Maranville


Maranville

48° 08′ 08″ N 4° 52′ 01″ E / 48.1356, 4.8669

Maranville
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Chaumont
Canton Canton de Juzennecourt
Code commune 52308
Code postal 52370
Maire
Mandat en cours
Patricia Popko
Démographie
Population 490 hab. (1999)
Densité 39 hab./km²
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 08″ Nord
       4° 52′ 01″ Est
/ 48.1356, 4.8669
Altitudes mini. m — maxi. m
Superficie 12,42 km2

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Maranville est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne.

Sommaire

Géographie

Histoire

L'époque gallo-romaine[1],[2]

Maranville ou Maranvilla ou Malinvilla est une localité située à 300 mètres de la très importante voie romaine de Langres à Reims, entre Bar-sur-Aube (Segessera) et Chaumont (St-Roch ou la vieille cité).

Le quartier d'Irceville ou Hirceville ou Hirci-villa (la ferme du nommé Hircus) occupe l'emplacement d'une cité détruite lors des invasions germaniques. Sur la côte du Fouillot, on peut voir les traces d'un camp romain. Des fossés en délimitent encore l'enceinte. Ce castrum était une redoute romaine à 328 mètres d'altitude, soit 124 mètres au-dessus de la plaine, poste de garde surveillant les vallées de la Renne et de l'Aujon. Au milieu de ce hameau d'Irceville, un monticule très apparent ne serait qu'un amoncellement de ruines. C'est là en effet que l'Abbé Dodin entreprend des fouilles. Il avait été sensibilisé vers 1857 par son instituteur M. Capitain. Il y revient en 1897 et ses recherches sont couronnées de succès. Il met au jour une mosaïque de 64 mètres carrés, à seulement 25 centimètres de profondeur. Une partie de cette mosaïque est exposée au musée de Chaumont. Le récit de ses fouilles et la description de ses trouvailles ont été décrits par l'abbé Dodin et publiés par la Société d'archéologie de Chaumont (cahier n°6).

La Semaine religieuse (n° 1893, page 701) fait état de fouilles commencées en 1838 au lieu dit Irceville par le Dr Forgeot de Chaumont. Elles mettent au jour 80 squelettes séparés les uns des autres par des petits murs de briques. Puis, vers 1922, M. Valdan, instituteur à Rennepont, fait des trouvailles dans deux champs appartenant l’un à M. Vidal, en bordure de la Renne (débris de tôlerie, épingle en os, lame en fer, etc.), l’autre à Arsène Aubry à Hirceville à 100 mètres au sud du jardin où a été découverte la mosaïque (importants débris de constructions gallo-romaines, fragments de colonnes cannelées, socles avec moulures, pierres rainées et striées (pas de débris de poterie, ni de médailles).

Les travaux de voirie, adduction d'eau, assainissement etc. confirment que le sous-sol d'Irceville est très riche de trésors archéologiques. On sait voir dans les murs de certaines de nos demeures des pierres et des blocs faits de ciment et de briques pilées de réemploi datant de cette époque gallo-romaine. Ces matériaux sont très apparents dans la maison de Pierre Mansuy.

Au siècle passé, un médecin maranvillois cède à Joseph Royer, conservateur du musée de Langres, pour sa collection personnelle un « dispater », statuette de bronze trouvée sur le territoire de la commune. Ce serait le premier dispater an maillet, signalé en Haute-Marne.

Le 24 août 1972, les travaux de terrassement HLM du Grimoret mettent au jour des sarcophages. Une dizaine ont été détruits mais deux ont été sauvés.

Du Moyen Âge jusqu'en 1789

Suzanne Didier-Ancel (1897-1986), de vieille souche maranvilloise, racontait, pour l'avoir elle-même entendu de ses grands-parents, qu'au lieu-dit le Val St Père, existait autrefois une abbaye. Lors de l'invasion d'Attila, les moines auraient jeté leurs trésors dans un puits. Ceci se serait passé vers l'an 451, date de la bataille de Châlons-sur-Marne où ce fameux Attila fut vaincu.

Il faut attendre l'arrivée à Clairvaux en 1115 de celui qui sera Saint Bernard et de ses compagnons pour trouver à nouveau des renseignements. Clairvaux n'est qu'à dix kilomètres de Maranville. Les moines rayonnent dans un secteur beaucoup plus grand. Leur influence a dû se faire sentir ici, comme elle s'est manifestée dans toute la région. Ils défrichaient, déboisaient les vallées, apportant de nouvelles méthodes de cultures, apprenant à conserver les récoltes dans des celliers et des granges, luttant contre les famines en élevant le niveau de vie des paysans, tout en prenant en charge la vie religieuse.

