Mormone


Mormone

Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (surnommée l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrétienne fondée par Joseph Smith en 1830, après qu'il eut été témoin d'une série de manifestations spirituelles, telle que la Première Vision. Le siège de cette Église se trouve à Salt Lake City en Utah. Elle revendique treize millions de membres dans le monde[1].

L'Église, qui affirme être dirigée par un prophète vivant, se considère comme le rétablissement de l’Église établie à l’origine par Jésus-Christ[2].

Outre la Bible, les saints des derniers jours croient aux écrits du Livre de Mormon, ouvrage rédigé par Joseph Smith qu'il présenta comme la traduction de plaques anciennes, retraçant plus de mille ans d'histoire d'une famille qui serait partie de Jérusalem avant sa destruction pour arriver sur le continent américain et de ses descendants. Leur religion diffère du christianisme œcuménique par des croyances particulières, comme le rejet du péché originel[3], une conception différente de la Trinité, et la croyance en un plan de salut, permettant à l'homme qui en est digne d'atteindre l'exaltation et de devenir lui-même un dieu. La notion de famille tient une place prépondérante : les saints des derniers jours pensent que la famille peut être éternelle au travers des ordonnances réalisées dans un temple de l'Église.

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est reconnue comme une religion dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis. En France, elle est organisée comme association cultuelle depuis 2009[4]. Certaines de ses pratiques et doctrines l'ont toutefois amenée à être considérée comme une secte par plusieurs organisations de lutte contre les sectes. Le mouvement est également critiqué en raison de la pratique de la polygamie au XIXe siècle, de sa conception du rôle de la femme, de sa politique à l'égard des homosexuels et de son refus, de 1844 à 1978, d'ordonner des Noirs à la prêtrise.

Les termes mormons et mormonisme, appellation non officielle mais reconnue, désignent généralement l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et ses membres. D'autres mouvements issus du mormonisme sont parfois erronément assimilés à l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

En avril 2008, lors de la 178e conférence générale annuelle de l'Église, Thomas S. Monson a été soutenu comme 16e Président de l'Église. Ses conseillers dans la Première Présidence sont Henry B. Eyring et Dieter F. Uchtdorf. En 2009, les Douze Apôtres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont : Boyd K. Packer, L. Tom Perry, Russel M. Nelson, Dallin H. Oaks, Russell Ballard, Richard G. Scott, Robert D. Hales, Jeffrey R. Holland, David A. Bednar, Quentin L. Cook, D. Todd Christofferson et Neil L. Andersen

Sommaire

Nom de l'Église

L'Église a tout d'abord été appelée Église du Christ, ses membres voyant en elle l'Église rétablie de Jésus-Christ. En 1830, elle est appelée Église des saints des derniers jours, 'saints' signifiant 'disciples' et 'derniers jours' afin de la distinguer de celle établie par le Christ dans les premiers temps. Finalement, en 1838 Joseph Smith lui donne son nom actuel : Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Même si le surnom de 'mormons' est toléré par les membres de l'Eglise, leur dénomination est Saints des Derniers Jours, pouvant être abrégée par : 'SDJ'.

Symboles

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La croix chrétienne n'est pas utilisée comme symbole, les saints des derniers jours préférant l'idée du Christ ressuscité et vivant, ce qui, selon leur croyance, est sa réalité actuelle.

Le symbole le plus utilisé est l'ange Moroni, proclamant l'Évangile éternel aux habitants de la terre (cf. Apocalypse 14:6).

Une statue représentant l'ange soufflant dans une trompette orne la flèche de nombreux temples de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Histoire

Événements fondateurs

Les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appelés « saints des derniers jours » ou plus couramment « mormons », croient que leur Église a été rétablie par Jésus-Christ lui-même, par l'intermédiaire d'un prophète, et qu'elle a été organisée comme l'Église antique, celle du Nouveau Testament, après une période de 18 siècles de changements et de pertes appelée la Grande apostasie.

Selon ses dires, Joseph Smith aurait prié dans un bosquet près de chez lui en 1820, pour savoir à quelle Église il devait se joindre. Il raconte que deux personnages lui apparurent : Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Il ajoute que Jésus-Christ lui déclara alors que la vraie Église avait été transformée et perdue par les hommes, et que, s'il restait fidèle, il serait plus tard celui par qui elle serait rétablie.

  • Visites de Moroni

Joseph Smith affirme que trois ans plus tard, en septembre 1823, il reçut la visite d'un ancien prophète nommé Moroni qui lui révéla l'emplacement de saintes Écritures (colline de Cumorah), écrites en égyptien réformé sur des plaques métalliques et aujourd'hui parues sous le titre de Livre de Mormon. Selon Joseph Smith, ces écrits étaient l'œuvre de prophètes d'origine juive ayant vécu sur le continent américain entre 600 ans av. J.-C. et 420 ap. J.-C.

Portrait de Joseph Smith vers 1842 (auteur inconnu).
  • Rétablissement de la Prêtrise

Joseph Smith raconte également que son secrétaire Oliver Cowdery et lui-même, travaillant en 1829 à la rédaction du Livre de Mormon, y lurent le récit de la visite du Messie aux anciens habitants de l'Amérique et ses enseignements sur le baptême. Selon leur récit, le 15 mai, ils allèrent prier sur les bords de la rivière Susquehanna, près de la maison de Joseph, à Harmony. Ils racontent qu'un être céleste leur apparut, se présentant comme étant Jean-Baptiste ; que ce personnage leur conféra la prêtrise d'Aaron et leur commanda de se baptiser et de s'ordonner mutuellement. Ils racontent que plus tard dans le mois, les apôtres d'autrefois Pierre, Jacques et Jean leur apparurent aussi et leur conférèrent la prêtrise de Melchisédek et les ordonnèrent apôtres.

  • Rétablissement des clés

Le 27 mars 1836, Joseph Smith consacra le temple de Kirtland. Joseph Smith raconte qu’une semaine plus tard, le 3 avril 1836, Jésus-Christ apparut à lui et à Oliver Cowdery dans le temple, en déclarant : « J'ai accepté cette maison, et mon nom sera ici ; et je me manifesterai avec miséricorde à mon peuple dans cette maison » (Doctrine et Alliances 110:7). Il ajoute que trois messagers de l’époque de l'Ancien Testament, Moïse, Élias et Élie, apparurent également et rétablirent des clés et l'autorité de la prêtrise qui avaient été perdues depuis longtemps sur la terre. Toujours selon Joseph Smith, l'autorité de rassembler Israël des extrémités de la terre et de sceller ensemble les familles pour le temps et toute l'éternité furent rétablies (Doctrine et Alliances 110:11-16).

Exode des pionniers

Article détaillé : Pionniers mormons.

Les premiers pionniers mormons étaient les membres de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours également connus sous le nom de saints des derniers jours qui subirent l'exode lorsqu'ils furent chassés de Nauvoo en Illinois (États-Unis) et entreprirent à pied ou en chariot le trajet de plus de 2 000 kilomètres qui les mena jusqu'à la vallée du Grand Lac Salé, un endroit totalement désertique dans les Montagnes Rocheuses, situé dans l'actuel État d'Utah, où ils s'établirent définitivement à partir de 1847.

L'exode des premiers pionniers chassés de Nauvoo, en Illinois a commencé le 4 février 1846, sous la direction de Brigham Young. Entre 1847 et 1860 (date d'achèvement du chemin de fer transcontinental), 86 000 pionniers se rendirent dans la vallée du Grand Lac Salé. 6 000 d'entre eux moururent au cours du voyage. Les premiers pionniers étaient Américains, puis des dizaines de milliers de Britanniques, d'Allemands, de Scandinaves, de Français, de Suisses, etc. traversèrent l'Atlantique pour se rendre à Salt Lake City où, sous l'impulsion de Brigham Young, ils prospérèrent.

Un Français, Louis Auguste Bertrand, rédacteur au journal Le Populaire et communiste icarien raconte sa conversion en 1850 et son expérience de la traversée des plaines dans Mémoires d'un mormon[5].

Mariage plural

Article détaillé : Mariage plural (mormonisme).

Le mariage plural était le nom donné par l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours à la pratique de la polygamie parmi les saints des derniers jours jusqu'en 1889. Avec l'autorisation du président de l'Église, les mariages pluraux étaient célébrés uniquement dans les premiers temples de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Seules les femmes membres de l'Église et seuls les hommes détenteurs de la prêtrise de Melchisédek pouvaient accéder au mariage dans ces temples. Selon la doctrine mormone, le mariage plural avait pour fondement la révélation moderne, et comme toile de fond la pratique biblique de la pluralité des épouses. Le rétablissement du mariage plural faisait partie du rétablissement de toutes choses, prédit par les anciens prophètes, et fut temporairement rétabli par Dieu à la fois pour mettre son peuple à l'épreuve et l'accroître.

Le mariage plural était pratiqué par 2 % à 3 % de la population masculine de l'Église.

Le 7 avril 1889, Wilford Woodruff, président de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, mit fin à la pratique du mariage plural.

Les minorités, localisées aux États-Unis, pratiquant aujourd'hui la polygamie, interdite par la loi de ce pays, comme l'Église fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours, ne sont pas reconnus comme mormons par l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[6].

En France

John Taylor, qui devait devenir plus tard le troisième Président de l'Église arrive le 18 juin 1850 au port maritime de Boulogne-sur-Mer sur le vapeur Emerald avec ses deux collègues Curtis Bolton et William Howells. Il est reçu par le maire de Boulogne-sur-Mer, L. Fontaine et obtient l’autorisation de prêcher. L'instabilité politique crée des crises fréquentes qui entravent l’œuvre des premiers missionnaires. Lorsqu'en 1852, Napoléon III renverse la Première République, John Taylor est obligé de quitter la France, non sans avoir supervisé la traduction du Livre de Mormon, pour la première fois en français. Puis en 1899, des missionnaires des missions belgo-hollandaise et germano-suisse viennent évangéliser parmi les Français, les Suisses et les Belges. En 1912, la mission française est officiellement organisée. La Première Guerre mondiale oblige tous les missionnaires à évacuer le territoire, et la mission est fermée le 30 août 1914. Elle sera à nouveau ouverte 5 ans après l'armistice de 1918.

En 1936, les missionnaires sont retirés de France au fur et à mesure qu'ils terminent leur mission à cause de la crise économique qui paralyse les États-Unis. En 1939, suite à la déclaration de la guerre, ils reçoivent l'ordre de leur consulat de rentrer aux États-Unis. 21 missionnaires se rassemblent à Valence et les autres à Paris. Un détenteur de la prêtrise de Melchisédek exerce alors son sacerdoce en France : Léon Fargier de Valence. Paris, Lyon, Grenoble, St-Diez, Besançon, Montpellier, St Etienne, Valence, Tarbes, Nîmes et St-Florent sont les villes où les membres sont non organisés puisque sans prêtrise. En cette année 1939, la ville de Grenoble compte le nombre le plus important de membres de l'Église en France. Dans toutes les villes, seule l'organisation de la Société de Secours subsiste avec Léon Fargier comme dirigeant de prêtrise. Pendant toute cette période de Seconde guerre mondiale, il leur rend visite tous les deux mois et pour cela doit franchir la zone occupée par les Allemands[7].

