Mirapolis


Mirapolis

49° 03′ 16″ N 2° 00′ 01″ E / 49.05452, 2.000327

Mirapolis
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Ouverture 20 mai 1987
Fermeture Décembre 1991
Superficie 47 ha 30 : parc ; 17 : parking
Ville / (Dépt.) Courdimanche, Val-d'Oise
(État) / Pays Île-de-France Drapeau de France France
Type de parc Parc à thèmes
Nombre d'attractions Total : 29 - ~60

Nb de montagnes russes : 3
Nb d'attractions aquatiques : 5

Coordonnées
géographiques
49° 03′ 16″ Nord
       2° 00′ 01″ Est
/ 49.05452, 2.000327
  Géolocalisation sur la carte : France
France location map-Regions and departements.svg
Mirapolis

Mirapolis était un parc à thèmes inauguré le 20 mai 1987 à Courdimanche, dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à 30 km au nord-ouest de Paris par l’autoroute A15, sortie n°13.

Capable d'accueillir 28 000 visiteurs par jour, le « Premier grand parc d'attractions français » était composé de 29 attractions et spectacles à l'ouverture et en proposait une soixantaine avant sa fermeture. À ceci s'ajoutaient treize boutiques, huit restaurants et douze kiosques de restauration, "les Mirabars".

Anne Fourcade, l'architecte initiatrice de Mirapolis explique l'origine de ce nom : « Mira renvoie à l'idée de miroir, de l'infini, de l'éternel et à toutes les symboliques s'y rattachant. Polis signifie la grandeur des cités et des royaumes antiques. Il est évocateur de fabuleux, d'aventure… et d'avenir. »[1] Parmi ses collaborateurs, le concepteur Frédéric Mathieu.

Le parc est né de l'imagination d'Anne Fourcade, de l'initiative de Sodex Parc et de l'intervention de la B.A.I.I. qui a réalisé le montage financier autour du groupe dirigé par l'homme d’affaires Gaith Pharaon. Michel Van Zingel qui travaille pour le parc, quitte rapidement Mirapolis pour devenir chef de projet lors de la conception du Parc de la toison d'or.

Le parc a définitivement fermé à la fin de sa cinquième saison, en 1991[2] car il n'a jamais été rentable. Sa courte durée de vie doublée d'une importante superficie pour l'époque (47 hectares - et 32 en option d'achat - pour 29 attractions à l'ouverture) font de Mirapolis un ambitieux projet qui a marqué l’histoire des loisirs en France.

Mirapolis était pensé autour des fables et des grands romans de France. Le parc était dominé par la statue de Gargantua, dans laquelle étaient installés une attraction de type parcours scénique et un restaurant. Cette installation de 35 mètres était la plus grande statue creuse d'Europe et la seconde au monde après la Statue de la Liberté.

Carlos était le parrain de Mirapolis. Il était d'ailleurs présent dans le parc certains weekends et sortit plusieurs disques dont le thème des chansons était Mirapolis.

Le parc était divisé en huit zones thématiques : "l'entrée", "le domaine des enfants", "la descente des rapides", "la ville d'Ys", "le château des sortilèges", "le géant Gargantua", "les impressionnistes", "le palais des merveilles". Certaines de ces zones étaient elles-mêmes subdivisées en quartiers.

Sommaire

Les attractions

Mirapolis et son immense statue de Gargantua.
Le Python à Efteling, jumeau du Miralooping.
Le Dragon des sortilèges abandonné à Spreepark.
Les anciens pédalos-cygnes abandonnés à Spreepark.
Attraction de type galaxi.
Manège de type "tagada".

29 attractions et spectacles à l'ouverture ; jusqu'à une soixantaine avant la fermeture. La présentation suivante se fait selon la disposition du parc et dans le sens des aiguilles d'une montre :

