Marillion


Marillion
Marillion
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Marillion lors d'un concert à Paris en 2005.

Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Néo-prog
Rock progressif
Hard rock progressif
New wave
Pop prog
Années d'activité 1979 - présent
Labels Racket Records
Site officiel http://www.marillion.com

Membres Steve Hogarth
Steve Rothery
Pete Trewavas
Mark Kelly
Ian Mosley
Anciens membres Mick Pointer
Fish
Andy Ward
Jonathan Mover
Brian Jelliman
Doug Irvine
John Martyr
Diz Minnit

Marillion est un groupe de néo-prog britannique fer de lance du renouveau du « rock progressif », né en 1978 sous le nom de Silmarillion d'après l'œuvre inspirée par J. R. R. Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux. Le nom est vite raccourci à Marillion, tandis que le groupe s'éloigne peu à peu de toute référence « folklorique » (à l'imaginaire tolkiéniste, au rock progressif des années 1970) pour développer une identité propre, caractérisée par les textes alambiqués, la voix et la prestation scénique du chanteur Fish, puis de son successeur Steve Hogarth et crée le style dit « rock néo-progressif » avec d'autres formations telles que Pallas, Pendragon, IQ, Twelfth Night.

Facilement qualifiée à ses débuts de « clone de Genesis », la recherche mélodique qui caractérise le groupe et la complexité des morceaux dépassant souvent les 8 minutes, alliée au charisme de son chanteur Fish lui valent les grâces du public. Le succès de Marillion, d'abord essentiellement cantonné au Royaume-Uni, s'étend à l'Europe entière conquise en 1985 par le single Kayleigh extrait de l'album Misplaced Childhood, album-concept à caractère autobiographique. Cette première période culmine en 1987 avec le très réussi Clutching at Straws, qui se solde par le départ de Fish. À partir de 1989, une seconde période voit la mise en œuvre d'un son parfois plus pop-rock, parfois plus sombre (Brave, en 1994). La troisième (et actuelle) période débute en 1997, tandis que le groupe se sépare d'EMI pour passer en autoproduction. C'est une période en demi-teinte d'un point de vue commercial, mais très riche musicalement, malgré un aspect parfois inabouti (Radiat10n, marillion.com), dépassé par les derniers albums du groupe et en particulier l'album-concept Marbles sorti en 2004. Avec des ventes estimées à plus de 15 millions d'albums, Marillion est aujourd'hui un groupe totalement indépendant, qui a su, à travers Internet, s'affranchir du soutien des médias officiels et des maisons de disque ou distributeurs pour composer et diffuser sa musique, dans une totale liberté d'écriture.

Sommaire

Membres du groupe et formation

Membres

Membres importants:

Membres secondaires:

  • Andy Ward (ex-Camel, batterie début 1983)
  • Jonathan Mover (batterie, octobre 1983)
  • John Martyr (batterie mars-octobre 1983)
  • Brian Jelliman (claviers 1979-1981)
  • Doug Irvine (basse et chant 1979-1980)
  • Diz Minnit (basse 1981)

Formations

Première formation stable :

  • Fish (chant)
  • Steve Rothery (guitare)
  • Mark Kelly (claviers)
  • Pete Trewavas (basse)
  • Mick Pointer (batterie)

Formation actuelle :

  • Steve Hogarth (chant)
  • Steve Rothery (guitare)
  • Mark Kelly (claviers)
  • Pete Trewavas (basse)
  • Ian Mosley (batterie)
Membres et discographie des albums studios
Date Chant Guitare Basse Claviers Batterie Albums
1979 Doug Irvine (occasionnellement) Steve Rothery Doug Irvine Brian Jelliman Mick Pointer
1980 Fish
1981 Diz Minnit
1982 Pete Trewavas Mark Kelly
1983 Mick Pointer
Andy Ward
John Martyr
Jonathan Mover
Script for a Jester's Tear
1984 Ian Mosley Fugazi
1985 Misplaced Childhood
1986
1987 Clutching at Straws
1988
1989 Steve Hogarth Seasons End
1990
1991 Holidays in Eden
1992
1993
1994 Brave
1995 Afraid of Sunlight
1996
1997 This Strange Engine
1998 Radiation
1999 Marillion.com
2000
2001 Anoraknophobia
2002
2003
2004 Marbles
2005
2006
2007 Somewhere Else
2008 Happiness Is The Road
2009

Historique

Première période (période Fish)

Débuts et premiers succès (1979-1984)

Le groupe est fondé en 1979 à Aylesbury par le batteur Mick Pointer et le bassiste Doug Irvine. Ils sont très vite rejoint par le claviériste Brian Jelliman et le guitariste Steve Rothery. Le groupe ne s'appelle pas encore Marillion mais Silmarillion et ne joue pour l'instant que des compositions intrumentales, faute de n'avoir pas encore de chanteur (bien que Doug Irvine prête de temps à autre sa voix). Quelques mois, plus tard, un jeune chanteur, Derek William Dick alias Fish, passe une audition devant les membres du groupe. Sa voix et son charisme impressionnent les membres du groupe qui décide de l'engager. Il améliore très vite le répertoire du groupe et propose de changer le nom du groupe en Marillion. Entre temps, le bassiste Doug Irvine, fatigué de rester à végéter, quitte le groupe l'année suivante. Il sera remplacé par Diz Minnit, un vieil ami de Fish. Diz Minnit et Brian Jelliman imitent très vite Doug Irvine en quittant le groupe en 1981 malgré des concerts très remarqués et très prometteurs. Ils sont respectivement remplacée par Pete Trewavas et Mark Kelly.

Avec une formation enfin stabilisée, le groupe n'a pas encore sorti d'album qu'il remplit déjà les salles de concerts. Marillion monte le Saliva Tears Tour en 1982, qui comprend près d'une centaine de dates dans tout le Royaume-Uni. La tournée commence à Londres le 3 Janvier par un concert au Marquee, le club mythique de Wardour Street, alors moyennement rempli. Mais le bouche-à-oreille fonctionne à plein régime, la presse flaire un phénomène (le groupe décroche une chronique "sympathique" quoiqu'un brin condescendante dans Sounds et est invité au Friday Rock Show sur la BBC), et un succès croissant va accompagner cette tournée qui se terminera 11 mois plus tard par un retour triomphal à Londres, fin novembre, à The Venue, à guichets fermés. Le succès est tel que Marillion devra même encore rajouter 3 concerts londoniens consécutifs, sold-out cette fois, au Marquee pour clôturer définitivement le Saliva Tears en décembre 1982[1]. C'est cette tournée qui amènera les organisateurs du Reading and Leeds Festivals 1982 à prendre le risque de programmer Marillion, du jamais vu pour un groupe qui n'avait toujours pas le moindre disque dans les bacs. Le tout jeune Marillion se produit alors avec les jeunes loups de la scène heavy metal du moment (MSG, Iron Maiden, Manowar, Y&T, Twisted Sister, Mama's Boys) sans pourtant être rejeté par le public[2]. C'est après ce concert très remarqué à Reading, devant plus de 65 000 personnes, que Marillion signe chez EMI. En 1982, le groupe sort enfin son premier single 2 titres, suivi par une version étendue (Maxi 45 tours à l'époque): Market Square Heroes contenant trois chansons[3] (Market Square Heroes, Three Boats Down From The Candy et surtout Grendel , une suite musicale de 17 minutes). Les premières critiques sont plutôt bonnes même si le disque est catalogué "hard-rock", un malentendu lié au concert de Reading et au fait que c'est le magazine de heavy-metal Kerrang! qui est le premier à les repérer et à les soutenir en Grande-Bretagne (si Market Square Heroes fait une entrée timide dans les charts britanniques en 60e position, le single atteint rapidement la 4e place au classement interne du magazine).

