Marlon Brando


Marlon Brando
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Marlon Brando

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Marlon Brando dans le rôle de Johnny dans L'Équipée sauvage en 1953

Nom de naissance Marlon Brando, Jr.
Naissance 3 avril 1924
Omaha, Nebraska
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américaine
Décès 1er juillet 2004 (à 80 ans)
Los Angeles, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Un tramway nommé Désir
Viva Zapata!
L'Équipée sauvage
Jules César
Sur les quais
Le Parrain
Dernier Tango à Paris
Apocalypse Now
Site internet http://www.marlonbrando.com/

Marlon Brando, né le 3 avril 1924 à Omaha et mort le 1er juillet 2004 à Los Angeles d'une fibrose pulmonaire, est un acteur et réalisateur qui compte parmi les plus grands acteurs américains de sa génération.

Il fut une star hollywoodienne et un sex-symbol à l'instar de Marilyn Monroe, Greta Garbo, Louise Brooks ou James Dean. Il était aussi connu pour son implication dans le combat pour les droits civiques aux États-Unis, notamment pour la reconnaissance des droits des Amérindiens et des Afro-américains.

Marlon Brando, acteur au comportement imprévisible, a influencé les acteurs de sa génération comme James Dean, Paul Newman, Steve McQueen et Robert Redford ainsi que les meilleurs acteurs de la génération suivante comme Al Pacino, Jack Nicholson, Robert De Niro, Dustin Hoffman ou encore James Caan.

Sommaire

Biographie

Origine et débuts

Marlon Brando dans le rôle de Stanley Kowalsky dans la piéce de théatre Un tramway nommé désir en 1948

Marlon Brando naît dans une famille modeste du Nebraska, ayant des ascendances françaises, allemandes (le nom de famille s'écrivait à l'origine « Brandeau », américanisé/italianisé « Brando »[1]. La famille de Marlon Brando par son grand-père est d'origine alsacienne de Haguenau, Bas-Rhin. Le nom Brandeau est une francisation du nom allemand Brandau [2] ), hollandaises, irlandaises et anglaises, au sein de laquelle il est élevé en compagnie de ses deux sœurs aînées, Jocelyn et Frances, d'une mère alcoolique et bohème, l'actrice Dorothy Pennebaker et d'un père coureur de jupons. Mauvais élève, il est envoyé dans une école militaire où il découvre sa vocation pour le théâtre.

Sa carrière débute sur les planches de Broadway en 1944 avec la pièce I Remember Mama. Il connaît son premier succès d'estime avec la pièce Truckline Café mais sa carrière d'acteur est véritablement lancée par Elia Kazan qui lui offre, en 1951, le rôle de Stanley Kowalski dans Un tramway nommé Désir. Brando avait cherché à joindre Kazan au téléphone pendant trois jours pour refuser le rôle, mais lorsque celui-ci le rappelle, il n'ose pas dire non.

Au cours d'une des représentations de cette pièce, un machiniste lui casse le nez alors qu'ils boxent entre deux scènes dans les coulisses du théâtre. Il termine pourtant la pièce, le nez ensanglanté. Il gardera de cet incident un nez légèrement « déformé »[1].

Il suit la formation d'acteur de Stella Adler et la méthode de Constantin Stanislavski. Marlon Brando développe une nouvelle façon d'interpréter les rôles, fondée sur l'improvisation et l'oubli du scénario originel pour un approfondissement psychologique du personnage jusqu'à l'excès. Il ne fait pas semblant d'être un autre, mais incarne un personnage, physiquement et mentalement. « Marlon n’a jamais réellement eu besoin d’apprendre à jouer. Il savait », a un jour déclaré Stella Adler, l’une des enseignantes de l’Actors Studio.