  • Zone "L'entrée".
    • Mirapolis Express.(1987) Trois trains accueillant cents passagers parcouraient tout le parc. Une gare se situait dans la zone de l'entrée, l'autre au pied de Gargantua. Après Mirapolis, l'attraction déménagea à Spreepark sous le nom de Santa Fe Express et fut abandonnée sur place après la fermeture du parc allemand[3]. Il reprit du service fin 2009, toujours à Spreepark[4].
    • Miralooping.(1988) Montagnes russes Vekoma avec piliers verts et rails orange d'un montant de 45 millions de francs (6,8 millions ). Ce modèle à 4 inversions ouvert en juillet est un Double Loop Corkscrew. Il en existe trois autres modèles au monde[5]. Elles sont Montaña Rusa à Diverland (Venezuela) qui fonctionnent encore avec des trains Arrow. Le tout premier modèle Double Loop Corkscrew se situe à Efteling et fut à l'époque les plus grandes montagnes russes sur le continent européen[6]. Les deux trains actuels du Python datent de 2005 et proviennent de la firme Kumbak Coasters[7]. Enfin, Magic Mountain à Gardaland (Italie) possèdent depuis 2009 des trains MK1212 de Vekoma. Le Miralooping était le parcours de montagnes russes le plus impressionnant de France avec ses 4 inversions. En 1989, le Parc Astérix lui ravit la place avec le Goudurix et ses 7 inversions. Après la fermeture du parc, le Miralooping déménagea et fut exploité sous le nom de Mega Looping Bahn à Spreepark jusqu'en 2001[8]. Depuis 2004, le Miralooping renommé Euroloop se trouve à Europark[8]. Vingt ans après son ouverture, ce parcours de montagnes russes est toujours sur la deuxième marche du podium français mais en juillet 2010, il descend d'une marche après l'inauguration du Monster et ses 6 inversions à Walygator Parc, ex-Big Bang Schtroumpf.
    • Tourbillon.(1987) Un manège de type "pieuvre" avec l'esthétique d'un troïka et les nacelles d'un paratrooper[9].
  • Zone "La Ville d'Ys".
    • Ville d’Ys.(1987) Parcours scénique en omnimover du constructeur Mack également appelé "Voyage sous la mer". La légendaire ville bretonne noyée sous les eaux se visitait dans des wagons jusqu'à quatorze mètres sous terre à la rencontre de la Princesse Dahut. On pouvait voir de multiples monstres aquatiques, dont une hydre à dix têtes et des invertébrés géants conçus par les designers de la S.F.P.[10] Après la fermeture de Mirapolis, le système de transport retourna à Europa Park, propriété de Mack pour devenir en 1994 le parcours scénique Universum der Energie ("Univers de l'Énergie" en Allemand).
    • Galerie des glaces.(1988) Palais des glaces
    • Tertre des Chevaliers.(1987) Ces joutes médiévales où les chevaliers de la Table ronde démontraient leur dextérité se déroulaient dans la "Forêt de Brocéliande" qui se situait dans la zone "La Ville d'Ys".
    • La Table ronde du Roi Arthur[10] et le "Potager des fées".(1987) Tous deux se trouvaient dans la "Forêt de Brocéliande".
    • Chapiteau.(1987) Il abritait les mille places du spectacle d'Annie Fratellini et de son École de Cirque présentant l'histoire des clowns du XVIIe siècle à nos jours. En 1988, le pectacle de lasers "l'épée d'Arthur" le remplaça. Situé au bord du grand lac, il fut également acheté par le parc berlinois Spreepark. Suite aux intempéries, il est aujourd'hui déchiré[11].
    • Village Viking.(1988) Il s'installa dans la zone "la ville d'Ys"
    • Drakkar.(1988) Ce bateau viking était sur le lac aux abords du village Viking
    • Un enclos avec animaux de ferme dans le village Viking
  • Zone "Le Domaine des enfants".
    • Palais de Dame Tartine.(1987) Cette attraction partiellement réalisée par la S.F.P. doit son nom à la célèbre comptine pour enfants homonyme. Le visiteur y découvrait la féerie des quatre saisons. Ce palais était situé dans le quartier de "Dame Tartine", lui-même situé dans la zone "Le domaine des enfants".
    • L'Arbre Lumière.(1987) Spectacle d’animatroniques dans un théâtre de 200 places avec un arbre de 450 kilos et 10 000 fibres optiques. Les visiteurs pénétraient dans ce théâtre situé dans le "Palais de Dame Tartine" en passant par la manche gigantesque de "Monsieur Grimblette", personnage de la comptine.
    • Galerie des automates.(1987) Walkthrough autour du théâtre de "L'Arbre Lumière", les animaux animatroniques animés par la rencontre des enfants chantaient les contes et légendes de France[10]. Cette attraction située dans le quartier de "Dame Tartine" était aussi appelée "La ballade des contes".
    • Théâtre des marionnettes.(1987) Composé de 150 places, il était situé devant le "Palais de Dame Tartine"
    • Kaléidoscope.(1987)[10] Attraction attenant au "Palais de Dame Tartine"
    • Piscine à boules.(1987) Attraction attenant au "Palais de Dame Tartine"
    • Caravelles.(1987) Ce Music Express[12] était situé devant le "Palais de Dame Tartine"
    • Petit train des comptines.(1987) Deux petits trains en forme de plusieurs éléphants évoluaient dans un jardin aux légumes géants. Accessible uniquement aux enfants, il se situait dans le quartier de "Dame Tartine".
    • Galeries des jeux et réflexes.(1987) Elles se trouvaient dans le quartier des "Robots", lui-même situé dans la zone "Le domaine des enfants".
    • Navette aux Mille Sensations.(1988) Cinéma dynamique situé également dans le quartier des "Robots"[13]
    • Charivari.(1988)
  • Zone "La Descente des rapides".
    • Descente des Rapides.(1987) Parcours de bûches du constructeur Mack de quatorze mètres de haut[10] recevant 1 800 passagers par heure. Après Mirapolis, l'attraction déménagea à Spreepark sous le nom de "Grand Canyon"[14] et fut abandonnée sur place après la fermeture de celui-ci.
    • Bateau pirate junior.(1988) Un Bateau à bascule destiné aux enfants.
    • Rivière des castors.(1987) Promenade dans treize bateaux à la manière du Pays des Contes de Fées à Disneyland Paris le long d'un canal dont les abords étaient décorés de petites statues de castors. Les radeaux étaient reliés entre eux par un grand câble d'acier situé sous eau. Après Mirapolis, l'attraction déménage à Spreepark et fut transformée. Les embarcations furent munies des proues des pédalos en forme de cygne de Mirapolis pour voguer sur le canal d'origine et devenir Schwanen-Fahrt. Le canal sur lequel ils évoluaient était décoré des scènes de "la Guinguette des Impressionnistes" ou des castors de la "Rivière des castors" et le tout fut abandonné sur place après la fermeture du parc[15].
    • Le Galion.(1988).
    • Bateau pirate.(1987) Ce Bateau à bascule du constructeur Huss Rides pouvait recevoir 54 personnes. Après Mirapolis, il déménagea à Spreepark sous le nom de Pirat. Quelques années après avoir été fermé, il fut démantelé pour être exploité par un forain néerlandais en Chine[16].
    • Gravitron.(1988) Manège de type gravitron.
    • Les Montgolfières.(1988) Haut de 9 mètres, ce manège du constructeur Zamperla de type Balloon Race était doté de douze montgolfières à l’intérieur desquels quatre passagers pouvaient prendre place pour atteindre 1 200 personnes par heure[17].
