Mario Andretti


Mario Andretti
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Mario Gabriele Andretti
Mario Andretti en 2009 à Indianapolis
Mario Andretti en 2009 à Indianapolis
Années d'activité 1964-1997, 2000
Date de naissance 28 février 1940 (1940-02-28) (71 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Italie Montona, Italie
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Motovun, Yougoslavie
Drapeau : Croatie Motovun, Croatie
Nationalité Drapeau : États-Unis Américain
Qualité Pilote automobile
Équipe Formule 1
Team Lotus
Alfa Romeo
Williams F1 Team
Scuderia Ferrari
Nombre de courses Formule 1 : 128
Pole positions Formule 1 : 18
Podiums Formule 1 : 19
Victoires Formule 1 : 12
Champion du monde IndyCar
• USAC : 1965, 1966, 1969
• CART : 1984
Formule 1 : 1978
IROC : 1978/1979 (VI)
Plaque sur la maison natale de Mario Andretti à Motovun (Montona).

Mario Gabriele Andretti est un pilote automobile italo-américain, né le 28 février 1940 à Montona dans la province d'Istrie en Italie. Au cours d'une carrière s'étalant sur près de cinq décennies, il se distingue dans l'histoire du sport automobile en remportant le championnat du monde de Formule 1 en 1978, les 500 miles d'Indianapolis en 1969, les 500 miles de Daytona en 1967 et quatre championnats d'IndyCar (trois en USAC en 1965, 1966 et 1969 et un en CART en 1984). Il a également remporté plusieurs courses de midget-cars, de sprint-cars et de dragster.

Mario Andretti est, avec son compatriote Dan Gurney, le seul pilote victorieux à la fois en Formule 1, en IndyCar, en Championnat du monde des voitures de sport et en NASCAR. Avec le Colombien Juan Pablo Montoya, il est également le seul pilote victorieux en NASCAR, Grand National (devenu Sprint Cup Series), en Formule 1 et aux 500 miles d'Indianapolis. Il fait enfin partie des trois pilotes à avoir remporté au cours d'une même saison la victoire dans une course sur route, dans une course sur circuit ovale et dans une course sur terre[1].

Son ultime victoire en IndyCar, au Valvoline 200 de Phoenix le 4 avril 1993, fait de lui le premier pilote à remporter une course dans quatre décennies différentes[1],[2]. Mario Andretti est le seul pilote nommé Pilote américain de l'année dans trois décennies différentes (1967, 1978 et 1984)[1].

Sa victoire au Grand-Prix des Pays-Bas 1978 est la dernière d'un pilote américain en Formule 1. Andretti, qui a signé 109 victoires au cours de sa carrière[3], est considéré comme un des plus grands pilotes américains de l'histoire. Dans la culture populaire américaine, son nom est synonyme de vitesse, comme Barney Oldfield aux USA dans la première moitié du XXe siècle ou comme Stirling Moss en Grande-Bretagne[4].

Sommaire

Biographie

L'arrivée aux États-Unis

Mario Andretti est né à Montona dans la province d'Istrie en Italie, (aujourd'hui Motovun en Croatie). Il a pour parents Luigi Andretti, administrateur dans une ferme et son épouse Rina[5]. Mario a un frère jumeau Aldo.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Paris de 1947 annexe l'Istrie, région à l'est de la Vénétie, à la Yougoslavie, ce qui amène la famille Andretti à quitter Montona en 1948 et à passer de nombreuses années dans un camp de réfugiés de Lucques en Italie. La famille Andretti obtient, en 1955, son permis d'immigration vers les États-Unis et part habiter à Nazareth, en Pennsylvanie avec seulement 125 $ en poche[1].

Une passion pour le sport automobile dès l'enfance

Mario (à gauche) et son frère jumeau Aldo (à droite) aux qualifications des 500 miles d'Indianapolis 2007.

Rina raconte qu'à deux ans, ses jumeaux prenaient des couvercles de casseroles et couraient dans la cuisine en faisant « Vroom, vroom », comme s’ils conduisaient des voitures, avant même qu’ils en aient vu une[1]. En 1945, à cinq ans, Mario et Aldo construisent une voiture en bois avec laquelle ils arpentent les rues de leur ville. Plus âgés, les frères sont embauchés dans le garage de leur oncle et Mario a pour la première fois la possibilité de prendre le volant d'une voiture. Il raconte son expérience dans son livre What's It Like Out There : « La première fois que j'ai mis en marche une voiture, j'ai senti des secousses dans le moteur et les roues devenir vivantes entre mes mains, je suis devenu accro »[trad 1],[6]. Mario connaît sa première expérience de la course à Ancône, en Italie en Formule Junior alors qu'il n'a que treize ans[5],[7].

Passionnés de sport automobile – en Italie, ils avaient notamment assisté au Grand Prix d'Italie et aux Mille Miglia où il voit courir le double champion du monde de Formule 1 Alberto Ascari[7],[8] –, ils mettent suffisamment d'argent de côté pour s'offrir à leur majorité leur première voiture, une Hudson Hornet Sportsman modifiée. En 1959[1], ils engagent leur Hudson sur circuit ovale en terre et participent à des compétitions locales de stock-car sans en informer leurs parents[4]. Mario et Aldo Andretti se forgent une réputation de terreurs des circuits, gagnant même le surnom : « Les Sauvages ». En quatre courses, ils remportent deux victoires chacun[9], mais à la fin de la saison, Aldo se blesse grièvement et met un terme prématuré à sa carrière naissante de pilote. Très mécontents, leurs parents découvrent ainsi qu'ils participaient à des courses de stock-car[4]. Mario sait qu'il devra poursuivre son ascension en solitaire. Entre 1960 et 1961 Mario s’engage dans quarante-six courses de stock-car et en gagne vingt et une[1].

Le succès en stock car

1964 : les débuts en USAC stock car

Mario Andretti acquiert la nationalité américaine en 1964 et s'engage occasionnellement dans des courses de stock-car de l'United States Auto Club. Il termine douzième du championnat USAC 1965[4] et remporte sa première course dans la discipline en 1967, où il finit septième de la saison[4]. Il remporte trois courses de stock car sur circuit routier en 1974 et quatre autres en 1975[4].

