Michael Rogers


Michael Rogers
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Michael Rogers Icône cycliste
Michael Rogers 4.jpg
Michael Rogers lors du Tour Down Under 2009
Informations
Nom Rogers
Prénom Michael
Date de naissance 20 décembre 1979 (1979-12-20) (31 ans)
Pays Drapeau d'Australie Australie
Équipe actuelle Team Sky
Spécialité rouleur / courses par étapes
Équipe pro
2001-2002
2003-2005
2006-2007
2008
2009-2010
2011-
Mapei
Quick Step
T-Mobile
Team High Road
Columbia
Team Sky
Principales victoires
4 championnats
MaillotMundialCrono.PNG Champion du monde du contre-la-montre en 2003, 2004 et 2005
Drapeau : Australie Champion d'Australie du contre-la-montre en 2009
Courses à étapes
Tour d'Allemagne 2003
Tour de Californie 2010

Michael Rogers est un coureur cycliste australien né le 20 décembre 1979 à Barham. Il court en 2011 pour l'équipe Team Sky. Remarquable rouleur à ses débuts, il a remporté trois fois consécutivement le titre de champion du monde contre la montre entre 2003 et 2005. Se consacrant progressivement aux courses par étapes, il a notamment remporté le Tour d'Allemagne en 2003 et le Tour de Californie en 2010, et a terminé 2e du Tour de Suisse en 2005 et du Tour de Catalogne en 2007, 9e du Tour de France en 2006 et 8e du Tour d'Italie en 2009. Sa carrière a été marquée par plusieurs blessures et maladies.

Sommaire

Biographie

1999-2005 : le début de carrière et la révélation chez Mapei - Quick Step

1999-2002

Formé sur la piste, Michael Rogers rejoint en 1999 l'équipe Mapei Espoirs, avec laquelle il remporte son premier succès, à la 2e étape du Tour Down Under 2000. En 2001, il passe professionnel dans l'équipe-mère Mapei, où il s'impose rapidement comme un rouleur hors pair. Dès sa première saison, il termine notamment deuxième du Grand Prix Eddy Merckx, avec son coéquipier Fabian Cancellara, 20 ans et lui aussi néo-professionnel.

En janvier 2002, il termine deuxième du championnat d'Australie du contre la montre derrière Nathan O'Neill. La semaine suivante, il montre également des aptitudes remarquables pour les courses par étapes dans le Tour Down Under. Vainqueur de la 2e étape, il bénéficie d'une véritable démonstration de force de son équipe, qui réalise un triplé dans la 5e étape, avec Cadel Evans et Daniele Nardello. Ainsi, Rogers préserve son maillot jaune face à Alexandre Botcharov et remporte la course. Il confirme ces qualités en terminant troisième d'un Tour de Rhodes remporté par Fabian Cancellara, et lui aussi nettement dominé par la Mapei. La même année, Rogers confirme dans les épreuves contre la montre, terminant notamment cinquième du Chrono des Herbiers et 8e du championnat du monde du contre-la-montre.

2003

En 2003, Rogers rejoint l'équipe Quick Step-Davitamon, qui prend la suite de Mapei. Il est à nouveau battu au championnat d'Australie du contre-la-montre, par Ben Day cette fois. Mais à partir du mois d'avril, Rogers se révèle comme un remarquable coureur par étapes. Il termine d'abord quatrième du Circuit de la Sarthe, grâce à un bon contre la montre, mais aussi à sa troisième place d'étape à Angers. Fin mai, il prend la cinquième place du Tour de Picardie, puis remporte haut la main le Tour de Belgique. La semaine suivante, il participe au Tour d'Allemagne. À l'issue de la difficile 5e étape, il occupe la cinquième place du classement général, devancé par 4 coureurs de la ONCE. Mais le lendemain, il remporte la 6e étape, un contre la montre de 40 km, avec plus d'une minute d'avance sur ses concurrents, aux premiers rangs desquels les spécialistes Jan Ullrich et Alexandre Vinokourov. Rogers remporte ainsi avec la manière le Tour d'Allemagne, sa plus belle course par étapes, devant plusieurs des protagonistes du Tour de France. Mieux, il enchaîne sur une troisième course par étapes consécutive, remportant fin juin la Route du Sud grâce à son écrasante victoire dans le contre la montre. En juillet, il participe à son premier Tour de France. Alors qu'il occupe la 15e place du classement général, il se fait remarquer en accompagnant le maillot jaune, son coéquipier Richard Virenque, dans la grande étape de L'Alpe d'Huez. Usé par ses performances des derniers mois, il rétrograde cependant dans les Pyrénées, et termine le Tour à la 42e place.

