Moulin à vent


Moulin à vent
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Moulin tour de Montfuron, Alpes-de-Haute-Provence
Moulin de la Roome à Terdeghem (France)
Moulin cavier des Aigremonts, Bléré (Indre-et-Loire) (ailes Berton)
Moulin chandelier sur une tour maçonnée, La Lande, La Pouëze
Moulin chandelier assis par terre Moulbaix, Belgique
Moulin à galerie, île de Fanoe, Danemark, équipé d’un fantail

Le moulin à vent est un dispositif qui transforme l’énergie éolienne (énergie cinétique du vent) en mouvement rotatif au moyen d’ailes ajustables. En tant que moulin, il est utilisé le plus souvent pour moudre des céréales, broyer, piler, pulvériser diverses substances, presser des drupes ou écraser des olives pour produire de l'huile, ou même pour actionner une pompe, par exemple pour l’irrigation ou pour assécher les polders.

Sommaire

Terminologie

Le terme n’est habituellement utilisé que pour les dispositifs relativement anciens des pays riches et les installations à technologies anciennes des régions moins développées. Devenu obsolète dans les pays développés avec la généralisation de l'électricité, il est l'ancêtre de l'éolienne. Le moulin à vent ne se distingue techniquement de l’éolienne que par l'usage dans le discours. L'abandon de l'énergie éolienne pour mouvoir des meules, et les débuts de son utilisation pour actionner des générateurs électriques ne sont que concomitants à ce basculement de vocabulaire comme le montre la continuité de l'usage pour actionner directement des pompes. De même l'utilisation alternative des termes pale ou aile ne se justifie sans ambigüité par aucun critère technique.

Histoire

Le moulin à vent est apparu en Orient, en Égypte antique et en Iran (il est utilisé en Perse pour l'irrigation dès l'an 600). Les moulins iraniens n'étaient pas du même type que les moulins européens. Ils étaient constitués d'une éolienne à axe vertical, confinée à l'intérieur du moulin. Des orifices dans les parois du moulin permettent à l'air de s'engouffrer pour actionner l'éolienne.

Signalé très tôt en Grande-Bretagne (Abbaye de Croyland en 870), le moulin à vent s'est généralisé en Europe vers le XIIe siècle, d'abord sur les côtes maritimes des pays du Nord : Grande-Bretagne, Pays-Bas, puis dans les pays de la bordure atlantique : Portugal, France, de la mer du Nord et de la mer Baltique : Belgique, Allemagne, Danemark, et dans les îles, y compris en mer Méditerranée. On les trouve sur des éminences, soit isolés, soit groupés en série, ainsi que dans des lieux éloignés des cours d'eau. La première attestation de moulin à vent en France, en 1170, figure dans une charte de la ville d'Arles.

Les Pays-Bas sont probablement le pays qui a compté le plus grand nombre de moulins à vent. Éléments caractéristiques du paysage, ils sont représentés notamment dans la peinture flamande[1]. Les moulins à vent de Kinderdijk ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le système des ailes Berton se répand dans les régions de France les plus productrices (Beauce, Anjou, Bretagne…) mais arrive trop tard pour une meunerie déjà en déclin ailleurs.

La généralisation de l'électricité dans les campagnes, et l'apparition de la minoterie industrielle, ont entraîné un rapide déclin des moulins à vent au cours du XXe siècle. Ils ont en outre été défavorisés par la dureté du métier de meunier et par les périodes de chômage imposées souvent par l'absence de vent.

L'apparition de la roue éolienne à pales nombreuses, inventée aux États-Unis, les a rendus complètement obsolètes.

Description

Bâtiment

L’architecture du bâtiment d’un moulin répond aux exigences de son usage et des conditions locales de topographie et de climat. La condition première est la meilleure exposition au vent : le moulin est bâti sur une hauteur, et dans ce cas la bâtisse elle-même ne nécessite pas une grande hauteur. En revanche, dans les pays de plaine, le moulin doit être assez élevé pour prendre le vent malgré les obstacles que peuvent représenter les arbres ou les constructions voisines.

Moulin-tour

Le moulin à vent classique est constitué d'une tour en maçonnerie, surmontée d’une calotte orientable dans le sens du vent, qui supporte les ailes fixées à un axe horizontal ou légèrement incliné vers le haut et un toit en bardage ; c'est le moulin-tour.