    • Montagne molle.(1988) Château gonflable.
    • Quik cup.(1987) Également appelé "La Chocolatière de Groquik", cette attraction pour 45 personnes était un manège de tasses. Celles-ci étaient parées du visage de Groquik, mascotte d'un des partenaires du parc, Nesquik. Après Mirapolis, elles déménagent à Spreepark sous le nom de Rotary Cup et furent abandonnées sur place après la fermeture de celui-ci. En 2010, elles accueillent de nouveau le public à Spreepark[18].
    • Chemin des tortues.(1988) Un train semblable au "Petit train des comptines" mais composés de plusieurs tortues accessible uniquement aux enfants et atteignant les 520 passagers par heure. Cette attraction du constructeur Zamperla de type Kiddie train faisait partie du "Champs libre de Groquik" qui lui-même faisait partie de la zone "La Descente des rapides"[17].
    • Mille pattes.(1988) Il faisait partie du "Champs libre de Groquik".
    • Mini Dragons.(1988) Un manège avion dont les douze véhicules étaient en forme de dragon[17] et pouvaient accueillir 450 passagers par heure. Ce manège du constructeur Zamperla de type Mini Jet faisait partie du "Champs libre de Groquik". Après Mirapolis, il déménage au Parc Saint-Paul sous le nom de "Manège dragon" jusqu'en 2009, dernière année où il y fut en fonction.
  • Zone "Le Château des sortilèges".
    • Château des Sortilèges.(1987) Il abritait un restaurant ainsi que la "Tour de Léonard de Vinci".
    • Dragon des Sortilèges.(1987) Montagnes russes E-Powered du constructeur Mack rides comparable à l'Alpenexpress "Enzian". Il déménagea après la fermeture du parc à Spreepark sous le nom de Spreeblitz et ferma définitivement en 2001[19]. Il est aujourd'hui à l'abandon, tout comme Spreepark[20].
    • Tour de Léonard de Vinci.(1987) Elle abritait son atelier avec des animatroniques imaginés par la LTM et mis en scène par Pascal Pinteau. Dans cette salle, un tableau de François Ier s’animait pour présenter Léonard de Vinci sous forme d'animatronique. Celui-ci était extrêmement perfectionné grâce à ses 300 moteurs qui l'animaient jusqu'aux sourcils. Le récit faisait le parallèle entre les innovations du passé et celles d'aujourd'hui[10]. Le photographe et directeur de la photographie Jacques Renoir, également arrière-petit-fils du peintre impressionniste Auguste Renoir, participa aux effets spéciaux[21].
    • Labyrinthe.(1987) Sa taille était de deux hectares.
    • Voyage en ballon.(uniquement 1988) Vol en mongolfière.
    • Cygnes blancs.(1990) Des pédalos en forme de cygne. Après Mirapolis, certains déménagèrent au Parc Saint-Paul sous le nom de "Pédalos cygnes" où ils sont toujours proposés au public et d'autres déménagèrent au parc allemand Spreepark pour être unis aux bateaux à trois rangées de deux personnes ainsi qu'au canal de la "Rivière des castors" pour devenir Schwanen-Fahrt (voir plus haut)[15].
  • Zone "Le Géant Gargantua".
    • Gargantua.(1987) Parcours scénique dans un des soixante wagons suspendus à un rail. Reverchon Industries est le constructeur du système de transport capable de recevoir 2 000 passagers à l'heure. Mirapolis avait d'abord fait appel à Mack qui n'a pas pu répondre à ses attentes. Dans cette visite intérieure, le public admirait une représentation du fonctionnement du corps du colosse. On pouvait ainsi voir par exemple des globules rouges en activité. Il était aussi composé d'un show laser qui reconstituait la digestion du géant avec cent-vingt enzymes animés. Dans la collerette de Gargantua, le visiteur profitait d'une vue panoramique sur le lac artificiel et le parc à trente mètres du sol[13],[10]. La S.F.P. prit part dans la construction du colosse. Certains éléments de décors ont été vendus au Parc Saint-Paul[22]. Comme beaucoup d'autres attractions, le système de transport fut acheté par le parc Spreepark pour créer un train fantôme. Le système de transport fut reconstruit mais suite à des problèmes de budget, le bâtiment et les décors ne firent jamais leur apparition[23].
    • Une gare du Mirapolis Express.(1987)
  • Zone "Les Impressionnistes".
    • Guinguette des Impressionnistes.(1987) Ce parcours en bateau à la manière du Pays des Contes de Fées à Disneyland Paris le long d'un canal bordé de scènes animées évoquant les impressionnistes était également appelé "Rivière fleurie" [24]. Après Mirapolis, le circuit déménage à Spreepark sous le nom de Canale Grande et fut abandonné lorsque le parc ferma[25].
    • Tacots chapeaux.(1987) Parcours de vieux tacots qui portaient lunettes, moustaches et couvre-chefs[10]. Après Mirapolis, ils déménagent à Spreepark sous le nom de "Chapeau claque" et furent abandonnés sur place après la fermeture de celui-ci[26].
    • Un limonaire dans le quartier des impressionnistes
    • Poney-Club des chevaliers.(1988) Tour à dos de poney[13]. Cette attraction et les trois suivantes se trouvaient dans un quartier qui évoluera pour devenir un quartier médiéval.
    • Port de Deauville.(1988) Maquettes représentant la ville et le port.
    • Petits bateaux téléguidés.(1987) Ils naviguaient dans le "Port de Deauville".
    • Manège de chevaux de bois.(1987) carrousel avec 54 chevaux de bois créé par l'entreprise Merlin Bugey. Il était le seul construit en France depuis plus de 80 ans.
  • Zone "Le Palais des merveilles".
    • Palais des Merveilles.(1987) Il accueillait plusieurs spectacles dans sa salle de 800 places. Il y était présenté des ballets, des shows à base d'effets spéciaux, etc.
    • Théâtre de Verdure.(1987) Cette salle de 900 places se trouvait aussi dans "Le Palais des Merveilles". A l'affiche, trois représentations quotidiennes de "Partir à point", une comédie musicale pour enfants de René-Louis Baron. Ce spectacle musical, patchwork de fables de Jean de la Fontaine, mettait en scène les marionnettes géantes d'Yves Brunier, créateur de "Casimir", personnage mythique de l'émission télévisée L'île aux enfants.
    • Château des Visions.(1988) Cinéma 4-D[27], le seul permanent de France à l'époque. Le Futuroscope ouvrit son propre cinéma en relief en 1989, Mirapolis perdit donc l'exclusivité. Ce "Château des Visions" s'installa dans "Le Palais des Merveilles" qui s'offrit alors un nouvel emballage imitant un château fort.
    • Grande parade.(1987) Menée par Louis XIV, celle-ci était composée de chars et de 200 personnages ou mascottes. Par exemple, les acteurs déguisés en animaux des fables de la Fontaine y prenaient part. Carlos également paradait lorsqu'il était présent à Mirapolis.
  • Attractions aux situations non déterminées :
    • Un champ de Punching balls suspendus.
    • Parc de dinosaures et mammouths sous forme de statues en polyester.(1991) Comme beaucoup d'autres manèges, les statues furent achetées par le parc Spreepark pour créer une promenade en bateaux. L'attraction fut construite par Spreepark mais suite à des problèmes de budget, elle ne fut jamais opérationnelle. Les statues bordent alors les allées, avant d'être abandonnées sur place[28].
    • Saut à l'élastique.(1991)