En fin de saison, Rogers réussit à nouveau de très belles performances contre la montre. Il termine à nouveau deuxième du Grand Prix Eddy Merckx avec László Bodrogi, puis prend la médaille d'argent lors des hampionnats du monde du contre la montre derrière l'écossais David Millar. Ce dernier ayant avoué s'être dopé, Rogers remportera finalement le titre de champion du monde du contre la montre 2003.

2004

Dès le début 2004, Rogers termine 8e de Paris-Nice, confirmant ses belles performances de l'année précédente. Mais il déçoit sur le Critérium du Dauphiné libéré, où il ne termine que 41e, distancé dès avant la montagne. Le Tour de France commence tout aussi mal. Au pied des Pyrénées, il est 56e à 16 minutes de Thomas Voeckler, le maillot jaune, et à plus de 6 de Lance Armstrong. Il fait cependant preuve d'une grande régularité en montagne, et termine notamment 12e du contre la montre en côte de l'Alpe d'Huez, ce qui lui permet de s'adjuger une 22e place finale.

Peu après le Tour, il échoue au pied du podium du contre la montre des Jeux olympiques d'Athènes à 3s seulement de la médaille de bronze de Bobby Julich. Il prend sa revanche quelques mois plus tard en remportant son deuxième titre consécutif de champion du monde du contre-la-montre, avec plus d'une minute d'avance sur tous ses concurrents. Ce jour-là, Rogers reçoit successivement sa médaille d'or de l'année précédente, suite au déclassement de Millar, et sa médaille d'or 2004. Il devient ainsi le premier à remporter deux titres consécutifs de champion du monde du contre-la-montre depuis la création de l'épreuve. Il réussit aussi plusieurs autres performances dans les épreuves contre la montre de fin de saison, terminant notamment deuxième de Florence-Pistoia derrière Sergiy Matveyev.

2005

En 2005, Rogers confirme ses remarquables aptitudes pour les terrains montagneux. Dès le début de la saison, il termine troisième du Grand Prix de Lugano. Puis, début avril, il termine huitième du relevé Tour du Pays basque. En mai, il prend par au Tour de Catalogne. Malgré un contre la montre par équipes médiocre, il termine quatrième de la grand étape de montagne menant à Andorre et prend la dixième place du classement général. Le lendemain, lors du contre la montre en côte couru sur la même ascension, il termine sixième. Il prend ainsi la quatrième place finale de ce Tour de Catalogne. Il confirme quelques semaines plus tard sur le Tour de Suisse. Dès la 2e étape contre la montre, il s'empare de la troisième place, derrière Jan Ullrich et Bradley McGee. Lors de la difficile 6e étape qui mène à Arosa, Rogers distance d'une poignée de secondes ses adversaires pour terminer troisième de l'étape. Il s'empare du maillot jaune. Dans la 8e étape, Rogers voit s'affirmer un troisième concurrent majeur. L'Espagnol Aitor Gonzalez l'attaque et lui reprend une minute au classement général, se rapprochant à la quatrième place à 36s avant la dernière étape. Dans cette 9e étape, Rogers est attaqué toute la journée par ses concurrents au classement général, et la force collective de son équipe est trop limitée[1]. Rogers tente de devancer ses concurrents en attaquant le premier, mais il est rapidement distancé par le même Aitor Gonzalez, qui lui reprend à Ulrichen 48 secondes et la victoire finale. Rogers, quatrième de l'étape, termine deuxième de ce Tour de Suisse.

