Monnaie unique


Monnaie unique

Euro

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Unité monétaire moderne actuelle
euro
Euro (Allemagne et Autriche)
ευρώ (Chypre et Grèce)
евро (Bulgarie)
evro (Slovénie)
avro (Chypre)
ewro (Malte)
Pays officiellement utilisateur(s)
Autre(s) pays utilisateur(s) Drapeau du Kosovo Kosovo (temporairement)
Monténégro Monténégro
Royaume-Uni Royaume-Uni (zones de souveraineté d'Akrotiri et Dhekelia)
Banque centrale Banque centrale européenne
Symbole local
Code ISO 4217 EUR
Sous-unité 100 cent ou centimes
Taux de change Cours en USD
Monnaies alignées BAM, BGN, CVE, KMF, XPF, XOF, XAF, EEK, LTL, LVL
Succède à ECU (XEU)
Taux de conversion EUR = 1,4575 USD[1]
(4 octobre 2009)
Liste des codes ISO 4217 des monnaies

L’euro est la devise officielle de l'ensemble de l'Union européenne[2] et la monnaie unique commune à seize de ses États membres, qui forment la zone euro.

Certains États ou territoires utilisent cette monnaie de facto, comme le Monténégro ou le Kosovo, de par l'influence des pays de la zone euro, sans que l'euro soit leur monnaie officielle. Mis en circulation le 1er janvier 2002 sous sa forme fiduciaire, mais en usage dès 1999, il succédait à l’European Currency Unit (ECU), soit « l’unité de compte européenne », mise en service en 1979.

L'euro est la deuxième monnaie au monde pour les transactions[3], derrière le dollar américain, et depuis décembre 2006 la première monnaie au monde pour la quantité de billets en circulation[4], avec 610 milliards d'euros[4].

Sommaire

Pièces et billets

Toutes les pièces en euro possèdent une face européenne (1, 2 et 5 centimes : l’Europe dans le monde ; 10, 20 et 50 centimes : l’Europe comme une alliance d’États ; 1 et 2 euros : l’Europe sans frontières) et une face spécifique au pays émetteur de la pièce (y compris pour Monaco, Saint-Marin et le Vatican, États en union monétaire avec leurs voisins immédiats qui ont été autorisés à frapper leurs propres pièces).

L’Europe dans le monde L’Europe comme une alliance d'États L’Europe sans frontières
0,01 € 0,02 € 0,05 € 0,10 € 0,20 € 0,50 € 1 € 2 €
Face commune de la pièce de 1 centime d’euro Face commune de la pièce de 2 centimes d’euro Face commune de la pièce de 5 centimes d’euro Face commune de la pièce de 10 centimes d’euro Face commune de la pièce de 20 centimes d’euro Face commune de la pièce de 50 centimes d’euro Face commune de la pièce de 1 euro Face commune de la pièce de 2 euros

Une nouvelle série de pièces est frappée depuis la fin 2007. Se calquant sur la pratique décidée pour les billets de banque, elle représente désormais l'ensemble du continent européen (membre ou non de l'Union), afin d'éviter de devoir frapper de nouvelles séries à chaque élargissement. Les frontières n'y apparaissent donc plus. Cependant, les pièces de un, deux et cinq centimes ont gardé la carte viellie de l'Europe des Quinze, pour des raisons inconnues.

De nouvelles pièces, élaborées dans un métal précieux, entrent progressivement en circulation en France[5]. Une pièce de 5 euros en argent est disponible depuis 2008 (frappée à deux millions d’exemplaires), ainsi qu'une pièce de 15 euros. En juin 2009, des pièces de 10 et 25 euros en argent et de 250 euros en or sont proposées aux guichets de la Poste. Ces pièces sont d'abord destinées aux collectionneurs, mais ont cours légal en France.

Toutes les pièces sont utilisables dans tous les États membres, à l'exception des pièces de collection en métal précieux qui n'ont cours que dans le pays d'émission. Des problèmes de compatibilité ont cependant été relevés sur certains automates (distributeurs automatiques, péages…).

Les billets, quant à eux, ont une maquette commune à toute la zone euro. Les ponts, portes et fenêtres des billets symbolisent l’ouverture de l’Europe sur le reste du monde et les liens entre les peuples.

Le choix du graphisme des billets est de la compétence de la Banque centrale européenne alors que celui des pièces est de la compétence des États, membres de l'Eurogroupe. La prochaine face commune a ainsi été décidée lors d'une réunion de l'Eurogroupe. Cette décision a provoqué une petite polémique de quelques députés par l'absence, selon eux volontaire, de la Turquie sur le dessin retenu, au contraire de celui des billets[6].

