Musee Carnavalet


Musee Carnavalet

Musée Carnavalet

Musée Carnavalet
Carnavalet CorpsLogis1.JPG
Informations géographiques
Coordonnées 48° 51′ 27″ Nord
       2° 21′ 44″ Est
/ 48.8575, 2.36222
Pays France France
Localité Paris
Informations générales
Date d'ouverture 1890
Collections Histoire de Paris de la Préhistoire à nos jours
Informations visiteurs
Visiteurs / an
Adresse 23, rue de Sévigné, 75003 Paris
Site officiel Musée Carnavalet sur le portail de la ville de Paris

Le musée Carnavalet ou musée de l'Histoire de Paris est consacré à l'Histoire de Paris des origines de la ville à nos jours. Situé dans le quartier du Marais au 23, Rue de Sévigné à Paris, dans le IIIe arrondissement, il présente des collections exceptionnelles : souvenirs de la Révolution française, peintures, sculptures, mobilier et objets d'art. Il est dirigé depuis 1993 par Jean-Marc Léri.

Le musée est constitué de deux bâtiments : l'ancien hôtel de Carnavalet et l'ancien hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau (depuis 1989). En fait séparé par le lycée Victor-Hugo, les deux bâtiments sont reliés par une galerie située au niveau du premier étage.

Sommaire

Historique du musée

L'hôtel Carnavalet

Hôtel Carnavalet, l'entrée

Il a été construit à la renaissance entre 1548 et 1560 pour Jacques de Ligneris, président du Parlement de Paris. Inspiré du château d'Écouen, son plan en forme de quadrilatère « entre cour et jardin » constituait une nouveauté architecturale, et allait être un exemple pour de nombreux autres hôtels. Les statues qui l'ornent sont des chefs d'œuvre dus à Jean Goujon et à son atelier.

En 1578, il devient la propriété de Françoise de Kernevenoy, veuve d'un gentilhomme breton François, dit Carnavalet. Dans les années 1650, il passa dans les mains de Claude Boislève, qui confia la tâche de l'agrandir à François Mansart qui transforma l'aile gauche et le bâtiment d'entrée et ajouta l'aile droite décorée de sculptures de Gérard Van Opstal.

De 1664 à 1695 il fut habité par la Marquise de Sévigné, puis par Brunet de Rancy secrétaire du Roi jusqu'en 1777, puis enfin par la famille Dupré de Saint-Maur.

Après la Révolution, il fut occupé par l'École des ponts et chaussées puis par les institutions Liévyns et Verdot, avant son rachat par la ville de Paris en 1866 sur les conseils du baron Haussmann. Il fut agrandi et rénové de 1871 à 1890, dans le but d'y loger les collections historiques de la Ville de Paris. En 1881 une vente aux enchères d'une partie des collections du musée fut décidée par le conseil municipal, voir plus bas). Il lui fut incorporé des éléments architecturaux exceptionnels provenant du vie(ux Paris en leine mutation :

L'accroissement des collections, imposa un nouvel agrandissement qui s'acheva en 1914.

L'hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau

Jardin

Cet hôtel est d'un style plus sobre et fut édifié par l'architecte Pierre Bullet dans les années 1690. Il comporte un élément architectural exceptionnel avec son grand escalier dont la somptueuse rampe d'appui en fonte de fer, moulée et ciselée -- et non en fer forgé --, est une prouesse technique jamais renouvelée avant le XIXe siècle. Rattaché au musée Carnavalet depuis les années 1960, sa rénovation fut mise en œuvre de 1982 à 1989. Ses vastes cheminées, son carrelage et ses poutres apparentes ont été conservées, pour une mise en scène des intérieurs parisiens tout au long de l'Histoire. Parmi les nombreuses reconstitutions :