Rogers fait ainsi partie des outsiders du Tour de France. Décevant lors du contre la montre initial (45e), régulier en montagne dans les Alpes, il occupe la 21e place au pied des Pyrénées. Mais il y subit le contrecoup de ses performances des derniers mois, et recule finalement à la 41e place. Le 22 septembre 2005, Rogers remporte à Madrid son troisième titre de champion du monde du contre-la-montre, établissant alors le record de l'épreuve[note 1]. Il termine également deuxième du Chrono des Herbiers quelques jours plus tard, derrière Ondřej Sosenka.

2006-2008 : La confirmation chez T-Mobile

2006

En 2006, Rogers rejoint l'équipe T-Mobile. Après une bonne préparation sur la Semaine Internationale Coppi et Bartali et le Circuit de la Sarthe, il participe pour la première fois au Tour d'Italie. Il termine 8e de la 1re étape contre la montre, puis profite de la deuxième place de son équipe dans le contre la montre par équipes pour prendre la quatrième place du classement général. 29e de la première étape de moyenne montagne à Saltara, il préserve sa quatrième place derrière son coéquipier Serhiy Honchar, mais s'effondre le lendemain dans l'ascension du Passo Lanciano, terminant 62e à 8min 49s. Il recule alors progressivement au classement, et abandonne après la 12e étape, qu'il termine à la 170e place. Après ce Tour d'Italie tronqué, il participe au Tour de Suisse, mais avec beaucoup moins de succès que l'année précédente, et termine 64e.

Il participe donc sans grands repères au Tour de France. Il réalise cependant une très bonne première partie de Tour : il est 7e du prologue, deuxième à Valkenburg, puis quatrième du contre la montre à Rennes. Il occupe ainsi la troisième place du classement général au pied des Pyrénées à 1min 08s de Serhiy Honchar, dans une situation analogue à celle du Tour d'Italie. 12e au sommet de Pla de Beret, Rogers recule à la septième place du classement général après les Pyrénées. Dans les Alpes, il termine 15e à l'Alpe d'Huez, 12e à La Toussuire et 21e à Morzine, faisant preuve d'une remarquable régularité, mais sans peser fortement sur la course. 18e du dernier contre la montre, il termine ce Tour de France à la neuvième place.

En fin de saison, il termine deuxième du Regio Tour, mais perd son titre de Champion du monde du contre-la-montre, ne prenant que la huitième place.

2007

En 2007, Rogers réalise un bon début de saison, terminant septième du Tour de Californie et quatrième de la Semaine Internationale Coppi et Bartali, mais abandonne sur le Tour du Pays Basque et le Tour de Romandie. Sur le Tour de Catalogne, son équipe ne prend que la 13e place du contre la montre par équipes. Deuxième de la première étape de montagne derrière Oscar Sevilla, il ne prend donc que la troisième place, à 32s de Sevilla, et à 4s de Vladimir Karpets. Lors du contre la montre en côte du lendemain, Rogers prend la cinquième place, loin devant Sevilla, mais derrière Karpets, qui s'empare du maillot jaune. Malgré ses efforts, Rogers ne parvient pas à distancer Karpets dans la dernière étape, et termine deuxième, toujours à la recherche d'une victoire dans une grande course par étapes depusi sa deuxième place dans le Tour de Suisse 2005.

Après son abandon dans le Tour de Suisse, Rogers participe à son cinquième Tour de France consécutif. Il termine 20e du prologue et occupe la 14e place du classement général à la veille de la première grande étape de montagne. Mais dans cette 8e étape, il se fracture la clavicule et est contraint à l'abandon.