Pour la description des pièces de monnaie et des billets en euros, se reporter aux articles suivants :

Valeur du billet 5 € 10 € 20 € 50 € 100 € 200 € 500 €
Taille du billet 120 mm x 62 mm 127 mm x 67 mm 133 mm x 72 mm 140 mm x 77 mm 147 mm x 82 mm 153 mm x 82 mm 160 mm x 82 mm
De face 5 Euro.Recto.png 10 Euro.Recto.png 20 Euro.Recto.png 50 Euro.Recto.png 100 Euro.Recto.png 200 Euro.Recto.png 500 Euro.Recto.png
Vu de dos 5 Euro.Verso.png 10 Euro.Verso.png 20 Euro.Verso.png 50 Euro.Verso.png 100 Euro.Verso.png 200 Euro.Verso.png 500 Euro.Verso.png

Historique de l’euro

L’UEM de l'Union européenne :      pays de la zone euro      pays membres de l'UE et du MCE II      pays membres de l'UE hors MCE II      autres pays utilisant l'euro comme monnaie

Introduction de l’euro

Article connexe : Passage à l'euro.

Cette devise a été introduite le 1er janvier 1999 à zéro heure, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne.

Les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1er janvier 2002. Certaines des anciennes devises gardèrent encore leur valeur légale jusqu’à la date butoir du 28 février 2002.

La date de fin de validité des monnaies nationales a varié d’un État à l’autre. La première monnaie à disparaître fut le Deutsche Mark, le 31 décembre 2001 à minuit, pour les dernières c'est le 28 février 2002 qu'elles ont cessé d’avoir valeur légale.

Les banques centrales des États de la zone euro ont toutefois continué d’accepter les billets et pièces de leur ancienne monnaie pour plusieurs années encore (17 février 2012 en France pour les billets utilisés en décembre 2001 et début 2005 pour les pièces). Certaines banques centrales, comme celle de l’Allemagne, continueront même à échanger les anciens billets nationaux sans limite de temps.

Néanmoins, rien n'a été mis en place pour permettre de se débarrasser des pièces étrangères provenant d'autres pays de la zone euro sans avoir à se déplacer dans le pays émetteur. Même problème pour des billets étrangers qu'on aurait pu conserver alors que le pays qui les utilisait les a remplacés par d'autres avant le passage à l'euro.

L'élargissement de la zone euro

L’adhésion à l’euro est obligatoire pour les nouveaux membres de l’Union européenne (UE), mais chaque pays en fixe la date et doit respecter les conditions économiques nécessaires.

La zone euro s'est progressivement élargie :

États membres de l’Union européenne non adhérents

Des trois membres de l’UE (à quinze) non participants, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu une clause dite d’opting-out, leur permettant de rester en dehors de la monnaie unique, même s’ils venaient à remplir les conditions d’adhésion, clause confirmée par le traité de Rome de 2004. Cette clause ne leur interdit toutefois pas d’adhérer ultérieurement.

Aussi le Royaume-Uni, contrairement au Danemark, ne fait pas partie du MCE II, bien que remplissant les conditions du traité de Maastricht, car il ne souhaite pas lier le taux de change de la livre sterling à l’euro. Depuis que la livre sterling a quitté le défunt SME (basé sur l’ancienne unité de compte européenne ou ECU), son cours a connu des variations plus importantes par rapport à l’euro que les autres monnaies des pays membres non adhérents, notamment durant les deux premières années de l’introduction de l’euro qui s’était temporairement fortement déprécié par rapport au dollar américain, à la livre sterling et au franc suisse. Cette instabilité initiale est semble-t-il résolue et, depuis, la livre sterling suit de façon assez proche les évolutions du cours de l’euro (Également, le franc suisse s’est aussi stabilisé par rapport à l’euro, et qu’il remplirait maintenant les conditions d’entrée dans le MCE II, si la Suisse et le Liechtenstein décidaient de rejoindre l’Union européenne).

En revanche, la Suède s’est engagée à rejoindre à terme la monnaie unique, et, ce, dès qu’elle remplira les conditions du traité de Maastricht. En fait, en raison d’une opinion publique qui reste favorable au maintien de la couronne suédoise, comme le prouve le dernier référendum à ce sujet, la Suède ne remplit pas techniquement l’entrée dans le MCE II afin de ne pas être contrainte à adopter automatiquement la monnaie unique.

Les États membres qui ont rejoint l'UE après la mise en place de l'euro sont tenus d'intégrer, à terme, la zone euro. Ceci suppose qu'ils intègrent, d’abord, le mécanisme de change européen II (MCE II) puis, qu'ils remplissent les autres conditions d'adoption de l'euro. Les dates d'adoption de l'euro par les nouveaux États membres, qui ne l'ont pas déjà adopté, n'ont pas encore été fixées. Toutefois, les estimations suivantes peuvent être faites[7] :

Les dessins des pièces en euro de l'Estonie (15 décembre 2004), des pièces en euro de la Lettonie et des pièces en euro de la Lituanie (11 novembre 2004) ont d'ores et déjà été adoptés.