Brando sex-symbol

Marlon Brando en 1951 dans Un tramway nommé Désir

En 1951, Elia Kazan adapte Un tramway nommé Désir au cinéma. Le film est tiré de la pièce de Tennessee Williams et le rôle de Blanche Dubois est campé par Vivien Leigh qui recevra l'Oscar de la meilleure interprétation féminine. Marquant une nette rupture avec la tradition anglo-saxonne, ce film est un brasier malséant qui mélange dans un contexte social hyperréaliste, les névroses et les pulsions sexuelles. Le choix de Brando est un trait de génie. Le film fait exploser Brando qui devient une star hollywoodienne du jour au lendemain (ce n'est que son deuxième film après The Men de Fred Zinnemann en 1950)[3]. En plus de son jeu d'acteur révolutionnaire et de sa prestation époustouflante dans le rôle du vulgaire Stanley Kowalski, Marlon Brando crève l'écran et s'impose comme un sex-symbol incontournable, en redéfinissant les critères de beauté masculine pour la seconde moitié du XXe siècle à venir, allant plus loin que Tyrone Power ou Montgomery Clift et étant plus jeune que les Clark Gable, John Wayne et autres Humphrey Bogart qui le précédaient. C'est d'ailleurs ce dernier qui remportera l'Oscar du meilleur acteur en 1951 (pour The African Queen), malgré la nomination de Brando.

Comme l'écrit Truman Capote, il est alors l'image idéale de la jeunesse américaine : cheveux blonds foncés, yeux gris-bleu, teint basané, démarche athlétique. La carte des Etas-Unis est gravée sur son visage[3]. Son rôle dans Viva Zapata! en 1952 lui vaut un prix d'interprétation à Cannes.

L’image de rebelle

Après la pièce "Hamlet" de Tennessee Williams, en 1953, il enchaîne avec un film qui rendra célèbres le jeans et le blouson de cuir Perfecto : L'Équipée sauvage de Laslo Benedek. Dans ce film, il exprime toute la révolte d'une génération en devenant Johnny, un motard rebelle[3] sur sa propre moto Triumph Thunderbird 6T qui prend d'assaut une petite ville avec sa bande de jeunes bruyants. Encore une fois, son interprétation va avoir un grand retentissement. Cependant, la marque Triumph voit d'un très mauvais œil l'image que renvoie le film sur elle . Le film et le jeu d'acteur de Brando ne sont pas aussi extraordinaires que dans Un tramway nommé Désir mais c'est le personnage qu'il joue à l'écran (celui de Johnny) qui va lancer une mode et avoir un impact considérable sur la « culture rock ». En effet, James Dean voudra la même moto que celle du film, et on se souvient de la photo d'Elvis Presley mimant à la perfection la posture de Brando sur sa Triumph. En effet, les images de Brando posant avec sa moto deviendront emblématiques et seront la base du mannequin de cire au Musée de Madame Tussauds à Londres. Son personnage Johnny, chef d'un gang de motards, dans le film, prononce cette réplique devenue célèbre :

— Une fille : Hey Johnny, what are you rebeling against? (Hé Johnny, tu te rebelles contre quoi ?)
— Johnny : What have you got? (Qu'est-ce que tu m’proposes ?)

À cette époque, certains critiques lui reprochent sa façon de parler assez nonchalante et son manque d'articulation[1]. Frank Sinatra le surnomme d'ailleurs à cet égard « Mister Mumbles »[1](« Monsieur bredouillage »). Mais Brando va les prendre à défaut en jouant un rôle shakespearien dans le Jules César de Joseph Mankiewicz en 1954. On y trouvera une scène où Marc Antoine (Brando) fait un réquisitoire plus que saisissant.

Eva Marie Saint et Marlon Brando dans Sur les quais

C'est Frank Sinatra qui doit jouer le rôle de Terry Malloy dans le film suivant d'Elia Kazan : Sur les quais (1954). Au dernier moment, Brando accepte, bien qu'il fût en désaccord avec Kazan qui avait dénoncé ses collègues communistes lors de la chasse aux sorcières de McCarthy. La délation est justement le thème central de ce film qui vaudra à Brando son premier Oscar du meilleur acteur en 1955. On y trouve plusieurs scènes fameuses dont celle dite « du taxi » où Brando fera pleurer des techniciens du plateau par son simple monologue[réf. nécessaire]. La même année, il incarne Napoléon Bonaparte à l'écran dans Désirée d'Henry Coster avec Jean Simmons.