Selon Suzanne Didier-Ancel, plusieurs maisons du village auraient appartenu aux moines de Clairvaux par exemple celle habitée par la famille Perrin, un antre sur les ruines de laquelle ont été construites les maisons mitoyennes de la rue Demongeot-Tissot De cette dernière, partait un souterrain qui la reliait à l'abbaye, celle de la famille Alanièce dans laquelle aurait demeuré longtemps un frère séculier, au service des moines, Moreau.

Selon Émile Jolibois, en 1232 l'évêché de Langres abandonne le droit de patronage à l'abbaye de Clairvaux. La paroisse dépend alors de Bar-sur-Aube et la prévôté du bailliage de Chaumont d'où également deux justices : celle du bailliage ducal de Châteauvillain et celle du bailliage de Bar-sur-Aube. En 1235, les moines du prieuré de l'Ordre de Saint-Benoît (dépendant de l'abbaye de Saint-Oyend de Joux, c'est-à-dire de Saint-Claude du Jura) de Laferté-sur-aube cédèrent à l'abbaye de Clairvaux le douzième des dîmes de Maranville et de Clairvaux.

Il y eut des Seigneurs de Malanville. Le plus connu est Arnoul de Malanville (on dit aussi Maranville). Il donne en 1241 aux religieux de Clairvaux des terres sises en la vallée de la Croix, près de la « vieille carrière de la Croix » (c'est peut-être le Val St Père).

Toujours selon Émile Jolibois, on distingue dès le début du XIIe siècle l’ancienne demeure seigneuriale, située sur la rive droite de l'Aujon, au pied de la montagne couronnée par le bois Barmont (de ceci aucune mémoire ne semble garder le souvenir). La maison de Grosnay en 1255, convertit en redevances en argent les corvées que devaient trois fois par an ses hommes de Hirceville. A partir de 1380, au lieu de Maranville, à cause de la Chapelle S. Esloy fondée en ladite église, l'an mil trois cent quatre vingt, un petit gaingnage de la valeur de vingt trois livres... était versé au chapitre de Châteauvillain. Un écart : le moulin qu'on appelait au début du XIIe siècle le « moulin du comte » (molen dinum comitis apud Malanville) qui appartenait au prieur de Laferté.

En 1667, le Seigneur s'appelait Nicolas Becquet. Il s'est rendu célèbre pour avoir soutenu les paysans dans un procès dont on parlera plus loin.

Enfin en 1789, le fief principal appartenait au marquis Duboutet (châtellenie de Laferté), le fief d'Hirceville qui existait déjà au XIIIe siècle était possédé par M. Hannaire-Rôcourt. Il existait encore deux autres fiefs : celui d'Orancourt et celui de Grosnay. Un fief (à l’origine du mot féodalité) est un domaine (terre noble) concédé par un seigneur à son vassal, moyennant certains services et obligations.

Mairies - Écoles

C'est l'importante réunion du Conseil municipal du 1er mai l831, sous la présidence du maire Joseph Clément, qui décide de la construction de la mairie (précédemment les réunions tenaient au domicile du maire), d'une salle d'école, d'un local pour placer la pompe à incendie avec tous ses agrès et d'un logement pour l'instituteur. Comme il n’existe point de lavoir sur la commune, le maire propose également d'en établir deux.

Dès le 8 février 1857, on constate que le toit de la maison commune n’a pas assez de pente. Il faut changer la charpente. L'instituteur est mal logé, il faut lui faire une chambre à la place du local de la pompe à incendie dont on sort difficilement. Il faut donc construire un local pour la pompe attenant à la maison commune.

