Mouvement de la gauche revolutionnaire (Chili)


Mouvement de la gauche revolutionnaire (Chili)

Mouvement de la gauche révolutionnaire (Chili)

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Drapeau du Movimiento de Izquierda Revolucionaria.

Le Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) ( en espagnol: Movimiento de Izquierda Revolucionaria) est un parti politique chilien d'extrême gauche fondé le 12 octobre 1965 par des étudiants chiliens et des syndicalistes. Ses premiers dirigeants sont Andrés Pascal Allende, neveu de Salvador Allende, et Miguel Enríquez Espinosa.

Le MIR se considérait comme étant un mouvement révolutionnaire, partisan du modèle marxiste-léniniste pour amener la classe ouvrière à la dictature du prolétariat.

Bien qu'ayant prôné le recours à la lutte armée et s'être constitué un arsenal, le MIR apporta son soutien à l'Unidad Popular et à Salvador Allende en 1970.

Lors de la cristallisation politique entre la gauche et la droite chilienne dans les années 1970-1973, le MIR participa à quelques actions commandos, tenta d'infiltrer les forces armées chiliennes en prévention d'un coup d'État et participa aux discussions visant à subroger les forces armées et policières par des milices composées de membres du MIR et de l'Unidad popular. En août 1973, le MIR forme la junte de coordination révolutionnaire avec d'autres mouvements sud-américains comme les Tupamaros uruguayen et l'armée nationale de libération bolivienne.

Aux lendemains du coup d'État du 11 septembre 1973 par les forces armées, le MIR est pourchassé et décapité. Le mouvement commet néanmoins quelques actions de sabotage et des tentatives d'assassinats sur les personnalités de la dictature militaire mais sans succès.

Après le retour de la démocratie en 1990, le MIR revient sur la scène politique chilienne mais demeure marginal. Après avoir renoncé à la lutte armée en 1997, il rejoint la coalition Ensemble Nous Pouvons (Juntos Podemos Mas).


Sommaire

Historique

Chili

Armoiries du Chili
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politique du Chili,
sous-série sur la politique.

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Le groupe est né parmi diverses associations étudiantes de l'Université de Concepcion et des organisations marxistes et trotskystes. A son premier Congrès fondateur réuni à Santiago du Chili, les délégués de Vanguardia Revolucionaria Marxista-Rebelde, du Parti Socialiste Populaire, du Parti Ouvrier Révolutionnaire , des anarchistes du groupe Libertario,des éléments du Parti Socialiste Révolutionnaire ainsi que des dirigeants syndicaux regroupés autour de Clotario Blest, décidèrent de créer une nouvelle organisation : le MIR.

Lors du IIe Congrès (1967), le MIR se revendique marxiste-léniniste, et approuve le recours à la lutte armée comme stratégie. En 1968,le GRAMA (Grupo Avanzada Marxista de Concepcion) et les FAR (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Santiago) intègrent le MIR.

Il a noué des relations de soutien au sein d'organisations syndicales et des bidonvilles de Santiago. A l'arrivée au pouvoir de l'Unité Populaire et de Salvador Allende en 1970, le MIR fit une trêve dans sa stratégie, en se mettant à la disposition du président.

Miguel Enríquez Espinosa fut le secrétaire général du parti entre 1967 et sa mort en 1974.

Au niveau international, le MIR faisait partie du Mouvement des Peuples Unis pour Notre Amérique (Movimiento de los Pueblos Unidos por Nuestra América), réunion de partis progressistes de gauche latino-américains : le MAS bolivien, le FMLN salvadorien, le FSLN nicaraguayen et le MLN-T uruguayen.

Dans les années 1990, le MIR participa, avec d'autres organisations progressistes chiliennes, à la coalition Ensemble Nous Pouvons (Juntos Podemos Mas): le candidat à la présidentielle fut Tomas Hirsch. Ce regroupement a présenté des candidats aux élections présidentielles de 2005 et aux élections municipales de 2008.

Doctrine

Le MIR se considérait comme «l'avant-garde marxiste-léniniste de la classe ouvrière et des opprimés du Chili» et souhaitait « l'émancipation nationale et sociale ». C'est la déclaration de principe approuvée au congrès fondateur de l'organisation[1]. Il était partisan du modèle de révolution marxiste-léniniste:la lutte des classes devant déboucher sur la défaite de la classe possédante et sur la construction d'une société sans classe en passant par une période de dictature du prolétariat.

La déclaration de principe du congrès fondateur disait dans son point VII :

« El MIR rechaza la teoría de la "vía pacífica" porque desarma políticamente al proletariado y por resultar inaplicable ya que la propia burguesía es la que resistirá, incluso con la dictadura totalitaria y la guerra civil, antes de entregar pacíficamente el poder. Reafirmamos el principio marxista-leninista de que el único camino para derrocar el régimen capitalistas la insurrección popular armada. »

La dignité de l'être humain était reconnue comme un élément fondamental qui ne pouvait être compatible avec l'accumulation des richesses entre les mains d'un petit groupe.