Multiplicité de son talent

Marlon Brando est alors la plus grande star masculine hollywoodienne, il n'a peur de rien et va donc s'essayer à la comédie musicale avec comme partenaire Frank Sinatra. Dans la vie, les deux acteurs se détestent [réf. nécessaire]. Le film s'intitule Guys And Dolls (Blanches colombes et vilains messieurs), on y voit Sinatra interpréter pour la première fois The Lady Is A Tramp. Gene Kelly était pressenti pour le premier rôle mais la MGM n'ayant voulu le libérer, c'est Brando qui l'obtient et joue pour la première fois dans une comédie musicale. En 1956, il joue avec Glenn Ford dans The Teahouse Of The August Moon (La Petite Maison de thé) où il interprète un Asiatique. Il poursuit dans la même veine de manière plus sérieuse avec Sayonara où il joue le rôle d'un soldat américain dont l'amour avec une Japonaise est impossible, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

En 1958, il interprète son plus grand rôle depuis Sur les quais, dans le film d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits) où il joue le rôle d'un officier allemand, aux côtés de Dean Martin et Montgomery Clift. L'année suivante, il joue dans The Fugitive Kind (L'Homme à la peau de serpent) le rôle d'un musicien solitaire à la veste en peau de serpent, avec Anna Magnani et Joanne Woodward. Le film, adapté d'une pièce de Tennessee Williams écrite spécialement pour Brando, ne connait pas de succès mais a acquis le statut de « film culte »[réf. nécessaire].

Les années soixante et le déclin

En cette année 1960, Brando travaille sur un western avec Sam Peckinpah puis Stanley Kubrick intitulé La Vengeance aux deux visages. Après d'innombrables querelles sur le scénario et la direction, Marlon Brando lui-même finira par réaliser le film en 1961, dans lequel il joue en compagnie de Karl Malden. Après de gros retards pris pendant le tournage et un fort dépassement de budget, les producteurs décidèrent de ne pas lui confier le montage final. Méconnu, le film distille une atmosphère particulière pour un western et sera le seul film réalisé par Brando. En 1962, il refuse le rôle Laurence d'Arabie.

En 1962, il joue dans Les Révoltés du Bounty de Lewis Milestone, La Poursuite impitoyable d'Arthur Penn en 1966 et les Reflets dans un œil d'or de John Huston en 1967 où il joue un officier de l'armée qui réprime son homosexualité. En 1968, il joue aussi un gourou dans la comédie graveleuse Candy de Christian Marquand. En 1969, il refuse Butch Cassidy et le Kid pour tourner dans Queimada. Plus tard, il déclarera à son sujet qu'il est son film préféré malgré son échec commercial. À la fin de la décennie, sa carrière souffre du fait qu'il commence à avoir la réputation d'être difficile sur les plateaux de tournage et des échecs commerciaux de ses films.

Succès phénoménal avec Le Parrain

En 1972, la prestation de Brando dans Le Parrain marque une étape et relance sa carrière alors à mi-parcours. Le réalisateur, Francis Ford Coppola, parvient à convaincre Brando à faire des tests de maquillage. Brando se prend au jeu et crée le sien à partir de boules de coton qu'il se met dans le menton et les joues. En faisant cela, il se crée un look de bouledogue avec un visage dur et impitoyable. Aux essais, Coppola est très emballé par la prestation de Brando en tant que parrain d'une famille du crime organisé, la famille Corleone faisant partie de Cosa Nostra. Coppola doit se battre contre l'avis des studios Paramount pour imposer Brando au casting du film. Les dirigeants de la Paramount veulent donner le rôle à Danny Thomas. Thomas décline le rôle et Coppola presse les studios à engager Brando avec l'aide des témoignages des personnes qui ont assisté à ses essais.

Pour son rôle dans Le Parrain, il reçoit un nouvel Oscar du meilleur acteur en 1973, qu'il refuse pour marquer son opposition à la façon dont le cinéma américain traite les Indiens dans les films[4],[5]. À la place, il y envoya l'activiste pour la défense des droits civiques des indiens, Sacheen Littlefeather, qui vient en costume traditionnel Apache.