Le premier album : Script for a Jester's Tear

Après avoir sorti quelques autres singles, le groupe sort en 1983 son premier album, Script for a Jester's Tear, qui atteindra la 7e place dans les charts britanniques, un score remarquable étant donné l’hermétisme des textes et la complexité structurelle des morceaux (mis à part le single He knows you Know, les morceaux affichent une durée moyenne de 8 à 9 minutes, un format peu commercial), alors que la mode est soit à la NWOBHM (new wave of british heavy metal, portée par des groupes comme Iron Maiden, Def Lep ou Saxon), soit à la New-Wave alors naissante[4]. La pochette, dessinée par Mark Wilkinson, accentue le côté théâtral de l'album. Les premières critiques sont tout d'abord assez valorisantes pour le groupe, certains n'hésitant pas à dire que Marillion a créé un nouveau style : le rock néo-progressif. D'autres voient le groupe comme la relève du rock progressif. Peter Gabriel aurait même appelé Fish pour le féliciter et pour l'encourager à continuer[5]. Mais très vite les critiques, dévalorisantes cette fois-ci, fusent. Les premières viennent de la part de la presse musicale qui ne voit en Marillion qu'une "pâle copie" de Genesis. En France, le magazine Rock & Folk est particulièrement virulent, et n'aura de cesse, jusqu'en 1987, de démolir systématiquement les disques du groupe, accusé d'être un "Genesis du pauvre"[réf. nécessaire] (le magazine Les Inrockuptibles se chargera de prendre la suite dans les années 90's, Marillion ne répondant pas aux critères du musicalement correct en vigueur dans ce journal[6]). Il est vrai que la voix de Fish ressemble beaucoup à celle de Peter Gabriel et que la chanson Grendel ressemble étrangement à une autre chanson: Supper's Ready de Genesis, et que la théâtralisation du jeu de scène de Fish rappelle le Genesis des premières années. Avec le recul, Mark Kelly expliquera du reste que ces critiques n'étaient sans doute pas toutes injustifiées[7]. Les autres critiques viennent de la bourgeoisie anglaise qui n'apprécie guère la chanson Garden Party qui parodie la haute société britannique de Cambridge [8]. Malgré ces critiques, et suite à la sortie de son premier album, Marillion se permet le luxe de jouer à guichets fermés trois soirs de suite à l'Hammersmith Odeon, la salle mythique londonienne (équivalent du Zénith parisien à l'époque), nouvelle preuve de l'incroyable engouement que suscite la troupe de Fish auprès des fans anglais.

Suite à la tournée au Royaume-Uni, Mick Pointer se fâche avec le reste de la troupe. Il est aussitôt remplacé par Andy Ward (ancien batteur du groupe Camel), sans réelle audition, sa renommée étant jugée suffisante. Marillion part alors en tournée aux États-Unis. Cette tournée sera désastreuse au vu des réactions du public américain. Andy Ward, qui venait d'arriver au sein du groupe, est renvoyé pour abus d'alcool. Il est remplacé par John Martyr. En septembre 1983, le groupe se voit proposer de retourner aux États-Unis pour assurer les premières parties de Rush. D'abord réticents, Fish et le reste du groupe finissent par accepter. Mais, comme lors de la première tournée, les choses se passent mal, le public étant particulièrement hostile, ce qui fera enrager Fish qui insultera les spectateurs en écossais. Contre toute attente, cette action plaira au public américain qui laissera désormais Marillion effectuer ses premières parties sans encombre. Rush fait par ailleurs savoir à ses fans combien ils apprécient Marillion, ce qui contribue également à rendre son public plus réceptif. Marillion rentre en Angleterre. John Martyr, jugé trop moyen, est remplacé par un jeune batteur américain, Jonathan Mover. Ce dernier ne joue qu'un seul concert avec le groupe, car, fâché avec Fish qui menace de quitter le groupe si Jonathan reste[9], il est remplacé par l'ancien batteur de Steve Hackett, Ian Mosley. Lors du recrutement de ce dernier, et suite aux nombreux déboires qu'avait connu Marillion avec ses batteurs, Fish racontera que personnellement, savoir que Ian était écossais et mesurait plus d'un mètre 85 lui suffisait amplement comme critère de sélection.

Le second album : Fugazi

Le 12 mars 1984, Marillion sort son second album: Fugazi. L'album marche encore mieux que le premier sauf au Royaume-Uni où les ventes seront un peu inférieures à celles de l'album précédent mais tout de même atteignant la 4e place dans les charts. L'album plaira également aux amateurs de hard rock grâce à des morceaux très incisifs comme le hit Assassing et Punch And Judy[4]. Sur les derniers concerts de la tournée européenne de Fugazi, Marillion joue chaque soir sur scène une chanson à tiroir de plus de 15 minutes que Fish présente comme "Misplaced Childhood - side 1". Il s'agit en fait du triptyque Kaykeigh/Lavender/Heart of Lothian, avec des paroles et des arrangements légèrement différents de la version définitive qui paraitra sur l'album suivant. Cette habitude de tester certains titres en live avant de les enregistrer en studio témoigne du fait que Marillion était avant tout un groupe de scène. Diverses versions d'Incubus et d'Assassing ont ainsi été jouées sur la fin de la tournée Script (le fameux "Farewell to '83 Tour") avant de se retrouver sur l'album Fugazi. C'est le 11 Avril 1984 que Marillion donne son premier concert en France, à l'Eldorado à Paris. Le mini-live "Real-to-Reel" enregistré en Angleterre et au Canada sort à l'initiative d'EMI, essentiellement afin d'enrayer la profusion de bootlegs ou disques pirates live au Royaume-Uni. La tournée Fugazi à peine achevée, une mini-tournée européenne est organisée en support de Real-to-Reel, dont pour la première fois en France deux concerts en province (Lyon et Clermont-Ferrand, quelques fans présents au sound-check assistant à la reprise de la totalité de Relayer de Yes par le groupe). A Paris, le concert initialement prévu au Casino de Paris est finalement reprogrammé à l'Espace Balard, d'une plus grande capacité, en novembre 1984.

Le début de la reconnaissance mondiale : l'album Misplaced Childhood

En 1985, après s'être associé au prestigieux producteur Chris Kimsey (producteur des Rolling Stones et Johnny Hallyday, entre autres), le groupe sort Misplaced Childhood, son album le plus connu. L'album atteint la 1e place des charts britanniques notamment grâce aux chansons Kayleigh, Lavender et Heart Of Lothian. Un tel succès n'était pas vraiment prévisible car il s'agit d'un album-concept sur l'enfance a priori difficile d'accès. La presse américaine fait l'éloge de l'album, le considérant comme "le meilleur album-concept de la décennie" [réf. nécessaire].