Son activité attire l’attention de la grande presse. Le lundi 1er juillet 1941, Paris-Soir titre en première page : « M. Fargier, seul pasteur mormon de la zone libre a baptisé ses quinze ouailles dans la piscine municipale de Grenoble. »[8]

Au début de 1945, chaque membre en France reçoit du siège de l'Église un colis de vêtements, de vivres et de vitamines. Chaque colis comporte également l'adresse de Léon Fargier en tant que dirigeant de l'Église. Malheureusement, ces colis sont frappés d'un droit de douane de 30 000 anciens francs chacun. Léon Fargier écrit alors au ministre des finances en lui indiquant la teneur des colis et l'appartenance de leurs destinataires à l'Église de Jésus-Christ de saints des derniers jours. Suite à cette lettre, les colis sont tous exonérés de frais de douane et distribués aux membres de l'Église.

En 1946, après la guerre, un nouveau président de mission arrive avec 16 missionnaires qui se répartissent entre les petits groupes de membres existants. Les unités locales sont réorganisées. Léon Fargier devient le président de district pour toute la France jusqu'en 1950 où le district de Lyon est réorganisé.

En 1955, le Chœur du Tabernacle fait une tournée en Europe et se produit au Palais de Chaillot à Paris. À l'époque, il y a environ 1 500 membres de l'Église dans tout le pays. La construction du premier lieu de culte en France sera terminée à Bordeaux en 1965.

En 2009, la loi de 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État prévoyant que le culte soit organisé par le régime juridique des associations cultuelles entre en vigueur pour l'Église en France métropolitaine. [9]


En Polynésie française

  • Fondation de l’Église dans le Pacifique

En 1843, Joseph Smith appela des missionnaires à se rendre dans les îles du Pacifique. C’était la première fois que l’Église se tournait vers une langue et une culture étrangères. Cette mission fut accomplie essentiellement par deux missionnaires ayant reçu pour instructions de rester dans leur champ de mission jusqu’à ce qu’on les relève ou qu’on les remplace. Ils restèrent attachés à leur mission pendant neuf ans et davantage. Le 30 avril 1843, Addison Pratt, F. Hanks, Noah Rogers et Benjamin F. Grouard accostèrent pour la première fois en Polynésie, à l’île de Tubuai, dans les îles de la Société. En Polynésie, les Français et les Anglais était alors en guerre. Néanmoins, l’arrivée des Français et l’installation du protectorat en 1842 furent favorables à l’entrée des missionnaires mormons dans les îles. En proclamant la liberté religieuse pour les catholiques, les Français proclamaient la liberté religieuse pour tous. [10] Néanmoins, à Tahiti, l’état de guerre et les missionnaires anglais excitant les insulaires contre les missionnaires mormons fit que Benjamin F. Grouard ne compta que neuf convertis après six mois de travail.

  • Premiers convertis à Tubuaï

À Tubuaï, Addison Pratt découvrit une situation différente. Il n’y avait pas de missionnaires britanniques dans l’île depuis longtemps et la conquête française de Tahiti n’y avait pas eu de répercussion. Les habitants de Tubuaï, aussi bien les chefs que les prédicateurs insistèrent pour que Pratt fût leur instructeur. Le 29 juillet 1844 était organisée la branche de Tubuaï de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, la première dans le Pacifique, avec onze membres. Le nombre de baptêmes augmenta jusqu’à ce qu’il y eût fin février 1845, soixante convertis sur une population d’environ deux cents insulaires. Au bout de dix mois, Addison Pratt écrivit à Brigham Young : « Le Seigneur a considérablement béni mes faibles efforts pour répandre l’Évangile. J’ai baptisé cinquante-sept personnes dans cette île... Parmi elles, il y a la reine,...un vice-roi, sa femme et sa fille,... le chef principal et sa femme... et plusieurs chefs subalternes... »

  • Anaa et Tuamotu

Le 1er mai 1845, Benjamin F. Grouard aborda l’île d’Anaa et fut accueilli par les chefs de l’île. L’un d’eux déclara : « Vous êtes le premier missionnaire du pays des blancs qui soit jamais venu dans notre pauvre pays pour vivre parmi nous, les missionnaires anglais de Tahiti n’ont jamais voulu venir parce que notre pays n’a pas beaucoup de bonnes choses à manger comme ils ont là-bas... Et maintenant, puisque vous nous avez aimés au point de venir auprès de nous, nous nous sentons vraiment très heureux et nous allons essayer de vous mettre à l’aise et de vous rendre heureux ». Les premiers baptêmes eurent lieu le 25 mai 1845, trois semaines après son premier sermon. Le 1er août, il avait baptisé 355 insulaires, dont le gouverneur, les chefs et les juges. À la date du 21 septembre, il avait organisé cinq branches avec dix-sept officiers et 60 membres. Le 24 septembre 1846, la première conférence de saints des derniers jours en Polynésie fut organisée dans l’île d’Anaa. Dix branches de l’Église y étaient représentées avec un total de 866 âmes ‘honorablement connues’.

  • Passage à la direction locale

Le départ de Addison Pratt et ses compagnons marqua la fin de la première période de l’histoire de l’Église en Polynésie française et inaugura une deuxième période caractérisée par les efforts des dirigeants locaux pour préserver l’organisation et les enseignements de l’Église. Au cours d’une période de violentes persécutions religieuses, partiellement pour éviter l’arrestation et aussi pour pouvoir poursuivre les services religieux, les saints insulaires donnèrent de nouveaux noms à leurs groupes, entrèrent dans la clandestinité et tentèrent de continuer. Avec le temps, on finit par trouver les groupes suivants : israélites, abrahamites, darkites, siffleurs et ‘mormons’. En dépit d'une impression d’apostasie donnée par ces groupes, l’organisation en branches et les formes de culte furent préservées jusqu’à l’arrivée de missionnaires d’Utah en 1892.

Temple de Tahiti

Pendant les années 1890, cinq présidents de mission dirigèrent les saints polynésiens. La mission des Iles de la Société, rouverte en 1892, englobait les habitants de six groupes d’îles, les îles de la Société, les îles Australes, l’archipel des Tuamotu, les îles Marquises, les îles Gambier et les îles Cook. À la date du 31 décembre 1895, il y avait 984 saints des derniers jours dans les îles et au début du siècle, environ 1000. Sur une population de 429 âmes à Tubuai, 159 étaient des saints des derniers jours. Sur une population totale de 4 743 âmes dans les Tuamotu, 905 étaient membres de l’Église, soit le cinquième de la population des îles.

Au 31 décembre 1993, la population de l’Église en Polynésie française était de 11 644 membres inscrits dans les registres.

  • École et temple

Avec l’accord du gouvernement, le 25 mai 1963 fut donné le premier coup de pioche pour la construction de l’École Primaire Élémentaire SDJ à Papeete. En 1983, Gordon B. Hinckley, président de l’Église, consacra le temple de Tahiti.[11]

Ouvrages canoniques

Un des aspects de la doctrine mormone qui distinguent les saints des derniers jours des autres confessions chrétiennes est la croyance en de saintes Écritures complémentaires à la Bible, ce qui porte à quatre le nombre d'ouvrages considérés comme canoniques et qui conduisent les saints des derniers jours, par une étude personnelle et quotidienne, à acquérir un témoignage spirituel personnel de leur véracité :

La Bible

Les mormons croient que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure où elle est traduite correctement (8e articles de foi). La Bible, c'est-à-dire l'Ancien Testament et le Nouveau Testament, est l'un des fondements de la foi mormone.

Le Livre de Mormon

Article détaillé : Livre de Mormon.

Le Livre de Mormon est un ouvrage rédigé par Joseph Smith, publié en 1830, et se présentant comme la traduction de plaques qui lui auraient été remises par un ange. Le livre relaterait, de 600 ans avant Jésus-Christ à 421 ans après Jésus-Christ, la vie et l'histoire de deux peuples de l'Amérique ancienne, les Néphites et les Lamanites. L’ouvrage tire son nom d’un de ses personnages, le prophète Mormon, qui aurait vécu de 311 à 385 environ après Jésus-Christ. Ce dernier aurait rassemblé les annales de ses prédécesseurs pour en faire une compilation religieuse et historique. C'est en référence à ce livre que sont tirés les termes « mormon » et « mormonisme ».

Joseph Smith affirme avoir traduit ce document à l'aide de l'ourim et thoummim. Selon lui, il s'agissait d'instruments qui étaient en usage parmi les prophètes de l'Ancien Testament (se référant à Esdras 2:63) et qui se trouvaient avec les plaques. L’Église considère l’ouvrage comme historiquement authentique et affirme qu’il est possible d’obtenir le témoignage de la véracité du Livre de Mormon au travers de la prière. Ce livre constitue pour les mormons la « clef de voûte de [leur] religion »[12].

Les scientifiques et critiques rejettent les aspects surnaturels du récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent l’historicité du Livre de Mormon en pointant des éléments du récit considérés comme anachroniques et l'absence de preuves scientifiques.

Doctrine et Alliances

À la Bible et au Livre de Mormon, s’ajoutent les Doctrine et Alliances qui, selon la doctrine mormone, sont des Écritures canoniques de composition moderne, émanant de prophètes modernes pour l'établissement et le gouvernement de l'Église.

La Perle de Grand Prix

La Perle de Grand Prix est un choix de textes relatifs à de nombreux aspects de la foi et de la doctrine de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Ces textes sont :

  • le Livre de Moïse (extraits de la version de la Genèse par Joseph Smith),
  • le Livre d'Abraham, présenté comme la traduction, par Joseph Smith, de papyrus égyptiens qu'il obtint en 1835,
  • Joseph Smith, Matthieu, extrait de l'évangile de Matthieu, selon la version de la Bible par Joseph Smith,
  • Joseph Smith, Histoire, extrait de l'histoire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours que Joseph Smith écrivit en 1838 et
  • les Articles de foi de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, qui sont treize déclarations de foi et de doctrine.

La Perle de Grand Prix tire son nom du Nouveau Testament, qui compare le royaume des cieux à une « perle de grand prix » (Mt 13:45–46).

Théologie

Article détaillé : Théologie du mormonisme.
Reproduction de la statue du Christ de Bertel Thorvaldsen, Centre des visiteurs Nord à Temple Square, Salt Lake City.