En 1972 sort Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, qui constitue une des meilleures prestations de l'acteur. Ce film provoque un scandale pour les rapports intimes entre un homme mûr et une très jeune femme et pour certaines scènes érotiques comme la fameuse scéne du beurre. En dépit de la controverse du film et de l'acteur lui-même, Brando est encore une fois nommé pour l'Oscar du meilleur acteur.

En 1974, Brando comme James Caan sont programmés pour apparaître dans la scène finale du Parrain 2. Mais suite à une dispute entre l'acteur et les studios au sujet de son salaire, Brando refuse de venir une seule journée pour tourner la scène, au point que les scénaristes doivent réécrire la scène finale où son personnage est juste évoqué.

Dernières années et fin de carrière

Pour Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, Brando interprète le torturé colonel Kurtz, héros de l'armée américaine, promis au plus haut poste mais brisé par son expérience de la guerre du Cambodge. Il s'enfuit alors au fond de la jungle avec des déserteurs, assujettit les indigènes et fait appliquer ses propres règles de guerre. Il développe autour de lui un culte mystique de sa personnalité en commettant des actes d'une atroce sauvagerie sur ceux qui s'opposent à lui.

Ce film est en développement depuis 1975. Coppola propose le rôle de Kurtz à Brando qui, après bien des hésitations, finit par accepter en février 1976 pour une somme de 3,5 millions $. Le tournage commence en mars 1976. Mais Coppola connait des difficultés financières et des retards, notamment à cause de Brando qui veut un intéressement sur les entrées du film. Lorsque Coppola arrive sur le lieu de tournage aux Philippines, Brando a énormément grossi et pèse plus de 110 kilos. Pour compenser son physique, Coppola décide de le filmer dans la semi-obscurité et en contre-plongée. Cela a pour effet d'accroître l'aura mystique du personnage et sa folie. Le film reçoit la Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Les critiques voient dans le rôle du colonel Kurtz un parallèle à la carrière de Brando et ce qu'il est devenu, un personnage solitaire et perdu.

En 1977, Il est le narrateur de la version anglaise du film Raoni.

En 1978, Brando joue le rôle du père de Superman, Jor-El dans le film du même nom. Il accepte d'apparaître à l'écran si les producteurs lui garantissent qu'il aura un petit rôle très bien payé. Pour 12 jours de travail, Brando est payé 3,7 millions $, plus 16,86% du chiffre d'affaires du film. Superman rapporta 300 millions $. Brando gagna en tout 14 millions $. Même ayant un petit rôle, il ne prendra pas la peine d'apprendre son texte et se contentera de le lire posé sur un support posé hors caméra. Cette anecdote est révélée dans le documentaire sur le tournage du film de la version DVD sortie en 2001. Pour Superman II, Brando reprend le rôle de Jor-El mais se fâche avec les producteurs à cause de son salaire. Il refuse que ses scènes apparaissent à l'écran. Après sa mort, en 2004, ses héritiers acceptent que les scènes soient utilisés dans le film Superman Returns sorti en 2006.

De 1980 à 1989, il se désintéresse du cinéma. En 1989, il joue le rôle d'un avocat dans Une saison blanche et sèche, un film sur les discriminations en Afrique du Sud. Son salaire sera reversé à des associations luttant contre l’apartheid. Toujours attaché à défendre la cause des Indiens, il tourne en 1997 dans The Brave, un film de Johnny Depp. La relation entre les deux hommes sera plus que cordiale, Brando appréciant que Depp, en tant que réalisateur, lui fasse confiance pour son rôle.

En 2001, il apparaît pour la dernière fois au cinéma dans le film The Score avec Robert de Niro et Edward Norton. La même année, on le voit aussi dans le clip de la chanson You Rock My World de Michael Jackson, dont il était un ami proche. La même année, il fait une bréve apparition sur scène pour le concert des 30 ans de carrière de Michael Jackson, quelques jours avant les attaques terroristes du 11 septembre. Il fut payé 1 million $.

Il est décédé le 1er juillet 2004 à Los Angeles, en Californie, d'une fibrose pulmonaire. Ses cendres furent dispersées en partie à Tahiti et en partie dans la vallée de la Mort.