Le groupe change véritablement de stature avec cet album, et commence alors une série de tournées de plus en plus conséquentes avec une logistique désormais imposante. Marillion acquiert véritablement le statut de stars au Royaume-Uni, où le groupe volera presque la vedette au groupe ZZ Top lors du festival des Monsters of Rock de Castle Donington, pourtant consacré traditionnellement au hard-rock, Marillion se produisant alors entre Metallica et Bon Jovi[10]. L'année 1985 sera donc l'année de la consécration pour Marillion qui connaîtra dès lors un succès international. Le groupe s'envole pour sa première tournée au Japon. 1985 est également l'année de la première vraie tournée française (Mulhouse, Lyon, Toulon, Nice, Toulouse). En novembre, Marillion joue pour la première fois au Zénith à Paris, devant une foule extatique. La presse musicale française, prise de court, semble enfin découvrir ce groupe, capable de remplir le Zénith dans sa configuration maximale et y rassembler 7500 fans avec un soutien promotionnel minimaliste de la part d'EMI France. Le magazine mensuel Best avec Hervé Picart et le magazine de hard-rock Enfer Magazine ouvrent désormais régulièrement leurs pages à Marillion, contribuant à accroître l'assise des fans en France. Il est à noter toutefois que la popularité de Marillion en France, même à son plus haut niveau (1985-1990), sera toujours en deçà de celle qui est la sienne dans d'autres pays européens tels la RFA ou les Pays-Bas. Marillion tourne habituellement sur une demi-douzaine de dates en France, quand des tournées de 10 à 15 concerts sont régulièrement organisées en Allemagne ou au Benelux, une différence toujours marquée aujourd'hui. Le groupe effectue en 1986 une mini-tournée européenne de 10 dates coïncidant avec quelques festivals d'été, le Welcome to The Garden Party Tour (Milton Keynes, Mannheim, Berlin, Milan, etc.) qui, pour beaucoup[réf. nécessaire], représente la quintessence de leur art. Marillion entre sur scène avec Garden Party puis joue la totalité de Misplaced Childhood sans interruption, avant d'enchaîner tous leurs morceaux standards. En France, le groupe joue ainsi avec Level 42 et Queen à l'Hippodrome de Vincennes le 14 juin 1986, devant plus de 40 000 personnes. Au Milton Keynes Bowl, ce sont plus de 60 000 fans qui se réunissent pour supporter le groupe, et ce concert reste encore aujourd'hui la référence du Marillion au sommet de sa gloire[11],[note 1].

Marillion avec Fish (1986)

L'album Clutching at Straws

Des tensions commencent à apparaître dans le groupe, Fish étant de plus en plus considéré comme le leader par la presse, ce qui énerve beaucoup les autres membres. EMI pousse alors Marillion à retourner rapidement en studio, pour profiter du succès. Les premières sessions sont conflictuelles et une première mouture de l'album passe aux oubliettes (il faudra attendre 12 ans pour qu'EMI ressorte ces premières bandes à l'occasion de la réédition du catalogue du groupe). Cet album raté n'apaise pas les tensions à l'intérieur du groupe. C'est pourtant dans cette période instable que Marillion accouche finalement dans la douleur de son 4e album. Clutching at Straws sort en 1987. C'est un album plus sombre, mais tout aussi réussi que le précédent que vient de sortir Marillion. L'album se vend presque aussi bien que le précédent, ce qui fait dire à Fish, dans un grand moment de clairvoyance, Nous sommes là pour de nombreuses années encore ![réf. nécessaire]. Pour la première fois, un sixième musicien est crédité sur cet album, la choriste Tessa Niles, et Clutching at Straws devient rapidement disque de platine en France (80 000 copies), leur plus grosse vente à ce jour en France. Les radios françaises, NRJ en tête, vont même jusqu'à diffuser le single Incommunicado en boucle.

À la fin de juin 1987, le groupe démarre une mini-tournée en Europe continentale qui débute par 5 dates en Pologne et qui culmine le 19 juillet par un concert en Allemagne, devant une foule estimée à plus de 20 000 personnes, près du site mythique de la Lorelei. Ce dernier concert fait l'objet d'un enregistrement et sort en vidéo en 1988. Cinq dates sont prévues en France (Zénith de Paris, Antibes, Toulon, Annecy, Marseille), un sixième concert à Lyon en plein air est annulé du fait d'une météo désastreuse. À la surprise générale et à la grande perplexité de beaucoup de fans, une choriste américaine, Corri Josias accompagne Marillion sur scène et assure les chœurs féminins de Clutching at Straws. Fish, le dernier célibataire de la troupe, se marie selon la tradition écossaise en août 1987 avec Tamara, la figurante qui jouait dans le clip Kayleigh. Marillion retourne en Amérique pour une série de concerts qui rencontrent un succès croissant, même si leur popularité aux États-Unis n'égale pas celle qui est la leur en Europe, et n'est en rien comparable à celle d'autres jeunes groupes anglais comme U2 qui remplissent déjà les stades à cette même époque. Marillion pour sa part joue essentiellement dans les clubs de la côte Est, réputée plus intellectuelle[12], et au Canada, avant de rentrer en Europe.

La consécration internationale

De retour en Angleterre, le groupe sort coup sur coup le single Warm Wet Circles/White Russian (live), qui se classe à la 23e place des charts, ainsi qu'une biographie intitulée Market Square Heroes et la vidéo Live At Lorelei. Le groupe recommence une tournée européenne qui débute le 3 novembre par trois concerts au Wembley Arena dont le dernier est un concert de charité devant les membres de la famille royale anglaise, le prince Charles les félicitant en loge à l'issue du concert. Pour ce même concert, Marillion est rejoint par des invités comme Bruce Dickinson ou Nicko McBrain d'Iron Maiden. Le groupe part ensuite pour la Belgique, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Allemagne, et la France pour finir par des concerts en Angleterre et en Écosse. En décembre 1987, Marillion remplit pour la première et unique fois de sa carrière le Palais omnisports de Paris-Bercy (17 000 personnes, son plus grand concert en France en tête d'affiche), diffusé en direct sur RTL par Francis Zégut dans l'émission RTL-Live.

Epuisé par les 77 concerts donnés en 1987, les tensions dans le groupe deviennent très fortes, mais le succès est tel que des dates de concerts sont rajoutées. Fish connaît en parallèle des problèmes de santé et de voix (largement dévoilés dans le morceau très autobiographique Torch Song sur l'album Clutching at Straws), et se voit recommander par les médecins de lever le pied, sous peine de perdre définitivement sa voix. Le management du groupe, en accord avec les quatre autres musiciens, maintient toutefois la totalité des dates prévues (une trentaine) sur le premier semestre 1988, ce qui contribue à isoler un peu plus Fish du reste de la troupe[13]. En janvier 1988, EMI, sous la pression du fan-club anglais The Web qui se ruinent à acheter des inédits en faces B des singles, sort B-Sides Themselves, une compilation des chansons non-incluses dans les albums. Les concerts sont de plus en plus rapprochés, le groupe tourne dans les îles Anglo-Normandes et au Luxembourg.

Le groupe participe le 4 avril au Printemps de Bourges, sans réussir à convaincre le public français. Fish sans Marillion, accompagné entre autres de Mark Kelly, Phil Collins, Midge Ure chante le 11 juin 1988 la chanson Kayleigh devant l'immense foule qui s'est réunie à Wembley pour fêter l'anniversaire du leader sud-africain Nelson Mandela. Une semaine plus tard, le groupe au complet s'envole pour donner un concert devant 95 000 personnes à Berlin-Est, une prestation diffusée en direct sur la télé est-allemande. Ce concert reste aujourd'hui encore la plus grosse audience du groupe en tête d'affiche (même si avant la chute du Mur de Berlin, n'importe quel concert de rock prenait l'allure d'évènement et rassemblait systématiquement 100 000 personnes).

Le départ de Fish

Début juillet, le groupe cesse tout concert et s'enferme dans un château écossais pour travailler sur un nouvel album: Vigil In A Wilderness Of Mirrors. Le 23 Juillet 1988, Marillion donne un concert à Saint Andrews en Écosse pour le projet caritatif Fife Aid. Aucun spectateur ne se doute encore qu'ils assistent là au dernier concert de Marillion avec Fish au micro[note 2]. Le groupe retourne très vite en studio. Mais le chanteur et le reste des musiciens ne s'entendent décidément plus sur le plan musical et conceptuel, si bien qu'en septembre 1988, Marillion annonce officiellement le départ de Fish qui poursuivra désormais une carrière en solo. en 2003, après quinze ans d'apaisement des tensions, Fish dévoile dans une interview au Edinburgh Evening News, que la principale motivation de son départ n'était pas de nature artistique, mais liée à un conflit avec John Arnisson qui touchait 20% des recettes des concerts, ce qui le conduisait à organiser pour Marillion des tournées de plus en plus gigantesques et intensives, sans se préoccuper de l'état physique et moral des membres du groupe. Fish confesse qu'à ce rythme, son avenir inéluctable avec Marillion aurait sans doute consisté à le retrouver un jour mort dans une villa de Knightsbridge - quitter le groupe avait été pour lui un ultime réflexe de survie[15].

