Nos jours heureux


Nos jours heureux

Nos jours heureux est un film français réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en 2006.

Sommaire

Synopsis

Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve vite confronté aux difficultés que soulève son poste : des enfants indisciplinés, des animateurs pas toujours très professionnels, les activités à organiser, la visite de Jeunesse et Sport et bien d'autres problèmes.

Fiche technique

  • Titre : Nos jours heureux
  • Réalisation : Olivier Nakache, Éric Toledano
  • Scénario et dialogues : Olivier Nakache, Éric Toledano
  • Musique : Frédéric Talgorn
  • Photographie : Rémy Chevrin
  • Supervision des effets visuels : Luc Julien
  • Responsable des effets sonores : Pascal Armant
  • Ingénieur du son : Fred Mays, Pascal Armant, Laurent Quaglio, Thierry Delor
  • Montage : Dorian Rigal-Ansous
  • Décors : Franck Benezech
  • Production : Prune Farro
  • Société de production : Quad Productions
  • Genre : comédie
  • Pays d'origine : Drapeau de France France
  • Format : Couleurs - 35mm
  • Durée : 1h43
  • Date de sortie :
  • Box-office:
    • Drapeau de France France : 1 432 000 entrées

Distribution

Bande originale

Genèse du film[1],[2]

Eric Toledano et Olivier Nakache ont été moniteurs de colonies de vacances dans leur jeunesse. Passionnés de cinéma, ils sont devenus réalisateurs. Après quelques courts-métrages, ils ont ressenti l’envie de partager leur expérience et leur souvenir des colos. Un premier essai intitulé Ces jours heureux est tourné en 2001 avec des acteurs comme Lorant Deutsch, Omar Sy et Fred Testot. Ce court métrage va trouver son épilogue 5 ans plus tard dans leur long métrage Nos jours heureux. On y retrouve Omar Sy et Catherine Hosmalin, cette fois entourés par Jean-Paul Rouve et Marilou Berry pour les plus connus. Sortie le 28 juin 2006, en pleine phase finale de la coupe du monde de football, Nos jours heureux a récolté 1 473 273 spectateurs en salle. [3]

Analyse du film

Développement des thèmes soulevés dans le film

L’idée principale du film est de répondre à la question que se posent les parents : « Que font réellement nos enfants pendants trois semaines de colonie ? ». La séparation parents/enfants n’est pas facile. À leur arrivée à la colonie, les enfants sont difficiles à gérer. Il y a les fugueurs, les intellos, les malchanceux, les pleurnicheurs et bien d’autres encore. Dans Nos jours heureux, tous ces caractères sont représentés et de façon humoristique. Les moniteurs eux-mêmes retombent en enfance. Le séjour se termine de façon émouvante. Trois semaines de vie en commun créent des liens. Dans le film, cette évolution est présente : les débuts difficiles de Vincent Rousseau comme directeur sont vite oubliés pour laisser place à l’amitié, au partage et à la bonne humeur. Bien que ce film soit plaisant, il n'est en rien un documentaire ni un reportage ! On n'échappe pas aux stéréotypes sur l'animation, ne serait-ce que dans le vocabulaire employé (et qui n'a rien de technique ni de tout à fait conforme à la réalité) et les comportements. Il ne faut pas y voir autre chose qu'une comédie

Anecdotes[4]

Faux raccords

  • Lors de la première réunion des moniteurs dans le château, le personnage de Caroline tient dans certains plans un bloc-notes et dans d’autres un carnet à spirales.
  • Le personnage du père de Vincent apparaît dans un plan de la cantine qui illustre le message du répondeur de la colonie alors qu’il n’est pas encore censé s’y trouver.
  • Le même plan dans lequel on voit des enfants faire du vélo avec Caroline apparaît deux fois dans le film, pendant le message du répondeur et vers la fin du film. Dans ce plan on peut voir que le personnage de Charlotte porte son bandage à la main alors qu’elle n’est pas censée s’être déjà blessé au moment du répondeur.
  • Après le retour du camping, Vincent attrape un sac à dos dans le couloir. Lorsqu’il le pose dans son bureau le sac a changé.
  • Lors de la discussion de Vincent et Lisa dans le couloir du train, on aperçoit la main de l’opérateur dans le reflet de la vitre.
  • Une petite fille fait un regard caméra derrière Jean-Paul Rouve pendant la scène du bus qui emmène les enfants et les moniteurs à la plage.
  • Lors de la scène durant laquelle les moniteurs parlent aux enfants de vols qui ont été commis, on peut, dans un plan, apercevoir le soutien-gorge de Marilou Berry qui dépasse de son débardeur, et dans le suivant le débardeur est à nouveau en place.
  • Lors de la réunion durant laquelle les moniteurs accusent Vincent d’avoir changé, les t-shirts des personnages de Daniel et de Lisa ne sont pas en raccord d’un plan à l’autre.
  • Lors d’une scène de la boum de fin de colonie, on aperçoit les deux réalisateurs au fond du plan sur l’estrade.
  • Lors du séjour au camping, quand Marilou Berry sert la compote, ses tresses changent d'emplacement d'un plan à l'autre et ce, sans qu'elle n'y touche.

