Montceaux-Ragny


Montceaux-Ragny
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46° 37′ 18″ N 4° 50′ 38″ E / 46.6216666667, 4.84388888889

Montceaux-Ragny
Image illustrative de l'article Montceaux-Ragny
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Sennecey-le-Grand
Code commune 71308
Code postal 71240
Maire
Mandat en cours
Jean Untermaier
Intercommunalité Communauté de communes entre Saône et Grosne
Démographie
Population 39 hab. (2007)
Densité 15 hab./km²
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 18″ Nord
       4° 50′ 38″ Est
/ 46.6216666667, 4.84388888889
Altitudes mini. 245 m — maxi. 425 m
Superficie 2,53 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Montceaux-Ragny est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.

Sommaire

Géographie

Le territoire d’Entre Saône et Grosne s’appuie sur l’extrémité septentrionale des Monts du Mâconnais, chaine de collines axées nord/nord-est - sud/sud-ouest enserrée à l’ouest par la vallée de La Grosne et à l’est par la plaine de La Saône en limite des cultures d’Oc et d’Oïl et du Franco-Provençal.

Communes limitrophes

Rose des vents Laives Rose des vents
Nanton N Sennecey-le-Grand
O    Montceaux-Ragny    E
S
Nanton, Jugy

Climat

Il peut être défini comme semi-continental à influences médio-européennes dans lequel le rôle du relief, de la pente et de l’exposition joue énormément. De la ceinture chaude sur les versants sud-est -en zone de sécheresse voire à pointe d’aridité en juillet à rythme climatique méditerranéen- où abonde l’Erable de Montpellier sur Jugy et Vers aux combes froides d’ubac ouvertes au nord-ouest à aspect semi montagnard, la variété des micros climats est vaste. La température peut atteindre plus de 30 °C et descendre jusqu’à – 20 °C. La hauteur annuelle des précipitations avoisine les 800 mm. Les périodes les plus sèches sont février, fin mars début avril et juillet.

L’ensoleillement dépasse les 1900 h annuelles. Pendant la saison de végétation, entre le 20 avril et le 20 octobre, il ne tombe que 450 mm de pluie parfois sous forme d’orages violents accompagnés de grêle. En hiver, le brouillard peut être présent pendant une trentaine de jours dans les vallées. La neige est notée pendant une quinzaine de jours pour une hauteur impressionnante et rarissime à si basse altitude – 47 cm- comme ce fut le cas les 9 et 10 décembre 1990. Le givre est fréquent mais le verglas rare. Les gelées tardives importantes sont à craindre pour le vignoble et les arbres fruitiers jusqu’en fin avril.

Les vents sont essentiellement de secteur sud ou nord –la Bise-. Les épisodes tempétueux atlantiques peuvent nous atteindre comme ce fut le cas le 29 décembre 1999.

Géologie

Dès 1869, M. Berthaud parlait ainsi de notre région : « Les Monts du Mâconnais forment une région très naturelle, limitée d’une manière nette par la configuration du sol et par sa nature géologique ». En effet, les Monts du Mâconnais sont constitués d’une série de chaînons monoclinaux globalement axés nord-sud appuyés au contrefort granitique du Massif Central à l’ouest et s’ennoyant progressivement sous les formations quaternaires de la Bresse au nord et à l’est.

Notre territoire est assis sur l’alignement principal, le deuxième chaînon, qui s’étend de Pouilly-Fuissé à Sennecey-le-Grand avant de disparaître sous les limons et alluvions du système Saône-Grosne appartenant géologiquement à la Bresse.