Un dernier double album live, largement remixé en studio et boudé des fans, est hâtivement sorti par la maison de disques: The Thieving Magpie (un clin d’œil à La Gazza Ladra de Rossini qui servait d'entame aux concerts de la dernière tournée Clutching), qui fait le bilan de sept années exceptionnelles qui ont marqué la scène européenne et toute une génération de fans. Marillion a démontré sur cette période que produire une musique qui va à l'encontre des standards commerciaux de l'époque peut être néanmoins commercialement viable pour une major-company, et que tourner le dos au formatage des chansons de 3 à 4 minutes n'est pas incompatible avec le remplissage des salles. Il n'es par sûr que RadioHead puis Muse aient pu exploser comme ils l'ont fait dans les années 2000 et 2010 si Marillion et Fish n'avaient pas fait cette démonstration fondatrice[réf. nécessaire].

En novembre 1988, Marillion se produit en Hollande à Utrecht, à l'invitation du fan-club néerlandais Freaks, le chant étant assuré par Peter Trewavas qui jusqu'alors n'intervenait que sur certains vocaux de Fugazi, et qui confirme à cette occasion qu'il avait effectivement fait le bon choix en décidant de devenir bassiste, et non pas chanteur. Le mois suivant, Marillion donne un concert privé à Liverpool au Royaume-Uni à l'initiative du fan-club anglais The Web avec Dave Lloyd, le chanteur de Rage, une prestation jugée guère convaincante, mais le groupe explique qu'il s'agissait là d'un dépannage amical. Marillion recrute par petite annonce ("Marillion seeks vocalist") dans le magazine Melody Maker [16] un nouveau chanteur Steve Hogarth, et malgré le talent de ce dernier, le groupe ne réussit pas à retrouver le très grand succès des années précédentes. Du fait du statut charismatique de son chanteur, Marillion connaît dès lors d'incessants débats entre les pro-Fish et les pro-Hogarth, comme ceux de Genesis avec le départ de Peter Gabriel, dernier clin-d’œil aux similitudes entre ces deux groupes.

Symbolique de Marillion avec Fish

Les pochettes de premiers albums de Marillion ont toutes été dessinées par l'illustrateur anglais Mark Wilkinson. Elles ont en partie contribué à la popularité du groupe. Visuellement très élaborées, elles mettent en scène des personnages imaginaires créés par Fish.

Le premier personnage créé est le Jester ("Bouffon" en anglais). Cher à Fish, il représente l'artiste/interprète/auteur, maître du mensonge et de l'illusion, vêtu d'habits très colorés et portant un bonnet à grelot. Certains lui trouvent une ressemblance avec Fish. Le Jester est présent sur les pochettes des albums et singles suivants:

  • Market Square Heroes (1982) où il se cache derrière un masque de théâtre[17] ;
  • He Knows You Know (1983) où il déchire son masque[18] ;
  • Script for a Jester's Tear (1983) où il joue du violon avec une plume blanche[19] ;
  • Garden Party (1983) où il parodie un aristocrate anglais[20] ;
  • Punch And Judy (1984) où il boxe une marionnette[21] ;
  • Fugazi (1984) où il est allongé, comme mort, sur un lit[22] ;
  • Freaks (1988) où, tel un chef d'orchestre, il semble commander un orage[23].

Le deuxième personnage est le Child ("l'Enfant" en anglais). Il apparaît vers 1985, date à laquelle Marillion sort son 3e album intitulé Misplaced Childhood et dont le thème principal est l'enfance. Il est vêtu d'un habit rouge, similaire à ceux des tambours de l'armée (le garçon ayant servi comme modèle n'est autre que le fils des voisins de Mark Wilkinson). The Child est présent sur les pochettes suivantes:

  • Kayleigh (1985) où il dessine un cœur sur un mur[24] ;
  • Lavender (1985) où il dépose sur la tête d'une petite fille une couronne d'herbes[25] ;
  • Heart Of Lothian (1985) où il porte un tambour[26] ;
  • Misplaced Childhood (1985), sans doute la pochette la plus connue, où le Child porte sur son bras une pie[27] ;

Le dernier personnage est Torch, un écrivain alcoolique raté en manque d'inspiration. Il est présent sur les pochettes suivantes:

  • Sugar Mice (1987), son visage derrière un verre à coktail[28] ;
  • Incommunicado (1987) où la ressemblance avec Fish est frappante, même si c'est Jack Kerouac (Sur la route, préfigurateur des clochards célestes et influence majeure de Fish comme romancier) qui est mis en valeur sur la pochette de l'album Clutching at Straws. Ian Mosley s'est également prêté comme modèle (le débat relatif à l'identité réelle de l'ange de la pochette n'est pas tranché, mais il s'agit très probablement de Mosley sur le single Incommunicado, le tour-book et les affiches de concert/T-shirts de la tournée)[29] ;
  • Clutching at Straws (1987) [30].

Après le départ de Fish et avec l'arrivée du nouveau chanteur Steve Hogarth, tous ces symboles et personnages disparaissent. Il subsiste néanmoins quelques références à cette imagerie sur le premier album du groupe sans Fish, nommé Seasons End.

Seconde période (période Hogarth)

Changements et continuité (1989-1996)

Alors que les fans et la critique sont dans l'expectative, Marillion sort Seasons End à la fin de l'année 1989, un album qui à la surprise générale s'avère totalement réussi. Sans se renier musicalement (Berlin, The Space restent des classiques progressifs), Marillion arrive à se renouveler dans la continuité, mais beaucoup des compositions ont été écrites du temps de Fish (lors de la réédition de Clutching at Straws en double-CD par EMI en 1999, Marillion ressort les bandes des sessions de l'album enregistré en 1987 mais jamais sorties, et les fans découvrent alors un curieux mélange de bouts de musique de Seasons End sur lequel Fish chante parfois les paroles de son propre premier album solo Vigil in a Wilderness of mirrors). Steve Hogarth, le nouveau chanteur que tout le monde attend au tournant, s'impose vocalement, tant sur l'album que sur scène, comme un chanteur magnifique, sans doute moins charismatique que Fish mais au registre vocal bien plus étendu et flexible. La seule baisse de qualité patente réside dans les textes, désormais bien loin de la poésie symbolique de Fish. Marillion du reste n'hésite pas à l'avenir à faire appel à un parolier externe sur ses prochains disques, nouveau coup dur pour les fans historiques qui voient là une trahison de l'esprit Marillion. La tournée "Seasons End" est toutefois un énorme succès en Europe et en Amérique du Sud, et la popularité de Marillion semble alors intacte malgré le départ de Fish. Seasons End reste à ce jour le dernier disque de Marillion primé par la British Phonographic Industry, le syndicat du disque anglais. L'album est certifié disque d'or au Royaume-Uni (soit plus de 100 000 exemplaires vendus, Script et Misplaced étant pour leur part certifiés disques de platine avec plus de 300 000 copies vendues chacun en Angleterre![31]). Le groupe enchaîne alors avec Holidays in Eden en 1991.