Hommage

L'American Film Institute l'a classé quatrième acteur de légende.

Vie privée

Marlon Brando se maria trois fois, eut cinq enfants officiels et en adopta un autre. Il eut aussi quatre enfants avec des mères non-identifiées et trois autres enfants avec celle qui partagea sa fin de vie, sa gouvernante Maria Christina Ruiz. Il est connu pour ses multiples conquêtes aussi bien féminines (Marilyn Monroe, Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich et Jacqueline Kennedy entre autres) que masculines. Il se maria avec Anna Kashfi de 1957 à 1959, puis avec Movita Castaneda de 1960 à 1962.

Il quitta cette dernière pour épouser Tarita Teriipaia qu'il rencontra, en 1962, sur le tournage du film Les Révoltés du Bounty. Cette dernière est sa fiancée dans le film. Il resta avec elle de 1962 à 1972.

Ce film fut aussi important à double titre car il lui permit de découvrir la Polynésie française et Tahiti. Il décida d'y acheter un atoll, Tetiaroa et de s'y installer.

Connu mondialement par les radioamateurs sous les indicatifs KE6PZH et FO5GJ, Brando est inscrit dans la base de données du FCC sous le nom de Martin Brandeaux. À l'occasion, on pouvait l'entendre avec son indicatif FO5GJ émettant depuis son île privée en Polynésie française. En 1994, au cours d'une entrevue sur CNN avec Larry King, Marlon Brando avait confirmé qu'il s'intéressait toujours au radio amateurisme. En réponse à une question d'un téléspectateur, il avait révélé que le radio amateurisme lui permettait d'avoir l'opportunité « d'être simplement lui-même ».

Sur la fin de sa vie, la notoriété de Brando, ses problèmes familiaux et son obésité attirèrent plus l'attention des médias que sa carrière cinématographique. Des années 1980 à la mi-1990, Brando prit énormément de poids, arriva à peser près de 136 kg et souffrait de diabète.

Révélation de sa bisexualité

Sa bisexualité, depuis longtemps soupçonnée, a été révélée par l'acteur lui-même, au cours d'une interview avec Gary Carey en 1976 : « Homosexuality is so much in fashion it no longer makes news. Like a large number of men, I, too, have had homosexual experiences and I am not ashamed. I have never paid much attention to what people think about me. But if there is someone who is convinced that Jack Nicholson and I are lovers, may they continue to do so. I find it amusing. » (« L’homosexualité est tellement à la mode que ça ne fait plus la une. Comme un grand nombre d’hommes, j’ai, moi aussi, eu des expériences homosexuelles et n’en ai pas honte. Je n’ai jamais prêté beaucoup d’attention à ce que les gens pensaient de moi. Mais s’il y a quelqu’un qui est convaincu que Jack Nicholson et moi sommes amants, alors qu’il le croie. Je trouve ça amusant. ») et a été confirmée lors de la parution d'une biographie de Marlon Brando, Marlon Brando : Les derniers secrets[6], de Darwin Porter. Cette fois, ce sont les noms de ses partenaires qui sont relatés dans ce livre et notamment des romances avec Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich, James Dean, Montgomery Clift et même Cary Grant pour ne citer qu'eux, en plus d'une affirmation selon laquelle Paul Newman aurait été également bisexuel : « He never fooled me. Paul Newman had just as many on-location affairs as the rest of us, and he was just as bisexual as I was. But, where I was always getting caught with my pants down, he managed to do it in the dark. » (« Je n’ai jamais été dupe. Paul Newman a eu autant de liaisons sur des tournages que nous autres, et il était autant bisexuel que moi. Mais, là où moi je me faisais attraper le pantalon baissé, lui a toujours réussi à le faire en douce. »), propos jugés scandaleux par l'entourage de Newman. Dans les années 2000, une photographie le représentant, en gros plan, en train de pratiquer une fellation, refait surface et se propage sur internet, où elle fait sensation. L'image est ensuite reproduite dans le livre Brando Unzipped. L'auteur de l'ouvrage en confirme l'authenticité et présente l'acte photographié comme une plaisanterie faite lors d'une soirée à Harlem[7].