Un transect dans le chaînon de la bordure occidentale à l’orientale laisserait découvrir aux curieux : - les affleurements granitiques du socle primaire –Laives- puis - les sédiments secondaires ou mésozoïques du Trias au Crétacé avec des grès quartziques à ciment siliceux et des argiles bigarrées –Nanton- puis les calcaires du Sinémurien formant une dalle de calcaires à gryphées compacte –Montceaux-Ragny- suivi de calcaires à bélemnites très argileux du Pleinsbachien et de marnes du Toarcien –Nanton- . Apparaît ensuite le Jurassique moyen, le Dogger, avec les calcaires à entroques et celui à polypiers –Nanton Corlay, Mancey- puis le Bathonien inférieur avec ses calcaires à faune silicifiée –Mancey- surmonté des calcaires oolithiques du Bathonien moyen très fréquent –Jugy, Vers, Mancey- le tout dominé par le calcaire dur de la dalle nacrée du Bathonien supérieur –Montceaux-Ragny et Jugy-. Le Jurassique supérieur, le Malm, affleure largement : Oxfordien inférieur ou Argovien –marno-calcaire et argiles à Jugy- ; Oxfordien supérieur ou Rauracien –bancs calcaires plus ou moins argilo-marneux de la « pierre caille » ou « silex » -Etrigny, Mancey, Boyer, Champagny-sous-Uxelles-. Le sommet de cette série du Jurassique est représenté par le Kimméridgien sous forme de calcaires fins peu argileux lithographiques, blanc à saumon ou gris bleu –Boyer, Mancey-. Le Crétacé est très rare : calcaire du Valanginien à Vers et sables ferrugineux de l’Albien à Mancey. - le Tertiaire est représenté par les argiles à gros silex non roulés emballés dans de l’argile provenant d’assises du Crétacé aujourd’hui disparu –Vers, Mancey- puis par des formations détritiques de sables conglomératiques silicifiés et d’argiles –Nanton Corlay et Mancey-. - Le Quaternaire apparait par un ensemble de formations fluviatiles (cailloutis) , fluvio-lacustres (sables) ou éoliennes (loess) appartenant au domaine de la Bresse –toute la partie de plaine de notre région- avec les alluvions et formations modernes des lits majeurs des rivières : Saône, Grosnes et affluents.

Le relief joue un rôle important par les formations de pente : éboulis des pieds des falaises –Etrigny- , colluvions, dépôts étalés par solifluxion ou ruissellement des fonds des vallons secs, des vallées et parfois même de pente.

Pédologie

C’est l’étude des sols actuels, résultats de l’altération des roches par le climat et la végétation depuis le Tardiglacaire (- 10 000 ans), le Préboréal, le Boréal, l’Atlantique, le Subboréal pour arriver à aujourd’hui au Subatlantique. A cette évolution naturelle s’ajoute l’action de l’homme depuis guère plus de 5000 ans. Les sols, comme les espèces, sont classés et évoluent. Nous retiendrons une classification déjà ancienne –début des années 1960- mais beaucoup plus parlante pour le non initié que la plus récente –début des années 1990. Pour les étudier la première chose à faire est de procéder à l’ouverture d’une fosse pédologique et d’observer le solum, la coupe ; de la décrire puis de l’analiser. Localement nous rencontrons des sols : - peu évolué pouvant être d’érosion sur roche tendre ou dure, impropre à l’agriculture souvent sous les forêts pauvres de la montagne –Montceaux-Ragny, Jugy, Vers, Mancey, Etrigny, Nanton-, - peu évolué d’apport alluviaux ou colluviaux sous les falaises rocheuses et dans les vallons secs –mêmes communes qu’au dessus-, - calcimagnésiques humifères, brunifiés, zones de pâture ou cultivées en céréales à paille, en luzerne ou en vigne des collines,

Fauche de luzerne sur sol calcimagnésien © Michel Maugard 2007 - bruns eutrophes ou acides plus ou moins lessivés en zone cultivée en maïs ou de pâture de la plaine et forêts intermédiaires –Boyer, Champagny-sous-Uxelles - hydromorphes à nappe plus ou moins perchée et plus ou moins permanente sous les vastes forêts de plaine –Sennecey-le-Grand, Gigny-sur-Saône, Saint-Cyr, Beaumont-sur-Grosne, Lalheue, La Chapelle-de-Bragny-.

