Max Ernst


Max Ernst
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Max Ernst
Max Ernst en compagnie de Willy Brandt à Munich en 1972
Max Ernst en compagnie de Willy Brandt à Munich en 1972

Naissance 2 avril 1891
Brühl
Décès 1er avril 1976
Paris
Nationalité Allemande Drapeau de l'Allemagne
Activité(s) Artiste peintre et sculpteur
Mouvement artistique Dada, Surréalisme

Max Ernst, né le 2 avril 1891 à Brühl et mort le 1er avril 1976 à Paris, est un peintre et sculpteur allemand, artiste majeur des mouvements Dada et surréaliste.

Sommaire

Biographie

Max Ernst est le fils du peintre Philipp Ernst et de Louise Kopp.

En 1909, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. Il rencontre les membres du groupe Blaue Reiter en 1911 avec qui il expose à Berlin, en 1913. La même année, il fait la connaissance de Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay, part pour Paris et s'installe dans le quartier du Montparnasse.

En 1912, il épouse Louise Strauss, historienne d'art. Leur relation tumultueuse ne tiendra pas. L'année suivante, il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages; il expérimente différents supports et matériaux.

La période Dada et surréaliste

Durant la Première Guerre mondiale, il sert dans l'armée allemande. Après celle-ci, rempli de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Johannes Theodor Baargeld le groupe dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.

En 1925, Max Ernst invente le frottage : il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes qu'il côtoyait comme Paul Éluard et André Breton.

L'année suivante, il collabore avec le peintre Joan Miró pour la création de décors pour les spectacles chorégraphiques de Sergei Diaghilev. Avec l'aide de Miró, Max Ernst se lance dans l'élaboration d'une nouvelle technique, le grattage du pigment directement sur la toile.

En 1933, Max Ernst part en Italie.C'est ici qu'il compose en trois semaines 182 collages à partir d'ouvrages français illustrés en noir et blanc de la fin du XIXe siècle. De retour à Paris, il les publie dans un ouvrage en cinq volumes appelé Une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux, chacun de couleur différente d'avril à septembre 1934 aux éditions de la galerie Jeanne Bucher[1].

En 1934, fréquentant Alberto Giacometti, il commence à sculpter. En 1937, il rencontre Leonora Carrington avec qui il part vivre à Saint-Martin-d'Ardèche. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres[2].

La période américaine

Dès le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1939, Max Ernst est arrêté comme « étranger ennemi » et interné dans le camp des Milles près d'Aix-en-Provence. Avec l'aide du journaliste américain Varian Fry, fondateur du Comité américain de secours à Marseille en août 1940, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux États-Unis en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres Marcel Duchamp et Marc Chagall, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait parmi les peintres américains comme Jackson Pollock.

Son mariage avec Peggy Guggenheim est un échec. En octobre 1946, il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, (Californie). Max Ernst s'installe à Sedona, (Arizona). En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950. En 1952, il devient Satrape du Collège de ’Pataphysique.

Le retour en France

La fontaine d'Amboise, sculptée par Max Ernst en 1967.

À partir de 1953, il s'installe à Paris et l'année suivante reçoit le Grand prix de la biennale de Venise, ce qui lui vaut l'exclusion du mouvement surréaliste.

De 1955 à 1963, il réside à Huismes (Indre-et-Loire) où il réalise des œuvres marquées par la Touraine : Le Jardin de la France, Hommage à Léonard ou La Tourangelle.

En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans (Var), où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine dans la ville d'Amboise (Indre-et-Loire). En 1966, il réalise un jeu d'échecs en verre sur un échiquier géant de cinq mètres de côté, qu'il baptise Immortel.

En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres.

Max Ernst deviendra un ami du grand industriel Jean Riboud.

Max Ernst a été incinéré à Paris au cimetière du Père-Lachaise (columbarium).