Erreurs temporelles

  • Après la scène où Benoît Pichavent se bat contre Vincent pour récupérer sa valise et pour rentrer chez lui, on voit le passage du train avec le défilement des voitures et à deux reprises, à 8 minutes 35 secondes et à 8 minutes 37 secondes, on aperçoit le logo de la SNCF, mis en place en 2006 alors que l'histoire se déroule en 1992.
  • Lors de la réunion où Vincent parle à Caroline, qui se met à pleurer, on aperçoit derrière Daniel, précisément à 42 minutes et 12 secondes, un paquet de Corn Flakes de la marque Top Budget, marque de la société Intermarché, crée en février 2003 alors que l'histoire est censée se dérouler en 1992.
  • Pendant que Vincent et Truman discutent à la pizzeria, Truman évoque la finale de NHL entre les Kings de Los Angeles et les Canadiens de Montréal (Saison LNH 1992-1993) ayant eu lieu en juin 1993, alors que le film se déroule en 1992.
  • À la fin du film Vincent revient en TER tracté par la locomotive BB 26151, l'action est censée se dérouler en 1992 or cette locomotive n'a été mise en service qu'en 1994.
  • Au début du film, dans le train, des enfants feuillettent une bande-dessinée sortie dans les années années 2000 (La Jeunesse de Picsou)[5], alors que l'action du film se déroule en 1992.
  • Lors de la présentation de l'Assemblée nationale, la répartition est celle à l'issue des élections législatives françaises de 1993, soit un an après l'action du film.

Anecdotes de tournage

  • Le château dans lequel le film a été tourné est le château de Marton, à quelques kilomètres d’Angoulème, qui avait accueilli les deux réalisateurs en tant que moniteurs et directeurs de colonies de vacances quelques années auparavant.
  • Les deux réalisateurs du film y font une apparition : Olivier Nakache y joue un interne de médecine lors de l’hospitalisation de Charlotte, et Eric Toledano y joue le pizzaïolo qui sert Vincent et Truman.
  • Le premier assistant réalisateur du film y fait une apparition sous les traits du deuxième gendarme qui ramène Benoît à la colonie.
  • Lorsque Vincent dit à Guillaume qu’il comprend qu’il n’a pas envie de retourner dans sa chambre désigné par « Le Var », les réalisateurs font allusion à la présence importante du Front national dans cette région de France[réf. nécessaire].
  • Pour donner une ambiance de colonie de vacances au film, on a placé des sacs Tati, des sacs de tentes et des affaires de colonies dans tous les coins du décor.
  • Pour paraître plus jeune, Jean-Paul Rouve porte une perruque pendant tout le film, excepté dans la dernière séquence qui se passe de nos jours.
  • Joël Pyrène qui joue Achille est véritablement conducteur de bus en plus d’être acteur. C’est lui qui conduisait le bus dans chaque prise.
  • Excepté celle du camping, toutes les scènes de nuit tournées avec les enfants sont de fausses nuits, ou nuits américaines, car les réalisateurs n’avaient pas le droit de faire tourner les enfants pendant la nuit.
  • Les deux réalisateurs ont décidé de placer l’histoire de leur film dans les années 1990 pour, entre autres, éviter la présence de téléphones mobiles dans le scénario.
  • Le musée de la charentaise dans lesquels s’abritent les enfants et les moniteurs existe réellement. L’équipe de tournage l’a découvert en faisant des repérages dans la région. Le court-métrage qui explique la fabrication des pantoufles a été créé par l’équipe du film.
  • La réplique de Guillaume à Nadine, « Je préfère qu’on reste amis... », est une référence au premier film d’Olivier Nakache et d’Eric Toledano qui s’intitule ainsi[réf. nécessaire].
  • Les réalisateurs ont changé la fin du film pendant le tournage, quand ils se sont aperçus que le personnage de Caroline prenait plus d’ampleur que prévu.
  • Lors de l'attribution des chambres, un enfant s'appelle Jacques Ohayon, il s'agit d'un clin d'oeil au créateur de l'association dont Olivier Nakache et Eric Tolédano ont été animateurs puis directeurs.

Accueil critique

Prix

Accueil presse

  • Alain Spira dans Paris Match : « Drôle et brillante de bout en bout, cette comédie sera, à coup sûr, le succès de l'été ».
  • Michel Palmiéri dans Elle : « Entre documentaire et parodie, les réalisateurs ont su trouver le point sensible où le rire, même aux éclats, laisse s'exprimer l'émotion ».
  • Christophe Narbonne dans Première : « Entre formatage et auteurisme light, une comédie populaire au sens noble du terme ».
  • Vincent Thabourey dans Positif : « C'est bon enfant, confortable et sans surprise, mais avec une certaine justesse de ton ».
  • Virgile Dumez sur aVoir-aLire.com : « La mise en scène est pour ainsi dire inexistante, mais les réalisateurs s'en sortent grâce à un montage rapide qui balaie tout ennui. L'ensemble est donc amusant et permet de passer un agréable moment, sans autre prétention ».
  • Guillaume Loison sur Chronic'art.com : « La réussite du film tient dans cette volonté de maîtriser le rythme, de passer d'un personnage à un autre pour pur souci d'innerver le récit et d'en préserver la légèreté au maximum ».

Notes et références

  1. Commentaires audio des réalisateurs dans les bonus du DVD
  2. Leurs jours heureux, making-of réalisé par David Dessites
  3. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?affich=france&id=350
  4. DVD du film sorti en mars 2007
  5. La Jeunesse de Picsou

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Nos jours heureux de Wikipédia en français (auteurs)

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