Les attractions suivantes ont été amenées par les forains. Celles-ci sont payantes en supplément du droit d'entrée[29]. Elles se situaient sur les rives du lac dans les zones "Le Château des sortilèges" et "Le Géant Gargantua" hormis Le Grand Prix :

  • Train fantôme.(1989) Appelé Geisterburg et rebaptisé "train fantôme" à Mirapolis, cette attraction est un train fantôme de foire[30]
  • UFO.(1989) Ce manège de type UFO du constructeur Huss Rides[31] pouvait accueillir 48 passagers en position debout dans 12 gondoles.
  • Tagada.(1989) Du constructeur Far Fabbri, ce manège de type Tagada est constitué d'une plateforme horizontale. Le rebord circulaire de celle-ci est en fait une longue banquette sans barre ni ceinture de sécurité accueillant 40 personnes pour une capacité de 800 passagers/heure. En action, la plateforme se met alors à tourner et à bondir.
  • Grande roue.(1989)[27] Elle avait une hauteur de 40 mètres.
  • Grand huit.(1989) Cette troisième montagne russe est un modèle aux rails rouges et à la structure blanche du constructeur S.D.C. et de type Galaxi[32].
  • Télé Combat Avion.(1989) Un manège avion du constructeur Zamperla de type Telecombat[31]
  • Pieuvre.(1989) Un manège de type "pieuvre".
  • Chenille.(1989)
  • Godbille.(1989)
  • Buggy.(1989) Piste sur laquelle évoluait un convoi de petites voitures pour enfants.
  • Grand Prix.(1989) Cette piste de Karting était dans la zone "Le Palais des merveilles".