1966-1969 : la Nascar

Mario Gabriele Andretti

Accéder aux informations sur cette image nommée Mario Andretti 1984.jpg.
Naissance 28 février 1940
Drapeau : Italie Montona, Italie
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Motovun, Yougoslavie
Drapeau : Croatie Motovun, Croatie
1re course Winston Western 500 (Riverside), 1967
1re victoire 500 miles de Daytona, 1967
Dernière victoire 500 miles de Daytona, 1967
Palmarès Nommé « Pilote du siècle » par Associated Press et le magazine RACER.

Intronisation à l'International Motorsports Hall of Fame en l'an 2000.

Intronisation au National Sprint Car Hall of Fame en 1996 (U.S.).

Nommé Pilote du Quart de Siècle en 1992.

Intronisation au Motorsports Hall of Fame of America en 1990.

Vainqueur de l'International Race of Champions series VI (1978–1979).

Vainqueur du Championnat 1978 de Formule 1.

Vainqueur du championnat USAC 1974 sur route.

Vainqueur des 24 Heures de Daytona en 1972.

Vainqueur des 500 miles d'Indianapolis en 1969.

Vainqueur des 500 miles de Daytona en 1967.

Vainqueur des 12 Heures de Sebring en 1967, 1970 et 1972.

Vainqueur du l'IndyCar World Series en 1965, 1966, 1969 et 1984.

Athlète de l'année Wide World of Sports sur ABC en 1969.
Victoires Top 10 Poles
1 3 0

Dernière mise à jour le 29 novembre 2010.

Statistiques

Sprint Cup Series

Dans sa carrière, Andretti participe à quatorze courses de NASCAR en Grand National puis en Winston Cup Series (Sprint Cup Series). Il s'engage essentiellement sur des voitures de Holman Moody, une des écuries de NASCAR les plus victorieuses de tous les temps qui a remporté les championnats 1968 et 1969 avec David Pearson, qui lui permet de courir ses dix dernières courses dans la discipline. Andretti remporte les 500 miles de Daytona en 1967[10].

1976-1987 : engagements à l'International Race of Champions

Andretti participe à l'International Race of Champions series (IROC) à six reprises au cours de sa carrière. Il obtient ses trois meilleurs résultats lors de ses trois premières participations. Il finit second de l'IROC III (1975–1976), second de l'IROC V (1977–1978) et remporte l'IROC VI (1978–1979) en terminant premier, second, ou troisième des épreuves. Andretti a remporté trois des vingt courses de l'IROC auxquelles il a participé[10].

Carrière en monoplace

1961-1963 : débuts en midget

Le but de Mario Andretti était de piloter des monoplaces. Il déclare « Aldo et moi gagnions dans les courses de voitures modifiées, mais mon objectif était de courir en monoplace »[trad 2],[5].

Andretti pilote des midgets entre 1961 et 1963 et débute en catégorie ¾ de l'American Three Quarter Midget Racing Association durant l'hiver avant d'être repéré par des propriétaires de midget de première catégorie[5]. En 1963, il participe à plus de cent courses[11] et remporte trois épreuves sur deux circuits différents le jour du Labour day[5]. Il remporte aussi une course à Flemington dans le New Jersey et deux épreuves à Hatfield, en Pennsylvanie[5].

La prochaine étape dans les courses automobiles sur la Côte Est des États-Unis sont les courses de vitesses de l'Modèle:Languze (URC)[5]. Andretti ne parvient pas à signer de bon temps[5]. Il parcourt les Amériques du Canada jusqu'à Mechanicsburg en Pennsylvanie dans l'espoir de trouver une course où participer puis tire un trait sur ce championnat lorsqu'il se voit offrir la possibilité de courir à plein temps dans le championnat de l'United States Auto Club (USAC) à partir de 1964[5].

1964-1967 : en USAC sprint cars

En 1964, Andretti remporte le Joe James-Pat O'Connor Memorial, course du championnat USAC sprint courue sur le Salem Speedway à Salem dans l'Indiana. Malgré son départ pour le Champ Car, Andretti continue de courir en USAC sprint cars. En 1965, il remporte une seule course à Ascot Park et finit dixième de la saison[5]. En 1966, il remporte cinq victoires (Cumberland dans le Maryland, Oswego dans l'État de New York, Rossburg dans l'Ohio, Phoenix dans l'Arizona et une seconde victoire au Joe James-Pat O'Connor Memorial à Salem dans l'Indiana) et termine second du championnat derrière Roger McCluskey[5]. En 1967 il remporte trois des cinq épreuves dans lesquelles il s'engage[5].

1964-1974 : premiers titres en championnat USAC

Entre 1956 et 1979, le championnat de monoplaces de référence, en Amérique du Nord, est l'USAC souvent comparé aux courses de Champ Car en référence aux 500 miles d'Indianapolis, la course majeure du championnat. Les courses de l'USAC se courent sur des circuits ovales de terre ou de bitume et, plus tard, sur des circuits routiers.

Mario Andretti débute en Champ Car le 19 avril 1964 au Trenton 100 à Trenton dans le New Jersey[5] où il s'élance de la seizième position avant de terminer onzième. Rufus Gray, le propriétaire de sa monoplace, introduit Andretti dans le milieu en le présentant à Clint Brawner. Alors que Donnie Davis vient de mourir et que l'actuel pilote de Brawner, Chuck Hulse, vient de se blesser grièvement[5], Chris Economaki recommande Andretti à Brawner qui n'a pas été aussi impressionné par un pilote depuis Stan Bowman. Pour s'en convaincre, Brawner assiste à une course d'Andretti à Terre Haute dans l'Indiana[5] et le pilote est aussitôt engagé[5]. Leur association dure six ans[5]. Mario Andretti termine onzième du championnat avec 530 points[5].

Mario Andretti remporte sa première course dans la discipline, le Hoosier Grand Prix couru à l'Indianapolis Raceway Park, le 25 juillet 1965[5]. Sa troisième place aux 500 miles d'Indianapolis 1965 sur une Brawner Hawk avec le titre de Rookie of the year (meilleur débutant de l'année) lui permet de remporter le championnat et de devenir le plus jeune champion de la discipline, à 25 ans[11]. Il devient, au même titre qu'Anthony Joseph Foyt Jr., la référence des courses américaines.