L’euro et les autres devises européennes ou liées

Devises européennes liées à l’euro

Au sein de l’Union européenne et des pays candidats à l’entrée dans l’Union, on trouve en 2008 les monnaies suivantes, qui ont toutes intégré le MCE II :

  • la couronne estonienne (EEK) (elle était comme le tolar slovène candidate à l’entrée dans l’UME en 2007, mais les conditions de convergence ne sont pas encore remplies, la dernière évaluation a eu lieu en fin 2006) ;
  • le Lats letton (LVL) (il était comme le tolar slovène candidat à l’entrée dans l’UME en 2007, mais les conditions de convergence ne sont pas encore remplies, la dernière évaluation a eu lieu en fin 2006) ;
  • le litas lituanien (LTL) ;
  • la couronne danoise (DKK), avec droit d’opting-out lui permettant de ne pas adopter automatiquement l’euro, mais qui participe malgré tout au MCE II ;
  • le nouveau lev bulgare (BGN), avec un taux fixe unilatéral, dont le pays émetteur n'était pas encore membre de l’Union européenne et qui ne pouvait donc pas être membre du MCE II. La Bulgarie a rejoint l’Union européenne le 1er janvier 2007, et peut rentrer en même temps dans le MCE II, ce qui lui permettra de rejoindre l’UME au plus tôt en janvier 2010 si les autres conditions de stabilité sont remplies à cette date (toutefois, la phase transitoire nécessaire après l’approbation et la fixation du taux irrévocable demandera aussi quelques mois de préparation avant la mise en circulation).
Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main.
Construction officielle du symbole de l’euro.

On peut noter toutefois que les phases préparatoires avant l’introduction de l’euro sont maintenant considérablement raccourcies, tous ces pays négociant déjà l’euro sur les marchés internationaux et disposant même de stocks de pièces et billets pour le marché des changes aux particuliers (notamment dans les zones touristiques). Dans certains de ces pays, de nombreux commerces acceptent les paiements en euros (parfois même aussi en pièces et billets), certains pratiquant même le double affichage sur un taux voisin du cours central défini dans le MCE II (qui autorise une variation de 15 % du cours, mais qui en pratique varie dans des marges très inférieures, le marché des changes étant déjà très stabilisé, ce qui permet même à certains pays de garantir unilatéralement leur taux de change par l’intervention de leur banque centrale), ou autorisant l’ouverture de comptes en euros pour les entreprises et les administrations, afin de limiter les frais relatifs aux opérations de change.

Dans les derniers jours précédant l’évaluation par la Commission européenne d’une devise MCE II après deux années de stabilité, une plus grande instabilité temporaire du cours de cette devise, liée à une anticipation du marché sur une prochaine convertibilité totale de cette devise, ce qui limite l’intérêt de conserver des fonds de garantie dans cette devise. Mais la BCE et les BCN veillent à limiter cette instabilité et assistent la BCN candidate pour limiter cet impact temporaire, en achetant ou vendant massivement les surplus de change sur les marchés financiers. On constate donc une stabilisation forte en dernière minute autour du taux central défini dans le MCE II, sauf si les engagements financiers pris par la BCE sont trop importants et nécessitent un ajustement pour éviter d’imposer à la BCN candidate des dettes dès son entrée dans l’UME, qui ne lui permettraient plus de remplir les objectifs de stabilité de Maastricht. Aussi, le cours central défini dans le MCE II ne préfigure pas forcément le taux de conversion définitif qui sera appliqué (mais qui devrait rester tout de même dans la bande de fluctuation de 15 % autour du taux central).

Autres devises liées à l’euro

Un certain nombre de devises, hors Union européenne, sont déjà liées à travers un taux de change, fixe ou variable, à l’euro :

  • L’escudo cap-verdien (CVE), précédemment lié, jusqu’en 1999, avec un taux de change fixe à l’escudo portugais. Un euro = 110,265 CVE.
  • Le franc CFP (XPF) était lié au franc français avec un taux de change fixe de 0,055 FRF pour 1 XPF avant l’adoption de l’euro. Il est maintenant lié à l’euro par le taux fixe de 1000 XPF pour 8,38 € (autrefois le franc CFP était lié, comme le franc Djibouti DJF, au dollar-or des États-Unis USD, avant de se lier de nouveau au franc français FRF lors de la démétallisation du dollar).
  • Les francs CFA BCEAO (XOF) ou BEAC (XAF), précédemment liés, jusqu’en 1999, au franc français, avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France séparément pour chaque banque d’émission) de 100 XAF ou 100 XOF pour 1 FRF, autrefois 50 XAF ou 50 XOF pour 1 FRF.
  • Le franc comorien (KMF), précédemment lié, jusqu’en 1999, au franc français avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France) de 75 KMF pour un 1 FRF.
  • Le mark de Bosnie-Herzégovine (BAM), précédemment lié, jusqu’en 1999, au mark allemand (DEM) avec un taux fixe de 1 BAM = 1 DEM lors de la création de cette devise en 1997/98. La devise était précédemment nommée mark convertible. Consulter le site de la SFOR).
  • Le franc suisse (CHF) a d’abord continué à flotter librement par rapport aux autres devises européennes, durant les trois premières années d’introduction de l’euro. Cependant, l’Union européenne constituant plus de 60 % des échanges de la Suisse et du Liechtenstein, la Banque nationale suisse a unilatéralement décidé de maintenir le cours du franc suisse stable par rapport à l’euro, afin de limiter le risque de change, en constituant ou convertissant un fonds de réserve en euros. Durant les premières années, le fonds de réserve des anciennes devises nationales avait été réduit suite à leur conversion (puisque théoriquement il n’était plus nécessaire de maintenir un fonds suffisant pour chaque pays), mais ce fonds a été reconstitué et même augmenté pour stabiliser le cours, sous la pression de fonds d’investissements privés et de grandes banques suisses qui ont créé une valeur euro SWIFT pour faciliter les échanges interbancaires.
  • L’euro SWIFT existe encore au plan international, maintenant appelé euro WIR (CHE) ; il est assimilé à une devise (toutefois distincte de l’euro) sur les marchés financiers interbancaires, car sa stabilité relative par rapport à l’euro est encore meilleure que celle du franc suisse lui-même (dont le fonds de réserve contient davantage de livres sterlings et de devises hors MCE). Toutefois, son utilisation reste soumise à la constitution d'un fonds de garantie payé en euros sur un compte bancaire en Suisse, et son usage en tant que monnaie d'échange reste limité aux marchés d'échanges de services de gré à gré, sur le même modèle que le franc WIR (CHW) établi également comme une autre devise privée suisse mais sur la base de fonds garantis en francs suisses. Le franc WIR, comme l'euro WIR, sont soumis au contrôle des autorités monétaires suisses, mais aucun n'est utilisable sous forme fiduciaire. Le fonctionnement de ces deux devises est similaire à un fonds d'investissement coopératif : où une unité de devise WIR représente une part de ce fonds et un droit de vote.