Selon la théologie mormone, l' Évangile de Jésus-Christ englobe un éventail de connaissances et de pratiques. Le plan de salut désigne le plan par lequel Dieu réalise l'immortalité et la vie éternelle de l'homme :

  • La vie prémortelle avec Dieu : pour les saints des derniers jours, tous les êtres humains ont choisi dans la vie prémortelle de venir sur la terre et sont ici-bas pour faire l'expérience de la vie dans un corps de chair et d'os et pour acquérir les vertus chrétiennes avant de retourner en présence de Dieu.
  • Quitter la présence de Dieu : La chute d'Adam et Ève était une étape nécessaire à la venue au monde des enfants d'esprit du Père. Sans l'étape de la Chute, Adam et Ève n'auraient pas eu de postérité, et n'auraient pas connu le bien et le mal ni plus tard la vie éternelle (2 Néphi 2:22-25).
  • Communiquer avec Dieu : selon la doctrine, la prière, les enseignements des prophètes et l'étude des Écritures sont les moyens de communiquer avec Dieu.
  • Jésus-Christ : Le point central de la théologie mormone est Jésus-Christ : sa naissance, sa vie, son sacrifice expiatoire et sa résurrection. La création a permis la Chute qui a nécessité l'expiation de Jésus-Christ. Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ est considéré comme l'événement le plus important de l'histoire de l'humanité. Parce qu'il a mené une vie parfaite, le Christ était qualifié pour offrir sa vie en rançon pour les péchés de l'humanité. Le sacrifice expiatoire permet la foi au Christ et en son salut.
  • Contracter des alliances avec Dieu : la foi, la repentance, le baptême par immersion pour la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit par imposition des mains et la persévérance dans l'obéissance aux commandements jusqu'à la fin sont nécessaires au salut. La Sainte-Cène permet de renouveler les alliances contractées lors du baptême.
  • Le perfectionnement des saints : le respect du jour de sabbat, la loi de chasteté (abstinence avant le mariage et fidélité après), le paiement de la dîme, le jeûne, le travail et la responsabilité personnelle, la Parole de Sagesse (s'abstenir de tabac, de boissons alcoolisées, de café et de thé), l'œuvre missionnaire, l'obéissance aux commandements permettent de se perfectionner dans les vertus chrétiennes
  • La famille éternelle : Atteindre l'exaltation, soit la continuité des vies, nécessite d'avoir préalablement reçu le sacrement du mariage éternel dans le temple. C'est ainsi que les couples saints des derniers jours sont mariés ou « scellés » pour l'éternité et que les enfants sont « scellés » à leurs parents.
  • L'œuvre du temple et la généalogie : Selon la doctrine, l'Évangile est enseigné aux morts dans le monde des esprits où ils ont l'occasion d'accepter librement les sacrements accomplis pour eux dans cette vie[13]. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration dans les temples par les membres de l'Église considérés dignes. Les saints des derniers jours font des recherches généalogiques pour découvrir les noms et dates de naissance de leurs ancêtres afin que les ordonnances salvatrices (baptême, confirmation, ordination, dotation, mariage, scellement aux parents et aux enfants) soient accomplies pour eux.
  • La vie après la mort :
    • Le monde des esprits post-terrestre est l'endroit où attend l'esprit de l'homme entre la mort et la résurrection. Il comporte deux parties distinctes ou états séparés : le paradis, où sont reçus ceux qui ont accepté l'Évangile ; et la prison des esprits, où sont reçus ceux qui n'ont pas obéi à l'Évangile ou qui ne l'ont pas accepté pendant qu'ils étaient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre. L'Évangile est enseigné dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptême célébré en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration.
    • La résurrection universelle : résurrection de chaque être humain avant qu'il ne soit emmené devant Dieu pour le jugement.
    • Le jugement dernier où il sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance).
    • L'attribution d'un degré de gloire : au jugement est attribué à chacun, selon ses choix dans la mortalité et dans l'au-delà, l'un des trois degrés de gloire : téleste, terrestre, ou céleste.

Structure

Bâtiments administratifs de l'Église à Salt Lake City

Il existe deux niveaux d’administration dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : le niveau général et le niveau local. Au niveau général se trouvent les officiers et bureaux généraux et quelques employés. Au niveau local se trouvent, dans les régions où les membres de l'Église sont nombreux, les pieux (diocèses) et les paroisses, et dans les régions où ils sont moins nombreux, les missions, les districts et les branches.

Niveau général

Un conseil de trois hommes compose la Première Présidence, qui préside l'Église au niveau mondial. Il est composé du président de l’Église et de ses deux conseillers. La Première Présidence est assistée par un collège de douze hommes, les douze apôtres, qui forment un collège de voyageurs qui dirigent l’implantation et la croissance de l’Église dans le monde entier[14].

Le président de l'Église est choisi parmi les douze apôtres. Le président actuel de l'Église est Thomas S. Monson (né en 1927). Les collèges de soixante-dix (au nombre de huit fin 2007) et l’épiscopat président complètent l’organisation des officiers généraux de l’Église. Les soixante-dix ont la responsabilité de prêcher l'Évangile. Un épiscopat président, formé de trois hommes, s'occupe des affaires temporelles de l'Église. Aidés d'architectes, d'experts paysagistes, d'ingénieurs et d'autres spécialistes, ils gèrent les bâtiments construits un peu partout dans le monde et les autres constructions, dont l’investissement se chiffre à des millions de dollars. Ils gèrent également le programme humanitaire de l'Église. Les membres de l'épiscopat président sont aussi les dirigeants de la Prêtrise d'Aaron. À ce titre ils supervisent plusieurs dizaines de milliers de collèges de garçons et de jeunes gens ordonnés à la prêtrise. Les membres de la Première Présidence, du Collège des Douze Apôtres, les présidents des soixante-dix, les deux premiers collèges des soixante-dix et l’épiscopat président composent le groupe des Autorités générales de l’Église. Les Autorités générales travaillent à plein temps pour l’Église et ce qu'ils reçoivent de sa part est désigné différemment selon les sources : l'Église parle d'une « allocation d’entretien[15] » quand d'autres sources font mention d'un « salaire[16] » ainsi que d' « avantages[17] », ou encore d'une « rémunération[18] ». En plus des officiers généraux, il existe des bureaux généraux à la tête des organisations auxiliaires et des programmes de l’Église. Ces bureaux supervisent le travail des organisations et des programmes au niveau de l'Église tout entière. S'ajoutent à ceux-ci quelques spécialistes et une équipe d'employés qui sont salariés de l'Église.

Niveau local

  • Pieux : un pieu englobe plusieurs paroisses et est présidé par trois hommes, le président et deux conseillers. Ils sont assistés, eux aussi, par un conseil de douze hommes, les membres du grand conseil du pieu. Le bureau de pieu supervise le travail des organisations auxiliaires des paroisses du pieu. Ce bureau se compose d'un échantillon d'instructeurs et d'administrateurs des diverses paroisses. Au cours de leurs visites des paroisses, ils forment les officiers de paroisse.
Eglise à Heidelberg-Wieblingen (Allemagne)
  • Paroisses : L'unité locale de l'organisation de l'Église est la paroisse qui peut atteindre plusieurs centaines de personnes. L'autorité qui dirige la paroisse est l'épiscopat, formé de trois hommes, un évêque et ses deux conseillers, et aidé par un ensemble d'officiers et d'instructeurs. C'est au niveau de la paroisse que sont formés les collèges de prêtrise. Chaque collège de la prêtrise est dirigé par un président et deux conseillers, assistés par un secrétaire. Chaque organisation auxiliaire est dirigée par une présidence de trois personnes, et pourvue d'un secrétaire, d'un directeur de la musique, d'un organiste et d'un groupe d'instructeurs. L'évêque a des responsabilités semblables à celles des pasteurs ou des prêtres des autres Églises. Il prépare et dirige les services de culte, bénit les malades, veille à ce que de l’aide soit apportée aux nécessiteux, dirige les funérailles, etc. Cependant, il exerce son sacerdoce de façon bénévole et temporaire, en plus de ses responsabilités familiales et professionnelles
  • Missions, districts et branches : Dans les régions où les membres de l’Église sont moins nombreux, plusieurs branches forment un district et plusieurs districts forment une mission. Jusqu'à ce qu'un pieu soit créé, le président de mission préside non seulement les missionnaires à plein temps mais aussi les membres de l'Église. Les présidents de mission sont appelés à oeuvrer à plein temps pour une période de trois ans. À part les Autorités générales, ils sont les seuls à recevoir une indemnité pour leur ministère. Alors qu'une paroisse fait nécessairement partie d'un pieu, une branche peut faire partie d'un pieu ou d'un district. Une branche est comme une paroisse en miniature, et un district est comme pieu en miniature. Dans les deux cas, la différence, outre les effectifs, réside dans les clefs d'autorité que reçoivent leurs dirigeants respectifs.

Fonctionnement

Prêtrise

Article détaillé : Prêtrise (mormonisme).

Le terme « prêtrise » est un générique qui englobe tous les offices du sacerdoce. Il existe deux ordres :

Les offices de la prêtrise d’Aaron sont ceux de diacre, d’instructeur, de prêtre et d’évêque (cependant un évêque doit aussi détenir la prêtrise de Melchisédek).

Statue 'Rétablissement de la Prêtrise de Melchisedek' à Temple Square

Les offices de la prêtrise de Melchisédek sont ceux d’ancien, de grand-prêtre, de patriarche, de soixante-dix et d’apôtre.

Les détenteurs de la prêtrise sont organisés en collèges et ont l'autorité d'administrer les sacrements et d'exercer certaines fonctions administratives dans l'Église. Ces sacrements sont le baptême, la confirmation (ou don du Saint-Esprit), l’ordination à la prêtrise de Melchisédek pour les hommes, la dotation et le mariage céleste.

D’autres sacrements existent, comme : la bénédiction d'un nouveau-né, la bénédiction patriarcale, les bénédictions de santé, les bénédictions pour conseiller et réconforter, les bénédictions paternelles, les mises à part dans une fonction dans l’Église et la bénédiction d'une tombe. D’autres sacrements ne s’adressent pas à l’individu : la consécration d'un temple, d'une église ou d’un autre bâtiment, la consécration d'un pays à la prédication de l'Évangile, etc. Les sacrements sont administrés par la prêtrise. Les sacrements suivants se font par imposition des mains : la confirmation, les ordinations, les mises à part et la plupart des bénédictions.

Le terme « prêtrise » désigne également l'ensemble des hommes qui détiennent un office dans la prêtrise. Les femmes reçoivent des responsabilités dans l’Église mais ne détiennent pas la prêtrise.

Les collèges de prêtrise sont : collège des diacres (garçons de 12-13 ans), collège des instructeurs (garçons de 14-15 ans), collège des prêtres (garçons de 16-17 ans), collège des anciens (hommes de 18 ans et plus), collège des grand-prêtres (ensemble des grands-prêtres d'un pieu).

Organisations auxiliaires

  • l'École du Dimanche. L'École du Dimanche concerne toute personne de 12 ans et plus. Elle a pour buts d'enseigner l'Évangile de Jésus-Christ, de fortifier les personnes et les familles en les invitant à étudier les Écritures, à obéir aux commandements, à recevoir les ordonnances essentielles et à garder les alliances qui y sont associées.