La Flore

La première description scientifique revient au Catalogue des plantes de Saône-et-Loire de MM. Chateau et Chassignol en 1920. En 1972 H. Poinsot publia la Flore de Bourgogne puis en 1993 F. Bugnon et coll. publièrent la Nouvelle Flore de Bourgogne dont une nouvelle réédition est publiée récemment. Localement les principaux et importants travaux sont l’œuvre de F. Nicolas et d’autres botanistes mâconnais ou de la Société des Sciences Naturelles de Sennecey-le-Grand (L. Blanchard † ; H. David †) pour la flore et de MM. J.-M. Royer et J.-C. Rameau pour la phytogéographie. Notre zone appartient au domaine médioeuropéen, secteur alpin, à cheval sur le - district de la Côte de Saône-et-Loire avec une grande richesse en espèces o subméditerranéennes (Ophris bécasse par exemple) et o eu-méditerranéennes (Genêt d’Espagne -Sennecey-le-Grand-) o semi-méditerranéennes (Garance voyageuse) o sub-méditerranéennes avec comme Cistacées l’Hélianthème des Apennins et la quasi absence d’espèces o submontagnardes sauf le superbe Lis martagon –Mancey- et o méditerranéo-montagnarde (Coronille émérus) ; - district de la plaine de la Saône et de la Bresse beaucoup moins varié mais avec quelques belles espèces liées aux milieux humides et aux marais comme l’Hottonie des marais –Beaumont-sur-Grosne- ou le Butomme en ombelle –Marnay-.

La flore fongique est également très riche. Elle fait l’objet permanente de recherches très fines menées par d’éminents mycologues locaux –R. Audard et autres.


La Végétation

La paysage végétal évolue tant pour des raisons écologiques naturelles que sous l’actions des facteurs induits par l’activité de l’homme : défrichement, déprise agricole, activités minières et industrielles, urbanisme, etc… Dans notre zone, les unités phytosociologiques appartiennent aux groupements - des dalles rocheuses, - des pelouses, - des forêts. Une classification s’ordonne en Classe, Ordre, Alliance, Association, Sous-association caractérisées par un nombre de plus en plus précis d’espèces.

La carte de la végétation défini des étages (alpin, montagnard, collinéen,…) puis des séries (du Chêne sessile, du Hêtre, du Charme, du Sapin,…) entrainés dans une dynamique conduisant d’une phase pionnière à une phase optimale en passant par une phase transitoire : c’est une chrono séquence végétale.


La Faune

La diversité biologique a été très fortement perturbée ce dernier demi siècle sous les coups de l’évolution des pratiques agricoles –remembrement, drainage, large emplois des pesticides, etc …-, de l’urbanisation et d’une façon plus générale du désintérêt voire du mépris, malgré tous les discours, d’une population de moins en moins rurale. En fait c’est déjà et avant tout l’ignorance scientifique et l’appât de profits à court terme qui sont les causes majeures de l’amenuisement de cette biodiversité.

Nous laisserons de côté les invertébrés –insectes, mollusques, etc. suivis par quelques naturalistes très spécialisés pour les lépidoptères par exemple- malgré l’immense intérêt et la toute la variété qu’ils représentent pour nous intéresser qu’aux vertébrés les plus visibles pour le promeneur.

Pour les reptiles et les batraciens les altérations des milieux naturels entrainent de très graves dégâts à leurs populations : comblement des mares, pollutions agrochimiques. La Couleuvre verte et jaune est devenue très rare ; par contre le Lézard vert se maintient encore bien dans les collines. De même pour tous les poissons, les effluents pollués et les aménagements hydrauliques sur les petits cours d’eau condamnent certaines espèces qui peuplaient jadis encore les rivières et ruisseaux : Épinoche, Lamproie, etc… A l’opposé le développement d’espèces quasi insensibles à la pollution comme le Silure glane est à noter.

Grâce aux travaux des naturalistes des sociétés d’histoires naturelles et du Muséum d’Histoire Naturelle d’Autun (J. Prieur de la Comble †) jusque dans la fin des années 1960 puis de l’Association Ornithologique et Mammalogique de Saône-et-Loire, c’est plus de cent années d’observations faunistiques qui sont répertoriées dans une base de données informatisée en 1990 mise à jour quotidiennement par son réseau d’observateurs. Ainsi, concernant les mammifères, notre région ne connaît pas encore d’espèces majeures en reconquête de territoires : Loup et Lynx. Les grands carnivores ne sont pas présents ; seul le Renard, le Blaireau et les petits mustélidés (Belette, Fouine, Martre et Putois) existent. Les ongulés avec le Sanglier et le Chevreuil sont bien représentés. Parmi les rongeurs, l’Écureuil fluctue selon les années, le Lièvre arrive encore à garder sa place alors que le Lapin de garenne est devenu une véritable relique. Quelques gros rongeurs –Rat musqué et Ragondin- colonisent les milieux humides et la présence du Castor est activement recherchée par les naturalistes. Pour les insectivores notons entre autres la présence de divers chiroptères et du Hérisson d’Europe.