Cet album marque un tournant assez pop dans le style du groupe, bien que cette tendance ne soit pas nouvelle (tels Kayleigh et Lavender, fers de lance du succès du groupe auprès d'un très large public au Royaume-Uni). Même les morceaux les plus ambitieux musicalement du groupe ne s'articulent plus vraiment autour des ruptures de rythme chères au rock progressif du Marillion des années 1980, mais plutôt autour de rythmes lents, voire contemplatifs, qui montent en crescendo avant d'exploser avec retenue. Paradoxalement, Holidays in Eden présente des faiblesses attendues avec Season's end au moment de l'arrivée de Steve Hogart et son passé pop avec les groupes The Europeans et How we Live. Si ces deux albums étaient sortis dans un ordre inversé, il est probable que la critique et les fans auraient unanimement salué le spectaculaire redressement artistique de Marillion après le départ de son leader charismatique. À l'exubérance de Fish succède la rage contenue de Steve Hogarth, et le changement n'est finalement pas si radical, l'évolution musicale du groupe se faisant toujours avec une certaine cohérence. Malgré cela, beaucoup de fans ne voient pas d'un bon œil le nouveau style du groupe dévoilé par cet album. Certains n'acceptent pas la nouvelle orientation pop de "Holidays in Eden", pourtant réussie, et d'autres vont même jusqu'à reprocher au groupe de tout faire pour renier le passé[32] (dont le changement du logo et l'abandon de toute la symbolique des pochettes). Il est difficile aussi pour beaucoup de fans de faire le deuil des textes de Fish. Il est probable que le polissage manifeste de Holidays in Eden constitue alors une tentative pour prendre enfin pied sur le marché américain, où Marillion ne peut se prévaloir que d'un succès d'estime en jouant essentiellement dans des clubs, faute de programmation radio ou de passage sur MTV. C'est une grave erreur de calcul, car le groupe se coupe de la base la plus loyale et historique de ses fans en Europe, sans pour autant changer de stature aux États-Unis, où il continue à jouer dans des clubs de moyenne capacité. Lors d'un concert au Ritz à New York, Marillion fait une fleur en offrant sa première partie à un groupe alors quasi-inconnu, Dream Theater, qui explosera au niveau international et remplira les stades du monde entier deux ans plus tard[33]. Par ailleurs, les relations entre Marillion et l'ancien chanteur Fish se dégradent de plus en plus, et la presse se délectent de cet affrontement en critiquant au passage les deux parties[34].

Les albums Brave et Afraid Of Sunlight

Marillion revient au concept-album en 1994 avec le très ambitieux Brave, album inspiré d'un fait divers [note 3]. L'idée de l'album vient de la rencontre de deux chansons (alors en projet) qui comptent dans leur version finie parmi les meilleures de l'album, Living With The Big Lie (écrite par Steve Hogarth) et Runaway (écrite par John Helmer). Steve Hogarth se rend compte que les deux chansons évoquent un même sujet, dit teenage angst (le mal-être adolescent), et fait le lien avec ce fait divers. Il décide de l'extrapoler en imaginant ce qui a pu se passer avant l'arrivée de cette jeune fille sur le pont. Au final, il s'agit d'une œuvre complexe, très sombre, la musique du groupe venant accompagner et rehausser les textes (et inversement). C'est un album-concept dont la trame narrative est parfois opaque, mêlant intimement différentes voix auxquelles Steve Hogarth prête la sienne : celle de la jeune fille, celle de son amant, celle du narrateur extérieur. Sombre, intimiste et hanté, Brave représente encore aujourd'hui pour beaucoup le chef-d’œuvre inégalé de Marillion, de la période Steve Hogath, voire de Marillion tout court. En avril 1994, le groupe donne 3 soirs d'affilés trois concerts à La Cigale à Paris, une des soirées étant enregistrée pour le futur double-live Made Again Live qui sort en 1996.

Afraid Of Sunlight est la dernière collaboration de Marillion avec EMI en 1995. Il s'agit encore d'un album concept, non pas axé autour d'une même trame narrative, mais autour d'une unique trame thématique : celle des dangers du succès (ironie peut-être involontaire en cette période où le groupe amorce une lente mais nette descente dans son succès commercial). Steve Hogarth y démontre son talent à se mettre dans la peau d'un autre personnage, ne parlant jamais mieux de lui-même que lorsqu'il parle des autres (de Brian Wilson dans Canibal Surf Babe, de Donald Campbell dans Out Of This World). La musique du groupe y est moins sombre que dans Brave, s'apparentant à de la pop « intelligente » ou « ambitieuse », voire de « pop prog » (par analogie avec le « rock progressif »). Le groupe y affirme surtout son intention de ne pas se laisser enfermer dans une catégorie musicale quelconque, intention qui est plus nettement affirmée dans les albums suivants. Malgré ses grandes qualités et de bonnes critiques (le disque entre même au palmarès des 50 meilleurs albums de l'année 1995 pour le très branché magazine anglais Q[35]), Afraid of Sunlight, peu promu par EMI, est un échec commercial et marque le début de la baisse inexorable de la popularité de Marillion auprès du public. Le groupe joue une dernière fois au Zénith à Paris en octobre 1995, avant, pendant ses tournées ultérieures, de devoir se rabattre sur des salles plus confidentielles (le Bataclan, le Café de la Danse, Le Trabendo, ou l'Élysée Montmartre). La tendance est identique en Angleterre (à Londres, Marillion joue désormais au Forum ou au Sheperd Bush Empire).

Troisième période : Autoproduction et recherche musicale (1997-2003)

Le groupe quitte donc EMI après Afraid of Sunlight. Marillion avait pensé le faire plus tôt, lors de la préparation de Brave, mais avait finalement décidé d'aller au bout de son contrat (sept albums, faible taux de royalties et non renégociable)[réf. nécessaire]. Le groupe crée alors Racket Records, son propre label indépendant (qui ne s'occupe que de Marillion), et est distribué pendant un temps par Castle Communications. À partir de 2001, le groupe est toujours en autoproduction, mais retire la distribution à Castle Communications pour la confier de nouveau à EMI. N'étant pas dépendant d'EMI pour la production de ses albums, ou pour les relations avec ses fans, le groupe sort donc vainqueur de cet échange parfois difficile à suivre.

À partir de 1997, lorsque sort , le groupe rencontre un succès plus confidentiel avec This Strange Engine, selon les standards de la musique radio- et télé-diffusée en heavy rotation (matraquage), mais suffisamment important pour le garder sur les rails et lui assurer une indépendance de création enviée par nombre de groupes à travers le monde[36]. Le groupe développe, à partir de cette période, une stratégie de communication plus directe avec ses fans, leur véritable force, par le biais d'Internet. Marillion (notamment sous l'impulsion de Mark Kelly, le plus geek des cinq membres) a ainsi été le premier groupe de classe internationale à comprendre, anticiper et s'approprier les nouveaux moyens de communications disponibles via le Web de façon à toucher directement son public[37]. Ils n'hésitent pas à faire appel financièrement à ceux-ci, d'abord pour l'organisation d'une tournée américaine après la sortie de l'album This Strange Engine (l'initiative de collecte de fonds avait été lancée par un fan américain, et largement suivie via les listes de diffusion sur internet), pour pouvoir produire l'album Anoraknophobia (2001), ou encore pour constituer un budget promotionnel pour l'album Marbles (2004). Nombre de fans se prêtent de bonne grâce à cette forme de soutien direct[38], qui de plus donne le plus souvent droit à une version collector de l'album, spécialement réservée aux pré-commandes.

Une recherche permanente de la nouveauté musicale

Durant cette période (1997-2003), les albums de Marillion sont par certains côtés plus novateurs que les productions récentes du groupe, mais cette recherche déçoit une partie des fans de la première heure, par manque d'une réalisation ou d'une maturation suffisante. This Strange Engine, qui semble respecter les fondamentaux de Marillion, n'arrive pas à décoller et donne la fâcheuse impression d'un groupe dans une impasse. Conscient de ce risque, Marillion se dégage alors de toute contrainte stylistique et va où le porte son inspiration du moment, avec des résultats malheureusement très inégaux et souvent décevants. Radiat10n (1998) en est un exemple, avec des compositions gâchées par une production de mauvaise qualité (le producteur Dave Meegan ne participe d'ailleurs pas à cet album).

marillion.com (1999), confirme cette tendance du groupe à vouloir se renouveler et essayer de nouvelles directions, mais l'album peine à convaincre en s'enlisant dans des compositions fades, et surtout éloignées des productions antérieures. Beaucoup de fans déjà déçus par Radiat10n lâchent définitivement le groupe avec cet album considéré comme un Holidays in Eden raté[39]. Steve Hogarth déclare à cette époque que selon lui, l'ancien Marillion est bel et bien mort et enterré, et que le groupe aurait été plus inspiré de changer de nom lors de son arrivée en 1989 pour éviter tout malentendu ultérieur [40]. Pourtant, cette fois-ci, le son est à la hauteur, et la présence de Steven Wilson (leader du groupe Porcupine Tree), qui a participé au mixage et à la production de certains titres, se fait parfois entendre.