Les organisations auxiliaires suivantes sont dirigées par des femmes au niveau général comme au niveau local de la hiérarchie de l'Église :

  • la Société de Secours. À l'époque où elle été fondée, la Société de Secours avait deux objectifs principaux : porter secours aux pauvres et aux nécessiteux et sauver les âmes. Cette organisation reste aujourd'hui fidèle aux principes directeurs de son origine.
  • les Jeunes-Filles de 12 à 17 ans ont un programme complet pour leur enseignement. Toutes les jeunes filles sont encouragées à participer au programme 'Progrès personnel'. Le 'Progrès personnel' est un programme d'accomplissement qui les aide à vivre des expériences des vertus pour les Jeunes Filles par des projets et des activités
  • la Primaire, organisation destinée à tous les enfants âgés de 3 à 11 ans et qui a lieu pendant deux heures tous les dimanches pendant que les parents participent à leurs réunions hebdomadaires. La Primaire est divisée en deux parties, la ‘période d’échange’ et les classes. La période d’échange permet aux enfants de participer à des activités, à apprendre et à chanter des chants qui enseignent les principes de l’Evangile. De plus, des "journées d'accomplissement" leur offrent des occasions d'interagir les uns avec les autres en ayant des divertissements sains par des activités physiques, créatives, culturelles et des activités de service. [19]

Programmes et activités

  • D'autres programmes répondent à des nécessités plus spécifiques. Ainsi, estimant que personne n'est immunisé contre l'épidémie sociale des violences domestiques, l'Eglise a t'elle créé le 'LDS Family Services' (Services à la famille de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours), organisation privée et sans but lucratif pour aider les individus et les familles[22].
  • De même, pratiquement tous les saints des derniers jours en Afrique ayant des amis ou des membres de leur famille qui sont séropositifs ou atteints du SIDA, l’Eglise a mis au point un programme et du matériel éducatif pour aider les membres de l’Eglise[23].
  • Le programme Mains Serviables[24] est un programme de services à la société visant à améliorer et embellir les lieux de vie. En collaboration avec les dirigeants civiques, les membres de l'Église donnent bénévolement de leur temps pour améliorer ou embellir les communautés locales là où ils vivent ou mettent en oeuvre des projets de service. Ces projets comprennent le nettoyage général de lieux publics : parcs, bâtiments publics et voieries, hôpitaux, ou personnes présentant des besoins particuliers (3ème âge ou handicapés). En général, les matériaux requis sont fournis par les bénéficiaires de ces projets de service. Les participants portent des gilets au logo Mains Serviables[25]. Ce programme permet également la mise à disposition des églises pour des actions de soutien aux organismes de type humanitaire comme pour le don du sang. [26]

Relais de communication

À tous les niveaux de la hiérarchie, différentes réunions ecclésiastiques sont tenues pour le bon fonctionnement de l’Église : conférences, réunions de présidence, réunions de conseil, réunions de comité, réunions de coordination. À ces réunions s'ajoutent d'autres relais de communication : visites et entretiens.

Documentation

Le siège de l'Église édite des manuels d'instructions adaptés aux différents niveaux de l'autorité ecclésiastique, de l'administration, des organisations et des programmes, auxquels peuvent s'ajouter des courriers et notes internes.

L'Église publie les Écritures (Bible, Livre de Mormon, Doctrine et Alliances, Perle de Grand Prix) des manuels de cours[27] et le magazine Le Liahona[28] qui servent de support à l'instruction donnée dans les différentes classes.

Offices et réunions

Centre de conférence de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours où se tient la conférence générale semi-annuelle

Les membres participent à des réunions au niveau général, régional et local.

  • Niveau général

La Conférence générale est diffusée deux fois par an (avril et octobre) depuis Salt Lake City, Utah. En 2008, la conférence générale a été retransmise en direct les 5 et 6 avril par le biais d'Internet et a été d'une importance particulière dans la mesure où un nouveau président de l'Église, Thomas S. Monson, a été présenté pour un vote de soutien lors d'une assemblée solennelle.

  • Niveau régional

La conférence de pieu, au niveau régional, a lieu deux fois par an et rassemble les membres des paroisses qui en dépendent.

  • Niveau local

Au niveau local, les réunions du dimanche de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont réparties sur trois heures consécutives, soit trois réunions avec deux poses de 10 minutes entre chaque. Ces réunions sont ouvertes au public.

    • Réunion de Sainte-Cène : les familles réunies participent à la distribution de la Sainte-Cène (pain et eau), suivie généralement de trois discours préparés à l'avance par les membres sur un thème proposé. Le premier dimanche de chaque mois, jour de jeûne, la réunion de Sainte-Cène est une réunion de témoignages. Aucun discours n'est demandé, mais les membres de l'Église qui le désirent, viennent s'adresser librement à l'assemblée sur des thèmes spirituels.
    • École du Dimanche : par tranches d'âge.
    • Réunion de prêtrise (pour les hommes) et de Société de Secours (pour les femmes) Pendant ces deux plages horaires, les personnes présentes participent librement aux discussions. Parallèlement, les enfants assistent à la Primaire, classes d'instruction et d'activités.

Instruction au foyer

Article détaillé : Instruction au foyer (mormonisme).

Comme il serait impossible à l'évêque et à ses conseillers de visiter le foyer de tous les membres de la paroisse, l'épiscopat dispose d’un ensemble de collèges de la prêtrise parmi lesquels des hommes à qui il délègue la responsabilité de visiter les foyers et à oeuvrer comme instructeurs au foyer. Les instructeurs au foyer rendent visite à chaque foyer de la paroisse au moins une fois par mois. Ils forment des équipes de deux chargées de veiller au bien-être temporel et spirituel des familles. Lorsque l'épiscopat veut transmettre un message à ces familles, il peut le faire par les instructeurs au foyer. Ceux-ci sont attentifs aux besoins des familles qu’ils visitent. Si une aide s’avère nécessaire, les instructeurs au foyer en font immédiatement part à leurs dirigeants pour que les mesures nécessaires soient prises.

Les femmes ont leur propre programme de visites d'instruction. Elles forment des équipes de deux. Chaque équipe établit un contact mensuel avec une ou plusieurs femmes de la paroisse. À la différence des hommes qui visitent une famille entière, les femmes se visitent entre elles.

Culture

Corridor mormon

Une culture de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours reflétant l'impact culturel des croyances de base et des traditions de l'Eglise, distingue les membres de l'Eglise, leurs pratiques et leurs activités. La culture est géographiquement concentrée dans le corridor mormon (ou "Jell-O Belt") aux États-Unis, mais elle est, dans une moindre mesure, présente dans de nombreux endroits du monde où vivent les saints des derniers jours.

Appels à servir

Chaque membre de l'Église qui le désire et qui en est capable reçoit une ou plusieurs tâches à remplir dans l'Église. Le nombre de personnes qui reçoivent un appel à servir est, dans une paroisse moyenne, d’environ deux cents. Chacune de ces personnes a une responsabilité bien définie. Chaque membre de l'Église reçoit, au cours de sa vie, des possibilités variées de servir dans l’Église. Ceux qui le désirent reçoivent une responsabilité. L'épiscopat local et les autres personnes qui remplissent une tâche au niveau local dans l'Église le font en plus de leurs responsabilités familiales et professionnelles et sans compensation financière. Chacun est appelé pour une période indéterminée, jusqu'à ce qu'il soit relevé de son poste par une mainlevée de remerciement pour son travail. Une autre personne est alors appelée à sa place.

Divertissements

L’Eglise SDJ encourage les activités sociales telles que le sport, la danse, les activités récréatives. Les Jeunes Gens et les Jeunes Filles ont des activités hebdomadaires sponsorisées par l’Eglise.

Education

Fonds perpétuel d'études

Article détaillé : Fonds perpétuel d'études.

Inspiré du Fonds Perpétuel d’Immigration, système de prêt à taux très bas qui permettait aux convertis de se rendre en Utah au milieu du XIXe siècle, Gordon B. Hinckley, président de l'Église, a annoncé en 2001 l'instauration d'un fonds perpétuel d'études, après avoir constaté que beaucoup de jeunes gens et de jeunes femmes, de retour dans leur pays après leur mission à plein temps, ne trouvaient pas d'emploi correctement rémunéré, faute d'avoir trouvé un financement nécessaire pour entamer un cursus scolaire ou une formation professionnelle.

Université Brigham Young (BYU)

Article détaillé : Brigham Young University.

Les saints des derniers jours pensent que l'un des aspects les plus importants de la vie sur terre est l'occasion pour les individus d'apprendre et de progresser. Ils sont en outre convaincus que, quelles que soient les connaissances obtenues dans cette vie, elles restent acquises pour la vie après la mort. En conséquence, l'Eglise met fortement l'accent sur l'éducation et finance Brigham Young University (BYU ou the Y), Brigham Young University Hawaii, Brigham Young University–Idaho, BYU Jerusalem Center, BYU Salt Lake Center, LDS Business College

Généalogie

Bibliothèque généalogique de Salt Lake City
Article détaillé : Société généalogique d'Utah.

Les saints des derniers jours considèrent que leur première obligation est d'accomplir, par procuration, les ordonnances du temple pour les membres décédés de leur famille afin de leur permettre de recevoir les bénédictions de l'Évangile. Les saints des derniers jours croient que ces ordonnances scellent ou lient les familles ensemble, l'objectif étant une chaîne ininterrompue jusqu'à Adam.

Cette volonté a motivé l'invention de la norme GEDCOM et la recherche d'actes anciens, notamment grâce à la technologie du microfilm.

Humanitaire

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que le service humanitaire est une part essentielle de sa mission (Actes 10:38). L’aide humanitaire de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est apportée à ceux qui en ont besoin, où qu’ils vivent et quelles que soient leur appartenance religieuse, leur race, leur ethnie ou leur régime politique. Les fonds permettant le fonctionnement de ces organisations reposent sur le bénévolat et proviennent du don de jeûne des membres de l’Église.

Société de Secours

Article détaillé : Société de Secours.

En 1842, Joseph Smith organisa la Société de Secours, avec pour objectif d’apporter du secours aux membres de l’Église en difficulté. La Société de Secours continue à remplir cette mission aujourd'hui, tandis que l'Église a élargi ses efforts humanitaires[29].

Dans les premières années de l'Église après sa fondation en 1830, l'action humanitaire systématique a été ralentie en raison de l’appauvrissement des membres et les persécutions continues. La première organisation humanitaire permanente de l'Église a été créée en 1955 à l’Université Brigham Young (BYU)

Centre humanitaire

Un silo blé à Welfare Square

Edifié en 1991 dans la périphérie de Temple Square, près du temple de Salt Lake, à Salt Lake City, le centre humanitaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (LDS Humanitarian Center) est destiné à répondre aux situations mondiales d’urgence et à soutenir les programmes de la LDS Foundation (Fondation des saints des derniers jours)[30]destiné à répondre aux situations mondiales d’urgence

Il est également nommé Welfare Square.

LDS Fondation

La Fondation des saints des derniers jours (LDS Foundation), également nommée LDS Charities, est l’une des branches de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Cette organisation vise à aider les familles déshéritées dans le monde en améliorant leur autonomie, leur santé et leur instruction, ainsi qu'à fournir de l'aide dans les situations d'urgence dues aux guerres ou aux catastrophes naturelles.