Là où notre région est le plus remarquable, c’est par son avifaune. Située en bordure occidentale du vaste axe migratoire formé par la plaine de la Saône, la colline de Saint-Martin-de-Laives est un vrai phare posé au sud-est de toute la plaine de Saône pour les flux d’oiseaux migrateurs venant du nord-est dès la fin de l’été. Plus de 100 espèces peuvent être observées selon les temps forts du cycle annuel de leur vie : parade, nidification, migration et hivernage. Lors des migrations post nuptiales, dès la mi-août pour les limicoles ou la Bondrée apivore, plus tardivement pour d’autres espèces comme le Balbuzard fluviatile, les adultes et les jeunes de nombreuses espèces quittent les contrées du nord et de l’est de l’Europe pour rejoindre leurs quartiers d’hivernage au sud quand d’autres arriveront plus tardivement pour séjourner ici comme les populations de canards ou de buses variables qui chassent les verres de terre dans les semis de céréales. En hivernage, certaines raretés sont observées chaque hiver essentiellement sur les rivières ou à proximité comme le très rare et énorme Pygargue à queue blanche ou le superbe Milan royal. Durand l’hiver certaines espèces dites invasives peuvent être notées comme le Jaseur de Bohême. Dès la fin de janvier et la première décade de février les premiers retours en migration prénuptiale se font sentir. C’est la remontée de nombreux canards et turdidés (grives). A cette période, aux premiers rayons de soleil et aux premières douceurs apportées par les vents du sud ou de l’ouest des nombreuses espèces débutent leurs chants et leurs parades nuptiales : rapaces nocturnes avec la Hulotte dans les forêts et l’Effraie des clochers dans les villages, pics, grives et Merle noir, Pigeon ramier et Tourterelle turque, Mésange charbonnière, Troglodyte. Puis en avril et mai c’est le retour généralisé des nicheurs habituels. Fin mai et début juin les chants sont à leur paroxysme avec le Rossignol et tous les sylviidés : fauvettes. Puis brutalement tous les chants s’éteignent ; la reproduction bat son plein et mieux vaut être discret pour un oiseau quand on couve et que l’on élève ses jeunes. Août approche et la migration post nuptiale s’annonce à nouveau. Le cycle est bouclé.

L’avifaune s’avère être un excellent marqueur de l’évolution des milieux et du climat : les hirondelles et de nombreux passereaux granivore voient leurs effectifs s’effondrer d’année en année. Des espèces disparaissent comme la magnifique Pie grièche grise, la Perdrix grise ou la Chevêche d’Athéna. D’autres, au bénéfice de la protection de leurs espèces, ont retrouvé des effectifs normaux comme le Héron cendré ou recolonisent de nouveaux milieux : le Hibou grand-duc. Enfin, d’autres, jadis inconnues, arrivent : la Grande aigrette, le Grand cormoran, le Héron garde-bœufs et la Fauvette mélénocéphale marquant ainsi les évolutions climatiques certaines.

Pour le promeneur à la recherche de belles images de notre faune mieux vaut être d’une discrétion de Sioux : pas de geste brusque, silence absolu, pas de chien,… Pour les oiseaux d’eau en hivernage les bords de Saône vers le barrage de Boyer – Ormes, les lacs de Laives et quelques étangs sont à fréquenter de novembre à mars. Pour les deux flux migratoires allez au-dessus de Laives, de Nanton ou de Mancey pour observer les rapaces et les passereaux. Pour les oiseaux de bocage les vallées de la Grosne et du Grison vous donneront satisfaction. Enfin pour écouter les rapaces nocturnes fréquentez en janvier et février dans l’heure qui suit le coucher du soleil les zones forestières et de jour dès les premiers soleils pour les pics. Enfin pour tous les grands chanteurs, friches et bocages vous combleront de mars à mi-juin.

En hiver une mangeoire pleine de graines et de saindoux, un petit bac d’eau, une vieille pomme, dans votre jardin vous attirera de nombreux oiseaux hivernants : mésanges, fringiles, merles voire pics.