2008-2010 : Team High Road/Columbia

2008

L'équipe T-Mobile devient Team High Road suite au retrait du sponsor T-Mobile. Le début de saison 2008 de Rogers est à nouveau marqué par la malchance. Une mononucléose le contraint à ne reprendre la compétition qu'en mai, au Tour de Catalogne[2]. Sur le Critérium du Dauphiné libéré, Rogers termine 31e du prologue et 38e de la 3e étape contre la montre, confirmant des résultats moins impressionnants contre la montre au cours des deux dernières années. En contrepartie, Rogers progresse visiblement en montagne, terminant notamment 9e à Annemasse et 10e à Morzine. Il prend ainsi la 11e place de ce Critérium du Dauphiné libéré.

Encore affaibli, il ne participe pas au Tour de France, mais termine deuxième du Tour de Saxe, puis participe aux Jeux olympiques de Pékin, où il prend la 6e place de l'épreuve en ligne, et la 8e du contre la montre. A la fin du mois d'août, il profite de sa 4e place lors de la 7e étape contre la montre pour terminer troisième de l'Eneco Tour derrièer Jose Ivan Gutierrez et Sebastien Rosseler. En septembre, il termine deuxième du Tour du Missouri, puis seulement 12e du championnat du monde du contre-la-montre.

2009

En janvier 2009, Rogers remporte pour la première fois le Championnat d'Australie contre la montre, auquel il n'avait plus participé depuis 2003, puis termine deuxième de l'épreuve en ligne, battu au sprint par Peter McDonald. Par le jeu des bonifications, il termine ensuite sixième du Tour Down Under. Sur le Tour de Californie, il termine 4e du prologue et du contre la montre, et troisième de l'étape de moyenne montagne à Santa Cruz, ce qui lui vaut de terminer troisième du classement général.

2010

Il remporte en février 2010 le Tour d'Andalousie, sans remporter d'étape. Rogers prend la 2e place du Critérium International, la 3e place du Monte Paschi Strade Bianche, la 3e place du Tour de Romandie et la 6e place de Tirreno-Adriatico. En mai, il gagne le Tour de Californie, dont il avait fait un de ses objectifs[3]. Il ne remporte pas d'étape, mais se classe 2e des troisième, cinquième et septième étapes, et 3e de la sixième étape.

Suite à ces performances, Michael Rogers est considéré comme l'un des outsiders pour le Tour de France, qu'il termine à la 37e place. En 2011, il rejoint l'équipe britannique Team Sky.

2011- : Team Sky

2011

En 2011, Michael Rogers s'engage dans la formation britannique Team Sky. Le 22 juin, il annonce qu'il ne participera pas au Tour de France à cause d'une mononucléose infectieuse[4].

Palmarès, résultats et distinctions

Palmarès

Michael Rogers lors du Chrono des Herbiers 2004

Résultats sur les grands tours

Tour de France

Tour d'Italie

  • 2006 : non-partant (13e étape)
  • 2009 : 8e

Classements mondiaux

Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Classement UCI[5] 1754e 639e 296e 98e 33e 44e
Classement ProTour[6] 27e 74e 53e 35e
Classement mondial UCI[7] 43e

Références

Notes
  1. ce record a été battu en 2010 par le Suisse Fabian Cancellara.
Références
  1. http://www.cyclingnews.com/road/2005/jun05/suisse05/?id=results/suisse059, Gonzalez wins the Tour de Suisse, cyclingnews.com, 19 juin 2005
  2. http://www.cyclisme-info.com/article.php?sid=43869, Un coup dur pour Rogers, velo-club.net, 11 mars 2008
  3. (en) Rogers focused on Amgen Tour of California overall title sur cyclingnews.com, 14 mai 2010. Consulté le 29 juin 2010
  4. http://www.cyclismactu.net/news-tour-de-france-michael-rogers-declare-forfait-16481.html, Michael Rogers déclare forfait, cyclismactu.net, 22 juin 2011
  5. 2005 UCI Road Rankings, UCI. Consulté le 14 juin 2010
  6. Classement ProTour sur uciprotour.com. Consulté le 14 juin 2010
  7. Classement mondial UCI sur uci.ch. Consulté le 14 juin 2010

Lien externe

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Michael Rogers de Wikipédia en français (auteurs)

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