Le type de construction de la tour dépend des régions. Elle peut être cylindrique, tronconique, polygonale. Le matériau de construction peut être la pierre, la brique, le bois. En Bretagne, un type de moulin appelé « petit-pied » présentait une base cylindrique en granit, surmontée d’une tour en encorbellement de plus grand diamètre.

Quand la tour est peu élévée, la porte d’accès se trouve généralement du côté opposé à la direction des vents dominants, afin de ne pas être gênée par les ailes en rotation ; ou bien il y a deux portes diamétralement opposées, et on utilise alors celle qui n’est pas dans le plan de rotation des ailes.

La toiture en charpente comportant l’axe des ailes et le mécanisme de renvoi, le frein, etc. est conique, avec une pente plus ou moins accentuée selon les régions, et est couverte en bardeaux de bois.

Moulin chandelier

Parfois, c'est tout le corps du moulin, construit en bois, qui s'oriente selon le vent : c'est le moulin sur pivot aussi appelé « chandelier » dans certaines régions de France, ce pivot est soutenu par un socle en bois, la « croisée », et par des « liens » obliques. Il peut reposer sur une base maçonnée ou être « assis par terre », c’est-à-dire reposer uniquement sur son socle en bois. Le corps du moulin est généralement parallélépipédique, avec parfois une excroissance latérale ou arrière, le toit est en bâtière ou à un seul versant. Beaucoup de moulins chandeliers ont été démontés et reconstruits ailleurs suivant les déplacements de leur propriétaire. Ils étaient aussi souvent victimes d’incendies ou, en temps de guerre, de destructions volontaires car constituant des repères et des moyens de communication par signaux (ce fut le cas par exemple du moulin de Valmy lors de la célèbre bataille).

Moulin cavier

Article détaillé : Moulin cavier.

Le moulin cavier, répandu en Anjou et les Pays de Loire, est intermédiaire entre les types précédents ; dans ce cas, seul tourne un corps mobile en bois supportant les ailes et le système d'engrenage, la « hucherolle ». La hucherolle repose sur un cône en maçonnerie (tuffeau), reposant lui-même sur le massereau, pièce centrale où se trouvent les meules. Cette tour est entourée d’une construction plus basse, voûtée, parfois troglodytique, semi-enterrée ou remblayée, servant de stockage, de cave, voire d’habitation pour le meunier : la masse. La partie supérieure de la masse formant terrasse circulaire, accessible par un escalier extérieur, sert à l’orientation. L’échelle qui sert d’accès à la hucherolle y est fixée et joue le rôle de timon.

Ce procédé permet de gagner de la hauteur pour prendre le vent tout en ayant une partie mobile de moindre encombrement.

Moulin à galerie

Ce type de moulin, dit aussi « moulin à plateforme », « moulin à jupe », « moulin hollandais », car largement utilisé aux Pays-Bas, est un moulin de type cavier, de dimensions restreintes bien qu’il puisse atteindre de grandes hauteurs pour prendre le vent. La partie basse est généralement maçonnée, la partie supérieure de la tour est souvent en bois, de section octogonale (parfois hexagonale) évasée vers le bas, et est ceinturée d’une galerie qui permet au meunier d’orienter la calotte supportant les ailes. Ces moulins pouvaient être construits sur des sols peu propices à une construction traditionnelle, comme les polders.

Ailes

Traditionnellement, les ailes d’un moulin tournent à gauche (en regardant de face), c’est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Les ailes, le plus souvent au nombre de quatre, sont généralement faites d'une armature en bois supportant une toile tendue.

Les formes et les matériaux utilisés sont très variables d'une région à l’autre. Les ailes sont composées de verges ou vergues, munies de barreaux transversaux. Les extrémités externe des barreaux peuvent être libres, ou être reliées par des lattes. Certaines ailes sont garnies de planchettes, parfois amovibles mais qui peuvent être laissées à demeure, qui offrent une prise au vent et ne demandent qu’un faible entoilage complémentaire : ces planches peuvent se trouver dans la partie centrale des ailes ou sur toute la longueur.

La conformation des ailes permet de varier l’entoilage en fonction de la force du vent. La toile est une longue bande de tissu que le meunier fait passer entre les barreaux en montant le long de l’aile. Les toiles sont au nombre de deux par aile, identiques pour les ailes symétriques, deux inégales ou une seule pour les ailes asymétriques. Le meunier choisit donc de mettre toutes les toiles, ou de n’en mettre qu’un nombre moindre, en les répartissant symétriquement sur les quatre ailes.