Devises européennes non liées à l’euro

Les monnaies suivantes des pays membres de l’Union européenne ou candidats à l’adhésion ne sont pas liées à l’euro,

  • soit parce que leur pays émetteur, membre de l’Union européenne, dispose du droit d’opting-out :
    • la livre sterling britannique (GBP), avec un droit d’opting-out, et ne souhaite pas participer non plus au MCE II ;
  • soit parce qu’elles ne remplissent pas encore les conditions techniques d’adhésion au MCE II (selon le traité de Maastricht), alors que leur pays émetteur est déjà membre de l’Union européenne :
    • la couronne suédoise (krona) (SEK), dont le pays émetteur bloque techniquement sa participation au MCE II pour ne pas être obligé ensuite d’adopter automatiquement l’euro ;
    • la couronne tchèque (koruna) (CZK), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le forint hongrois (HUF), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le nouveau zloty polonais (PLN), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
  • soit parce que leur pays émetteur candidat à l’adhésion ne dispose pas d’une caisse d’émission assurant la convertibilité :

Valeur de l’euro

Conversion de l’euro dans les anciennes devises des pays membres

La valeur de l’euro, exprimée dans les anciennes monnaies de ces pays, est la suivante :

Dénomination ISO Valeur Pays d'émission (*) ou d’utilisation Début de
parité
avec l’euro
Début de
circulation
de l’euro
Fin de cours
de l’ancienne
devise
Date limite de convertibilité des anciennes pièces Date limite de convertibilité des anciens billets
European Currency Unit XEU 00001,0000000 Drapeau de l'Europe Union européenne (*) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 31 décembre 1998 sans objet sans objet
Mark allemand DEM 00001,9550830 Allemagne Allemagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002 31 décembre 2001 indéfiniment indéfiniment
Schilling autrichien ATS 00013,7600300 Autriche Autriche 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 indéfiniment indéfiniment
Franc belge BEF 00040,3390900 Belgique Belgique 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 31 décembre 2004 indéfiniment
Peseta espagnole ESP 00166,3860000 Espagne Espagne (1) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 indéfiniment indéfiniment
Mark finlandais FIM 00005,9450730 Finlande Finlande (2) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2012 29 février 2012
Franc français FRF 00006,5590570 France France (3) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 17 février 2002 17 février 2005 17 février 2012
Livre irlandaise IEP 00000,7870564 Irlande Irlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002 8 février 2002 indéfiniment indéfiniment
Lire italienne ITL 10936,2700000 Italie Italie 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2012 29 février 2012
Franc luxembourgeois LUF 00040,3390900 Luxembourg Luxembourg 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 31 décembre 2004 31 décembre 2004
Florin néerlandais NLG 00002,2030710 Pays-Bas Pays-Bas (4) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 27 janvier 2002 31 décembre 2006 1er janvier 2032
Escudo portugais PTE 00200,4820000 Portugal Portugal (5) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 31 décembre 2002 28 février 2022
Franc andorran ADF 00006,5590570± Andorre Andorre 1er janvier 1999 1er janvier 2002 31 décembre 1998 sans objet sans objet
Peseta andorrane ADP 00166,3860000± Andorre Andorre 1er janvier 1999 1er janvier 2002 31 décembre 1998 sans objet sans objet
Franc monégasque MCF 00006,5590570 Monaco Monaco 1er janvier 1999 1er janvier 2002 17 février 2002 17 février 2005 sans objet
Lire de Saint-Marin SML 10936,270000 Saint-Marin Saint-Marin 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2012 sans objet
Lire vaticane VAL 10936,270000 Vatican Vatican 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2012 sans objet
Drachme moderne grecque GRD 00340,7500000 Grèce Grèce 1er janvier 2001 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2004 29 février 2012
Tolar slovène SIT 00239,6400000 Slovénie Slovénie 1er janvier 2007 1er janvier 2007 14 janvier 2007 31 décembre 2016 indéfiniment
Livre chypriote CYP 00000,5850274 Chypre Chypre (6) 1er janvier 2008 1er janvier 2008 31 janvier 2008 31 décembre 2009 31 décembre 2017
Lire maltaise MTL 00000,4290300 Malte Malte 1er janvier 2008 1er janvier 2008 31 janvier 2008 31 janvier 2010 31 janvier 2018
Couronne slovaque SKK 00030,1260000 Flag of Slovakia.svg Slovaquie 1er janvier 2009 1er janvier 2009 17 janvier 2009 31 décembre 2013 indéfiniment

