Musée des Beaux-Arts de Rennes


Musée des Beaux-Arts de Rennes

Musée des Beaux-Arts (Rennes)

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Musée des Beaux-Arts
Rennes-ancien Palais Universitaire-Musée des beaux arts.JPG
Le musée sur le Quai Emile Zola
Informations géographiques
Coordonnées 48° 06′ 34″ Nord
       1° 40′ 30″ Ouest
/ 48.10944444, -1.675
Pays France France
Localité Rennes
Informations générales
Date d'ouverture
Collections Peintures et sculptures du XIVe au XVIIIe siècles,
Peinture et sculptures du XIXe au XXe siècles,
Dessins,
Gravures,
Objets d'arts,
Antiquités.
Informations visiteurs
Visiteurs / an
Adresse Musée des Beaux-Arts
20, Quai Emile Zola
35000 Rennes
Site officiel www.mbar.org

Le musée des Beaux-Arts de Rennes est un musée situé à Rennes. Son fond initial provient des confiscations révolutionnaires effectuées en 1794 des collections du Marquis de Robien. Celui-ci, né en 1698 et mort en 1756, était président à mortier du Parlement de Bretagne. Il avait rassemblé dans son cabinet de curiosités une impressionnante collection d'œuvres et d'objets de toutes époques. Avec la collection du Marquis de Livois à Angers, c'était alors une des rares collections provinciales de peinture ancienne.

Sommaire

Les collections

Le musée des Beaux-Arts de Rennes a une vocation encyclopédique, puisque ses collections couvrent aussi bien les peintures et sculptures européennes du XIVe au XXe siècles, les objets d'art provenant d'Europe mais aussi d'Afrique et d'Amérique, que les antiquités régionales, romaines, étrusques, grecques et égyptiennes.

Archéologie

L'archéologie égyptienne offre un ensemble cohérent dominé par la stèle du Moyen Empire donnée par le docteur Godefroy en 1871. La civilisation grecque est représentée par une importante suite de céramiques corinthiennes et attiques dont la majeure partie provient de la collection Campana. L'histoire et l'art des Étrusques est représentée par des bronzes et des céramiques. La civilisation romaine doit au président de Robien un groupe de petits bronzes. Pour toutes ces civilisations, ce dernier a constitué une collection d'intailles et de camées, qui compte près de cent cinquante pièces.

Dessins

Plus que tous les autres secteurs de la collection, le cabinet des Dessins doit beaucoup au Président de Robien. Les 1107 feuilles provenant de sa collection restent la partie la plus prestigieuse et des fonds. Léonard, Botticelli, Donatello et autres Dürer comptent parmi les artistes exposés. Le fonds Robien se répartit à parts sensiblement égales entre les écoles italienne, française et du Nord.[1]

Gravures

Contrairement aux usages, la collection d'estampes du président de Robien saisie en 1797 ne fut pas confiée à la bibliothèque municipale, mais intégra d'abord le musée. Au début du XIXe siècle, les recueils de gravures édités comme tel avec texte à l'appui et reliés en parchemin furent considérés comme des livres, et rejoignirent donc la bibliothèque. Les autres recueils de la collection contenant les gravures de caractère artistique, soit 3800 items, sont demeurées au musée des beaux-arts. C'est donc sous la forme de volumes foliotés que se présentait la collection d'estampes du Président de Robien, seules quelques rares exemplaires étant exposés sur les murs, comme le portrait de Voltaire. Il est vraisemblable que Robien constitua son fonds de gravures à partir de sa lecture de la Lettre sur le choix et l'arrangement d'un cabinet curieux parue dans le Mercure de France de juin 1727, les achats coïncidant grandement avec le contenus du texte. Le choix se porte ainsi sur quelques estampes de chaque maitre classées en portefeuilles et regroupant des portraits par conditions. Ce gout pour les portraits était très prisé en France depuis la mode des "Cabinets de portrait" du XVIe siècle. Mais l'ensemble de la collection est suffisamment éclectique pour permettre d'évoquer les grands courants de la gravure européenne depuis la fin du XVe jusqu'au milieu du XVllle, avec en dehors du portrait, une prédilection pour l'estampe flamande à sujet historique ou anecdotique. [2]

Objets d'art

Le fond est très divers, et comporte des pièces devant d'Afrique francophone, blanche et noire depuis le XVIIIe siècle, d'Asie Mineure ou extrême-orientale, mais aussi d'Amérique du cercle polaire au tropique sud ainsi que d'Océanie. La culture européenne est aussi présente, même si certaines périodes sont quasi absentes : il en est ainsi du fonds médiéval, malgré un important dépôt du musée de Cluny.

Peintures et sculptures du XIVe au XVIIIe siècles

Le musée des Beaux-Arts de Rennes fait partie des musées qui peuvent prétendre montrer un panorama complet de l'histoire de la peinture.
Le XVIe siècle compte quelques œuvres majeures. L'école de Venise est la mieux représentée avec notamment Paris Bordone, Paul Véronèse et Leandro Bassano. La célèbre Femme entre les deux âges de l'Ecole de Fontainebleau et le Saint Luc de Maarten van Heemskerck sont deux pièces majeures des collections de ce siècle.