Les moulins à six ailes sont relativement rares en Europe : on cite le cas d’un meunier de Nailloux en Lauragais dont le moulin, se trouvant déventé par la construction d’une maison devant son moulin, lui installa six ailes[2], ce qui n’améliore pas le rendement, mais tend à le diminuer.

Ailes symétriques

Lorsque les barreaux sont également répartis de part et d’autre de la verge, les ailes sont symétriques. C’est le plus souvent le cas en France et en Europe du Sud.

Ailes asymétriques : les ailes flamandes

Les ailes asymétriques portent les barreaux du côté gauche de l’aile. Dans l’Europe du Nord, les ailes sont plus souvent asymétriques (« ailes flamandes »). Dans le cas des ailes flamandes, le bord d’attaque métallique offre une portance au vent suffisante pour faire tourner l’aile à basse vitesse sans entoilage. Le quart ou demi Dekker, inventé en 1923 par l’ingénieur néerlandais de ce nom, est une feuille d’aluminium qui enveloppe la partie droite de l’aile, à la manière d’une aile d’avion : l’aérodynamique dispense de tendre les toiles et peut même permettre de s’en passer totalement.

Moulins méditerranéens

Dans les pays méditerranéens (Grèce, Espagne, mais aussi Portugal) les ailes sont composées de verges de bois, au nombre de huit à douze, sans barreaux ni lattes, haubanées entre elles, entre lesquelles sont tendues des « voiles » triangulaires.

Ailes Berton

Dans les années 1840 apparaît l’aile Berton. Pierre Théophile Berton (Barbonne (Marne), 1803-Angers, 1861), ancien charron originaire de la Somme, est appelé à travailler sur les moulins à vent. Son fils, Pierre Théophile Berton fils (Barbonne, 1827-Angers, 1894), le seconde dans ses travaux. Constatant le faible rendement des moulins, dû à la contrainte permanente et dangereuse du réglage des voilures, il met au point un système d’aile à portance réglable. Il dépose le brevet en 1841 et s’installe en Anjou en 1852.

L’aile Berton se compose de planches de bois qui se superposent et coulissent latéralement pour offrir une large surface au vent. Elles sont actionnées de l’intérieur par un mécanisme central, qui dispense le meunier d’effectuer le difficile réglage des toiles en fonction du vent, qui l’oblige à grimper le long des ailes, avec les risques d’accidents qui en découlent. L’ouverture ou la fermeture s’effectue alors que le moulin tourne. Le premier modèle des ailes Berton, dit « à crémaillère », sera remplacé par le modèle définitif

Une conséquence de l’utilisation des ailes Berton fut que l’on pouvait désormais augmenter la hauteur du moulin, pour faciliter sa prise de vent. Certains moulins, notamment en Bretagne, nommés « petits-pieds », parce que la tour reposait en encorbellement sur un soubassement de moindre diamètre, reçurent un corps plus large et plus haut sur la partie supérieure et devinrent des « grosses-têtes ».

Les ailes Berton se répandent à partir de l’Anjou, du Centre de la France, puis du Nord de la France et la Belgique, dans les années 1880, à une époque où la suprématie des moulins à vent commence à décliner face à la concurrence des minoteries industrielles. Il n’y a pratiquement pas d’ailes Berton dans le Sud de la France, hormis le cas cité par C. Rivals et A. Armengaud, d’un moulin à plâtre constitué d’une tourelle en bois élevée sur le bâtiment d’une usine.

Langage des ailes de moulins

Les moulins, nécessairement situés en hauteur, étaient aussi des postes d’observation et, grâce aux positions qu’on pouvait donner aux ailes, des moyens de communication, avec leurs messages codés.

Moulin-langage-2.jpg
  • les ailes arrêtées en croix de saint André (en quartier) signalaient un heureux évènement chez le meunier, que le moulin était au repos, ou le retour au calme dans un conflit militaire ;
  • les ailes en croix grecque (en bout de pied) signalaient que le moulin était prêt à travailler ou appelaient au rassemblement ;
  • inclinées à gauche, position « venante », elles annoncent un heureux événement comme un mariage ou une naissance, ou alertaient d'un danger militaire ;
  • inclinées à droite, elles annonçaient un deuil chez le meunier ou dans le village, ou un danger militaire écarté.