Affaire de l'assassinat commis par un des fils de Marlon, Christian

Photographie lors de l'arrestation de Christian Brando en 1990 pour l'assassinat de Dag Drollet

Le 16 mai 1990, dans la villa familiale de Los Angeles, son fils Christian tue, avec le pistolet familial et d'une balle dans la tête, Dag Drollet, le compagnon de 27 ans de sa demi-sœur Cheyenne, 20 ans, alors que celle-ci est enceinte. Cheyenne était le second enfant de Tarita. Commence alors une bataille juridique entre Marlon et J.D Drollet, le père de la victime, persuadé que Christian avait tué son fils avec préméditation [8]. Le litige portait sur des suspicions de violences physiques. Christian est condamné en 1991 à dix ans de prison, puis libéré sous caution de deux millions de dollars, versée par son père et libéré sur parole en 1996[9]. Sa demi-sœur Cheyenne, seule témoin du meurtre, est inculpée « pour complicité d'assassinat » en juillet 1990 à Papeete par le juge Gatti (à la demande de J.D Drollet, dit-on)[10]; Elle sombre alors dans la dépression, faisant deux tentatives de suicide aux antidépresseurs. Laissée en liberté sous contrôle judiciaire, elle fuit le territoire, se fait assister un moment par Me Jacques Vergès, effectue plusieurs séjours en hôpital psychiatrique [11], et se suicide par pendaison à Punaauia, Tahiti, en 1995 à l’âge de 25 ans, laissant orphelin son fils, Tuki, âgé de cinq ans. Elle sera enterrée avec Dag. Christian quant à lui se marie en 2004, quatre mois après la mort de son père Marlon et meurt le 27 janvier 2008 d'une pneumonie fulgurante.

Testament

Déposé devant la Cour Suprême de Los Angeles, il mentionne en août 2004 une succession de 21,6 millions de dollars. De fausses rumeurs laissaient alors croire qu'il vivait dans le dénuement. Ce n'était qu'un stratagème car, en procès avec sa gouvernante, Christina Ruiz, avec qui il eut trois enfants, elle lui réclamait 100 millions de dollars. Moins de 2 semaines avant sa mort, il modifia son testament et nomma trois exécuteurs testamentaires, personnes de confiance et amis[12]. Il est composé de 3 parties, dont la moitié représente la villa de Mulholland drive, à Beverley Hills. L'atoll de Tetiaroa se voit décerner 8,6 millions, le reste est constitué d'un bungalow à Bora Bora et d'objets mobiliers, œuvres d'art, manuscrits, etc.

Les héritiers cités sont ses fils Christian, Miko, Teihotu, ses filles Rebecca Brando Kotlinzky, Maimiti (fille de Tarita , après sa séparation avec Marlon), Raiatua , et les 3 enfants de Christina Ruiz, Nina, Myles et Timothy. En sont exclus Tuki, le fils de Cheyenne et Petra Brando-Corval, fille de son assistante Caroline Barrett. Tuki avait déjà bénéficié, en 1996, d'un million de dollars pour son éducation que gérait sa grand-mère Tarita. Mais Marlon voulait empêcher, par cette exclusion, que J.D. Drollet (père de Dag) accède à l'héritage[13]. Quant à Petra, c'était la fille naturelle de Caroline et d'un écrivain anglais. Marlon ne réussit pas à faire reconnaître la paternité de ce dernier, malgré une fortune dépensée en frais d'avocats[14].

L'atoll de Tetiaroa

Le roi de Tahiti, Pomare V, l'aurait offert au dentiste-consul britannique W. J. Williams. Ce dernier eut pour héritière Mme Marjorie Smith qui le vend à Brando en 1966. Quatre ans après le tournage des Révoltés du Bounty, Marlon reste fasciné par la nature, la culture et la personnalité polynésienne. Aussi désire-t-il maintenir vierge cet atoll. En 1970, cependant, il y ouvre un hôtel dont la maintenance, les salaires aux (rares) employés ne sont assurés que par sa fortune personnelle. Ce ne seront que 33 années de pertes financières[15]. Il est en 2011 la propriété de ses héritiers, lesquels en ont confié l'exploitation à une société hôtelière qui veut en faire un vaste complexe capable d'accueillir de gros navires et leurs touristes.