Trois projets encore présents lors des dernières phases de créations ne virent jamais le jour :

  • Un delphinarium de 1 200 places dans la zone "La Ville d'Ys".
  • Un monorail qui contournait le lac et traversait Gargantua.
  • Une neuvième zone : "le Voyage dans le futur" en lieu et place du Miralooping.

Thématiques

Mirapolis se basait sur les fables et les grands romans de France et, par extension, sur la culture française. Nous pouvons citer quelques références présentes dans le parc :

Chronologie

Gargantua en contre-plongée.

Genèse

  • 1982 : voyage d'Anne Fourcade aux États-Unis et plus particulièrement à Disneyland. Elle y puise largement son inspiration.
  • 1984 : l'homme d’affaires saoudien Gaith Pharaon décide d'investir dans Mirapolis. Création de la société Paris-Parc avec 125 millions de francs (19 millions d'). Le budget est évalué à 500 millions de francs (plus de 76 millions ).
  • 1985 : début du projet Mirapolis. La DATAR, l' I.N.S.E.E. et la BIPE (Société d'études économiques et de conseil en stratégie) montrent que la France est un terrain très favorable à l'éclosion des parcs d'attractions et prévoient un futur radieux à la profession. Mirapolis est, avec Big Bang Schtroumpf, le Parc Astérix et Zygofolis, l'un des grands projets dans les parcs de loisirs français à la fin des années 1980.
  • 15 juillet 1985 : début de la construction du parc.
  • 28 octobre 1986 : pose de la tête de Gargantua, 11 m de haut, 28 tonnes.

1987

  • 20 mai : inauguration de Mirapolis par le Premier ministre Jacques Chirac. Le parc est ouvert 10h/jour et 200 jours/an. Les prévisions se situent entre 2 et 2.5 millions de visiteurs ce qui correspond à un chiffre d'affaires de 300 millions francs (plus de 45 millions ). Le parc pourrait équilibrer son exploitation cette année bien qu'il ne soit ouvert que cinq mois au lieu de six prévus les années suivantes.
  • 21 mai : ouverture de Mirapolis au public. L'entrée vaut 100 francs (15 ) par adulte et 70 francs (10 ) par enfant. Violents incidents. 150 forains viennent en nombre dénoncer une « concurrence déloyale » armés de barres de fer ainsi que de matraques et mettent à sac plusieurs installations. 10 blessés graves, 650 000 francs de dégâts (99 000 ) et un million de francs de préjudice commercial (152 500 ). 3 000 visiteurs ce premier jour.
  • 22 mai : 500 désistements sur les 2 000 scolaires prévus. Seulement 300 tickets individuels vendus.
  • 23 mai : 10 000 visiteurs dont la moitié issue de groupes.
  • 24 mai : 1 500 personnes se présentent au parc avec de faux cartons d'invitations distribués la veille dans le nord de l'Ile de France par les forains en colère. Ceux-ci déversent des clous sur la sortie d'autoroute qui conduit à Mirapolis.
  • juin : après 15 jours d’exploitation, on dénombre seulement 100 000 visiteurs sur les 150 000 prévus. Qui plus est, ce sont essentiellement des groupes scolaires.
  • octobre : Mirapolis ferme ses portes après une première saison décevante. 600 000 visiteurs sur les 2,5 millions attendus. 20 millions de francs (3 millions ) de perte. Le parc sera dorénavant dirigé par le Club Méditerranée[34]. Anne Fourcade se retire du projet à l'arrivée du Club Méditerranée qui insuffle ses idées : la disparition de l'école de cirque et de l'école de théâtre. Les études de marché et de fonctionnement d'Anne Fourcade sont mis au rebut. Elle avait planché pendant 5 ans sur ses études, les nouvelles sont calculées en 2 mois.