Le « Grand Siècle », de Henri IV à Louis XIV, est lui la fierté du musée. Tous les courants de la peinture française y sont illustrés, jusqu'aux exemples les plus rares : Georges Lallemant, Jacques Blanchard ou Charles Errard. Parmi les artistes plus célèbres sont présents Lubin Baugin, Claude Vignon, Philippe de Champaigne, Mathieu Le Nain, Jacques Stella, Eustache Le Sueur, Laurent de La Hyre, Charles Le Brun, Charles de La Fosse et Georges de La Tour avec son célèbre Nouveau-né.
Les écoles étrangères, pour le XVIIe siècle, sont aussi bien représentées : de La Chasse au tigre de Rubens aux petits tableaux hollandais provenant bien souvent de la collection Robien (toiles de Frans II Francken, Frans Snyders, Jan Van Kessel ou Adriaen Van Ostade), en passant par les oeuvres de Jacob Jordaens, Gaspar De Crayer, Peter Lely et Gerrit Van Honthorst, les écoles du Nord forment un ensemble plus complet que celui du Seicento italien. Celui-ci comprend néanmoins des oeuvres des grands-maîtres de l'époque tels que Le Guerchin, Pierre de Cortone, Guido Reni ou Luca Giordano.

Le XVIIIe siècle se partage entre quelques grandes toiles de François Desportes ou Philippe-Jacques de Loutherbourg, de plus petits formats de Chardin, Greuze ou François Boucher mais aussi un ensemble d'esquisses et de toiles de Francesco Solimena, Francesco Guardi, Giacomo Del Po ou de Corrado Giaquinto. La maquette de la statue de Louis XV par Lemoyne et le Mirabeau de Deseine représentent le monde de la sculpture. Le Portrait de Paulin des Hours, peint par Gros en 1793, introduit la période suivante.

Peinture et sculptures du XIXe au XXe siècles

La collection de peintures et sculptures des XIXe et XXe siècles, riche de plus de 300 œuvres, doit beaucoup aux envois faits par l'État, durant tout le XIXe siècle, d'œuvres acquises aux Salons pour les musées de province. Du XIXe siècle sont présentes, entre autres, des oeuvres de Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Gustave Caillebotte, Alfred Sisley, Paul Sérusier, Georges Lacombe, Emile Bernard, Maurice Denis. Gauguin, dont l'art a été si fortement influencé par ses séjours en Bretagne, trouve sa place avec deux toiles de sa période impressionniste. Picasso est bien représenté avec trois peintures, dont notamment la Baigneuse peinte à Dinard en 1928. Les différents mouvements de la première moitié du XXe siècle dont le fauvisme, le cubisme, l'abstraction et le surréalisme, figurent avec des œuvres de Louis Valtat, Raoul Dufy, Robert Delaunay Juan Gris, Alberto Magnelli, Kupka, Roger de La Fresnaye, Louis Marcoussis, Yves Tanguy ou encore Nicolas De Staël.

Le bâtiment

L'actuel musée se situe dans l'ancien Palais Universitaire. Aux premiers projets conçus, dès 1838, par l´architecte de la Ville, Charles Millardet, se substituent les plans de Vincent Boullé qui lui succède en 1846, dans des conditions indéterminées. Les travaux, financés par l'État, la Ville et le Département, commencent en 1847 et s'achèvent en 1855, avec l'inauguration de l'édifice.

A partir de 1856, Jean-Baptiste Martenot dirige les travaux d´aménagement successifs (couverture vitrée de la cour intérieure en 1860, construction d'un amphithéâtre pour la faculté de Droit, en 1881, aménagement d'une salle de conférence pour la faculté des Lettres, en 1888).

L´exiguïté des locaux et le danger de la cohabitation des collections et des différents laboratoires entraînent la construction de nouveaux bâtiments qui permettent le départ de la Faculté de Sciences, en 1895, puis de l´École de médecine, en 1911, date à laquelle les facultés de Droit et de Lettres sont transférées au Grand Séminaire. Enfin, l´école des beaux-arts est installée rue Hoche, dans un ancien couvent qu'elle partage avec le conservatoire de musique.

Plusieurs stratégies d'évolution du bâtiment (construction d'un musée promenade de la Motte, en 1874 et 1877, place Hoche en 1880, projet d'aménagement du bâtiment après le transfert de l'école de médecine et de la bibliothèque universitaire, en 1906) seront abandonnées. Le bâtiment fait l'objet d'importantes transformations pour adapter l'édifice à sa nouvelle et unique fonction de musée, il est inauguré en 1911. Le rectorat d´académie occupe cependant une partie des locaux jusqu'au milieu du XXe siècle. La restauration importante qui fait suite aux dégâts causés par les bombardements, s'accompagne de la mise en place d'une muséographie d'avant-garde, conçue en lien avec Georges-Henri Rivière.[3]

Liens externes

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Notes et références


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