Magasins de l'Evêque

Localement, le Magasin de l’évêque fait partie du programme d'entraide de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il profite aux familles de l'Église en difficulté. Un magasin de l’évêque (également connu sous le nom de 'magasin du Seigneur'), dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours fait généralement référence à un centre de ressources de base utilisé par les Evêques de l'Église pour fournir des biens aux personnes nécessiteuses. Le magasin entrepose des aliments de base et des articles ménagers essentiels.

Le terme ‘magasin de l’Evêque’ peut également être utilisé au figuré pour désigner l'ensemble du temps, des talents, des compétences, des matériels, les services compatissants, et les moyens financiers des membres de l'église disponibles pour être utilisés au service des nécessiteux[31].

Musique

Chœur du Tabernacle

Choeur du Tabernacle mormon
Article détaillé : Chœur du Tabernacle mormon.

Le Chœur du Tabernacle mormon, crée en 1847, est l'une des institutions chorales les plus réputées du monde. Il est formé de 360 voix et est habituellement accompagné par un orgue de 11 623 tuyaux et l'Orchestre de Temple Square composé de 110 musiciens. Tous les membres du Chœur du Tabernacle sont des bénévoles de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Chants

Toutes les réunions dominicales de l'Église commencent par un cantique choisi dans le recueil de cantiques[32]'. Plusieurs chants et hymnes sont spécifiques à l'Église. Parmi les plus connus : Je suis enfant de Dieu ; Oh mon Père ; Seigneur, merci pour le prophète ; L'esprit du Dieu Saint ; Venez, venez sans craindre le devoir ; Si tu pouvais jusqu'à Kolob.

Les enfants de la Primaire utilisent un recueil intitulé Chants pour les enfants[33]

Œuvre missionnaire

Missionnaires
Article détaillé : Missionnaire mormon.

Des célibataires ou couples retraités, membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, peuvent se porter candidats pour remplir une mission à plein temps. S'ils sont considérés comme moralement dignes et physiquement aptes, ils sont envoyés pour 18 ou 24 mois prêcher l'Évangile avec le soutien de leur famille ou de leur paroisse. C'est ainsi que plus de 50 000 missionnaires sont en permanence en activité dans environ 145 pays[34].

Politique

L’Eglise prend ses distances et ne s’implique pas en politique, même si elle encourage les membres à être politiquement actifs et à accomplir leur devoir civique en votant. Chaque année d'élection, l'Eglise adresse un courrier à chaque évêque (chef de la congrégation) à lire au pupitre déclarant que l'Eglise ne soutient aucun des partis politiques ou candidats, ne permet pas que ses bâtiments puissent être utilisés pour des événements politiques, et qu'aucun des titres ou positions qu’un membre de l’Eglise peut avoir ne peut être utilisés pour impliquer l’Eglise dans le soutien d'aucun parti ou candidat.

Cependant, l'Église a approuvé ou désapprouvé des positions politiques spécifiques qu'elle considère comme des questions morales:

  • Opposition au LGM-118A - MX (Peacekeeper) missile basé en Utah et au Nevada[35].
  • Opposition à ‘l’Equal Rights Amendment’ dans les années 1970.
  • Soutien à la Proposition 22 (2000) définissant le mariage en Californie entre un homme et une femme.
  • Soutien en 2004 à l’amendement constitutionnel définissant le mariage en Utah entre un homme et une femme.
  • Soutien à ‘l’acte de défense du mariage’ définissant aux États-Unis le mariage entre un homme et une femme.

Au cours des dernières décennies, le Parti républicain a remporté de façon importante une majorité de votes mormons dans la plupart des élections nationales et au niveau de l'Etat. En conséquence, l’Utah, état avec une majorité écrasante de population mormone, est aussi l'un des Etats les plus républicains du pays. Cependant, Harry Reid (Nevada), du Parti démocrate, chef de la majorité du Sénat, est un membre de l’Eglise mormone.

Pratiques courantes

Les pratiques courantes des saints des derniers jours comprennent le respect de la Parole de Sagesse, de la loi de chasteté, le paiement de la dîme, la participation au clergé laïcs de l'Eglise , de s’abstenir de travailler le dimanche si possible, la soirée familiale, l’enseignement au foyer et les visites d’enseignement. Les tatouages et piercings, sauf pour une paire de boucle d’oreilles pour les femmes, sont fortement déconseillés.

Les membres de l'Église sont encouragés à se marier et avoir des enfants, les familles de saints des derniers jours ont donc tendance à être plus nombreuses que la moyenne. Toute activité sexuelle, hétérosexuelle et homosexuelle, en dehors du mariage est considérée comme un péché grave. Les mariages entre gens de même sexe ne sont pas pratiqués ou soutenus par l'Eglise.

Les pères saints des derniers jours détenant la Prêtrise donnent généralement une 'bénédiction pour les enfants' peu après leur naissance, pour leur attribuer officiellement un nom et pour les enregistrer comme membres de l’Eglise. Néanmoins, les enfants ne pourront pas être baptisés avant l'âge de huit ans, considéré comme l’âge de raison.

L'Eglise insiste sur le fait que les normes morales auxquelles les mormons croient furent enseignées par Jésus-Christ, elles comprennent notamment l'honnêteté, l'intégrité, l'obéissance aux lois, la chasteté en dehors du mariage et la fidélité dans le mariage. L'Eglise met l'accent sur l’importance de la famille, ainsi que le concept qu’une famille unie vit et progresse éternellement, concept au cœur de la doctrine des saints des derniers jours.

L'Église s'oppose à l'avortement, sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme dans les cas de viol ou d'inceste, ou pour sauver la vie de la mère. Toutefois, l’Eglise respecte le droit de l'individu au libre arbitre, et la décision est finalement à prendre par l'individu, inspiré par Dieu, par la prière et le jeûne sincère. Elle s'oppose également à la pornographie, aux jeux de hasard, ainsi qu'aux jeux régis par l’état, ou parrainés par des organismes de bienfaisance[36]. Il est conseillé aux saints des derniers jours de ne pas prendre part à toute forme de médias obscènes ou pornographiques, ainsi que ceux montrant des représentations graphiques de sexe ou de violence.

Préparation personnelle

L’Eglise encourage vivement chaque famille à se préparer à tous les types de catastrophes, y compris économique, en temps difficiles. Les membres sont encouragés à planter des jardins, à emmagasiner des réserves pour un an, et à détenir une "trousse de 72 heures", contenant les fournitures nécessaires à l’autonomie en cas de catastrophe naturelle. L'Eglise est organisée pour des réponses rapides aux besoins immédiats , mais il est attendu des membres qu’ils soient autonomes, pour pourvoir à leurs propres besoins, et qu'ils soient en mesure d'aider leurs voisins et leur entourage. La réponse de l’Eglise aux situations d'urgence ou de catastrophes est dirigée par le magasin de l’évêque et ne se limite pas qu'aux membres de l'Eglise.

L'Église soutient également des programmes qui aident ses membres à devenir opérateurs de radioamateur, pour assurer les communications entre les installations de l'Eglise, en cas de catastrophe. Les équipements des radio-amateurs à Haute Fréquence permettent des communications suivies dans le monde entier, tandis que les opérations en Très Haute Fréquence relient les dirigeants locaux. Dans les zones à risques, telles que le sud de la Californie exposé aux tremblements de terre, des sessions de cours et examens de licence de radio-amateur sont régulièrement assurées dans les chapelles locales et sont ouvertes à tous, sans distinction d'âge ou d'appartenance religieuse.

Prières

Les prières publiques et personnelles sont adressées au "Père Céleste", offertes au nom de Jésus-Christ et suivies de amen. Quand la prière est donnée en public, il est d’usage que les participants disent "amen" à la fin de la prière. Les membres anglophones sont invités à utiliser "the", "thou", "thy" et "thine" (tutoiement) quand ils s’adressent à Dieu, comme forme de familiarité et de respect. Les membres parlant d'autres langues utilisent des syntaxes familières similaires de respect dans la prière. La plupart des prières sont improvisées et peuvent être faites à genoux, debout ou assis ou autres. Courber la tête et croiser les bras pendant la prière est habituel et encouragé.

Bâtiments et constructions

Temple Square

Article détaillé : Temple Square.
Temple Square en 1897

Temple Square[37] est un site de 40 000 m² situé à Salt Lake City, Utah, aux États-Unis, appartenant à l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours. À Temple Square se trouvent deux centres de visiteurs ainsi que le Temple de Salt Lake,le Tabernacle, le Assembly Hall (Salle de l'Assemblée), le Seagull Monument (Monument des Mouettes)

Ces dernières années, l'usage du nom de Temple Square s'est modifié incluant d'autres immeubles immédiatement adjacents à Temple Square le Joseph Smith Memorial Building, le centre humanitaire faisant partie de la Fondation des saints des derniers jours (LDS Foundation), le centre de conférence, les bâtiments administratifs de l'Église, le Family History Library (Bibliothèque d'Histoire de la Famille), le musée d'Histoire de l'Eglise, la bibliothèque d'histoire de l'Eglise, le bâtiment administratif de la Société de Secours (Relief Society Building) [38]

Temples

Temple de Zollikofen, Berne, Suisse

L'Église construit également des temples. Le temple se distingue d'une église comme le temple de Jérusalem se distingue d'une synagogue. Les réunions dominicales n'y sont pas tenues.

Le temple est pour les saints des derniers jours la maison du Seigneur, un lieu sanctifé. Ils sont construits pour permettre aux hommes d'accomplir des ordonnances sacrées et se préparer à la vie après la mort.

La plus importante de ces ordonnances est le mariage éternel, ou scellement. Seul un homme ayant l'autorité requise peut prononcer les paroles d'union permettant à un couple, une famille, d'être unis éternellement.

La condition pour que les époux puissent entrer dans le temple et être unis pour toujours avec leurs familles (ancêtres et descendants), est de rester digne en obéissant aux lois et commandements de Dieu. Une recommandation écrite, émise par l'évêque, symbolise cette dignité et permet l'accès au temple. Toutes les autres ordonnances du temple sont accomplies non seulement pour les vivants, mais aussi pour les morts, par procuration. Elles servent à enseigner l'homme sur le but de sa création et sur son potentiel éternel.

L'objectif principal de toutes ces ordonnances est le retour de l'homme en présence de Dieu.

Eglise de Marseille

Églises

Les églises sont le lieu du culte dominical, ainsi que le lieu d'activités multiples durant la semaine.

Statistiques

     Pays et territoires comportant au moins un temple      Pays et territoires sans temple mais avec des membres et des missionnaires      Pays et territoire sans présence officielle de l'Eglise

Le nombre des membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en fait la quatrième religion des États-Unis[39]. Elle revendiquait treize millions de membres dans le monde en 2007[40]. Elle affirmait avoir atteint le nombre de 13 508 509 membres en 2008[41] dont 166 000 au Canada[42] (avec 10 226 au Québec[43]) , 34 906 en France[44], 6 043 en Belgique[45] et 7 939 en Suisse[46]. Plus de la moitié des membres de l'Église vivent en dehors des États-Unis, répartis dans près de 180 pays, et en 178 langues.[3].

En 2004, le Mexique est devenu le premier pays, en dehors des États-Unis, à dépasser un million de membres. Depuis, le Brésil est devenu le second. La croissance dans le reste du monde continue d'être plus rapide qu'aux États-Unis.