1988

  • 12 mai : ouverture et 100 millions de francs (15 millions 245 ) d'investissements. Le chanteur Carlos se produit tous les dimanches dans le parc pendant quatre mois. Dorénavant, il propose plus de 45 attractions. Tarifs d'entrée revus à la baisse et communs pour tous : 75 francs (11,5 ) la semaine, 90 francs (13,75 ) le dimanche, 50 francs (7,5 ) à partir de 14h. en semaine et création du passeport permanent à 490 francs (75 ) mais aussi des nocturnes jusqu'à 21h. le samedi. Nouvelles attractions : un cinéma 4-D, un simulateur de vol géant, un drakkar sur le lac, un manège montgolfière de type Balloon Race et un des plus grands roller coasters d'Europe (le Miralooping). Davantage de lieux couverts pour parer au mauvais temps et le prolongement de la ligne A du RER jusqu'à la station Cergy-gare d'où une navette gratuite mène au parc.
  • octobre : la saison se clôt avec un million de visiteurs. Léger mieux par rapport à la première saison mais le Club Méditerranée attendait 1 200 000 visiteurs pour rentabiliser ses investissements.

1989

  • 1er avril : ouverture du parc pour sa troisième saison. Le virage culturel entamé en 1988 se poursuit avec l'arrivée dans le parc des forains avec Marcel Campion à leur tête, ceux-ci tenant ainsi leur revanche. Onze attractions font par conséquent leur entrée à Mirapolis dont un parcours de montagnes russes et une grande roue d'un coût de 30 millions de francs (plus de 4,5 millions ). Tarifs de la saison : 110 francs (16,75 ) par adulte et 80 francs (12 ) par enfant.
  • 30 avril : inauguration du Parc Astérix, concurrent direct.
  • 11 juillet : une réunion de boxe est organisée par les frères Acariès à Mirapolis sous les yeux de nombreuses vedettes (Yannick Noah, Jean-Paul Belmondo etc.). L'opération tourne au fiasco. Le boxeur français René Jacquot venu défendre une ceinture de champion du monde se blesse dès les premières secondes du combat[35],[36]. De plus, la réunion est prématurément interrompue par une panne générale d'électricité.
  • novembre : fermeture du parc. La fréquentation annuelle est retombée à 640 000. L'aspect thématique du parc est encore davantage rogné : il est reconverti en parc d'attractions et de jeux à clientèle régionale.
  • 21 décembre : nomination d'un administrateur judiciaire, Me Bertrand Jeanne. Le déficit cumulé représente 85 millions de francs (13 millions ) bien que l'équilibre a été presque atteint cette année.

1990

  • 8 janvier : les forains, les administrateurs et le Club Méditerranée trouvent un accord. Les forains investissent 15 millions d'euros.
  • 22 janvier : le propriétaire du parc, la société Paris-Parc, dépose le bilan avec 330 millions de francs de passif (50 millions ).
  • mars : le site de Mirapolis est pré sélectionné pour l'emplacement du Grand stade (futur Stade de France) avec vingt-cinq autres sites. Le stade serait construit à la place du parc.
  • 7 avril : le parc ouvre, dans une certaine confusion. Projet de réduire la superficie à une vingtaine d'hectares. 420 000 visiteurs sont attendus cette année. Tarifs à nouveau modifiés : 100 francs (15 ) par adulte et 75 francs (11,50 ) par enfant.
  • 26 avril : les forains, associés à un groupe financier saoudien, obtiennent la reprise du parc[37]. La revanche est totale.
  • 15 mai : le parquet fait appel sur la reprise de Mirapolis.
  • 20 octobre : le parc est finalement confié à la société Cergy-parc avec, à la tête de celle-ci, le Crédit national.

