être un pôle d'échange – voire de trafic[7] – de météorites dans le Sahara.

Une route[8], inaugurée début 2005, relie dorénavant Nouadhibou à Nouakchott ; elle relie également la Mauritanie à la frontière sud du Sahara occidental administré par le Maroc. Ce nouveau moyen de communication fait qu'elle attire de plus en plus les populations du sud à la recherche de travail. Un centre de rétention pour les migrants en situation irrégulière a d'ailleurs été créé avec le financement de l'Espagne, dans le cadre de la politique d'externalisation de l'asile menée par l'Union européenne.

Notes

  1. (fr) Michel Malherbe, Quand l'histoire change les noms de lieux, L'Harmattan, Paris, 2008, p. 70 (ISBN 978-2-296-05761-6)
  2. (fr) « Nouadhibou », in Jean-Claude Klotchkoff, La Mauritanie aujourd'hui, Les Éditions du Jaguar, Paris, 2003 (2e éd.), p. 165-171 (ISBN 2-86950-340-7)
  3. (fr) Jean Abel Gruvel, Les pêcheries des côtes du Sénégal et des rivières du Sud, A. Challamel, Paris, 1908, p. 13 (ISBN 2-11-091134-4)
  4. (fr) Jean-Pierre Tuquoi, « Nouadhibou chef-lieu de l'émigration sauvage », Le Monde, 23 mars 2006
  5. (fr) Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 178 (ISBN 978-2-86950-426-4)
  6. (fr) Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) de 2000 [1]
  7. (en) Richard Hamilton, « Meteorite smugglers anger scientists », BBC News in Nouadhibou, Mauritania, 16 avril 2007 [2]
  8. (fr) P. Lepidi et P. Freund, Nouakchott-Nouadhibou : la Mauritanie trace sa route, Ibis Press, Paris, 2005, 156 p. (ISBN 2-910728-53-6)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Ouvrages anciens

  • Paul Chabanaud et Théodore Monod, Les Poissons de Port-Étienne : Contribution à la faune ichtyologique de la région du Cap Blanc (Mauritanie française), Larose, Paris, 1927, 63 p.
  • Abel Gruvel, R. Chudeau et al., À travers la Mauritanie Occidentale (de Saint-Louis à Port-Étienne), E. Larose, Paris, 1911, 383 p.
  • Théodore Monod, Maxence au désert : journal de route d'un voyage en Mauritanie, de Port-Étienne à Saint-Louis : 14 octobre-12 novembre 1923, Actes Sud, Arles, 2009 (rééd.), 94 p. (ISBN 978-2-7427-3200-5)
  • Étienne Richet, Sur les routes d'Afrique : de Port-Étienne à Abomey, G. Ficker, Paris, 1910, 310 p.

Travaux contemporains

  • Benjamin Acloque, « Nouadhibou c'est déjà ailleurs ! Sur l'élaboration et la représentation sociale de l'espace urbain en milieu nomade », Annuaire de l'Afrique du Nord, 1999, vol. 38, p. 307-319
  • Armelle Choplin et Jérôme Lombard, « Migrations et recompositions spatiales en Mauritanie. « Nouadhibou du monde ». Ville de transit… et après ? », Afrique contemporaine, 2008, n° 228, p. 151-170
  • Armelle Choplin, « L’immigré, le migrant et l’allochtone : circulations migratoires et figures de l’étranger en Mauritanie », in Politique Africaine, 2008, n° 109, p. 73-90
  • Anne-Laure Counilh, « Migrations en Afrique de l'Ouest : Nouadhibou, une porte vers l'Europe », in Accueillir, 2008, n° 248, p. 46-47.
  • Anne-Laure Counilh et Brigitte Dumortier, « Nouadhibou, relais émergent du nouveau système migratoire sahélo-saharien ? », in Ali Bensaâd (dir.), Le Maghreb à l'épreuve des migrations subsahariennes : immigration sur émigration, Karthala, Paris, 2009, 441 p. (ISBN 978-2-8111-0164-0)
  • Pierre Lepidi et Philippe Freund, Nouakchott-Nouadhibou : la Mauritanie trace sa route (préface de Mohamed-Saïd Ould Hamody), Ibis Press, Paris, 2005, 156 p. (ISBN 2-910728-53-6)
  • Jérôme Valluy, « Algérie, Libye, Maroc : des camps européens au Maghreb », in Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuillier et Jérôme Valluy (dir.), Le retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo..., éd. Autrement, 2007, p. 139-152 (ISBN 978-2-7467-0926-3) (pour le camp de Nouadhibou voir p. 141)

Liens externes

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