D'après le Yearbook of American and Canadian Churches de 2005, de toutes les Églises qui communiquent leurs statistiques, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la quatrième par la taille aux États-Unis, comptant plus de 5,5 millions de membres aux États-Unis, fin 2003.

En 2007 :

  • La population de l’Église avait atteint 13 millions.
  • Le nombre de missionnaires appelés depuis 1830 avait atteint un million.

Au 31 décembre 2007 :

  • Nombre d'unités de l'Église : Pieux (diocèses) : 2 790 ; Missions : 348 ; Districts (petits diocèses) : 618 ; Paroisses et branches (petites paroisses) : 27 827
  • Population de l'Église : Population totale de l'Église : 13 193 999 ; Accroissement du nombre d'enfants inscrits en 2007 : 93 698 ; Convertis baptisés en 2007 : 279 218
  • Missionnaires : Missionnaires à plein temps : 52 686
  • Temples : Temples consacrés en 2006 : 0 ; Temples reconsacrés en 2006 : 1 ; Temples en service : 124

Statistiques par pays et par langue (au 31 décembre 2003) :

  • Pays ayant le plus grand nombre de membres de l'Église : États-Unis : 5 503 192 ; Mexique : 980 053 ; Brésil : 866 988 ; Chili : 530 739 ; Philippines : 526 178 ; Pérou : 384 663 ; Argentine : 330 349 ; Guatemala : 192 207 ; Canada : 166 442 ; Équateur : 61 396
  • Pays ayant le plus grand pourcentage de membres de l'Église (10 000 membres minimum) : Tonga : 46,0 (1 sur 2) ; Samoa : 34,0 (1 sur 3) ; Samoa américaines : 19,1 (1 sur 5) ; Kiribati : 10,0 (1 sur 10) ; Polynésie française : 7,8 (1 sur 13) ; Chili : 3,4 (1 sur 30) ; Uruguay : 2,4 (1 sur 42) ; Nouvelle-Zélande : 2,3 (1 sur 43) ; Honduras : 1,6 (1 sur 62) ; Bolivie : 1,5 (1 sur 64)
  • Quatre pays ont un pourcentage élevé, mais moins de 10 000 membres : Niue (13,0), îles Marshall (6,8), îles Cook (6,5), et Micronésie (3,1).
  • Langues les plus parlées par les membres de l'Église : Anglais : 5 828 000 ; Espagnol : 3 681 000 ; Portugais : 907 000 ; Tagalog (Philippines) : 165 000 ; Cebuano (Philippines) : 126 000 ; Japonais : 117 000 ; Ilocano (Philippines) : 109 000 ; Samoan : 102 000 ; Coréen : 75 000

(Sources : Le Liahona, mai 2007 ; août 2005, Nouvelles de l'Église, p. 2 ; janv. 2005, Nouvelles de l'Église, pp. 2-3)

Le rapport de l'Eglise sur la population de membres comprend tous les membres baptisés ainsi que "l’enregistrement des enfants" non baptisés de moins de huit ans. (Les enfants ne sont pas baptisés avant l'âge de huit ans.) Bien que l'Eglise ne publie pas les chiffres de fréquentation du public, les chercheurs estiment que la présence effective au culte hebdomadaire des saints des derniers jours au niveau mondial est d'environ 4 millions[47]. Les membres vivant aux États-Unis et au Canada constituent 46% de l'assistance, 38% en Amérique Latine et le reste de la population mondiale, 16%[48].

Un sondage effectué par le ‘City College of New York’ en 2001 estima qu’il y avait 2 787 000 saints des derniers jours identifiés aux États-Unis en 2001, soit 1,3% de la population des États-Unis, rendant l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, par leur enquête téléphonique auprès de plus de 50.000 ménages, le 10ème organisme religieux par ordre d’importance[49]. Une source cite qu'elle est la seconde religion, pour la progression aux États-Unis, avec un taux de croissance annuel de 1,63 %[50].

2007 Enquête de 'Pew Forum on Religion & Public Life' Mormons (USA.) Moyenne USA
Mariés 71% 54%
Divorcés ou séparés 9% 12%
3 enfants ou plus au foyer 21% 9%
Assistance hebdomadaire (ou plus) au service religieux 75% 39%

En 2007, le ‘Pew Forum on Religion & Public Life’ publia une étude sur les croyances religieuses de 35.556 adultes vivant aux États-Unis,[51], dont 1,7% ont affirmé qu'ils étaient mormons. Comparativement, l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours a déclaré avoir 5.873.408 membres, soit 1,9% de la population des États-Unis, à la fin de l'année 2007. Les réponses à cette étude estiment que 3,9 millions de Mormons des États-Unis, seulement, soit 1,3% de la population des États-Unis, assistent à des services une fois par semaine, ou plus d'une fois par semaine.

Finances

Les principaux revenus de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours proviennent de la dîme[52] et du don de jeûne versés par ses membres.

L'Église fait appel à un cabinet d'experts comptables (actuellement Deloitte Touche) pour réaliser les contrôles annuels, aux États-Unis, de ses entités à but non lucratif[53], lucratif[54], et éducatives[55],[56]. L'Église possède un service d'audit interne vérifiant que les dons et charges soient utilisés et répartis conformément aux règles de l'Église, et qui rend son avis, sans chiffres ni détail financier, à chaque conférence générale semestrielle de l'Église.[57]..

L'Église n'a pas publié ses états financiers aux États-Unis depuis 1959[58] et ne le fait que dans les pays où cela est requis par la loi, comme au Royaume-Uni[59] où l'audit financier est effectué par le bureau PricewaterhouseCoopers.

L'Église affirme que sa situation financière est semblable à celle d'autres organisations religieuses à but non lucratif. Elle affirme également que si elle reçoit plus de dons qu'elle n'a de charges, elle en utilise l'excédent pour constituer une réserve en immobilisation en prévision des années futures, pour des période où les charges seraient supérieures aux dons.

L'Église utilise les fonds de la dîme pour la construction et l'entretien de ses bâtiments et autres installations, l’impression des Écritures, l'oeuvre de mission, la protection sociale et de secours, pour soutenir ses missionnaires, l'éducation, et les autres programmes qu'elle parraine. [60].

L'Église a également investi dans des sociétés à but lucratif et des entreprises commerciales , telles que Bonneville International, Deseret Book Company, et des fermes bovines en Utah, en Floride et au Canada. Mais ces fermes sont réparties entre l'aide sociale de l’Église (magasins de l’Evêque et le centre humanitaire), pour lesquels les fonds de la dîme sont utilisés et qui sont sans but lucratif. [réf. nécessaire]. Les fermes à but lucratif sont en partie auto-suffisantes mais n’utilisent jamais l’argent de la dîme.

L'Église soutient que son objectif est de maintenir son capital, de générer des bénéfices à un taux raisonnable, et qu'elle oriente ses investissements vers la production de biens qui correspondent à sa mission, comme ceux de ses terres agricoles et de ses sociétés de communication.

Les comptes de l'Église n'étant pas publiés, aucune déclaration de l'Église à leur sujet ne peut être pleinement vérifiée. C'est ainsi qu'à l'extérieur de l'Église, de nombreux observateurs lui reprochent son manque de transparence financière et l'étendue de son capital financier et commercial (voir Critique du mormonisme). En 1997, le Time Magazine estimait le capital de l'Église à plus de trente milliards de dollars et son chiffre d'affaires annuel à 5,9 milliards de dollars[61].

Multiculturalisme

Saints des derniers jours et musulmans

L’appréciation de l’Église pour le rôle de Mahomet dans l’Histoire peut se lire dans la déclaration de 1978 de la Première Présidence. Cette déclaration compte Mahomet parmi les «grands chefs religieux du monde» qui ont reçu «une portion de la lumière divine» et elle affirme que «des vérités morales… ont été données par Dieu [à ces dirigeants] pour instruire des nations entières et pour apporter un degré supérieur de compréhension à chaque être humain» [62] Selon B. H. Roberts (1857-1933), des soixante-dix, : " L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est établie pour l’instruction des hommes et c’est l’un des moyens que Dieu utilise pour faire connaître la vérité mais il ne se limite pas à cette institution pour accomplir ce but, il n’est pas limité en temps ni en lieu. Dieu suscite ici et là, parmi tous les enfants des hommes, des sages et des prophètes qui sont de leur propre langue et de leur propre nationalité et qui parlent aux gens de façon à ce qu’ils comprennent. …Tous les grands maîtres sont des serviteurs de Dieu ; dans tous les pays et à toutes les époques. Ce sont des hommes inspirés, choisis pour instruire les enfants de Dieu, selon les conditions dans lesquelles ils vivent" [63]

Lors des dernières années, le respect du patrimoine spirituel de Mahomet et des valeurs religieuses de la communauté musulmane a conduit les saints des derniers jours et les musulmans du monde entier à avoir de plus en plus de contacts et à coopérer davantage. L’Église respecte les lois et les traditions musulmanes qui interdisent la conversion des musulmans à d’autres religions. Elle a donc adopté une politique de non-prosélytisme dans les pays musulmans du Moyen-Orient. Cependant, dialogues et de coopérations sont nombreux, comme les visites de dignitaires musulmans au siège de l’Église à Salt Lake City, l’utilisation des conserveries de l’Église par des musulmans pour produire des aliments halal (purifiés par un rituel), l’aide humanitaire et l’aide de première urgence de l’Église destinées à des régions majoritairement musulmanes, notamment la Jordanie, le Kosovo et la Turquie, les accords universitaires entre l’Université Brigham Young et divers établissements universitaires et gouvernementaux du monde musulman, l’existence de l’Association des Étudiants Musulmans de l’Université Brigham Young, et collaboration entre l’Église et des organisations musulmanes pour la sauvegarde des valeurs familiales traditionnelles. [64]. Egalement, la publication de la 'Islamic Translation Series' (collection d’ouvrages islamiques traduits en anglais) est parrainée par l’université Brigham Young et par l’Église et a engendré de multiples échanges entre des autorités musulmanes et des dirigeants de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Un ambassadeur musulman aux Nations Unies a dit que cette collection d’ouvrages traduits «jouera un rôle positif dans l’effort de l’Occident pour acquérir une meilleure compréhension de l’Islam». [65]. De plus, l’installation de deux centres d’échanges universitaires et culturels au Moyen-Orient, en 1989 (à Jérusalem et à Amman), reflètent le respect traditionnel des dirigeants de l’Église pour l’Islam. Un membre du Conseil des ministres égyptien a dit à Howard W. Hunter, du Collège des douze apôtres : « Si on arrive un jour à combler le fossé entre le christianisme et l’islam, cela se fera nécessairement par l’Église mormone » [66]

Mormonisme et judaïsme

Article détaillé : Mormonisme et judaïsme.