Œuvres

  • 1920 : C'est le chapeau qui fait l'homme, collage sur papier, MoMA, New York[3]
  • 1921 :
    • Éléphant Célèbes, à la Tate Gallery, à Londres.
    • Portrait d'Éluard », collage réhaussé d'aquarelle sur papier blanc, 19,3 x 11,5 cm, musée de Vézelay[4]
  • 1922 :
    • La Chute de l'Ange, collection particulière.
    • Œdipe Roi.
    • Au Rendez-vous des amis.
  • 1923 :
    • Castor et Pollution, collection particulière.
    • Ubu imperator, huile sur toile, 81 x 65 cm, Musée national d'art moderne de Paris[5]
    • La Femme chancelante, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf
  • 1924 :
    • La Belle jardinière.
    • Deux enfants menacés par un rossignol.
  • 1925 :
  • 1926 : La Vierge corrigeant l'Enfant Jésus..., au Musée Ludwig, à Cologne.
  • 1927 :
  • 1929 : La Femme aux 100 têtes, roman-collages, The Menil Collection, à Houston.
  • 1930 :
    • Loplop présente Loplop, 1930, The Menil Collection, à Houston.
    • Loplop présente une jeune fille.
  • 1933 : Couple Zoomorphe en gestation.
  • 1934 : Une semaine de bonté.
  • 1935-1937 : La ville entière.
  • 1937 : L'Ange du foyer, collection particulière.
  • 1940 :
    • Le Fascinant cyprès, collection particulière.
    • Arbre solitaire et arbres conjugaux, au Musée Thyssen-Bornemisza, à Madrid.
    • La Mariée mise à nu, à la Fondation Peggy Guggenheim, à Venise.
  • 1941-1942 : L'Antipape, 1941-1942, Fondation Peggy Guggenheim, Venise.
  • 1942 : L'Europe après la pluie, au Wadsworth Atheneum, à Hartford, Collection Ella Gallup Summer et Mary Catlin Sumner.
  • 1942 : Jeune homme intrigué par le vol d'une mouche non euclidienne.
  • 1944 : Le Roi joue avec la reine, sculpture, The Menil Collection, Houston.
  • 1948 : Le Capricorne, sculpture, au Centre Georges Pompidou, à Paris, don de l'artiste.
  • 1958 : Après moi le sommeil, sculpture.
  • 1962 : Le Jardin de la France, huile sur toile, au Centre Georges Pompidou, à Paris.
  • 1966 : L'Immortel, sculpture géante en verre.
  • 1967 :
  • 1970 : Forêt rouge, bois, clous, plastique et huile sur toile, 211 x 88 x 40 cm, Galerie Arnold Herstand, New York[6]
  • 1974 : Mon ami Pierrot, à la Kunsthalle de Bielefeld.
  • The Robling of the Bride

Expositions

Le musée Max Ernst à Brühl
  • Sa maison au lieu dit le Le Pin Perdu à Huismes (Indre-et-Loire) est devenu une résidence d'artiste.
  • Exposition Max Ernst, Paris du 21 mai au 18 juillet 2003 à la galerie Malingue, 26 avenue Matignon, 75008 Paris .
  • Une exposition Les collages de Max Ernst "Une semaine de bonté" au Musée d'Orsay, à Paris de juin à septembre 2009.
  • Une exposition Max Ernst Le Jardin de la France du samedi 17 octobre 2009 au lundi 18 janvier 2010 au musée des Beaux-Arts de Tours

Décors au théâtre

Bibliographie

Notes et références

  1. Philippe Dagen « Max Ernst sublime l'art du collage », dans Le Monde du 8 avril 2008
  2. Nicolas Devigne, Julia Drost et Ursula Moureau-Martini (dir.), Max Ernst. L'imagier des poètes, Paris, PUPS, 2008
  3. Reproduction dans "Beaux-Arts magazine" n° 90, mai 1991, p. 56
  4. Reproduction dans "Beaux-Arts magazine" n° 82, septembre 1990, p. 59
  5. Reproduction dans Beaux Arts magazine n° 90, mai 1991, p. 1
  6. Reproduction dans "Beaux-Arts magazine" n° 80, juin 1990, p. 154
  7. Première édition en 2005, DuMont Literatur und Kunst Verlag, Cologne.

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