Il remporte le championnat 1966[7] avec huit victoires en quinze courses[5]. Andretti signe la pole position à Indianapolis[5]. Il termine second des championnats d'IndyCar 1967 et 1968, ne cédant le titre à Anthony Joseph Foyt Jr. puis Bobby Unser (sur les plus petite marges en points de l'histoire) qu'au cours des derniers tours de la dernière épreuve de la saison, le Rex Mays 300, courue au Riverside Raceway Park en Californie. Ses résultats sont encore meilleurs en 1969, puisqu'il remporte neuf courses et le championnat. Il gagne notamment les 500 miles d'Indianapolis et la course de côte de Pikes Peak[9]. Il est nommé athlète de l'année par l’émission Wide World of Sports diffusée sur ABC. Entre 1966 et 1969, Andretti remporte vingt-neuf des quatre-vingt-cinq courses du championnat USAC[1].

En 1973, le championnat national USAC se scinde en deux championnats distincts, l'un pour les courses sur terre, l'autre pour les courses sur circuits bitumés[5]. Sur bitume, Andretti remporte une victoire et termine cinquième de la saison avec 2 400 points ; il se classe second du championnat sur circuits de terre[5]. L'année suivante, il concourt dans les deux divisions du championnat USAC et remporte le titre sur terre[1]. Andretti participe également aux courses de Formule 5000 nord-américaine en 1973 et 1974, finissant second du championnat au cours des deux saisons.

1968-1982 : carrière en Formule 1

La Formule 1 est la discipline la plus importante parmi les courses de monoplaces de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA). Même si elle est originaire d'Europe, elle intègre dans les années 1960 des courses du monde entier. Lors de sa première participation aux 500 miles d'Indianapolis, en 1965, Mario Andretti rencontre Colin Chapman, propriétaire du Team Lotus en Formule 1, venu accompagner Jim Clark[12], le vainqueur de l'épreuve. Quand Andretti fait part à Chapman de son ambition de disputer des courses en Formule 1, ce dernier lui répond « Quand tu seras prêt, appelle-moi »[trad 3],[13].

En 1968, Andretti contacte Chapman et, en septembre, s'engage au Grand Prix d'Italie à Monza. Bobby Unser, son grand rival de l'USAC, doit également débuter en Formule 1 le même jour sur une BRM. Après des premiers essais convaincants, le vendredi, les deux hommes prennent l'avion pour les États-Unis afin de disputer le Hoosier 100, une prestigieuse épreuve de sprint-car. De retour in-extremis en Italie pour leur premier Grand Prix en Formule 1 le dimanche matin, ils se voient refuser le départ par les organisateurs qui doutent de leur condition physique après un tel périple et s'appuient sur un point du règlement interdisant de prendre part à une course moins de 24 heures avant un Grand Prix. Les deux américains reportent leurs débuts au Grand Prix des États-Unis, à Watkins Glen, où Andretti fait sensation en signant la pole position sur une Lotus 49B[12],[14].

Au cours des quatre années suivantes, Andretti cours sporadiquement en Formule 1 sous les couleurs de Lotus, March Engineering et Ferrari, à chaque fois en tant que troisième pilote, tout en poursuivant sa carrière dans les championnats nord-américains[12]. Engagé par Ferrari en 1971, il remporte sa première victoire au Grand Prix automobile d'Afrique du Sud[12] et remporte trois semaines plus tard le Grand Prix Questor, course hors-championnat courue sur l'Ontario Motor Speedway aux États-Unis, qui apporte à l'écurie italienne une seconde victoire[15]..

Andretti se reconcentre sur les courses américaines entre 1973 et 1974, puisqu'il dispute le championnat de Formule 5000 au sein de l'écurie de l'ancien pilote Parnelli Jones. Ce dernier rêve de Formule 1 et parvient à convaincre son pilote de le suivre dans l'aventure. En 1975, Andretti dispute enfin une saison quasi-complète avec l'écurie Parnelli Jones Racing (il continue à courir en IndyCar et ne peut participer aux Grand Prix de Belgique et des Pays-Bas au milieu de la saison)[16]. Cette écurie n'a aucune expérience de la Formule 1 mais a engagé Andretti avec succès à de nombreuses reprises en fin de saison 1974 dans les championnats nord-américains de Formule 5000 et d'IndyCar avec des résultats prometteurs à clé. Au Grand Prix d'Espagne, Andretti part en quatrième position et domine l'épreuve neuf tours durant avant que sa suspension ne le trahisse. Les cinq points inscrits au cours de la saison lui permettent de se classer quatorzième du championnat. Cependant, l'épopée Parnelli tourne rapidement au désastre, les résultats ne viennent pas et les caisses de l'écurie se vident.

Mario Andretti pilotant une Lotus 77.

Quand Parnelli se retire de la Formule 1 après seulement deux courses en 1976, Andretti retourne avec une certaine réticence piloter chez Team Lotus avec qui il a couru lors du premier Grand Prix de la saison au Brésil. Lotus, alors en difficulté, produit la Lotus 77 mais la voiture destinée à remplacer la Lotus 72 (dont la conception remonte à 1970) n'est pas très compétitive. Les talents d'Andretti pour développer une voiture performante permettent à Lotus de revenir au premier plan. Au Mont Fuji, il signe la pole position et remporte sa deuxième victoire au cours d'un Grand Prix du Japon disputé sous le déluge[12]. Depuis la mi-saison 1975, Lotus développe la technique de maîtrise de l'effet de sol pour réduire la déportance de la voiture sans nuire à la traînée aérodynamique. Andretti profite de son expérience acquise sur les circuits ovales du championnat américain[17] et travaille sur de subtiles différences dans la taille des pneus et sur une suspension transversale de chaque côté de la voiture.

En 1977, Andretti devient le premier américain à remporter un Grand Prix des États-Unis Ouest à Long Beach[18]. La Lotus 78 « wing car » (monoplace conçue en forme d'aile d’avion inversée qui lui confère une tenue de route redoutable) est la voiture la plus compétitive de la saison[19]. Avec quatre victoires (aucun autre pilote n'en a remporté autant durant la saison), Andretti apparaît comme l’homme fort du championnat et semble longtemps en mesure d’accrocher le titre mondial. Cependant, la faible fiabilité de son moteur Ford et de multiples accrochages ne lui permettent pas de résister à Niki Lauda sur la durée de la saison à l'issue de laquelle il finit troisième[19].