Histoire

Situé au septentrion du principal chainon calcaire des Monts du Mâconnais, dans un pur écrin de verdure et de forêt, le petit village de Montceaux-Ragny comprend le Bourg à 300 mètres d’altitude avec la chapelle Saint-Isidore et trois calvaires, le hameau d’En Fralin et celui de Ragny tous situés sur le rebord est d’une faille géologique orientée nord-sud au pied de laquelle deux sources jaillissent. Celle de Fralin, toujours abondante, apporte une eau fraiche à un beau lavoir voûté en face d’un petit jardin clos d’un muret. Celle de Ragny, plus au sud, alimente un modeste abreuvoir pour les animaux puis un petit lavoir.

Leurs eaux se regroupent en un petit ruisseau qui suit la vallée et ensuite alimente le parc du château de Ruffey. D’habitude très calme, le ruisseau peut devenir lors des grosses et longues pluies d’avril un véritable torrent dévastant la route.

Au milieu du XIXe siècle Montceaux-Ragny comptait 50 ha de vignes pour une population de 140 habitants. Après 3 guerres (1870 – 14/18 et 39/45) et le phylloxéra la superficie des vignes tomba à moins d’un ha et la population à seulement 16 habitants en 1975. Il y avait déjà longtemps que l’école communale avait fermé ses portes.


La déprise agricole consécutive au dépeuplement a modelé le paysage au profit de la forêt qui recouvre maintenant les quatre cinquièmes des 253 ha de la commune.


Alors que les versants aux sols superficiels exposés au sud sont occupés par une végétation rase de pelouses calcaires sèches, domaine des orchidées, ou de maigres forêts de chênes marcescents et de buis, les combes ouvertes au nord-ouest demeurent fraîches, même froides, et possèdent sur des sols colluviaux profonds de belles et riches forêts de chênes sessiles mêlées de hêtres habités par le Pic noir, la Chouette hulotte ou la Martre, d’érables, de charmes et de tilleuls. Renards et blaireaux profitent des failles sous les roches pour s’abriter. Les terres argilo-calcaires sont propices au blé ou à la luzerne ; c’est le territoire de l’Alouette lulu, du Chevreuil et du Lièvre.

La vallée est essentiellement occupée par des prés parfois humides bordés de peupliers et de saules têtards. D’abondantes haies et quelques vieux vergers de plein vent pourvoient en hiver à l’alimentation de nombreux passereaux.

La vigne occupe les coteaux exposés au levant vite chauds dès les premiers rayons de soleil. Quelques anciens noyers demeurent çà et là.

D’anciennes vignes, aujourd’hui à l’abandon, sur les marnes calcaires à genévriers retournent lentement à la forêt.

Quelques secrètes cadoles, pierriers et murgers en pierres sèches où se dorent au soleil le Lézard vert et la Vipère aspic existent encore çà et là plus ou moins cachés par la forêt.

A partir des années 1975-1980 le renouvellement des générations permit l’arrivée de nouveaux habitants attirés par l’intérêt paysager du site et sa quiétude.

Petit à petit les habitations furent restaurées et occupées pour atteindre une population de 50 âmes. Les vignes furent replantées mais l’élevage caprin disparu avec le dernier paysan du village. Seules des bêtes charolaises paissent maintenant dans toute la vallée.

Une politique volontariste de préservation du paysage et du site a conduit à l’inscription de tout le territoire communal à l’inventaire des sites classés et un sentier de découverte de la nature parcourt la commune.

L’ancienne carrière, longtemps décharge municipale, a été réhabilitée pour devenir un théâtre de verdure de plus de 400 places où des spectacles se déroulent l’été. C’est de là que débute la randonnée sur le sentier de découverte de la nature. Au retour vous trouverez un point d’eau potable au pied de la mairie.

Plusieurs endroits sur ce sentier, souvent proches d’un calvaire, offrent de beaux points de vue sur le village, sur le paysage, l’église de Saint-Martin-de-Laives, le Château de Ruffey et sur tout le val de Saône jusqu’au Mont Poupet proche de Salin-les-Bains dans le Jura. Mais attention la Bise rencontre là les premiers reliefs mâconnais et peut se montrer très mordante sur la neige.

A l’est et en crête, le Chemin des Moines (GR 76a), qui conduit le pèlerin de Sennecey-le-Grand à Cluny en une journée de marche, marque la limite orientale de la commune en passant par la côte sommitale : 400 m.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1979   Jean UNTERMAIER    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
17 21 16 17 41 57
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Montceaux-Ragny de Wikipédia en français (auteurs)

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