  • le cabinet de l'hôtel de Villacerf aux boiseries peintes de motifs polychromes et de « grotesques » à la voussure en trompe-l'œil et au plafond représentant Apollon et les saisons ;
  • le grand cabinet et une chambre de l'hôtel de la Rivière, avec des plafonds et tapisseries de Charles Le Brun ;
  • deux pièces de style louis XV, avec deux ensembles décoratifs dessinés par l'architecte Claude Nicolas Ledoux, exemples de « néo-classicisme » ;
  • le café militaire, exemple du style « le grand goût » ;
  • l'escalier de Luynes et sa composition en trompe-l'œil ;
  • huit pièces de style Louis XV et Louis XVI (cabinet doré, chambre polychrome, petit salon, salon bleu, salon gris, salon turquoise, salon jonquille… avec des meubles de la collection de Mme Bouvier léguée en 1965 - avec des meubles de Pierre Migeon, fournisseur de la marquise de Pompadour, des bronzes de Jacques Dubois, et d'autres meubles de Jean-Henri Riesener et de Adam Weisweiler ;
  • une galerie de tableaux du XXe siècle avec des œuvres de Tsuguharu Fujita, Maurice Utrillo ou Marcel Gromaire ;
  • douze salles consacrées à la Révolution française, avec leurs murs tendus de tissus rayés selon le goût de l'époque et de nombreux objets — boîtes, médaillons, éventails, gravures et maquettes — meubles aux emblèmes révolutionnaires et peintures. Parmi les objets : le jeu de dominos et les soldats de plomb du petit Dauphin, les clefs de la Bastille, des menottes d'époque, des modèles réduits de guillotines, une bague en forme de cercueil contenant des cheveux du roi Louis XVI … Parmi les meubles : la coiffeuse de la reine Marie-Antoinette et le lit de Mme Élisabeth, sœur cadette de Louis XVI ;
  • les salles du Second Empire ;
  • la chambre de Marcel Proust où il écrivit À la recherche du temps perdu ;
  • la chambre aux cretonnes d' Anna de Noailles où elle recevait ses amis ;
  • la chambre de Paul Léautaud ;
  • un salon particulier du Café de Paris de style Art nouveau décoré par l'architecte Henri Sauvage et meublé par Louis Majorelle ;
  • la bijouterie Fouquet de la rue Royale dont le décor d'animaux et d'éléments végétaux a été réalisé par l'affichiste Alfons Mucha ;
  • la salle de bal de l'hôtel de Wendel dont les murs sont peints par José Maria Sert avec des compositions, des camaïeux et des draperies rouges. La composition principale représente la Reine de Saba, entourée de sa Cour, quittant son royaume pour se rendre auprès du roi Salomon.

Le Parvis

Les œuvres exposées

(liste non exhaustive)

  • Anna de Noailles (1905) par Jean-Louis Forain, une des plus brillantes personnalités de ce que Forain appelait la « Comédie parisienne ».
  • Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en habit de Grand chambellan (1807) par Prud'hon, portrait en pied du célèbre ministre.
  • La Fête de la Fédération par Pierre-Antoine Demachy.
  • Le Serment de La Fayette sur l'autel de la Patrie par un peintre anonyme.
  • Les Coulisses de l'Opéra (1889), par Jean Béraud, moins crue et colorée que la version de Degas.
  • L'esquisse du Serment du jeu de Paume par Jacques Louis David dont la toile inachevée est conservée à Versailles.
  • Des peintures d'Hubert Robert sur la démolition des monuments de la capitale : destruction des églises, violation des caveaux royaux à l'église abbatiale de Saint-Denis.
  • Des gouaches du citoyen Lesueur qui traita avec humour le Paris de 1789 à 1806.
  • Des portraits et caricatures de Jean-Pierre Dantan : Franz Liszt au piano), Clément Boulanger, peintre d'Histoire.
  • Divers portraits dont celui de Jean Cocteau par Jacques-Émile Blanche.
  • Des peintures de vues de Paris par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet.
  • Une commode à deux tiroirs de l'ébéniste Jacques Dubois, en laque, aux pieds galbés avec des décors floraux d'inspiration asiatique, réalisée en 1745 (85 x 115 x 57 cm, Inv. CARMB 0450, légué par Bouvier au musée en 1965)
  • Chaise à la reine de style rocaille réalisée par Nicolas-Quinibert Foliot vers 1765

La vente aux enchères de 1881

Du 24 au 29 janvier 1881 eut lieu à l'hôtel Drouot une vente d'objets d'art et de curiosité provenant du musée Carnavalet. Cette vente fut décidée par le conseil municipal. Un catalogue de 97 pages fut imprimé, il comportait la description de 951 objets d'art plus 91 d'objets de curiosité, de meubles et d'instrument de musique. Le commissaire priseur était Maître Pillet, l'expert Manheim. Paul Eudel décrit très sommairement cette vente dans son ouvrage : L'hôtel Drouot en 1881 : Les plus mauvaises productions de l'Italie et de l'Allemagne.. Des faïences dont ne voudrait pas un débutant... des étains douteux..etc.. page 7-9. Il en fournit le résultat :On a enfin terminé cette semaine la liquidation du magasin Carnavalet. Tout s'est heureusement, dans l'intérêt général, vendu très cher. La vente a produit 108,211 francs. j'ai vainement cherché un objet ayant atteint mille francs. Je n'en ai pas trouvé !... p. 22.

Voir aussi

Lien interne

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