En 1978, la Lotus 79 exploite mieux encore l'effet de sol et permet à Andretti de remporter six courses[19] et de s'emparer du titre de champion du monde lors du Grand Prix d'Italie[1]. Cependant, Ronnie Peterson, coéquipier et ami d'Andretti (vice-champion du monde) vient de se blesser grièvement dans un accrochage au premier tour de la course et les célébrations du titre sont annulées. Peterson décède dans la nuit de complications à la suite de ses blessures[1]. Andretti termine la saison sans remporter d'autre succès en Formule 1. Le titre mondial d'Andretti est accueilli avec un entrain modéré par les observateurs : beaucoup pensent qu'il doit essentiellement son succès à la large supériorité de sa machine et d'autres regrettent également que son coéquipier Ronnie Peterson, considéré comme l'un des meilleurs pilotes de sa génération et probablement plus rapide qu'Andretti, n'ait pas été en mesure de lui contester ce titre compte tenu qu'il était tenu par un statut assez strict de deuxième pilote au sein de l'équipe Lotus. Toutefois, à son crédit, Andretti, est un pilote très réputé pour son sens technique. C'est lui qui en 1975 et 1976 a assuré le développement du concept de la wing car et participé grandement au redressement d'une équipe au plus bas à son arrivée.

La saison 1979 s'avère compliquée car la nouvelle Lotus 80 n'est pas compétitive et Andretti retourne piloter la vieillissante Lotus 79, rendue obsolète par la deuxième génération de voitures à effet de sol[20]. En 1980, bien que le Team Lotus s'associe au Team Essex, l'équipe, où Andretti est associé à Elio de Angelis et au jeune Nigel Mansell est inefficace[21]. Mario Andretti ne marque qu'un seul point, au Grand Prix des États-Unis Est.

Andretti s'engage sans succès avec le Team Alfa Romeo en 1981 et marque ses trois seuls points au Grand Prix de Las Vegas. Comme les autres pilotes de l'époque, il critique l'effet de sol qui a pris une place trop importante. « Les voitures étaient devenues absurdes, vraiment brutes, sans le moindre mouvement de suspension. La conduite basculait sans aucune délicatesse… cela rendait la Formule 1 un peu plus facile à quitter que ce qu'elle aurait dû être »,[trad 4],[22].

Sans volant régulier en 1982, Andretti est engagé par le Williams Racing Team pour remplacer Carlos Reutemann qui a subitement quitté l'écurie, pour le Grand Prix des États-Unis Ouest. Il est ensuite appelé par la Scuderia Ferrari pour les deux dernières courses de la saison pour remplacer Didier Pironi sévèrement blessé lors du Grand Prix d'Allemagne. À Monza, il signe la pole position et monte sur la troisième marche du podium[12],[23] mais à Las Vegas, il est trahi par la suspension arrière de sa monoplace et abandonne. Mario Andretti fait une dernière apparition dans un paddock de Formule 1 en 1984 en tant que troisième pilote de l'Équipe Renault Elf au Grand Prix de Detroit[24].

1979-1994 : retour en IndyCar

Mario Andretti en 1991.

Mario Andretti continue à courir et occasionnellement à gagner dans le championnat USAC alors qu'il court en Formule 1. En 1979, apparaît le championnat CART (Championship Auto Racing Team) qui prend le pas sur le championnat USAC qu'Andretti a remporté à trois reprises et devient la référence des courses de monoplaces en Amérique du Nord. Andretti y participe sporadiquement, engagé par le Team Penske, puis, en 1982 il rejoint le championnat à plein temps en pilotant pour le Patrick Racing avec qui il s'était déjà engagé l'année passée[25].

Il rejoint le Team Newman/Haas dirigé par Carl Haas et par l'acteur Paul Newman en 1983. Il pilote une Lola T-700 avec laquelle il signe la pole position et s'impose au Promiti Veal 200, à Elkhart Lake dans le Wisconsin[26]. En 1984, il signe la pole position dans neuf des seize épreuves et remporte son quatrième titre de champion de Champ Car (tous championnats confondus) à l'âge de 44 ans. Il devance son dauphin, Tom Sneva d'un point et permet à son écurie de remporter son premier titre après seulement deux saisons.

Le premier fils de Mario, Michael rejoint également Newman/Haas en 1989. Ensemble, ils écrivent une page de l'histoire du sport automobile en devenant le premier équipage père et fils à concourir en Championnat IMSA GT et en Champ Car[7]. C'est également la quatrième fois qu'ils courent ensemble. En 1990, ils sont rejoints par Jeff (le fils cadet) et par John (le neveu).

En 1991, Michael remporte le championnat alors que son père termine septième. Le 4 avril 1993, Mario remporte avec Newman/Haas une ultime victoire dans la discipline au Valvoline 200 couru au Phoenix International Raceway[2], qui lui vaut d'arborer le record du pilote le plus âgé à avoir remporté une course d'IndyCar à 53 ans et 34 jours[2],[27]. Quatre mois plus tard, il signe une dernière pole position au Marlboro 500 couru sur le Michigan International Speedway à la vitesse de 234,275 miles par heure (377,029 km/h)[11] signant par là même un nouveau record du monde. Mario Andretti participe à une dernière saison en 1994, laquelle est rebaptisée The Arrivederci Tour. Il participe à la dernière de ses 407 courses dans la discipline le 9 octobre au Toyota Grand Prix of Monterey disputé à Laguna Seca.

Les 500 miles d'Indianapolis et la « malédiction » Andretti

Réplique de la Brawner Hawk avec laquelle Andretti a remporté les 500 miles d'Indianapolis 1969 à l'Indianapolis Motor Speedway Hall of Fame Museum.