1991

  • 23 mars : ouverture sans modification de tarifs.
  • septembre : Édith Cresson classe le site en zone de loisir au ⅔ inconstructible.
  • 20 octobre : dernier jour d'exploitation de Mirapolis. Le parc ferme définitivement à 18H30. Cette année, 400 000 visiteurs ont franchi les portes.
  • Fin 1991 : le Crédit national, dernier repreneur du parc, se retire face à l'arrivée imminente d'Eurodisney. Le parc d'attractions Mirapolis a fini d'exister, malgré les 700 millions de francs (106 millions ) investis.

Extinction

  • 1992 : Mirapolis n'est plus qu'un ensemble de terrains et pelouses sur lesquels les forains proposent leurs manèges aux touristes. Les attractions sont vendues à des parcs de loisir aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Le parc berlinois Spreepark acquiert treize attractions de Mirapolis. Il les ouvrira sur la décennie 90, pendant la première moitié principalement.
  • 12 avril 1992 : ouverture d'Eurodisney. Elle précipite la fin de l'exploitation du site au vue de la concurrence qu'elle représente.
  • 31 décembre 1992 : suite à la fin du bail, les forains quittent définitivement le site et Mirapolis devient une friche industrielle.
  • 13 octobre 1993 : la société Cergy-Parc, propriétaire du parc, obtient un permis de démolir.
  • 31 août 1995 : la statue de Gargantua est démolie.

Possibles raisons de l'échec

Capture d'une vidéo.
  • Trop avant-gardiste. Les chiffres gargantuesques du parc pour l'époque : 29 attractions, 47 hectares, 200 jours d'ouverture par an. Au milieu des années 80, les parcs d'attractions français n'affichaient pas de telles normes. Celles-ci illustraient « des chiffres à l'américaine » et donc étrangers à la population. Les parcs comptaient alors une vingtaine d'attractions et autant d'hectares. D'ailleurs, les grands projets que furent les parcs Astérix, Zygofolis et Big Bang Schtroumpf ouverts dans la même période reflétaient parfaitement ces chiffres. Le premier comptait 18 hectares pour 18 attractions et spectacles, Zygofolis proposait 19 attractions sur 28 hectares tandis que le dernier s'étendait sur 20 ha pour une vingtaine d'attractions. Malgré ces chiffres qui correspondaient mieux avec leur époque, ces trois parcs subirent aussi de sérieuses déconvenues. À Mirapolis, les visiteurs se plaignaient des attractions trop espacées les unes des autres. Une dizaine d'années plus tard, les mentalités s'étaient tout à fait adaptées à ses proportions. Disneyland Paris et l'agrandissement du Parc Astérix en sont la preuve. En effet, le nombre de touristes dans les parcs est passé de 4 à 34 millions de 1982 à 1997. D'ailleurs, les grands parcs européens affichent aujourd'hui de telles proportions, voire davantage. Enfin, même avec l'évolution du marché des loisirs, les parcs français ouvrent 80 à 150 jours par an en 2008. Disneyland, seul parc français ouvert à l'année, ne rentre pas dans ces données.
  • Mauvaise image. Les contestations et révoltes des forains menées à l'ouverture nourrissaient la rubrique des faits divers qui alimentaient un bouche-à-oreille néfaste. De plus, les journalistes se montraient parfois virulents dans leurs articles.
  • Pauvreté de la végétation. Mirapolis ressemblait beaucoup à une vaste plaine à laquelle il manquait de verdure et surtout de grands arbres. Les 60 000 arbres plantés pendant la construction n'ont jamais eu le temps suffisant de pousser.
  • Thème pas assez compréhensible par le public. Les fables et les grands romans de France sont peut-être emprunts d'imaginaire et très variés mais les visiteurs ne saisissaient pas toujours le sens des transpositions de ces histoires vers les attractions. Le tout paraissait sans personnalité et ressemblait simplement à une succession de manèges. La clientèle aurait dû pouvoir s'évader du quotidien mais ce ne fut pas le cas.
  • Des attentes démesurées. Les projectionnistes envisageaient entre 2 et 2,5 millions de touristes par an alors que 600 000 visiteurs se présentent au parc la première année, quatre fois moins[34]. La fréquentation attendue est souvent surestimée par rapport à la réalité. En effet, les enquêtes révélaient que le Parc Astérix, Big Bang Schtroumpf, le Futuroscope - tous ouverts dans la même période - allaient accueillir le double de touristes par rapport à la réalité. Les erreurs de prévisions varient de 10% à 400% dans le domaine. Par exemple, le Parc Astérix attendait 2,6 millions d'excursionnistes la première année alors qu'en 2009, après que le parc fut devenu totalement viable et rentable, 1,8 million de touristes ont passé les portes.
  • Campagne publicitaire. Pour motiver le public, celle-ci aurait dû être plus importante malgré les 15 millions de francs (près de 2,3 millions ) qu'elle représentait.
  • Les finitions et l'entretien. En effet, le parc ouvrit sans être réellement peaufiné. Le but principal était d'ouvrir dans les temps, ce dont Mirapolis fut très fier. Il fallait être le premier du genre dans le domaine des loisirs. Une ouverture plus tardive aurait pu régler de nombreux problèmes. L'entretien du parc fut relégué à la fin de la liste des priorités, éclipsé par le gouffre financier que représentait le projet.