Les saints des derniers jours se disent de la Maison d'Israël, soit descendants directs, soit par adoption. En tant que tel, le judaïsme est à la base de l'histoire du mormonisme. Les Juifs sont considérés comme un peuple de l'alliance de Dieu, tenu en haute estime et respectés dans la foi mormone. L'Église est par conséquent très philosémite dans sa doctrine. Du point de vue de la communauté juive, les croyances mormones concernant leur appartenance à la Maison d'Israël sont généralement rejetées tant du point de vue théologique que culturel.

Le concept de revendication d’appartenance à la Maison d'Israël produit divers problèmes interconfessionnels. Bien que des conflits existent, les relations atteignent rarement, voire jamais l'antisémitisme ou l’anti-mormonisme.

Situation des noirs dans le mormonisme

Pendant et après le Mouvement des droits civiques aux États-Unis l'attitude de l’Église à l'égard d'autres cultures et des personnes de couleur, qui avaient été partagées par la majorité des blancs américains, a commencé à apparaître raciste et néo-coloniale. L'Église fut soumise à de vives réactions en raison de ses positions sur la question des Noirs et des Amérindiens. Les Noirs ont toujours été officiellement bienvenus dans l'Église et Joseph Smith, anti-esclavagiste, a ordonné des hommes noirs à la prêtrise et a lutté contre l'esclavagisme en tant que candidat à la présidence des États-Unis. Smith soutint cependant la croyance commune en son temps selon laquelle les Noirs étaient les descendants maudits de Cain. Après sa mort, la doctrine de l’Église enseigna que si les Noirs pouvaient être baptisés, ils ne pouvaient pas être ordonnés à la prêtrise et donc entrer dans le temple. Selon Brigham Young, cette discrimination était voulue par Dieu. Il affirma également que si l'Église y mettait un jour fin, la prêtrise serait retirée de l'Église et celle-ci irait à sa destruction. À la fin des années 1960, l'Église se développa au Brésil, aux Caraïbes et en Afrique. Dans le cas de l'Afrique et des Caraïbes, l'Église n'avait pas encore commencé ses efforts missionnaires à grande échelle dans la plupart des États. Des groupes importants au Ghana et au Nigéria ont voulu se joindre à l'Église et de nombreux membres de l'Église brésiliens étaient d'origine africaine. Le 9 Juin 1978, sous la présidence de Spencer W. Kimball, l'Église décida de changer cette politique.[67] Aujourd'hui, les Noirs membres de l'Église sont nombreux et de nombreuses congrégations sont à prédominance noire.

Mormonisme et Premières Nations d'Amérique

Au cours de la période post-seconde guerre mondiale, l'Église commença à concentrer son expansion vers un certain nombre de cultures amérindiennes et d'Océanie que de nombreux mormons considèrent être de la même ethnie. Ces peuples ont été appelés « Lamanites » en raison de leur descendance supposée des Lamanites dans le Livre de Mormon. En 1947, l'Église a commencé un Programme de placement des Indiens où les étudiants amérindiens (à la demande de leurs parents) ont été volontairement placés dans des foyers de saints des derniers jours blancs qui les accueillaient pour l'année scolaire où ils fréquentaient les écoles publiques et assimilaient la culture mormone. En 1955, l'Église commença à ordonner des Mélanésiens noirs à la prêtrise. En 1981, l'Église publia une nouvelle édition du Livre de Mormon qui reprenait l'édition de 1840 supervisée par Joseph Smith. On modifia alors le passage disant que les Lamanites (considérés par beaucoup de saints des derniers jours comme étant des Amérindiens) vont « devenir blancs et agréables » après avoir accepté l'Évangile de Jésus-Christ. Dans la nouvelle édition, qui reprenait celle de 1840, c'est le terme pur qui est utilisé dans ce passage (et non celui de blanc), terme qui qualifie la spiritualité plutôt que la couleur de peau.

Perception mormone de l'homosexualité

Dans le mormonisme, le mariage entre un homme et une femme est ordonné de Dieu et est essentiel au plan éternel de Dieu pour le salut de ses enfants.[68]. L’homosexualité est officiellement perçue comme un ensemble « de pensées, de sentiments, et de comportements », et non pas comme une « condition » immuable, ou l’indication d’une « identité » innée. L’Église déclare qu’elle souhaite la bienvenue officiellement à ses membres gays et lesbiens, dans certaines conditions. Elle enseigne que les sentiments homosexuels sont peut-être innés. et que bien que ceux-ci soient parfois non désirés, ils peuvent et doivent être contrôlés. La loi de la chasteté interdit la sexualité gay et lesbienne qui, tout comme la sexualité prénuptiale, peut être passible d’excommunication. Néanmoins, les mormons éprouvant des penchants homosexuels peuvent rester au sein de l’Église, à condition qu’ils s’abstiennent de relations sexuelles. En plus de condamner l’homosexualité tant masculine que féminine, l’Église s’oppose aussi et fait campagne contre l’extension des droits légaux aux familles gays et lesbiennes qui, à son avis, minerait la tradition du mariage monogame hétérosexuel. La question du mariage entre personnes du même sexe demeure l’un des premiers combats politiques de l’Église.

Mormonisme et théorie de l'évolution

Bien que l’Église n'ait pas de position sur la théorie de l'évolution, elle a prononcé un certain nombre de dogmes sur l’origine de l'homme. Ces déclarations adoptent généralement la position approuvée par l'Encyclopédie du mormonisme [69] [70]

La première déclaration officielle de 1909 sur la question de l'évolution a marqué le centenaire de la naissance de Charles Darwin et le 50e anniversaire de son œuvre sur l’origine des espèces. En cette année, la Première Présidence dirigée par Joseph F. Smith a publié une déclaration sur le point de vue religieux prédominant du créationnisme, appelant la théorie de l'évolution comme une « théorie de l'homme » fausse ou mauvaise. « Il est tenu par certains qu’Adam n'était pas le premier homme sur la terre et que l'origine de l'homme est un développement descendant de la création de l'animal. Ce sont cependant les théories de l'homme »[71] Dans son message de Noël en 1910, la Première Présidence a fait référence à la position de l'Église vis-à-vis de la science :

« La diversité d'opinions ne nécessite pas l'intolérance de l'esprit et ne doit ni aigrir ou dresser des êtres rationnels les uns contre les autres... Notre religion n'est pas hostile à une véritable science. Ce qui est démontré, nous l’acceptons avec joie, mais nous n'acceptons pas la vaine philosophie, la théorie de l'homme ou de simples spéculations humaines, et nous n’adoptons quoi que ce soit de contraire à la révélation divine ou au bon sens commun. »[72]

En 1925, une nouvelle présidence a publié une déclaration officielle qui a réaffirmé la doctrine selon laquelle Adam a été le premier homme sur la terre et qu'il a été créé à l'image de Dieu.[73] L'Eglise SDJ n'a pas publié de déclaration officielle sur la théorie de l'évolution depuis 1925.[74]

Distinction des valeurs familiales

La remise de la distinction pour les valeurs familiales décernée par l'Eglise aux « membres de la collectivité qui ont accompli de grandes choses pour soutenir à la famille » a lieu à Londres depuis 2004. En 2009, elle a été remise au révérend Hon John Battle, membre du Parlement, envoyé du Premier Ministre auprès de toutes les confessions du Royaume-Uni, mais aussi à Jill Kirby, directrice du Centre d’études politiques et fondatrice et présidente de Full Time Mothers (Mères à plein temps).

Entre autres, ont déjà reçu cette distinction Mary Crowley, membre de l’Ordre de l’Empire britannique, et le révérend Hon Paul Boateng, ancien premier secrétaire des finances. [75]

Films

Personnalités

  • Affaires

Critique du mormonisme

Article détaillé : Critique du mormonisme.

Le mormonisme, comme toute religion, a été l’objet de critiques depuis sa formation. Les critiques émanent de groupes religieux, de scientifiques et d'anciens membres. Les critiques se divisent en trois axes principaux :

Les critiques théologiques

Le mormonisme est critiqué pour certaines de ses doctrines, en désaccord avec les dogmes chrétiens généralement admis. Les principales critiques portent sur la nature de la divinité: Dieu le Père possède un corps physique immortel et est un homme exalté, et sur la notion de révélation continue (le canon n'est pas fermé).

Les critiques scientifiques

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que le Livre de Mormon est non seulement un texte religieux, mais aussi le récit historique de civilisations précolombiennes. Les critiques du mormonisme y ont ainsi relevé de nombreux éléments considérés comme des anachronismes: mention de l'acier, des chevaux, etc.; ou des incohérences linguistiques. Il s'agit d'un domaine où exégètes et apologistes mormons tentent activement de démonter les arguments des critiques.

Les critiques éthiques

Le mormonisme est également critiqué pour certaines doctrines, passées ou présentes, posant des problèmes éthiques, principalement :

  • le rôle de la femme : seul l'homme peut détenir la prêtrise, la femme ayant pour rôle distinctif mais non exclusif de mettre au monde et d'élever des enfants. De plus, jusqu'en 1890, le mariage plural était pratiqué par une partie des mormons.
  • le racisme : l’Église a longtemps refusé d’ordonner des personnes de race noire à la prêtrise (1844-1978), ce qui a suscité de nombreuses critiques face à une disposition jugée raciste, jusqu’à son abrogation (voir Situation des Noirs dans le mormonisme).
Manifestants devant le temple de Newport Beach Californie exprimant leur opposition au soutien de l'Eglise à la Proposition 8 de Californie
  • l'homophobie : l’Église condamne sévèrement l'homosexualité, les déclarations de ses dirigeants étant parfois jugées homophobes (voir Perception de l'homosexualité dans le mormonisme).
  • le massacre de Mountain Meadows : en septembre 1857, une centaine d'émigrants d'Arkansas et du Missouri, en route pour la Californie, furent massacrés par des miliciens mormons assistés par des Indiens (voir Massacre de Mountain Meadows).
  • les aspects financiers : l'Église tire la majorité de ses revenus de la dîme payée par ses membres (10% de leurs revenus). Elle contrôle de nombreuses sociétés commerciales et se refuse à publier son bilan financier. De plus, l'Église prétend avoir un clergé non rémunéré, alors que les Autorités générales sont rétribuées.
Caractère sectaire
Article détaillé : Mormonisme et caractère sectaire.

Le caractère potentiellement sectaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a été examiné au cours des commissions d'enquête sur les sectes en France et en Belgique et l'Église n'a pas été mentionnée dans la liste des sectes, dressée par la commission française (en Belgique, seule une liste de mouvements étudiés a été dressée).

L'association française UNADFI dénonce le comportement sectaire du mouvement, en raison du rôle de la femme qu'elle trouve subalterne, et de l'enseignement religieux aux enfants qu'elle qualifie d'endoctrinement. Elle dénonce, comme d'autres associations à l'étranger, l’organisation de cours d’anglais donnés gratuitement par les missionnaires américains pour « appâter » le public[77],[78].

D'autres associations,CCMM, CIAOSN, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) et MIVILUDES, en revanche, n'ont pas considéré que celle-ci devrait être qualifiée de secte. L'Église n'est pas non plus reprise comme secte dans le rapport parlementaire français sur les sectes ni par Jean Vernette, secrétaire national de l'épiscopat français pour l'étude des sectes et nouveaux mouvements religieux pour l'Église catholique de France.

