Marie-Louise D'Autriche


Marie-Louise D'Autriche

Marie-Louise d'Autriche

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L'impératrice Marie-Louise, par Gérard François Pascal Simon.

Marie-Louise d’Autriche, née le 12 décembre 1791 à Vienne (Autriche), morte le 17 décembre 1847 à Parme (Italie), fut impératrice des Français puis duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla (1815-1847).

Sommaire

Biographie

Enfance

Marie-Louise est la fille de l'empereur François Ier d'Autriche et la petite-nièce de la reine Marie-Antoinette, guillotinée par les révolutionnaires français en 1793, sa grande tante en ligne directe puisque sœur de sa grand-mère Marie-Caroline d'Autriche, reine de Naples. Marie-Amélie, reine des Français et épouse de Louis-Philippe, est également sa tante.

Les Habsbourg-Lorraine, dont Marie-Louise faisait partie, avaient été élevés dans la haine de Napoléon Ier : elle a quatre mois quand la France révolutionnaire déclare la guerre au « Roi de Hongrie » son père, presque deux ans quand elle apprend que sa tante Marie-Antoinette a été guillotinée, et quatre ans quand sa jeune cousine, Marie Thérèse de France, âgée de seize ans, est échangée contre des prisonniers après trois ans d'emprisonnement.

Pendant toute sa jeunesse, son pays a été en guerre contre la France et amputé de nombreux territoires. Elle conserve un souvenir terrible de l'occupation de Vienne par l'armée napoléonienne, avec les guillotines dans les rues viennoises et les hosties écrasées par les soldats.

Elle reçoit une éducation "bourgeoise", étudie la musique avec Ferdinando Paër, se promène dans les rues de Vienne avec son père, et joue avec les enfants des domestiques...

Quatre ans de vie commune avec Napoléon (1810-1814)

Lettre de Napoléon à Marie-Louise à son retour de l'ile d'Elbe en 1815

Napoléon Ier divorce de Joséphine de Beauharnais car elle ne lui donnait pas de progéniture. Il hésite entre la sœur de l'empereur de Russie et la fille de l'empereur d'Autriche. Il accepte finalement l'offre de l'empereur d'Autriche, qu'il a contraint à la paix après la difficile victoire de Wagram. Ce mariage a aussi pour objectif d'apaiser les relations entre la France et l'Autriche, qui ont connu 18 ans de guerre. « J'épouse un ventre ! », dit Napoléon. Il prend des leçons de maintien et apprend la valse[1].

De son côté, Marie-Louise d'Autriche accepte de se « sacrifier pour le bonheur de l'État »[2].

Un mariage est d'abord célébré par procuration, à Vienne, le 11 mars 1810, comme le veut la tradition.[3] Puis Marie-Louise vient en France. Impatient, l'empereur ne se contient pas et va à la rencontre du carrosse à Compiègne, le 27 mars. Le soir même, sans attendre le mariage officiel, il initie sa jeune épouse à ses devoirs conjugaux. Le lendemain, béat, il glisse à son aide de camp Savary : « Mon cher, épousez une Allemande, ce sont les meilleures femmes du monde, douces, bonnes, naïves et fraîches comme des roses ! »

Le lundi 2 avril 1810, à 40 ans, Napoléon épouse l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise, âgée de 18 ans. Pendant trois semaines, ils vivent une lune de miel, coupée du monde[4] .

Moins d'un an plus tard, le 20 mars 1811, naît l'héritier tant attendu : Napoléon II. Des complications ont eu lieu lors de l'accouchement. Napoléon dit alors de sauver en priorité la mère, contrairement à l'usage qui est de sauver l'enfant. Ce qui équivaut à sauver l'alliance autrichienne avant d'avoir d'autres enfants. L'enfant est rapidement confié à Mme de Montesquiou, surnommée « maman Quiou », qui devint sa gouvernante.

En 1813, alors qu'éclate à nouveau une guerre contre l'Autriche, Marie-Louise se range du côté de Napoléon, contre son propre père, l'empereur d'Autriche. En outre, lorsque Napoléon part en campagne contre la Russie et contre l'Autriche, Marie-Louise devient régente de l'Empire. Elle a vingt et un ans. Elle est entourée par Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, Charles-François Lebrun, Joseph Bonaparte, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Anne Jean Marie René Savary. Tous ces gens sont prêts à trahir Napoléon en son absence, tandis que Marie-Louise lui reste fidèle[5].

Selon l'historien André Castelot, l'Impératrice aurait abandonné l'empereur. La haine de Napoléon, inculquée pendant son enfance, lui serait restée après son mariage, qui n'était en fait qu'une alliance politique entre les deux Empires. Au contraire, l'historienne Geneviève Chastenet assure[6] que cette dernière serait toujours restée du côté de l'empereur.

Lorsque Paris est menacée militairement, Marie-Louise doit fuir à Blois. Après l'abdication de Napoléon, elle est convaincue par son père de retourner à Vienne avec son fils. Elle ne reverra plus jamais Napoléon.[1]

Duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla

L'article 99 de l'acte du Congrès de Vienne du 9 juin 1815 lui donne à titre viager les duchés italiens de Parme, Plaisance et Guastalla, où elle règne jusqu'à sa mort le 17 décembre 1847.

Après la mort de Napoléon Ier, elle épouse le 8 août 1821 en deuxièmes noces Adam-Adalbert, comte de Neipperg, de leur union naitront Albertine en 1817, Guillaume en 1821, une Mathilde née en 1822 et décédée enfant et Gustave. Albertine et Guillaume recevront les titres de comtesse et comte de Montenuovo, traduction italienne de Neipperg. Le 17 février 1834, elle épouse en troisièmes noces le comte Charles-René de Bombelles, toujours à Parme.

Ses funérailles sont célébrées dans la chapelle de San Ludovico, puis le cercueil est emmené à Vienne, dans la crypte des Capucins, tombeau de la famille impériale d'Autriche.

Notes et références

Commons-logo.svg

  1. a  et b Geneviève Chastenet dans 2000 ans d'histoire sur France Inter, le 5 janvier 2006
  2. idem
  3. ibid.
  4. ibid.
  5. ibid.
  6. Geneviève Chastenet, Marie-Louise : L'otage de Napoléon, Librairie Académique Perrin, 2005

Voir aussi

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Joséphine de Beauharnais
Imperial Coat of Arms of France (1804-1815).svg
Marie-Louise d'Autriche
impératrice des Francais
1810-1814
Marie Thérèse de France
(reine de France)
Jean-Jacques-Régis
de Cambacérès
Blason Duché Parme.svg
Duchesse de Parme
18141847
Charles II de Parme
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