Notes :

  1. L'euro est également utilisé dans :
    • la Communauté autonome des Canaries, région ultrapériphérique de l'Union Européeenne
    • les villes autonomes de Ceuta et Melilla
  2. L'euro est également utilisé dans l'État libre associé d'Åland
  3. En plus de la France métropolitaine, l'euro est utilisé dans :
  4. L'euro n'est utilisé que dans les provinces européennes des Pays-Bas
  5. L'euro est également utilisé dans les deux régions autonomes des Açores et de Madère, régions ultrapériphériques de l'Union Européeenne
  6. L'euro n'est pas utilisé dans la République turque de Chypre du nord, non reconnue internationalement
  • le signe ± à côté du taux indique un taux central de change, subissant des variations à l’achat ou à la vente, mais pas un taux de conversion unique et irrévocable. Ce taux central peut varier légèrement sur le marché des changes, mais le cours est stabilisé autour de cette valeur avec des écarts très faibles ; l’absence de taux de conversion unique signifie que l’opération de change reste soumise à des frais de transaction, qui expliquent les faibles variations, compensées en permanence par l’intervention des banques centrales.

Taux de change officiel des devises liées à l’euro

Dénomination ISO Valeur Fluctuation Pays d’émission (*) ou d’utilisation Début de
liaison
avec l’euro
Politique monétaire
Couronne danoise DKK 00007,4600380 ± 02,25 % Danemark Danemark 1er janvier 1999 MCE II depuis le 1er janvier 1999
Couronne estonienne EEK 00015,6460600 ± 15,00 % ‡ Estonie Estonie 1er janvier 1999 MCE II depuis le 28 juin 2004, était liée au mark allemand (8 EEK pour 1 DEM)
Dirham marocain MAD 00011,1730200 non définie Maroc Maroc 1er janvier 1999 Politique unilatérale, taux de fluctuation non défini officiellement
Escudo cap-verdien CVE 00110,2650000 taux fixe Cap-Vert Cap-Vert 1er janvier 1999 Accord avec le Portugal, était liée à l’escudo portugais (55 CVE pour 100 PTE)
Euro WIR CHE 00001,00000000 taux fixe Suisse Suisse 1er juillet 2003 Monnaie privée non fiduciaire, unité de compte négociable uniquement en Suisse sur des marchés d’échange de services de gré à gré, liée à l’euro à un taux non officiel
Forint hongrois HUF 00282,3600000 ± 15,00 % Hongrie Hongrie 4 mai 2001 Du 4 mai 2001 au 4 juin 2003, l’euro était centré à 276,100 HUF
Franc CFA XOF(BCEAO) XAF(BEAC) 00655,9570000 taux fixe Bénin Bénin
Burkina Faso Burkina Faso
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Guinée-Bissau Guinée-Bissau
Mali Mali
Niger Niger
Sénégal Sénégal
Flag of Togo.svg Togo
Cameroun Cameroun
République centrafricaine République centrafricaine
Flag of the Republic of the Congo.svg Congo
Drapeau du Gabon Gabon
Guinée équatoriale Guinée équatoriale
Tchad Tchad
1er janvier 1999 Accord avec la France, était liée au franc français (100 XOF pour 1 FRF)
Franc CFP XPF 00119,33107… taux fixe Polynésie francaise Polynésie française
France Nouvelle-Calédonie
France Wallis-et-Futuna
1er janvier 1999 Accord avec la France, était liée au franc français (100 XPF pour 5,50 FRF)
Le taux officiel de conversion est inversé : 1 000 XPF = 8,38  EUR
Franc comorien KMF 00491,9680000 taux fixe Comores Comores 1er janvier 1999 Accord avec la France, était liée au franc français (75 KMF pour 1 FRF)
Franc suisse CHF 00001,5480000 ± 04,00 %[réf. nécessaire] Suisse Suisse
Liechtenstein Liechtenstein
1er juillet 2003 Union monétaire suisse, taux unilatéral non officiel[réf. nécessaire]
Franc WIR CHW 00001,5480000 ± 04,00 % Suisse Suisse 1er juillet 2003 Monnaie privée non fiduciaire, unité de compte négociable uniquement en Suisse sur des marchés d’échange de services de gré à gré, liée au franc suisse à un taux non officiel
Lats letton LVL 00000,7020804 ± 1,00 % ‡ Lettonie Lettonie 1er janvier 2005 MCE II depuis le 29 avril 2005, l’intervalle de fluctuation est fixé unilatéralement
Lev bulgare BGN 00001,9550830 non définie Bulgarie Bulgarie 1er janvier 1999 Unilatéral en préparation du MCE II, était liée au mark allemand (1 BGN pour 1 DEM)
Litas LTL 00003,4520800 ± 15,00 % ‡ Lituanie Lituanie 4 février 2002 MCE II depuis le 28 juin 2004
Marka BAM 00001,9550830 taux fixe Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 1er janvier 1999 Unilatéral, était liée au mark allemand (1 BAM pour 1 DEM)