Mario Andretti s'est engagée à vingt-neuf reprises aux 500 miles d'Indianapolis et a remporté la victoire à une seule reprise. Il y a connu beaucoup d'accidents et est passé souvent très près de la victoire. Après sa victoire en 1969, les critiques ont surnommé la course la « malédiction Andretti »[28],[29] Mario ne termine l'épreuve que cinq fois. En 1977, il devient le premier pilote à dépasser les 200 miles par heure (320 km/h) lors des essais[30].

La malédiction se poursuit en 1981 lorsque Andretti termine second l'épreuve, devancé de seulement huit secondes par Bobby Unser. Le lendemain, la chance semble sourire à Mario quand Unser est pénalisé d'un tour pour ne pas avoir respecté un drapeau jaune et qu'il se retrouve déclaré vainqueur de l'épreuve. Roger Penske et son poulain, Unser font appel de la décision des commissaires de course. Quatre mois plus tard, l'USAC détourne le tour de pénalité en amende de 40 000 $. En 1985, Danny Sullivan dépasse Mario Andretti dans le premier virage et le fait partir en tête-à-queue. Après avoir changé ses pneumatiques à plat, Sullivan repasse devant Andretti, cette fois sans incident et file vers la victoire. En 1987, Andretti domine les qualifications et signe la pole position, il domine 170 des 177 premiers tours de la course mais une panne électrique le contraint à l'abandon au 180e tour. En 1992, Mario Andretti perd l'arrière de sa voiture à cause de pneus froids et tape le mur dans le virage numéro quatre. Andretti participe pour la dernière fois à l'épreuve en 1994[28]. Le 24 avril 2003, Mario ressort brièvement de sa retraite pour prendre le volant d'une Dallara-Honda de l'Andretti Green Racing qu'il teste aux essais d'Indianapolis pour son fils Michael en remplacement de Tony Kanaan, blessé. Mario envisage de participer aux qualifications et même à la course mais deux minutes avant la fin des essais, il passe à pleine vitesse dans le premier virage du circuit et roule sur un débris issu de la monoplace de Kenny Bräck, accidenté quelques instants plus tôt. L'objet fait partir la voiture d'Andretti dans les airs qui effectue une série de loopings arrière à près 200 miles par heure (320 km/h). Un hélicoptère d'une chaîne de télévision locale permet de constater que la voiture aurait pu passer par-dessus les grilles de sécurité. La monoplace retombe à l'endroit et glisse sur plusieurs centaines de mètres avant de s'immobiliser laissant son pilote sortir quasi indemne[11].

En Championnat du monde des voitures de sport

La Porsche 962 C que Mario copilote avec son fils Michael en 1989.

Mario Andretti remporte à trois reprises les 12 Heures de Sebring en 1967, 1970 et 1972[1], ainsi que les 24 Heures de Daytona en 1972. Souvent engagé par l'écurie Holman Moody à ses débuts dans la discipline il s'engage fréquemment avec Ferrari. Avec Ferrari en 1971, il remporte de nombreuses victoires associé au pilote belge Jacky Ickx[12]. En 1972 il remporte, toujours associé à Ickx, les trois manches nord-américaines de la saison en Sport-Prototypes (les 6 Heures de Daytona, les 12 Heures de Sebring, les 6 Heures de Watkins Glen) et l'épreuve britannique des 1 000 km de Brands Hatch, permettant à Ferrari de s'adjuger la victoire dans la championnat des constructeurs. Mario Andretti s'engage également dans des courses du championnat CanAm à la fin des années 60 et au début des années 70.

Les 24 Heures du Mans

Andretti a concouru aux 24 Heures du Mans dans quatre décennies différentes. En 1966, il court sur une Ford GT 40 Mk.II de Holman Moody, associé à Lucien Bianchi mais abandonne sur casse mécanique à 22h30. En 1967, les freins de la GT 40 Mk.IV se bloquent et Andretti se crache dans les esses. Les autres pilotes de l'écurie, Jo Schlesser et Roger McCluskey partent à la faute en évitant la voiture d'Andretti. McCluskey, qui s'est immobilisé sort alors le pilote américain du cockpit pour le mettre en sécurité. Mario Andretti est emmené à l'hôpital pour y passer des scanners[31],[32].

Mario Andretti interrompt ses participations au Mans pendant sa carrière de pilote de Formule 1 à plein temps. Lorsque la page de la monoplace est tournée, il repart à l'assaut des 24 Heures du Mans, seule épreuve absente de son palmarès. Il reprend le chemin de la Sarthe en 1982. Associé à son fils Michael, ils qualifient leur Mirage M12-Ford à la neuvième place mais un commissaire de course découvre avant le départ[33] un radiateur d'huile derrière la boîte de vitesses, contraire au règlement. Malgré les protestations des Andretti, la voiture qui avait passé les contrôles avec succès quatre jours plus tôt[33] est exclue au profit d'une Porsche 924 Carrera GTR.

L'année suivante, en 1983, ils retournent au Mans associés à Philippe Alliot et finissent l'épreuve troisième. En 1988, le père et le fils reviennent au Mans avec John Andretti, le neveu de Mario pour troisième pilote et terminent sixièmes sur une Porsche 962 d'usine.

Après l'arrêt de ses participations à la classique mancelle pour courir en Champ Car à plein temps, Andretti retourne sur le circuit de la Sarthe afin d'obtenir le dernier titre qui lui manque afin d'obtenir la triple couronne. Il espère devenir le deuxième pilote après Graham Hill à réaliser le triplé « 500 miles d'IndianapolisChampionnat de Formule 124 Heures du Mans ». Il passe près de l'exploit en 1995 en terminant second tout en remportant la victoire dans la classe WSC.

Les années suivantes, les efforts d'Andretti ne paient pas. En 1996, il termine treizième et en 1997 il abandonne. Alors qu'il a arrêté sa carrière de pilote automobile à plein temps depuis six ans, il s'engage aux 24 Heures du Mans 2000 et mène à l'âge de 60 ans, une Panoz LMP-1 Roadster-S du Team Panoz Motor Sports à la quinzième place[34]. Il dit en 2006 au cours d'une interview que le Team Courage Compétition « a perdu le course [de 1995] cinq fois plus » à cause de sa mauvaise organisation.