Les ailes étaient toujours orientées vers le lieu de l'événement.

Orientation du moulin

L'orientation du moulin se fait en actionnant le timon, dit aussi la queue du moulin, soit manuellement, soit par traction animale (un âne était souvent préposé à ce travail), soit à l'aide d'un cabestan. Dans les moulins caviers de l’Anjou, l’âne laissé sur la terrasse circulaire indiquait spontanément la direction du vent, en se plaçant à l’opposé, abrité par la tour, là où le vent n’affectait pas ses oreilles sensibles.

Fantail

En 1745, le forgeron anglais Edmund Lee invente un dispositif d’orientation automatique, le fantail. Il s’agit d’ailes disposées perpendiculairement aux ailes principales et solidaires soit de la calotte (dans le cas d’un moulin-tour), soit du corps du moulin dans le cas d’un modèle « chandelier » et reposant alors sur un chemin de roulement au sol. En faisant tourner ce moulin miniature, le vent provoque la rotation de la calotte, jusqu’à ce que, se trouvant parallèle au fil du vent, il cesse de tourner : les ailes principales sont alors face au vent, en position optimale. Le fantail se retrouve principalement en Grande-Bretagne, au Danemark, en Allemagne.

Mécanisme intérieur et meules

La transmission du mouvement à l'axe vertical des meules se fait par un engrenage constitué du « rouet », roue solidaire de l'arbre des ailes munie de dents en bois dur, qui engrènent sur la « lanterne » à fuseaux solidaire de l'axe vertical. Le rouet est entouré dans sa moitié supérieure par le frein : une bande de métal qui maintient des éléments jointifs en bois, formant mâchoire du frein. L’ensemble est maintenu pressé contre le rouet par un contrepoids. Une corde ou une chaîne permet de relever le contrepoids et donc de libérer le frein pour permettre la libre rotation des ailes. Leséléments du frein en bois sont de section plus large que celle du rouet. Par l’usure, il se crée un creux qui augmente la surface de contact et donc l’efficacité du freinage. Pour assurer l’immobilité totale des ailes, on bloque une des ailes au moyen de deux pieux fourchus assujettis au sol. D’autres moyens sont possibles en fonction du type et de l’architecture du moulin.

Article détaillé : Meule à grains.

Utilisation

Les moulins, comme l'indique leur nom, ont d'abord servi à moudre les céréales et autres grains. Ils ont servi aussi à pomper l'eau, soit pour assécher les zones marécageuses et les polders, soit pour assurer l'irrigation. On les a utilisés pour produire de l'huile, du plâtre, pour le foulage des textiles, ou pour actionner des scieries.

Moulins remarquables

Belgique

  • Moulin de Thimougies, actuellement détruit suite à la tempête du 10 janvier 2008.