Nota :

  • † Le taux fixe de conversion en euros peut être changé à tout moment par un accord entre les pays concernés
  • ‡ Ces monnaies n’utilisent pas leur bande de fluctuation, et restent constamment fixées à la valeur centrale
  • Dans deux entités territoriales anciennement yougoslaves, la république du Monténégro et le Kosovo (république autoproclamée ex-serbe sous administration internationale), l’euro est aussi la monnaie officielle.
  • La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne mais a choisi unilatéralement de maintenir son franc suisse stable avec l’euro[réf. nécessaire]. Sur les marchés financiers, la Suisse maintient une réserve composée d’euros, de francs suisses et de monnaies MCE II, lui permettant d’émettre et négocier des euros SWIFT (d’une valeur unitaire approchant encore plus précisément l’euro sur les marchés de compensation interbancaires internationaux, et fonctionnant un peu comme l’ancienne monnaie-panier ECU ; toutefois l’euro SWIFT n’est pas une devise légalement mais une simple valeur boursière qui participe à la bonne stabilité du franc suisse par rapport à l’euro). De fait, la Suisse utilise de façon informelle l’euro (d’autant plus que le franc suisse lui-même est appuyé par une réserve accrue en euros véritables et réduite en autres devises du MCE II ou en livres sterling).

Estimation et évolution de la valeur de l’euro dans les autres devises

Article détaillé : Euro/dollar.
Reconstitution du taux de change euro-dollar de janvier 1972 à janvier 1999 à partir des taux de change du franc français ou du Deutschemark.
Variation du taux de change de l'euro contre le dollar US, le yen et la livre sterling. Le taux est calibré à 1 au 1er janvier 1999.
Vert: Jan-1999: €1 = $1,18 ; août 2007: €1 = $1,37
Rouge: Jan-1999: €1 = ¥133 ; août 2007: €1 = ¥162
Bleu: Jan-1999: €1 = £0,71 ; août 2007: €1 = £0,67

L’ECU, qui était un panier, contenait des monnaies comme la livre sterling, qui n’ont pas été intégrées dans l’euro. Les deux devises européennes n’ont donc coïncidé que brièvement, pendant les heures de fermeture des marchés entre la fin de 1998 et le début de 1999 et, si l’ECU existait encore, il aurait maintenant une valeur tout autre que celle de l’euro.

Si l’on veut reconstituer la valeur qu'aurait eu l’euro par rapport au dollar américain avant sa cristallisation du 31 décembre 1998, il convient d’utiliser les taux de change face au dollar d’une monnaie nationale, et de lui appliquer son taux de conversion en euro. Par exemple, on prendra 6,55957 et on le divisera par la valeur du dollar en francs français. Le résultat du calcul figure sur le graphique ci-contre pour le franc français (en rouge) et le Deutschemark (en bleu) pour toute la période qui va de l’introduction du régime des changes flottants par Richard Nixon à celle de l’euro.

Pendant les dix années précédant son introduction, l’euro aurait ainsi eu une valeur moyenne de l’ordre de 1,1825 dollar US calculée avec le franc français et 1,20 dollar calculée avec le deutschemark.

Le marché des changes le plus actif de l’euro est bien évidemment celui par rapport au dollar US. La parité euro/dollar est l’instrument financier le plus traité dans le monde. C'est un indicateur phare, suivi quotidiennement par tous les milieux économiques et financiers.

Évolution :

Transition des monnaies nationales à l’euro (zone euro)

La transition des monnaies nationales à l’euro pour les onze pays membres de la première zone euro s’est échelonnée sur un peu plus de trois ans, de 1999 à début 2002 :

  • 1er janvier 1999
    Passage des marchés financiers à l’euro, ce qui comprenait en outre :
    • le marché des changes,
    • les marchés boursiers,
    • la dette publique,
    • les trésoreries des entreprises, en interface avec les banques et les marchés financiers.
  • 1er janvier 1999 au 31 décembre 2001
    Passage de la monnaie de transaction des devises nationales à l’euro.
    • Cette phase a nécessité l’adaptation à la double-circulation puis à l’euro des applications informatiques de gestion, et la bascule à l’euro des comptabilités des entreprises.
    • Très peu d'entreprises ont basculé leur monnaie comptable à l’euro avant le 1er janvier 2000, en raison de la charge de travail occasionnée par le passage informatique à l’an 2000, car cette transition compliquait aussi les plans comptables ; nombre d’entre elles ont donc tenu une comptabilité uniquement dans l’ancienne devise durant la période de transition.
    • Les bascules ont été effectuées pour la plupart début 2001, ou à des dates proches en fonction des débuts d’exercices comptables.
  • Début 2002
    Passage de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) à l’euro.
    La durée de cette période a été variable selon les pays (de quelques semaines à trois mois).