Enfants

  • Enfants avec Anna Kashfi :
    • Christian Devi Brando (alias Gary Brown, le 11 mai 1958 - 26 janvier 2008, mort d'une pneumonie)
  • Enfants avec Movita Castaneda :
    • Miko Castaneda Brando (né en 1961)
    • Rebecca Brando (née en 1966)
  • Enfants avec Tarita Teriipaia :
    • Simon Teihotu Brando (né en 1963) - le seul habitant de Tetiaroa
    • Tarita Cheyenne Brando (1970-1995), s'est suicidée par pendaison
  • Enfants adoptés :
    • Petra Brando-Corval (née en 1972), fille de son adjointe Caroline Barrett Brando et du romancier James Clavell (alias Charles Edmund Dumaresq de Clavell)
    • Maimiti Brando (born 1977)
    • Raiatua Brando (born 1982)
  • Enfants avec des mères non-identifiées :
    • Stefano Brando alias Stephen Blackehart (né en 1967)
    • Dylan Brando (1968-1988)
    • Angelica Brando (inconnu)
  • Enfants avec sa gouvernante, Maria Christina Ruiz:
    • Ninna Priscilla Brando (née le 13 mai 1989)
    • Myles Jonathan Brando (né le 16 janvier 1992)
    • Timothy Gahan Brando (né le 6 Janvier 1994)

Petits-enfants

  • Michael Brando (né en 1988)
  • Tuki Brando (né en 1990), enfant de Tarita Cheyenne Brando

Filmographie (sélection)

Marlon Brando sur scène dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams (1948)
Marlon Brando dans Viva Zapata! d'Elia Kazan (1952)

Récompenses et nominations

Oscar

Année Récompense Film Reçue ?
1952 Meilleur acteur Un Tramway nommé Désir
1953 Viva Zapata !
1954 Jules César
1955 Sur les quais x
1958 Sayonara
1973 Le Parrain x
1974 Dernier Tango à Paris
1990 Meilleur acteur dans un second rôle Une saison blanche et sèche

BAFTA

Année Récompense Film Reçue ?
1953 Meilleur acteur Viva Zapata ! x
1954 Jules César x
1955 Sur les quais x
1958 Le Bal des maudits
1973 Le Corrupteur
Le Parrain
1974 Dernier Tango à Paris
1990 Meilleur acteur dans un second rôle Une saison blanche et sèche

Voir aussi

Lita Ford le cite dans sa chanson "Larger Than Life", au début de la chanson : "Marlon Brando on a motorbike..."

Le refrain de la chanson '"Eyeless" de Slipknot parle de lui : "You can't see California without Marlon Brando's eyes."

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Liens externes

Notes

  1. a, b, c et d (en) Marlon Brando Biography - IMDb
  2. (fr) [http://alsace-usa.org/histoire-commune/faits-historiques/151-alsaciens-aux-etats-unis-le-reflet-de-lhistoire-des-bords-du-rhin.html
  3. a, b et c http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-marlon_brando-1364.php
  4. (en) Cérémonie des Oscar « Marlon Brando's Oscar® win for " The Godfather", 1973
  5. (en) Marlon Brando, « The Unfinished Oscar Speech », 27 mars 1973.
  6. Darwin Porter, Marlon Brando : Les derniers secrets, Nouveau Monde Editions, 707 pages, 2008 (ISBN 2-8473-6353-X)
  7. The Internet Keeps Falling in Love with Marlon Brando’s Fellatio Pic sur gawker.com
  8. Tahiti-pacifique magazine, n°160, août 2004
  9. Tahiti-Pacifique magazine, n° 160, août 2004
  10. Tahiti-Pacifique magazine, n° 160, août 2004
  11. Tahiti-Pacifique magazine, n°160, août 2004
  12. Tahiti-Pacifique magazine, n°160, p.17
  13. Tahiti-Pacifique magazine, n° 160, p. 17
  14. Tahiti-Pacifique magazine, n° 160, p. 17
  15. Tahiti-Pacifique magazine,n° 160, août 2004



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