Anoraknophobia sort en 2001 après les mal-aimés Radiat10n et marillion.com, et c'est un album plus rassurant pour les fans. Il est pourtant encore plus novateur que les deux précédents, le groupe essayant des sonorités et des compositions qui lui sont inconnues, sans pour autant se détourner totalement du son Marillion. La forte cohérence de cet album est en partie due au travail de Dave Meegan, producteur consciencieux et véritable chef d'orchestre du groupe en studio, capable de faire recommencer une prise autant de fois que nécessaire, ou de renvoyer Steve Hogarth retravailler ses paroles. Les décisions se font le plus souvent de manière démocratique, mais le groupe apprécie ce jugement un peu plus extérieur et non complaisant. Au final Anoraknophobia est un bon album très plaisant[41], sans doute le plus atypique dans la discographie de Marillion.

L'album Marbles

Après trois ans d'attente, un double album sort en 2004 (d'une durée d'1h40) intitulé Marbles. Constitué de 15 titres, il montre un groupe qui étonne par sa maturité et surtout son savoir-faire. Les compositions variées, s'enchaînent avec beaucoup de fluidité et rappellent toutes les périodes de la carrière de Marillion, y compris par moments les plus anciennes. Le facteur liant de Marbles est la dissémination de petits morceaux de transitions intitulés Marbles I, II, III et IV.

D'une indéniable qualité, Marbles (accompagné d'une campagne marketing financée par les fans[42]) reconquiert à la cause du groupe une partie des fans de la première heure, ainsi qu'un certain nombre de nouveaux venus. Il est ponctué de temps forts comme les désormais classiques Invisible Man, Neverland et Ocean cloud, tous trois d'une cohérence étonnante, peut-être la plus grande réussite du groupe dans ce type de format[réf. nécessaire] (une quinzaine de minutes). L'album existe aussi dans une version édulcorée (moins de titres, et un ordre différent), destinée à la vente au grand public. La tournée de support de Marbles semble renouer également avec l'ambiance magique et baroque du early-Marillion, et cet album a indéniablement servi de signal au retour au bercail d'une partie des premiers fans, déboussolés par les quatre dernières réalisations du groupe et les errements passés. D'excellentes critiques accueillent Marbles[43], et le single You're gone entre directement à la 7e place dans les charts britanniques, un score que Marillion n'avait plus atteint depuis 1987 et Incommunicado[44]. Pour la première fois également depuis bien longtemps, une vraie tournée mondiale de près de 70 dates est organisée (Royaume-Uni, Irlande, Europe continentale, Mexique, États-Unis et Canada).

L'ère moderne : Somewhere Else

En avril 2007 sort Somewhere Else, un album plus aérien, plus dynamique, et plus rock, qui rompt avec la mélancolie de l'album précédent et se tourne vers une approche radicalement moins progressive, au risque de prendre à contre-pied les fans récemment reconquis avec Marbles. Pour redonner du souffle à sa musique et surtout revenir à une certaine spontanéité qui les caractérisait à leurs débuts, Marillion ne travaille plus sur Somewhere Else avec leur producteur Dave Meegan mais avec Mike Hunter. Ce dernier parvient à redonner de l'énergie créatrice au groupe en les poussant à travailler live. Somewhere Else ressemble à l'album d'une renaissance réussie. Le groupe y joue comme au temps de ses débuts avec Steve Hogarth au chant. Ce disque a un son très riche et très moderne, et est aussi très organique.

Marillion impose alors plus clairement une image pop, moderne et riche, dans la catégorie des Radiohead, mais d'une toute autre façon. Avec ce disque il intéresse à nouveau les médias. Chaque nouvelle sortie du groupe provoque autant d'engouement que de réactions négatives tellement le public de Marillion se forge des attentes différentes. Vingt ans exactement après la sortie de Clutching At Staws, Somewhere Else redonne de la visibilité au groupe. Fort de ses expériences heureuses sur Internet avec ses fans, Marillion décide de ne pas sortir de single sous forme de CD. Le 26 avril 2007 sort donc sur les plateformes de téléchargement légal, See It Like A Baby le premier extrait de Somewhere Else qui, lui, sort le 9 avril 2007[45]. Le succès est enfin au rendez-vous puisque les médias se remettent à parler de Marillion en des termes élogieux et que des radios comme RTL2, FIP, ou Ouï FM retiennent le single dans leur playlist. Marbles puis Somewhere Else marquent en effet le retour d'une relative popularité de Marillion en Europe[46]. Curieusement, la presse semble redécouvrir ce groupe qui n'a pourtant jamais cessé de tourner et de composer des albums, et Marillion, du fait de sa longévité et de la qualité artistique de ses deux dernières réalisations, regagne l'estime du milieu rock et du public. Opportunisme ou clin d’œil sympathique, le batteur-fondateur Mike Pointer monte en 2008 (date du 25e anniversaire de la sortie de Script for a Jester's Tear) le projet Script for a Jester's Tour[47], avec une série de concerts reprenant la totalité du répertoire du Marillion de 1983, avec Brian Cummings au micro (dont la ressemblance physique, vocale et scénique avec le Fish du début des années 1980 est forte). Cette formation (qui intègre aussi des musiciens d'Arena ou Nick Barrett de Pendragon à la guitare six-cordes) se produit depuis occasionnellement, essentiellement dans des festivals consacrés au rock progressif dans la tradition des Tributes. Le 9 septembre 2008, Marillion sort l'album Happiness is The Road, double album qui marque un retour à l'esprit conceptuel de Marbles. Le groupe part en tournée européenne, avant de donner un concert sold-out à Paris à l'Olympia, le 16 février 2009.

Le 2 octobre 2009, le groupe sort un album studio acoustique, L=M (pour Less is More), nouveau virage à 180° en s'éloignant du concept et des sonorités qui avaient fait son succès. Il s'agit d'une sélection de chansons des précédents albums, revisitées avec des instruments et des arrangements acoustiques. Cet album est globalement mal perçu par les fans, y compris les inconditionnels de la période Steve Hogarth[48]. Une tournée européenne a lieu à la fin de l'année 2009, acoustique également.