Distinctions et récompenses

En l'an 2000, l'agence Associated Press et le magazine Racer le nomment pilote du siècle. Il a déjà été élu Pilote de l'année aux États-Unis trois années durant, en 1967, 1978 et 1984, ce qui fait de lui le seul pilote à avoir reçu cette distinction au cours de trois décennies différentes[9]. Mario Andretti a, en plus, été nommé Pilote U.S. du quart de siècle en 1992[3]. Il est intronisé au Hoosier Auto Racing Hall of Fame en 1970[5], au Motorsports Hall of Fame of America en 1990[8], au United States National Sprint Car Hall of Fame 1996[5] et au International Motorsports Hall of Fame en 2001[3].

Mario Andretti est décoré de l'Ordre du Mérite de la République italienne (Commendatore dell'Ordine al Merito della Repubblica Italiana) le 23 octobre 2006, en l'honneur de sa carrière, de ses services au public et d'un engagement durable dans ses origines italiennes. Dans le monde de la course automobile, le seul autre récipiendaire de cette distinction est Enzo Ferrari. Il a également été nommé en 2007 : Maire (Sindaco) de la Commune libre de Montona en exil (Libero Commune di Montona in esilio), une association d'italiens ayant émigré de Montona[35],[36].

Mario Andretti's Grand Prix of Road America

Mario Andretti a été l'instrument du maintien du Grand Prix of Road America sur le circuit d'Elkhart Lake dans le championnat CART. Le championnat CART a abandonné légalement toute collaboration avec le circuit suite aux problèmes de paiement en 2002 et 2003. Mario Andretti s'est fait l'intermédiaire de la négociation entre Chris Pook, le président du Championnat CART et George Bruggenthies, le président du circuit Road America. Après six semaines de négociations, les deux parties ont trouvé un accord et signé un contrat de deux ans. Pour l'implication de Mario Andretti, le circuit a été rebaptisé en son honneur Mario Andretti's Grand Prix of Road America.

La famille Andretti

Les deux fils de Mario, Michael et Jeff sont pilotes automobiles. Michael a suivi les traces de son père en remportant le championnat d'IndyCar en 1991. Son cousin, John Andretti, neveu de Mario a rejoint le championnat en 1988. Les Andretti sont la première famille à compter quatre membres dans un même championnat[9]. Mario partage le volant avec ses fils Michael et Jeff au Rolex 24 à Daytona en 1991, ils conduisent une Porsche 962 C et finissent cinquième de l'épreuve[37].

Marco Andretti, le petit-fils de Mario, a couru sa première saison pleine en Indy Racing League (IRL) en 2006, sous les couleurs de l'écurie de son père Michael, l'Andretti Green Racing Team. Marco termine second 500 miles d'Indianapolis 2006 et est devenu la troisième génération de la famille Andretti à recevoir la distinction du Rookie of the Year Award.

Après la compétition

Mario Andretti sur Lotus 80 au meeting Silverstone Classic en 2008.

Mario et son épouse, Dee Ann vivent près de leur fils, Michael, dans un manoir à Bushkill en Pennsylvanie. Dee Ann est native de Nazareth et a enseigné la langue anglaise aux Andretti en 1961[30]. Dee Ann et Mario se sont mariés le 25 novembre 1961[38].

Mario Andretti reste actif depuis sa retraite du sport automobile. Il participe à de nombreux forums, interviews, rencontres, shows, salons, etc. Il est également depuis longtemps le porte-parole de sponsors tels que Texaco/Havoline, Firestone ou les produits MagnaFlow. Il a été occasionnellement le porte-parole du défunt championnat de Champ Car World Series, même s'il a assisté à de nombreuses courses d'Indy Racing League pour y voir son petit-fils Marco.

Mario est vice-président d'une cave à vins nommée « Andretti Winery »[39] à Napa Valley en Californie. Il possède une chaîne de stations service, une concession Toyota à Moon Township en Pennsylvania (à côté de Pittsburgh), des stations de lavages, des produits d'entretien automobile, des circuits de kart, une ligne de vêtements, des jeux vidéo et des répliques de voitures. Il se prête également au jeu du journalisme, testant des voitures pour Road & Track ou Car and Driver.

En juillet 2006, Mario a pris part à la course Bullrun qui traverse les États-Unis. Le premier arrêt au Pocono Raceway (dans l'État où vivent les Andretti, en Pennsylvanie), la Porte #5 y porte le nom de Route Andretti.

Apparitions dans les médias

Mario Andretti joue son propre rôle dans trois épisodes de la série Papa bricole[40]. Il apparaît dans le documentaire Super Speedway aux côtés de Paul Newman, de son fils Michael et de Christian Fittipaldi[40].

En 1994, Andretti collabore avec Stormfront Studios et EA Sports à la réalisation du jeu vidéo de Sega Megadrive qui porte son nom : Mario Andretti Racing, le jeu propose des courses de stock-car, d'IndyCar et de sprint-car.

Dans le film d'animation Cars[40], produit par les studios Pixar, Mario prête à sa voix au doublage d'une Ford Fairlane, exactement celle avec laquelle il a remporté les 500 miles de Daytona en 1967. Mario apparaît en tant qu'officiel de course dans les documentaires Dust to Glory et 2004 Baja 1000 race[40].

Mario s'investi également dans le journalisme. Il a écrit un article pour le journal Indianapolis Star où il parle des pilotes, de leur équipement et de leurs voitures[38].