L'insurrection armée

Des attentats et des assassinats ont été attribués au MIR à partir de 1967. La première action véritablement notable du MIR est la séquestration d'un carabinier à la Universidad de Concepción le 9 septembre 1967, qui fut libéré le jour d'après mais délesté de son uniforme et de son arme de service. Le 20 février 1968, le MIR est impliqué dans une série d'attentats à l'explosif contre le journal El Mercurio, le consulat des États-Unis et le siège du parti démocrate-chrétien à Rancagua. Le 11 août 1970, une fusillade entre des militants du MIR et les carabiniers font un mort, le caporal Luis Fuentes Pinedo. Le 3 novembre 1970, un autre carabinier, Luis Armando Cofré, est tué durant la tentative d'assault de la banque panaméricaine par des militants du MIR.

A partir de 1973, les confrontations dans la rue entre les militants du MIR et ceux des groupes nationalistes tels Patria y Libertad deviennent quasi-quotidien, exacerbés par la mort de Mario Aguilar, membre de ce groupe paramilitaire d'extrême-droite.

Au moment du coup d'état militaire qui porte au pouvoir Augusto Pinochet en 1973, le groupe politique fut proscrit et durement réprimé ; nombre de ses dirigeants et de ses militants furent torturés, tués ou disparurent. Miguel Enriquez, dirigeant historique du MIR mourut en affrontant les forces de répression politique du régime militaire le 5 octobre 1974 . A la tête du Mouvement lui succéda Andrés Pascal Allende.

Durant les années qui suivirent, le MIR intensifia sa résistance et son action armée. Il organisa des sabotages, des assauts et des exécutions de militaires et de civils. Le 30 août 1983, des militants tuèrent avec des armes de gros calibre l'Intendant de Santiago Carol Urzua ainsi que les deux membres de son escorte. Parallèlement à ces actions urbaines, le MIR continua la lutte armée à la campagne, organisant une guerilla dans la Cordillère de Neltume, au Sud du Chili.

À son IVe Congrès, le MIR se divisa en une Fraction Militaire, connue sous le nom de MIR Pascal(de Andrés Pascal Allende) et une autre qui prendra le nom de MIR Gutérriez (pour le dirigeant Nelson Gutérriez). Le MIR Pascal va être décimé petit à petit, victime de l'intense répression et des efforts de sécurité entrepris par le régime ; il disparaîtra atomisé et divisé en petits groupes autonomes dont l'un des derniers fut le MIR-EGP (MIR-Ejército Guerillero des Pueblo). La plus grande partie de ses militants fut arrêtée et emprisonnée.

Le MIR Gutiérrez continua en s'intégrant dans les luttes de l'extrême-gauche chilienne, ce qui lui coûta la perte de nombreux militants dont Jekar Neghme.Quelques cellules se sont maintenues dans la clandestinité, sans aucune notoriété publique.

En exil, le MIR se divisa en trois fractions : MIR-Militar, MIR-Social et MIR-Renovacion . Dans un des groupuscules se trouvait l'ancien dirigeant Demetrio Hernandez.

Le 15 août 1997 marque l'abandon définitif de la lutte armée (insurrection populaire armée) et l' acception de la voie traditionnelle des partis politiques. Le MIR maintient malgré tout son appui à un Socialisme latino-américain : d'où la volonté de nouer des alliances avec les partis progressistes d'Amérique latine.

En 2000, c'est la sixième refondation. « Transformación que para nosotros se expresa políticamente en el concepto del Poder Popular, y en la liberación de la explotación y la exclusión de hombres, mujeres y niños concretos, de carne y hueso, no de categorías sociales abstractas; Transformación que se expresa en mejores condiciones de vida cotidiana de las personas, en la liberación de la riqueza social y el aprovechamiento colectivo de los desarrollos culturales, científicos y tecnológicos de la humanidad, en la liberación de la creatividad social y personal y en un mejor relacionamiento de nuestra especie con las otras que pueblan esta tierra. »

Direction du MIR

Secrétariat General
  • Mónica Quilodrán
Commission Polítique
  • Mónica Quilodrán
  • Vicente Painel S.
  • Rafael Henríquez
  • Boris Teillier
Comité Central
  • Mónica Quilodrán
  • Demetrio Hernández
  • Vicente Painel S.
  • Rafael Henríquez
  • Boris Teillier
  • Gabriel González
  • Juán Riveros
  • Felipe Robles
  • Horacio Lira
  • Julia González

Dirigeants historiques du MIR

Sources

Notes

  1. le 15 août 1965 à Santiago du Chili

Liens externes

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