Anecdotes

  • Durant les premières années, Marillion effectuait à chaque concert une présentation des musiciens. Fish nommait alors le nom de musiciens, ainsi que leurs villes d'origine, et chacun d'entre eux se lançaient alors dans un solo. On peut retrouver ces présentations sur la chanson Margaret ou l'album Real to Reel (1984).
  • Lors du concert du 18 avril 1982, à Balloch (Écosse), Fish et l'ingénieur du son ont interverti leur rôle.
  • Lors de la sortie de leur premier single Market Square Heroes en 1982, EMI contraint le groupe à enregistrer une version pour la radio dans laquelle la strophe itérative "I am your ante-christ" est remplacée par "I am your battle priest", jugé moins choquant pour les oreilles de l'Église anglicane. De la même façon, le "I'm fucking" de Garden Party sera remplacé par le chaste "I'm miming" sur l'album Script for a Jester's Tear et sur le single correspondant.
  • Marillion a joué un record de 19 concerts au Marquee Club en 1982 (dont 3 concerts consécutifs les 28, 29 et 30 décembre) et le nom du groupe est désormais étroitement associé à ce club légendaire du centre de Londres qui a vu défiler toutes les étoiles montantes de la scène rock anglaise (Marillion y décroche une très convoitée Residency en juillet 1982, c'est-à-dire une programmation régulière un jour fixe de la semaine, moyen idéal, si le premier concert est bon, de faire venir de plus en plus de monde et de journalistes aux concerts suivants). C'est aux Marquee Studios que sera enregistré leur premier LP en 1983. Loin de se détourner du club une fois arrivé au sommet de sa popularité, Marillion alors en pleine gloire y retourne pour des apparitions exceptionnelles en 1985, 1987 et 1988, et y scénarise le single Incommunicado, tourné sur place en hommage au rôle qu'aura joué le Marquee Club dans l'essor du groupe sur la scène anglaise.
  • A l'occasion de leur désastreuse première tournée américaine en 1983, Marillion va jusqu'à se faire éjecter de la scène du club où le groupe se produisait, pour se faire remplacer par un concours de Miss T-Shirt mouillé - bon prince, le patron du club proposera aux musiciens dépités de siéger dans le jury « afin que leur soirée ne soit pas totalement foutue ». Seuls Fish et Andy Ward accepteront.
  • Lors de la fin de la tournée anglaise de Script for a Jester's Tear en 1983, Marillion teste sur scène un de ses plus célèbres epics, "Incubus", qui ne sortira que sur l'album suivant Fugazi. Le morceau connaît immédiatement un énorme succès live, malgré sa longue durée (9 minutes). Fish racontera sa surprise de voir que les plus mordus des fans suivent alors la tournée ville après ville pour apprendre en direct les paroles et pouvoir les chanter avec lui au concert suivant[réf. nécessaire].
  • C'est Fish qui jouait sur scène les percussions sur l'introduction d'Assassing lors du Fugazi Tour, jusqu'au jour où mystérieusement, les flight-cases ont été perdues entre deux concerts.
  • Programmé à l'édition 1985 du festival de Hard-Rock de Castle Donnington, Marillion entre sur scène sous une pluie de cannettes, le public étant principalement venu acclamer Metallica. Plutôt que de se formaliser, Fish prend la foule à contre-pied en expliquant qu'il collectionne justement les bouteilles, puis que sa mère lui a téléphoné d'Écosse pour lui interdire de jouer dans un festival de hard-rock où se pratique sûrement la fornication et d'horribles beuveries. Fish sort alors un appareil-photo de sa poche et commence à mitrailler la foule, pour montrer à sa mère lorsqu’il rentrera en Écosse combien les fans de hard rock sont en fait des gens charmants. Le public, ravi, se prête au jeu, se retourne complètement en faveur du groupe et acclame alors Marillion, gratifié même d'un rappel en fin de set.
  • A l'occasion du Wembley Charity Gig d'Avril 1987, Marillion est rejoint en fin de concert sur scène par une partie d'Iron Maiden (Bruce Dickinson, Nicko McBrain et Janick Gers) et interprète The Boys are Back in Town (Thin Lizzy), All the Young Dudes (David Bowie), et With a Little Help From My Friends (The Beatles), une prestation diffusée sur la radio BBC1. Marillion du reste a toujours intégré occasionnellement des reprises dans sa set-list, principalement sur certains rappels, comme I know what I like (Genesis) sur les premiers concerts de 1981 et 1982, She loves You (The Beatles), My Generation (The Who) et/ou Twist Again (Chubby Checker) insérés parfois dans Market Square Heroes sur les tournées 1986 et 1987, de School's Out (Alice Cooper) sur certains concerts de la tournée Season's end, ou de You've Got to Hide your love Away (The Beatles) sur le Made Again Tour....
  • Peu après le recrutement de Steve Hogarth sur bande puis à la suite d'une série d'auditions, les quatre Marillion réunis tombent sur la télévision anglaise sur un clip de The Europeans, l'ancien groupe de Steve Hogarth, dans lequel ce dernier évoluait déguisé en poulet. Consternation des musiciens qui se regardent épouvantés: « Merde, on a engagé un frappa-dingue! ».
  • Si officiellement, le premier concert de Marillion avec Steve Hogarth au micro a été donné en France au Palais des Sports de Besançon le 5 octobre 1989, première date mondiale du Season's End Tour, le groupe s'est produit le 8 juin 1989 au Crooked Billet, un pub de Stoke Row dans l'Oxfordshire, sous le pseudonyme improbable de The Low Fat Yogurts (les yaourts allégés, nom choisi par le producteur de Season's End Nick Davis et probable clin d’œil au régime drastique que suivait alors Steve Rothery, effectivement méconnaissable sur les photos). L'origine de ce concert impromptu reste mal cernée (Mark Kelly un soir de cuite se serait engagé devant le patron à y jouer, ou l'ensemble du groupe aurait voulu faire plaisir à une jolie serveuse australienne, selon les versions)[réf. nécessaire]. Quoi qu'il en soit, plus de 150 fans ont eu vent du projet et se sont entassés - littéralement - jusqu'au plafond pour assister aux premiers pas de Steve Hogarth sur scène. Le groupe joue ce soir-là Slainte Mhath / King of Sunset Town / Warm Wet Circles / That Time of the Night / Uninvited Guest / Easter / Kayleigh / Lavender / Hooks in You / After Me, et incapable de quitter la scène en fin de set du fait de l'affluence, sort par une fenêtre pour échapper à l'émeute.
  • Lorsqu'ils ne s'appellent pas les Low Fat Yogurts, Marillion peut donner des concerts sous d'autres noms comme les Skyline Drifters (référence à un de leurs premiers morceaux, jamais sorti autrement qu'en K7 démo), Lufthansa Airport Terminal ou encore plus récemment Los Tres Marillios lorsque le groupe évolue sous une formule réduite. A noter qu'un cover-band de Marillion tourne également au Royaume-Uni sous le nom de Skyline Drifters (Marillion pour sa part a cessé d'utiliser ce pseudonyme en Mai 1983 lors d'un concert donné incognito au Marquee Club à Londres).
  • A Lille le 2 avril 1990, dernier concert français de la tournée Seasons's End, Steve Rothery rejoint sur scène le groupe français assurant la première partie, Arrakeen, aujourd'hui dissout, pour jouer le solo de la chanson "Folle Marie". Cette chanson se retrouve sur le premier album d'Arrakeen, "Patchwork", sorti en 1991 sur le label MSI. Steve Rothery et Mark Kelly remettent ça en 1991 lors d'un concert d'Arrakeen à Paris au Théatre Dunois, le groupe reprenant "Market Square Heroes" en dernier rappel. Plus tard, Peter Trewavas et Ian Mosley assurent la section rythmique du premier album solo du guitariste Sylvain Gouvernaire, Crossing the Desert enregistré en 1995 au Racket Club, le studio de Marillion.
  • Lors de la tournée française d'Afraid of Sunlight, Barbara Lezmy, actuellement chanteuse de Guma Guma, apparaît sur la scène du Zénith de Paris. A l'époque, chanteuse d'Arkham, le groupe, aujourd'hui dissout, fait la première partie de Marillion, à la Cigale à Paris. Barbara Lezmy avait, au préalable, participé à l'album Afraid Of Sunlight pour la partie parlée entre Cannibal Surf Babe et Beautiful. Elle avait été repérée par Marillion lors d'une convention du fan-club français Blue Angel à Paris pour laquelle Arkham avait joué, ce qui avait fait dire à Mark Kelly à l'issue de ce concert que sa présence scénique et son charisme « lui rappelait Fish à ses débuts ».
  • Le 26 août 2007 à Aleysbury (Angleterre), Marillion, à l'exception de Steve Hogarth, joue, à la surprise générale, un ancien morceau du groupe (Market Square Heroes) en compagnie de Fish, pour la première fois depuis presque 20 ans.