Sources de ces informations :[8]

Aspects économiques et informatiques

L’euro a pour fonction d’apporter, à travers une monnaie unique, une cohésion des politiques économiques des membres de l’Union européenne et de favoriser les échanges intracommunautaires. De ce fait, l’euro est aussi un outil politique de l’intégration européenne.

Euro et inflation

À partir de l'introduction de l'euro, l'inflation perçue en France a été nettement plus élevée que l'inflation réelle[9].

Pourtant, l'inflation dans la zone euro n'a pas augmenté à partir de 2002, date d'introduction. Entre 2000 et 2006, elle a fluctué entre 1,9 % et 2,3 %[10]. En 2003, l’augmentation moyenne des prix à la consommation due au basculement à l’euro n’a représenté qu’environ 0,1 à 0,3 % du taux normal d’inflation de 2,3 % pour l’année en question[11]. Ainsi, l'indice des prix au sein de la zone euro est resté inférieur à celui des pays européens qui n'ont pas introduit la monnaie unique.

La Banque de France a montré[12] que l'introduction de l'euro s'est produite simultanément à une hausse importante des prix de l'immobilier et des produits pétroliers. Par ailleurs, certains secteurs (hôtellerie, tabac par exemple) ont connu de fortes hausses de prix depuis l'introduction de l'euro[12].

Le niveau faible de l'inflation globale s'explique également par les fortes baisses de prix observées depuis le début des années 2000 pour les biens d'équipement (ordinateurs, machines à laver, automobiles, téléphones mobiles, etc.), qui n'ont pas été ressenties pas les consommateurs (phénomène de biais cognitif qui s'explique du fait qu'il ne s'agit pas de biens de première nécessité et dont la périodicité d'acquisition moyenne est supérieur à l'année).

Face à la polémique, [13],[14] le ministre des finances français, Thierry Breton, a dû proposer ultérieurement un indice spécial lié au coût du panier d’achat au supermarché pour répondre aux critiques des associations de consommateurs. L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a introduit un indicateur d'inflation personnalisé[15].

Euro et liberté de la politique monétaire

Certains économistes comparent la situation des pays européens restés en dehors de cette monnaie, qui ont conservé une politique monétaire autonome, comme le Royaume-Uni. La monnaie unique ne permet pas en effet à la BCE d'adapter sa politique monétaire et son taux directeur pour chacun des pays de la zone euro.

La politique monétaire tend à mener ce qu'on appelle la politique de « l’euro fort » ou qualifiée par ses détracteurs d’euro cher.

Certains mouvements souverainistes développent que l’euro n’a pas été un facteur de croissance pour l’Europe, ou abordent le thème d’un retrait de l’euro, auquel ils attribuent une perte d’identité et de possibilité de politique nationale monétaire. Leurs discours est : quand l’euro est trop fort « c’est une monnaie qui n’est pas compétitive » et quand l’euro est trop faible « on vole les citoyens. »

Ces deux discours sont en effet irréfutables[16], c’est aussi le pourquoi de l’euro, car la France a pendant de longues années « dopé » son industrie avec des dévaluations compétitives, délaissant l’aspect financier du sujet, ce qui se traduisit par une perte de souveraineté en rendant les entreprises françaises attractives aux pays tiers[17] et n’aide pas au développement à l’international des entreprises françaises par le surenchérissement du coût d’achat des entreprises étrangères.

L’euro ou le miracle espagnol

L’euro est l’un des facteurs expliquant la forte remontée économique contemporaine de l’Espagne. Après les crises monétaires des pays sud-américains à la fin des années 1990, beaucoup des capitaux espagnols revinrent en Espagne et des capitaux sud-américains trouvèrent refuge en Europe[réf. nécessaire]. En effet ils trouvèrent dans l’euro une monnaie plus fiable non sujette à de fortes dévaluations.

Présence dans les documents électroniques et les bases de données

L’euro est aujourd'hui présent dans les documents électroniques et les bases de données de nombreux pays, non seulement de l’Union économique et monétaire, mais aussi de nombreux pays du monde. Il faut signaler que cette devise, comme toutes les autres, ne fait pas encore partie d’une norme internationale de métadonnées (voir Dublin Core), en raison de la variabilité des monnaies et des prix soumis aux lois d’évolution des marchés ; cependant, la norme ISO 4 217 est abondamment utilisée dans les bases de données et les échanges informatiques, et attribue le code EUR à l’euro, norme à caractère quasi obligatoire pour les transferts interbancaires de devises et la tenue des comptes à la place des symboles monétaires souvent ambigus (même si l’euro a un symbole bien défini, la présence de devises dérivées non régulées par l’ECB est source de nouvelles ambiguïtés).