Résultats en compétition

Résultats en Formule 1

Tableau synthétique des résultats de Mario Andretti en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1968 Gold Leaf Team Lotus 49B Ford-Cosworth V8 Firestone 1 0 1 0 0 Nc.
1969 Gold Leaf Team Lotus 49B
63
Ford-Cosworth V8 Firestone 3 0 0 0 0 Nc.
1970 STP Corporation March 701 Ford-Cosworth V8 Firestone 5 0 0 0 4 16e
1971 Scuderia Ferrari 312 B
312 B2
Ferrari Flat-12 Firestone 6 1 0 1 12 8e
1972 Scuderia Ferrari 312 B2 Ferrari Flat-12 Firestone 5 0 0 0 4 12e
1974 Parnelli Jones Racing VPJ4 Ford-Cosworth V8 Firestone 2 0 0 0 0 Nc.
1975 Parnelli Jones Racing VPJ4 Ford-Cosworth V8 Goodyear 12 0 0 1 5 14e
1976 John Player Team Lotus
Parnelli Jones Racing
77
VPJ4B
Ford-Cosworth V8 Goodyear 15 1 1 1 22 6e
1977 John Player Team Lotus 78 Ford-Cosworth V8 Goodyear 17 4 7 4 47 3e
1978 John Player Team Lotus 78
79
Ford-Cosworth V8 Goodyear 16 6 8 3 64 Champion
1979 Martini Racing Team Lotus 79
80
Ford-Cosworth V8 Goodyear 15 0 0 0 14 12e
1980 Team Essex Lotus 81 Ford-Cosworth V8 Goodyear 14 0 0 0 1 20e
1981 Marlboro Team Alfa Romeo 179C
179D
Alfa Romeo V12 Michelin 15 0 0 0 3 17e
1982 TAG Williams Team
Scuderia Ferrari
FW07C
126C2
Ford-Cosworth V8
Ferrari V6T
Goodyear 3 0 0 0 4 19e

Victoires en Formule 1

Tableau synthétique des victoires de Mario Andretti en Formule 1
no  Année Manche Grand Prix Circuit Départ Écurie Voiture Résumé
1 1971 01/11 Afrique du Sud Kyalami 4e Scuderia Ferrari Ferrari 312 B Résumé
2 1976 16/16 Japon Fuji Speedway 1er Team Lotus Lotus 77 Résumé
3 1977 04/17 États-Unis Ouest Long Beach 2e Team Lotus Lotus 78 Résumé
4 1977 05/17 Espagne Jarama 1er Team Lotus Lotus 78 Résumé
5 1977 09/17 France Dijon-Prenois 1er Team Lotus Lotus 78 Résumé
6 1977 14/17 Italie Monza 4e Team Lotus Lotus 78 Résumé
7 1978 01/16 Argentine Oscar Alfredo Galvez 1er Team Lotus Lotus 78 Résumé
8 1978 06/16 Belgique Zolder 1er Team Lotus Lotus 79 Résumé
9 1978 07/16 Espagne Jarama 1er Team Lotus Lotus 79 Résumé
10 1978 09/16 France Paul-Ricard 2e Team Lotus Lotus 79 Résumé
11 1978 11/16 Allemagne Hockenheim 1er Team Lotus Lotus 79 Résumé
12 1978 13/16 Pays-Bas Zandvoort 1er Team Lotus Lotus 79 Résumé

Résultats aux 24 Heures du Mans

Détails des participations de Mario Andretti aux 24 Heures du Mans
Année Équipe no  Voiture Moteur Catégorie Équipiers Grille Tours Résultat
1966 Drapeau des États-Unis Holman & Moody 6 Ford GT40 MkII Ford 7,0 L V8 P +5.0 Drapeau de la Belgique Lucien Bianchi 12e 97 Abandon
1967 Drapeau des États-Unis Holman & Moody 3 Ford GT40 MkIV Ford 7,0 L V8 P +5.0 Drapeau de la Belgique Lucien Bianchi 3e 188 Abandon
1983 Drapeau de l'Allemagne Porsche Kremer Racing 21 Porsche 956 Porsche Type-935 2,6 L Turbo Flat-6 C Drapeau de la France Philippe Alliot
Drapeau des États-Unis Michael Andretti
8e 364 3e
1988 Drapeau de l'Allemagne Porsche AG 19 Porsche 962 C Porsche Type-935 3,0 L Turbo Flat-6 C1 Drapeau des États-Unis John Andretti
Drapeau des États-Unis Michael Andretti
3e 375 6e
1995 Drapeau de la France Courage Compétition 13 Courage C34 Porsche Type-935 3,0 L Turbo Flat-6 WSC Drapeau de la France Éric Hélary
Drapeau de la France Bob Wollek
3e 297 2e
Vainqueur Cat.
1996 Drapeau de la France Courage Compétition 4 Courage C36 Porsche Type-935 3,0 L Turbo Flat-6 LMP1 Drapeau des Pays-Bas Jan Lammers
Drapeau du Royaume-Uni Derek Warwick
9e 315 13e
1997 Drapeau de la France Courage Compétition 9 Courage C36 Porsche Type-935 3,0 L Turbo Flat-6 LMP Drapeau des États-Unis Michael Andretti
Drapeau de la France Olivier Grouillard
31e 197 Abandon
2000 Drapeau des États-Unis Panoz Motor Sports 11 Panoz LMP-1 Roadster-S Élan 6L8 6,0 L V8 LMP900 Drapeau de l'Australie David Brabham
Drapeau du Danemark Jan Magnussen
5e 315 15e