Discographie

Albums studios

Albums live

  • 1984 - Real To Reel
  • 1986 - Brief Encounter
  • 1988 - The Thieving Magpie
  • 1996 - Made Again
  • 1999 - Zodiac
  • 2002 - Anorak in the UK
  • 2005 - Marbles Live
  • 2008 - The Early Stages 1982-1987
  • 2009 - The Recital of The Script (réédition CD)
  • 2009 - Live from Loreley (réédition CD)
  • 2010 - At High Voltage (Concert enregistré le 25/07/2010 au High Voltage Festival de Londres)
  • 2011 - Live from Cadogan Hall

Compilations

  • 1983 - Forgotten Songs - Early Demos 80/82 (bootleg des premières compositions du groupe)
  • 1986 - Brief Encounter
  • 1988 - B-Sides Themselves
  • 1992 - A Singles Collection
  • 1993 - Marillion Music Collection
  • 1996 - Essential Collection
  • 1996 - Kayleigh
  • 1997 - The Best of Both Worlds
  • 1998 - Kayleigh: The Essential Collection
  • 2000 - The Singles '82-88'
  • 2002 - The Singles '89-95'
  • 2003 - The Best of Marillion
  • 2003 - Warm Wet Circles


Single

  • 1982 - Market Square Heroes
  • 1983 - He Knows You Know
  • 1983 - Garden Party
  • 1984 - Punch And Judy
  • 1984 - Assassing
  • 1985 - Kayleigh
  • 1985 - Lavender
  • 1985 - Heart Of Lothian
  • 1985 - Lady Nina
  • 1985 - Garden Party [Live]
  • 1987 - Incommunicado
  • 1987 - Sugar Mice
  • 1987 - Warm Wet Circles
  • 1988 - Freaks [Live]
  • 1989 - Hooks In You
  • 1989 - The Uninvited Guest
  • 1990 - Easter
  • 1991 - Cover My Eyes (Pain & Heaven)
  • 1991 - No One Can
  • 1991 - Dry Land
  • 1992 - Sympathy
  • 1993 - No One Can [Réédition]
  • 1994 - The Great Escape
  • 1994 - The Hollow Man
  • 1994 - Alone Again In The Lap Of Luxury
  • 1995 - Beautiful
  • 1997 - Man Of A Thousand Faces
  • 1997 - Eighty Days
  • 1998 - These Chains
  • 2001 - Between You & Me / Map Of The World
  • 2004 - You're Gone
  • 2004 - Don't Hurt Yourself
  • 2004 - The Damage [Live]
  • 2007 - See It Like A Baby
  • 2007 - Thank You Whoever You Are / Most Toys

Vidéographie

  • 1983 - The Recital Of The Script
  • 1987 - Live From Loreley
  • 1990 - From Stoke Row to Ipanema
  • 1999 - The Emi Single Collection
  • 1999 - Shot In The Dark
  • 1994 - Brave (Film)
  • 2002 - Brave Live 2002
  • 2003 - Before First Light
  • 2003 - Wish You Were Here
  • 2004 - Marbles On The Road
  • 2005 - Bootleg Bultins
  • 2009 - This Strange Convention
  • 2010 - Out of Season

Notes et références

Notes

  1. Une page Facebook est d'ailleurs consacrée à ce seul évènement et fédère les fans ayant assisté à ce concert: "Welcome to the Garden Party - Milton Keynes Bowl, 1986. I was there!"
  2. la dernière set-list historique est donc: Slàinte Mhath, Assassing, White Russian, Sugar Mice, Fugazi, Warm Wet Circles, Waterhole (Expresso Bongo),Lords of the Backstage, Blind Curve, Childhood's End?, White Feather, Kayleigh-Lavender, Heart of Lothian puis Incommunicado, Garden Party et Market Square Heroes en rappel - Marillion jouait en effet la face A de Misplaced sur les concerts du Clutching at Straws Tour 1987, et la face B sur les concerts du C.A.S Tour '88[14].
  3. Dans les années 1980, la police avait retrouvé sur le pont du Severn à Londres une jeune fille d'environ 20 ans, perdue et apparemment amnésique

Références

  1. Apparitions de Marillion au Marquee Club
  2. (en) UK Rock Festivals : The 22nd Reading Rock Festival. August 27-29th 1982
  3. Critique de l'album Market Square Heroes
  4. a et b David Roberts British Hit Singles and Albums, Guinness World Records Limited
  5. [fish.tcf.pagesperso-orange.fr/biofish1.htm Biographie de Fish]
  6. Histoire du Marquee Club
  7. Interview de Mark Kelly
  8. Critique de la chanson Garden Party dans l'album Script for a Jester's Tear
  9. Les membres du groupe racontent Fugazi
  10. (en) UK Rock Festivals : Castle Donington Raceway. 17 août 1985.
  11. Page Facebook consacrée au concert Welcome to the Garden Party au Milton Keynes Bowl, en 1986
  12. Les membres du groupe racontent Clutching at Straws
  13. Separated Out 1979-2002, Jon Collins Ed: Helter Skelter
  14. setlist.fm : Marillion Concert Setlists & Tour Dates
  15. Interview de Fish du 29 Mai 2003
  16. John Wilde Melody Maker, 28 Octobre 1989.
  17. Pochette du single Market Square Heroes (1982)
  18. Pochette du single He Knows You Know (1983)
  19. Pochette de l'album Script for a Jester's Tear (1983)
  20. Pochette du single Garden Party (1983)
  21. Pochette du single Punch And Judy (1984)
  22. Pochette de l'album Fugazi (1984)
  23. Pochette du single Freaks (1988)
  24. Pochette du single Kayleigh (1985)
  25. Pochette du single Lavender (1985)
  26. Pochette du single Heart Of Lothian (1985)
  27. Pochette de l'album Misplaced Childhood (1985)
  28. Pochette du single Sugar Mice (1987)
  29. Pochette du single Incommunicado (1987)
  30. Pochette de l'album Clutching at Straws (1987)
  31. http://tsort.info/music/xuu8ma.htm
  32. http://www.marillion.com/music/albums/holidays.htm
  33. (en) faq.dtnorway.com FAQ à propos de Dream Theater[]
  34. Interview de Fish, précédemment publiée dans le magazine CLASSIC ROCK (Octobre 2001)
  35. Q, Février 1996
  36. http://www.soundonsound.com/sos/sep03/articles/marillion.htm
  37. http://www.soundonsound.com/sos/sep03/articles/marillion.htm
  38. Article de la BBC du 11 Mai 2001
  39. http://www.progarchives.com/Review.asp?id=82243
  40. Interview de Steve Hogarth, précédemment publiée dans le magazine CLASSIC ROCK (Mai 2001)
  41. http://www.progarchives.com/Review.asp?id=557676
  42. Article de la BBC du 16 avril 2004
  43. http://www.marillion.com/press/marbles.htm#newell
  44. (en) Chart Stats - You're Gone
  45. (en) BBC News - New Marillion album free to share
  46. Article de Radio UK International sur le renouveau de Marillion
  47. (en) Site de Mick Pointer
  48. http://www.thewebfrance.com/chroniques.php?mode=disque&disque=43

Annexes

Bibliographie

  • (en) Mick Wall, Market Square Heroes - The Authorized Biography of Marillion, Sidgwick & Jackson, 1987 
  • Jacqueline Chekroun, Marillion, l'ère du Poisson, Cagnes-sur-mer, JC éditions, 1994
    Seul livre en français sur la période Marillion-Fish ; analyse de la symbolique et de la portée spirituelle du groupe. Collector, derniers exemplaires. Édition en ligne à paraître. 2° tome (période Hogarth) en préparation
     


Liens externes


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