L'euro comme monnaie de réserve

L'euro est la deuxième monnaie de réserve dans le monde, loin derrière le dollar américain; cependant, petit à petit, l'euro commence à augmenter comme monnaie de réserve dans le monde, passant de 17,9% en 1999 à 26,4% en 2008.

Composition des réserves de change officielles
'95 '96 '97 '98 '99 '00 '01 '02 '03 '04 '05 '06 '07 '08
US Dollar 59,0 % 62,1 % 65,2 % 69,3 % 70,9 % 70,5 % 70,7 % 66,5 % 65,8 % 65,9 % 66,4 % 65,7 % 64,7 % 63,6 %
Euro 17,9 % 18,8 % 19,8 % 24,2 % 25,3 % 24,9 % 24,3 % 25,2 % 25,8 % 26,4 %
Deutsche Mark 15,8 % 14,7 % 14,5 % 13,8 %
Livre sterling 2,1 % 2,7 % 2,6 % 2,7 % 2,9 % 2,8 % 2,7 % 2,9 % 2,6 % 3,3 % 3,6 % 4,2 % 4,6 % 4,5 %
Yen 6,8 % 6,7 % 5,8 % 6,2 % 6,4 % 6,3 % 5,2 % 4,5 % 4,1 % 3,9 % 3,7 % 3,2 % 2,8 % 3,3 %
Franc français 2,4 % 1,8 % 1,4 % 1,6 %
Franc suisse 0,3 % 0,2 % 0,4 % 0,3 % 0,2 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,2 % 0,2 % 0,1 % 0,2 % 0,2 % 0,1 %
Autres 13,6 % 11,7 % 10,2 % 6,1 % 1,6 % 1,4 % 1,2 % 1,4 % 1,9 % 1,8 % 1,9 % 1,5 % 2,4 % 2,1 %
Sources : 1995-1999[18], 1999-2005[19], 2006-2008[18]

Grammaire

Notes et références

  1. Principaux cours quotidiens de l'euro sur banque-france.fr (site de la Banque de France)
  2. C'est la seule devise utilisée au sein des institutions et dans les relations entre celles-ci et les États membres.
  3. (en) The Implementation of Monetary Policy - The Federal Reserve in the International Sphere
  4. a  et b (en) http://www.ft.com/cms/s/18338034-95ec-11db-9976-0000779e2340.html
  5. http://info.france2.fr/france/De-nouvelles-pièces-perturbent-les-commerçants-56612596.html
  6. « Quand la Turquie est effacée de l'Europe », Les Échos 16 janvier 2008. Dans une tribune de ce journal, les députés européens Marco Capatto et Marco Pannella indiquent que la non-représentation de la Turquie sur les nouvelles pièces est une décision volontaire des ministres des Finances de l'Eurogroupe qui ont écarté une proposition initiale de la Commission où ce pays figurait. Ils s'en indignent, précisant qu'un État comme la Biélorussie, dictature et non candidate à l'UE, elle, apparaît sur les nouvelles pièces.
  7. [1], article du Guardian du 1er février 2009
  8. [pdf] Cette affirmation s'est révélée être fausse : les prix ont bien augmenté suite à l'introduction de l'euro. Ceci a été confirmé par l'INSEE. Il faut cependant pondérer cela par l'addition de phénomènes économiques extérieurs à la zone euro (renchérissement du coût des matières premières et dépréciation du dollar).inflation perçue en France, MINEFI 2003
  9. inflation dans la zone euro, fondation Robert Schuman
  10. [pdf] euro et hausse des prix, Commission européenne 2005
  11. a  et b [pdf] l'euro n'est pas inflationniste, Banque de France, janvier 2007
  12. site www.taurillon.org pro-européen, Euro, bouc émissaire.
  13. site www.taurillon.org pro-européen Vive l'euro.
  14. Voir aussi : Indice des prix à la consommation ; simulateur sur le site de l'INSEE
  15. L’industrie automobile Français a délocalisé la production d’un million de véhicules entre 2004 et 2008, principalement en Europe de l’Est. Même Airbus préfère sous-traiter une partie croissante de son A350 à des fournisseurs étasuniens…
  16. la France est un des pays d’Europe avec une des plus grandes proportions d’entreprises détenues par des sociétés étrangères
  17. a  et b (en) Currency Composition of Official Foreign Exchange Reserves - FMI [pdf]
  18. (en) The Accumulation of Foreign Reserves - BCE, février 2006 [pdf]
  19. Grammaire. Un euro, deux euro ? sur lexpansion.com (site du magazine L'Expansion)
  20. http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/2-12-97-euro.htm En français, euro n'est pas invariable, comme l'a confirmé l'Académie française. Le pluriel d' « euro » est « euros »

Voir aussi

Articles connexes

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