Résultats aux 500 miles d'Indianapolis

Tableau synthétique des résultats de Mario Andretti aux 500 miles d'Indianapolis[41]
Année Équipe no  Voiture Moteur Pneus Grille Tours Leader Classement Résultat/Abandon
1965 Drapeau des États-Unis Al Dean 12 Brawner Ford Firestone 4e 200 0 3e / (R) 149,121 mph
1966 Drapeau des États-Unis Al Dean 1 Brawner Ford Firestone 1er 27 16 18e Valve
1967 Drapeau des États-Unis Al Dean 1 Hawk Ford Firestone 1er 58 0 30e Roue
1968 Drapeau des États-Unis Andretti Racing Team 2 Hawk III Ford Firestone 4e 2 0 33e Piston
1969 Drapeau des États-Unis Andy Granatelli 2 Hawk III Ford Firestone 2e 200 116 Vainqueur 156,867 mph
1970 Drapeau des États-Unis Andy Granatelli 1 McNamara Ford Firestone 8e 199 0 6e + 1 tour
1971 Drapeau des États-Unis Andy Granatelli 5 McNamara Ford Firestone 9e 11 0 30e Accident
1972 Drapeau des États-Unis Vel Miletich 9 Parnelli Offenhauser Firestone 5e 194 0 8e Panne d'essence
1973 Drapeau des États-Unis Vel Miletich 11 Parnelli Offenhauser Firestone 6e 4* 0 30e Piston
1974 Drapeau des États-Unis Parnelli 5 Eagle Offenhauser Firestone 5e 2 0 31e Valve
1975 Drapeau des États-Unis Parnelli 21 Eagle Offenhauser Goodyear 27e 49* 0 28e Accident
1976 Drapeau des États-Unis Team Penske 6 McLaren Offenhauser Goodyear 19e 101* 0 8e + 1 tour
1977 Drapeau des États-Unis Team Penske 9 McLaren Offenhauser Goodyear 6e 47 0 26e Mécanique
1978 Drapeau des États-Unis Team Penske 7 Penske Cosworth Goodyear 33e 185 0 12e + 15 tours
1980 Drapeau des États-Unis Team Penske 12 Penske Cosworth Goodyear 2e 71 10 20e Moteur
1981 Drapeau des États-Unis Patrick Racing 40 Wildcat Cosworth Goodyear 32e 200 12 2e 139,029 mph
1982 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 40 Wildcat Cosworth Goodyear 4e 0 0 31e Accident
1983 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 3 Lola Cosworth Goodyear 11e 79 0 23e Accident
1984 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 3 Lola Cosworth Goodyear 6e 153 29 17e Calandre
1985 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 3 Lola Cosworth Goodyear 4e 200 107 2e 152,950 mph
1986 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 2 Lola Cosworth Goodyear 30e 19 0 32e Allumage
1987 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 5 Lola Chevrolet Indy Goodyear 1er 180 170 9e Allumage
1988 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 6 Lola Chevrolet Indy Goodyear 4e 118 0 20e Electricité
1989 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 5 Lola Chevrolet Indy Goodyear 5e 193 1 4e + 7 tours
1990 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 6 Lola Chevrolet Indy Goodyear 6e 60 0 23e Moteur
1991 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 6 Lola Chevrolet Indy A Goodyear 3e 187 22 7e Moteur
1992 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 2 Lola Ford-Cosworth XB Goodyear 3e 78 1 23e Accident
1993 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 6 Lola Ford-Cosworth XB Goodyear 2e 200 72 5e 157,133 mph
1994 Drapeau des États-Unis Newman/Haas 6 Lola Ford-Cosworth XB Goodyear 9e 23 0 32e Arrivée d'essence

Note : trois éditions ont étés interrompues avant le terme :

  • 1973 : au 133e tour, du à la pluie.
  • 1975 : au 174e tour, du à la pluie.
  • 1976 : au 102e tour, du à la pluie.

Victoires en championnat du monde des voitures de sport

Tableau synthétique des victoires de Mario Andretti en Championnat du monde des voitures de sport
no  Année Manche Course Écurie Voiture Cat. Équipiers
1 1967 02/14 12 Heures de Sebring Drapeau des États-Unis Ford Motor Company Ford GT 40 MkIV P +2.0 Drapeau : Nouvelle-Zélande Bruce McLaren
2 1970 02/10 12 Heures de Sebring Drapeau de l'Italie SpA Ferrari SEFAC Ferrari 512 S SP Drapeau de l'Italie Ignazio Giunti
Drapeau de l'Italie Nino Vaccarella
3 1972 02/11 6 Heures de Daytona Drapeau de l'Italie SpA Ferrari SEFAC Ferrari 312 PB SP Drapeau de la Belgique Jacky Ickx
4 1972 03/11 12 Heures de Sebring Drapeau de l'Italie SpA Ferrari SEFAC Ferrari 312 PB SP Drapeau de la Belgique Jacky Ickx
5 1972 04/11 1 000 Km de Brands Hatch Drapeau de l'Italie SpA Ferrari SEFAC Ferrari 312 PB SP Drapeau de la Belgique Jacky Ickx
6 1972 11/11 6 Heures de Watkins Glen Drapeau de l'Italie SpA Ferrari SEFAC Ferrari 312 PB SP Drapeau de la Belgique Jacky Ickx
7 1974 01/10 1 000 Km de Monza Drapeau de l'Italie Autodelta SpA Alfa Romeo T33/TT/12 SP Drapeau de l'Italie Arturo Merzario

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article en anglais intitulé « Mario Andretti » (voir la liste des auteurs)

Citations originales

  1. (en) « The first time I fired up a car, felt the engine shudder and the wheel come to life in my hands, I was hooked. It was a feeling I can't describe. I still get it every time I get into a race car »
  2. (en) « Aldo and I were winning in the modifieds. But my objective was to get into open-wheelers »
  3. (en) « When you're ready, call me »
  4. (en) « the cars were getting absurd, really crude, with no suspension movement whatever. It was toggle switch driving with no need for any kind of delicacy… it made leaving Formula One a lot easier than it would have been »

Références

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  4. a, b, c, d, e et f (en) Nick Stecher, « Mario Andretti: Living Legend » sur C16mag.com. Mis en ligne le 22 mai 2007, consulté le 29 novembre 2010
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y (en) National Sprint Car Hall of Fame and Museum : Inductees sur sprintcarhof.com/. Consulté le 29 novembre 2010
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  11. a, b, c et d (en) Mattijs Diepraam, Rainer Nyberg, « THE CHAMPIONS / Mario Andretti : A foot at either side of the Big Pond » sur forix.com. Consulté le 29 novembre 2010
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  41. Indy 500 Career Stats - Mario Andretti sur indianapolismotorspeedway.com. Consulté le 29 novembre 2010

Annexes

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Articles connexes

Lien externe

Bibliographie

Publications de Mario Andretti
Publications sur Mario Andretti


Précédé par Mario Andretti Suivi par
Niki Lauda
Champion du monde de Formule 1
1978
Jody Scheckter
Bobby Unser
Vainqueur des 500 miles d'Indianapolis
1969
Al Unser Sr.
Johnny White
Rookie of the year des 500 miles d'Indianapolis
1965
Jackie Stewart
Richard Petty
Vainqueur des 500 miles de Daytona
1967
Cale Yarborough
Anthony Joseph Foyt Jr.
Vainqueur du championnat USAC
1965 - 1966
Anthony Joseph Foyt Jr.
Bobby Unser
Vainqueur du championnat USAC
1969
Al Unser Sr.
Al Unser Sr.
Vainqueur du championnat CART
1984
Al Unser Sr.
Al Unser Sr.
Vainqueur du Championnat IROC
1978/1979
(IROC VI)
Bobby Allison
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