Espagne

France

  • À Azannes, un moulin construit en 2003 selon les techniques du XVIIe siècle à l'endroit même où était bâti déjà un moulin, en 1757, qui appartenait à l'évêché de Verdun ;
  • À Hondschoote, le Noord Meulen porte sur une poutre la date 1127 ;
  • le moulin à vent de Saint-Pierre-de-la-Fage a été rénové en 2006 (site officiel) ;
  • le Moulin d'Omer de Cucugnan a été remis en exploitation en 2006 ;
  • le moulin de la Galette, ou « blute-fin », à Montmartre (Paris), est classé monument historique depuis 1939 ;
  • un autre moulin à vent historique est celui qui domine la colline de Valmy (Marne), lieu de la célèbre bataille de Valmy en 1792 ; détruit par la tempête de 1999, il a été restauré à nouveau ;
  • le moulin de Fontvieille, près d'Arles, a été rendu célèbre par Alphonse Daudet (Lettres de mon moulin) ;
  • les moulins de Saint-Jean à la Ciotat (Bouches-du-Rhône), dont l'un encore en état de fonctionnement, datent du XVe siècle ;
  • le moulin de Montfuron, village provençal situé à la pointe Est du massif du Luberon, est le seul moulin à vent de la région ; vieux de 350 ans (construit sous Louis XIV), il est désormais en état de fonctionner à nouveau, ayant été restauré en l'an 2000 ;
  • le site de Villeneuve-d'Ascq (Nord de la France), où l'on peut visiter deux moulins en bois sur pivot (un tordoir produisant de l'huile et un moulin produisant de la farine), ainsi qu'un musée de molinologie ;
  • le moulin de la Roome à Terdeghem dans le Nord est un moulin à vent sur pivot produisant de la farine dans un canton ayant six moulins à vent.
  • le Casteel Meulen, moulin du XVIIIe siècle, à Cassel (Nord), moulin à farine produisant aujourd'hui pour les touristes, Cassel étant connu pour avoir abrité une vingtaine de moulins au XIXe siècle ;
  • le moulin de Hauville, daté du XIIIe siècle, est un des moulins-tours actionnés par le vent parmi les plus anciens de France ;
  • les moulins du mont des Alouettes aux Herbiers (Vendée), moulin-tour en activité l'été, qui fabrique de la farine de sarrasin. L'un d'entre eux porte le nom de l'écrivain Jean Yole ;
  • le moulin de Sannois, près de Paris, un rare moulin en bois à pivot du XVIIIe siècle, le mieux conservé de France de ce type ;
  • le moulin Choix sur la commune de Gastins en Seine-et-Marne est à la fois moulin-tour à calotte et moulin-pivot. Il est équipé d'ailes Berton, premier modèle à crémaillère (1845). Restauré, il a été mis au vent en 1977. Classé monument historique en 1970.
  • le moulin de Bertoire à Lambesc, datant de la fin XVIIIe siècle qui a conservé ses murs, ses meules d'origine installées, en état de tourner, sur le 1er étage voûté en pierre.
  • Le moulin de Porquerolles, datant du XVIIIe siècle et restauré en 2007.

Grèce

  • l'île de Mykonos est connue comme « l'île des moulins à vent », caractéristiques avec leur toit de chaume et leurs ailes triangulaires.
  • La Crête est également réputée pour ses moulins.

Pays-Bas

Portugal

Le Portugal possède un très grand nombre de moulins. il s’agit le plus souvent d’un moulin-tour cylindrique, avec toiture conique. Particularité : des poteries accrochées aux ailes produisent en tournant un sifflement avertisseur et indicateur de la vitesse de rotation.

Québec (Canada)

Littérature

La position « en vue », leur présence dans le paysage et dans la vie quotidienne, la personnalité du meunier, personnage à part, ont fait des moulins à vent un élément fréquent de la littérature.

  • L’épopée de « l'homme de la Mancha », Don Quichotte de Cervantes met en vedette des moulins à vent, que le personnage principal, devenu fou, prend pour des géants.
  • Alphonse Daudet, après avoir acquis le moulin de Fontvielle, publie Les lettres de mon moulin (1870). Une des nouvelles du recueil, le secret de Maître Cornille, évoque la fin des moulins victimes de la concurrence des minoteries. Le curé de Cucugnan décide de recevoir en confession tous ses paroissiens, et de consacrer une journée entière au meunier : façon plaisante de montrer la réputation sulfureuse des meuniers.

Annexes

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Bibliographie

Inventaire des technologies
  • Jean Bruggeman, Moulins, L’auteur aborde ce sujet sous l’aspect technique, architectural, technique et humain. Collection « patrimoine vivant » de l’Union Rempart.
  • Jean Orsatelli, Les Moulins à vent et à eau, Marseille (Lafitte) 1995, 4e éd., (1re éd. 1987), in-4 br., 196 p., 435 ill. dessin
Autres
  • Claude Rivals, Le Moulin à vent et le meunier dans la société française traditionnelle, Paris, Berger-Levrault, 1995
  • Claude Rivals, Le moulin, histoire d’un patrimoine, Ed. FFAM, 31000 Toulouse
  • Auguste Armengaud et Claude Rivals, Moulins à vent et meuniers des pays d'Oc, Toulouse, Loubatières, 1992
  • Revue Moulins de France, revue spécialisée trimestrielle, 32 pages couleurs, Ed. FFAM, 31000 Toulouse

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. voir la peinture Paysage au moulin à vent de Jan Brueghel l'Ancien au musée du Louvre à Paris
  2. Auguste Armengaud et Claude Rivals, Moulins à vent et meuniers des Pays d’Oc, Toulouse, Loubatières, 1992


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