Quelques chiffres

  • 26 millions de francs (4 millions ) : prix d'achat du terrain.
  • 80 entreprises lors de la construction.
  • 13 000 ouvriers.
  • 250 000 m² de pelouse.
  • 500 000 m³ de terrassement.
  • 15 ha de surface pour les principaux bâtiments.
  • 3 000 places de restaurants : la plus grande capacité de France à l'époque. Atteindra 5 000 en 1988.
  • 6 000 places pour voitures et 350 pour les cars sur les 17 hectares du plus grand parking en surface de France à l'époque. 10 francs (1,5 ) étaient nécessaires pour y stationner.
  • 11 mètres et 28 tonnes (14 de charpente, 10 de résine et un chapeau de 4) pour la tête de Gargantua réalisée avec 500 m³ de polyester moulé.
  • 3 tonnes pour chacune des mains du colosse.
  • 35 mètres de haut assis, Gargantua en ferait 77m. s'il se tenait debout.
  • 2 800 m2 de surface pour le corps de Gargantua pour près de 1 000 tonnes.

Voir aussi

Pour plus d'informations, voir l'article publié dans Dixième Planète n° 42 (août-septembre 2006).

Notes et références

  1. Le moniteur, 13 décembre 1985
  2. LeSoir.be La fête est finie - 19/12/1991
  3. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_santa_fe_express.html
  4. http://www.parcplaza.net/2009/10/spreepark-berlin-reprend-un-tout-petit.html
  5. http://www.rcdb.com/m/r.htm?ot=2&mo=8255
  6. (nl) Historique du Python sur sprookjes.org
  7. Fiche du Python sur rcdb.com
  8. a et b http://www.rcdb.com/m/fr/2713.htm
  9. http://www.youtube.com/watch?v=4ekg5ogQGK0
  10. a, b, c, d, e, f, g et h http://lemondedelolo1.spaces.live.com/blog/cns!1835DEFB71C9764E!8841.entry
  11. http://www.berliner-spreepark.de/show_chapiteau.html
  12. http://www.ina.fr/video/PAC01000307/mirapolis-ouvert-au-public-aujourd-hui.fr.html
  13. a, b et c http://le_grenier.pagesperso-orange.fr/zineland26/mirapolis/retour.html
  14. http://www.spreepark.de/fahrgeschaefte_frameset.htm
  15. a et b http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_schwanen_fahrt.html
  16. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_schiffschaukel_pirat.html
  17. a, b et c [1] Vidéo
  18. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_riesentassen_roting_cup.html
  19. http://www.rcdb.com/2964.htm
  20. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_spreeblitz.html
  21. http://www.cpasalduie.com/ficheros/030407131004.pdf
  22. http://www.coastersworld.fr/index.php?page=zoom&parc=mirapolis
  23. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_ghost_house.html
  24. http://mirapolis.free.fr/pages/05.html
  25. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_canale_grande.html
  26. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_chapeau_claque.html
  27. a et b http://www.grands-enfants.fr/mirapolis/
  28. http://www.berliner-spreepark.de/fahrgeschaefte_dinoworld.html
  29. LeSoir.be Walibi, alliée de Lyonnaise des Eaux par Pierre Bary - 24/02/1990
  30. http://mirapolis.free.fr/pages/23.html
  31. a et b http://www.youtube.com/watch?v=9u7P2Lwojs8
  32. http://www.rcdb.com/m/fr/2965.htm
  33. http://www.chansons-net.com/Tine/E115.htm
  34. a et b Sébastien Roffat, « Disney et la France: les vingt ans d’Euro Disneyland », p. 112, Éditions L’Harmattan, 2007 ou Sébastien Roffat, « Disney et la France: les vingt ans d’Euro Disneyland » sur Google livres, Éditions L’Harmattan, 2007. Consulté le 24 août 2011
  35. LeSoir.be Jacquot - 10/07/1989
  36. LeSoir.be Jacquot défend son titre par Marcel Dom - 7/07/1989
  37. LeSoir.be Mirapolis - 4/05/1990

Liens internes

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Mirapolis de Wikipédia en français (auteurs)

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