Mencius


Mencius
Mencius

Mencius[1] (chinois : 孟子 ; pinyin : Mèng Zǐ ; parfois Mong Tseu en français), de son nom personnel Meng Ke (孟軻 Mèng Kē), est un penseur chinois ayant vécu aux alentours de 380-289 av. J.-C..

Mencius aurait étudié auprès d'un disciple de Zi Si, le petit-fils de Confucius. Se posant en défenseur des stricts enseignements du maître, il a combattu sans relâche les « hérésies extrémistes » des disciples de Mo Zi et de Yang Zhu (楊朱). Sillonnant la Chine chaotique des Royaumes combattants à la recherche d'un sage-roi capable de restaurer la paix, il a rencontré un grand nombre de princes de cette époque et leurs entretiens sont consignés dans le livre qui porte son nom, le Mencius, l'un des Quatre Livres formant, avec les Cinq Classiques, le corpus néo-confucianiste tel que défini par Zhu Xi, le grand réformateur des Song.

Sommaire

Parcours

Bien qu'il soit considéré traditionnellement comme son continuateur le plus orthodoxe, Mencius adapte aux réalités de son temps les enseignements de Confucius. Il utilise des arguments polémiques et défend que l'homme est né avec un sens moral inné (良知), les circonstances seules l'empêchant de révéler cette bonté naturelle. Xun Zi, autre grand confucianiste pré-impérial, défendra l'inverse un peu plus tard.

On raconte que la mère de Mencius déménagea trois fois pour trouver un voisinage convenable à l'éducation de son fils. Dans le quartier des fossoyeurs, Mencius enfant creusait des tombes miniatures, dans celui des abattoirs, il tuait les petits animaux ; ils finirent par s'installer près d'une école.

Une autre anecdote tout aussi édifiante dans la carrière du jeune Mencius est souvent racontée aux enfants en Asie du Sud-Est. Un jour, sa mère, ayant élu domicile dans un endroit « convenable » pour l'éducation de son fils, était à son ouvrage - un métier à tisser. Elle vit le jeune garçon rentrer de l'école plus tôt que prévu. Sans mot dire, elle prit les ciseaux et coupa le beau morceau de tissu qu'elle était en train de réaliser. Le jeune Mencius lui demanda pourquoi ce geste de destruction d'un si bel ouvrage ! Ce à quoi sa mère rétorqua : « C'est exactement ce que tu es en train de faire ! » Aussitôt, l'enfant se confondant en excuses, retourna à l'école et devint le grand philosophe Mencius.

Edward Hunter affirme que Mencius est le premier dans l'histoire à employer la métaphore du nettoyage de l'âme et des pensées, où il voit un germe de l'idée de lavage de cerveau[2].


Notes

  1. ce nom a été latinisé par les jésuites
  2. Kathleen Taylor, Brainwashing, "The birth of a word", page 5

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