Annexes

Bibliographie

  • LeGrand Richards, Une œuvre merveilleuse et un prodige, Salt Lake City, 1950[79]
  • James E. Talmage, Articles de foi, Salt Lake City, 1890[80]
  • Joseph Fielding Smith,
    • Enseignements du prophète Joseph Smith (1805-1844), Salt Lake City, 1976[81]
    • L'essentiel de l'histoire de l'Église, Salt Lake City, 1922, 1950, Frankfurt, 1973
  • William E. Berret, L'Église rétablie, Salt Lake City, 1961, Torcy, 1985, ISBN 2-903879-15-X
  • Carter E. Grant, Le royaume de Dieu rétabli, 1955, 1964
  • John A. Widsoe, Discours de Brigham Young, Salt Lake City, 1926[82]
  • Parley P. Pratt, Voix d'avertissement, 1837[83]
  • Louis Auguste Bertrand, Mémoires d'un mormon, Collection Hetzel, Paris, 1862[84]
  • Sabine Delmarti, Les Mormons - Bâtisseurs du royaume de Dieu, 1997
  • Deborah Laake, Cérémonies secrètes : journal intime d'une femme chez les mormons, 1993
  • Bernadette Rigal-Cellier, Être Français dans une Église d'origine américaine : Les mormons de France (université du Québec à Chicoutimi, 2000)[85]
  • Jad Hatem, Les Trois Néphites , le Bodhisattva et le Mahdî ou l'ajournement de la béatitude comme acte messianique, Paris, Ed. du Cygne, 2007

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. One Million Missionaries, Thirteen Million Members, Communiqué de presse de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, 25 juin 2007.
  2. . Le mot saint désigne les disciples ; la mention derniers jours fait la différence avec les premiers disciples du Christ
  3. 'Nous croyons que les hommes seront punis pour leurs propres péchés, et non pour la transgression d'Adam' (2e article de foi).
  4. Journal Officiel du 4 juillet 2009
  5. Mémoires d'un mormon, Paris, Collection Hetzel, E. Dentu, libraire, Palais Royal, 1862
  6. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours déclare que les sectes polygames ne sont pas des 'Mormons'
  7. Témoignage de Léon Fargier
  8. Paris-Soir, 1er juillet 1941, article de Merry Bromberger
  9. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, loi 1905, Journal Officiel
  10. Document du 9 septembre 1842 signé par la Reine Pomare : 4. Le peuple restera libre de considérer Dieu selon ses désirs ; 5. Les Églises des missionnaires britanniques qui existent actuellement ne seront pas molestées et les missionnaires britanniques s’acquitteront de leurs fonctions. Il en va de même pour toutes les autres personnes, elles ne seront pas molestées pour leur attitude vis-à-vis de Dieu.
  11. S. George Ellsworth et Kathleen C. Perrin : Chronique de la foi et du courage, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en Polynésie française, cent cinquante ans d’histoire, 1843-1993
  12. Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 156
  13. Condie, Spencer J (2003), "Le Sauveur visite les esprits en prison", Ensign (Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours): 32–36, [1]. Retrieved on 6 March 2007"No one will be coerced into accepting ordinances performed on his or her behalf by another. Baptism for the dead offers an opportunity, but it does not override a person’s agency. But if this ordinance is not performed for them, deceased persons are robbed of the choice to accept or reject baptism."
  14. Organizational structure of the church
  15. Gordon B. Hinckley, “Questions and Answers,” Ensign, Nov 1985, 49
  16. entre autres Salt Lake Tribune (4/10/97) et Utah Lighthous Ministry, General Information FAQ, et aussi « système de salaires » pour D. Michael Quinn, The Mormon Hierarchy - Extensions of Power, p 198 et suivantes
  17. par exemple Sandra Tanner, Do Mormon Leaders Receive Financial Support? mentionnant résidence de fonction et carte de crédit
  18. [voir par exemple D. Michael Quinn, op. cit., se référant à plusieurs Autorités générales mentionnant le terme (entre autres Lorenzo Snow), terme d’ailleurs également employé dans Doctrine & Alliances 42:71-73]
  19. Children in the church
  20. EFY : Especially For Youth (Spécialement pour la Jeunesse)
  21. Conference annuelle francophone 2009 des jeunes adultes à Lamoura Jura
  22. Church program helps victims of domestic violence
  23. The church responds to VIH/AIDS
  24. Mormon helping hands
  25. Mormon helping hands program a decade of service (Le programme Mains Serviables, une décenie de service)
  26. Mains Serviables, collaboration avec le Centre de Transfusion Sanguine
  27. Manuels et guides d'étude
  28. Le Liahona
  29. (en) The Mormons : humanitarian efforts (video) [2]
  30. Latter-day Saint Humanitarian Center
  31. LDS Church (2004). Providing in the Lord's Way: A Leader's Guide to Welfare p. 8.
  32. Recueil de cantiques
  33. Chants pour les enfants
  34. LDS Newsroom - One Million Missionaries, Thirteen Million Members
  35. "First Presidency Statement on Basing of MX Missile", Ensign, June 1981, 76.
  36. Gambling, Gordon B. Hincley
  37. Temple Square
  38. Relief Society Building
  39. Yearbook of American and Canadian Churches, 2005
  40. One Million Missionaries, Thirteen Million Members, Communiqué de presse de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, 25 juin 2007.
  41. Statistiques pour le monde sur le site lds.org ; consulté le 11 juin 2009.
  42. Deseret Morning News 2007 Church Almanach
  43. Statistiques pour le Québec sur le site lds.org ; consulté le 11 juin 2009.
  44. Statistiques pour la France sur le site lds.org ; consulté le 10 juin 2009.
  45. Statistiques pour la Belgique sur le site lds.org ; consulté le 11 juin 2009.
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  50. Duin, Julia : Mormons in mourning, The Washington Times (February 1, 2008). Consulté le 2008-02-01.
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  52. La loi de la dîme
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  57. Robert W. Cantwell, « Church Auditing Department Report, 2006 », dans Ensign, vol. 37, no 5, May 2007, p. 6 [texte intégral (page consultée le 2008-02-22)] 
  58. "Order to release financial data has LDS Church, courts on collision course".Salt Lake Tribune. July 13, 2007. Accessed 13 July 2007
  59. The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, Great Britain Financial Statements - provided by the Charity Commission based on the Charities Act
  60. Church Finances
  61. David Van Biema, Kingdom Come, Time Magazine, 4 août 1997, p.2
  62. « Questions et réponses », L’Étoile, avril 1988, p. 32.
  63. Defense of the Faith and the Saints, 2 volumes (1907), 1:512-513.
  64. Les activités qui ont trait à la famille sont coordonnées par le World Family Policy Center (Centre mondial pour une politique en faveur de la famille) à l’Université Brigham Young. Ce centre parraine une coalition internationale entre personnes de religions différentes, le World Congress of Families (Congrès mondial de la famille), qui comprend des représentants de nombreux pays musulmans
  65. Islamic diplomats hosted in New York », Michael R. Leonard, Church News, 3 avril 1999, p. 6.
  66. ‹All Are Alike unto God› , Howard W. Hunter, Ensign, June 1979, p. 74.
  67. Doctrine et allianceschap.2
  68. La famille : déclaration au monde
  69. William E. Evenson and Duane E. Jeffrey (2005). Mormonism and Evolution: The Authoritative LDS Statements (Salt Lake City, Utah: Greg Kofford Books) p. 35 states that the entry on evolution in the Encyclopedia of Mormonism was approved by Apostles Neal A. Maxwell and Dallin H. Oaks.
  70. « les textes expliquent pourquoi l'homme a été créé, mais ils ne disent pas comment ; cependant, le Seigneur a promis qu'il le dira quand il reviendra ».ref name = EOM>William E. Evenson, "Evolution" in Daniel H. Ludlow (ed.) (1992). Encyclopedia of Mormonism (New York: Macmillan) 2:478.
  71. First Presidency (Joseph F. Smith, John R. Winder, Anthon H. Lund), "The Origin of Man", Improvement Era 13:75–81 (Nov. 1909).
  72. First Presidency (Joseph F. Smith, John R. Winder, Anthon H. Lund), "Words in Season from the First Presidency", Deseret Evening News, 1910-12-17, sec.1, p.3.
  73. First Presidency(Heber J. Grant, Anthony W. Ivins, Charles W. Nibley),Mormon View of Evolution", Deseret News, 1925-07-18, reprinted in Improvement Era 28:1090–1091 (Sep. 1925)
  74. William E. Evenson and Duane E. Jeffrey (2005). Mormonism and Evolution: The Authoritative LDS Statements (Salt Lake City, Utah: Greg Kofford Books) ISBN 1589580931.
  75. Distinction des valeurs familiales décernée dans le cadre du parlement britannique
  76. De l'autre côté du paradis
  77. République française, Assemblée Nationale, Rapport du 12 décembre 2006 de la Commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs. Rapporteur M. Philippe VUILQUE, Député
  78. Redune, Las Sectas al Descubierto, p.66
  79. [lire en ligne]
  80. [lire en ligne]
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  • Mormone — Mor|mo|ne 〈m. 17〉 Mitglied einer im 19. Jh. gegründeten nordamerikanischen Sekte auf christlicher Grundlage [nach dem „Buch Mormon“ des Gründers Joseph Smith] * * * Mor|mo|ne, der; n, n [nach dem Buch Mormon (= Personenname in diesem Buch) des… …   Universal-Lexikon

  • mormone — mor·mó·ne agg., s.m. e f. TS relig. agg., dei Mormoni | agg., s.m. e f., seguace dei Mormoni | s.m.pl., spec. con iniz. maiusc., setta fondata nel 1830 negli Stati Uniti d America, basata su un cristianesimo gnostico e panteistico e su una… …   Dizionario italiano

  • mormone — {{hw}}{{mormone}}{{/hw}}s. m.  e f. Membro di un associazione religiosa fondata negli Stati Uniti nel XIX sec., che si fonda sulle presunte rivelazioni di un profeta detto Mormon e predica una dottrina mista cristiano biblica della comunanza dei… …   Enciclopedia di italiano

  • Mormone — Mor|mo|ne 〈m.; Gen.: n, Pl.: n〉 Mitglied einer im 19.Jh. gegründeten nordamerikan. Sekte auf christl. Grundlage [Etym.: nach dem »Buch Mormon«, das der Gründer Joseph Smith gefunden haben will] …   Lexikalische Deutsches Wörterbuch

  • Mormone — Mor|mo|ne der; n, n <aus amerik. Mormon, nach dem Buch Mọrmon des Stifters Joseph Smith, 1805 1844> Angehöriger einer ↑chiliastischen Religionsgemeinschaft (Kirche Jesu Christi der Heiligen der letzten Tage) mit einer durch strenge… …   Das große Fremdwörterbuch

  • mormone — pl.m. e f. mormoni …   Dizionario dei sinonimi e contrari

  • Mormone — Mor|mo|ne, der; n, n (Angehöriger einer nordamerikanischen Glaubensgemeinschaft) …   Die deutsche Rechtschreibung


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