La salle de classe était une école pour les garçons et répondait à la loi Guizot. L'obligation de fonder une école primaire de filles n'a été faite qu'en 1867 aux communes de plus de 500 habitants. Et il faudra attendre la loi Jules Ferry 1881-1882 pour que l'enseignement devienne obligatoire et possible pour tous ; mais Maranville avait eu la chance d'être dotée d'une école pour les filles dès 1837, grâce au marquis Duboutet. Elle a été dirigée par les sœurs de la Providence de Langres jusqu'en 1875. L'école « des filles» a été construite en 1867, sur un terrain cédé par Mr Donnot. Elle accueillait 40 élèves. Les travaux se sont poursuivis sur plusieurs années. Suzanne Didier-Ancel précise que la première école se trouvait dans la maison appartenant aujourd'hui à Martial Hautaplain, ensuite dans la maison de Lucien Messager, et c'est son grand-père Nicolas Dumeignil qui a construit la suivante connue longtemps sous le nom « l'école des filles ».

Il y avait donc deux écoles primaires à Maranville pendant une longue période. En 1955-1956, un nouveau bâtiment est construit pour abriter une troisième classe. En 1979, une maternelle est construire. En 1980, une quatrième classe étant créée, l'école de la mairie est transférée dans l'ensemble qui constitue le groupe scolaire. En 1992, il existe deux maternelles et trois classes primaires. En 1998, une maternelle ferme.

En 1832, l'instituteur, M. Vaucaire étant atteint d'une grave maladie, la Commune de Maranville sollicite, avec regret, son remplacement. M. Capitain (celui dont l'abbé Dodin a été élève) se présente le 1er novembre 1832 devant le Conseil Municipal, exhibant l'autorisation de capacité que lui avait délivrée M. le Recteur d'académie le 16 octobre 1832. En conséquence de sa nomination, il est reçu comme instituteur aux conditions suivantes :

  1. Il sera payé an dit Capitain comme instituteur la somme de quatre cents francs, à charge par lui de faire le service journalier de l'église, le chant , la sonnerie et la remonte de l'horloge, d'assister le ministre du culte dans toutes ses fonctions ; laquelle somme de quatre cents francs lui sera payée par trimestre sur les fonds de la Commune par le percepteur et sur vu d'un mandat, délivré par le Maire, il sera en outre chargé de dire chaque soir, pendant le Carême, seulement, la prière qui a été depuis plusieurs siècles usitée dans cette commune.
  2. Il lui sera alloué pour un mariage, grande messe, vêpres, et la messe du lendemain : trois francs.
  3. Pour les enterrements de gros corps, chant de grande messe : deux francs et pour les autres services également un franc par chaque. Pour les enterrements d'enfants où il n 'y aura pas de messe à chanter cinquante centimes.
  4. Il lui sera donné un logement commode avec jardin et autres aisances.
  5. Il lui sera fourni outre son logement la classe pour l'enseignement.
  6. Il recevra dans les affouages de la commune une portion de bois gratis, tant taillis que futaie.
  7. Chaque habitant lui donnera sept litres de vin ou un franc en argent.
  8. Le prix du mois d'école est fixé à trente centimes, quarante, cinquante et soixante centimes selon le degré de la classe.
  9. Il sera tenu d'enseigner gratuitement à vingt cinq écoliers d'après la liste qui lui sera donnée tous les ans par le Conseil Municipal. Expédition du présent sera délivrée à l'Instituteur pour lui servir et valoir en ce que de raison

L’église[3],[4]

En 1800, elle se composait d'une tour flanquée de part et d'autre de deux chapelles : une dédiée à saint Eloy, l'autre à saint Sébastien et saint Roch, d'un chœur, d'une nef, d'un porche, le tout voûté. À cette époque, devant le mauvais état de cet édifice et sa taille jugée trop petite, la commune décide de le remplacer par une construction plus adaptée aux besoins.

L'église de Maranville, dans son état actuel est composée d'un porche, une nef, une tour, deux chapelles et un chœur, le tout voûté ; la mauvaise disposition de cet édifice, son défaut d'étendue et son mauvais état, n'offrent aucun moyen d'en tirer un parti utile pour la commune ; il est donc indispensable de la démolir pour la reconstruire dans une autre forme et sur des dimensions plus grandes. La tour, encore bonne sera conservée.

Le clocher actuel aurait existé peut-être dès le XIIe siècle. Les quatre portes en arc gothique (fin de la période ogivale) qui le faisaient communiquer avec l'église proprement dite ont été murées, ainsi que des baies en plein cintre situées à un niveau supérieur. On en voit encore les traces.

La nouvelle église a été reconstruite sur l'emplacement de l'ancienne et indépendamment de l'ancienne tour, avec laquelle, elle communique par une porte située au fond du chœur. Elle mesure 16,60 m sur 25,60 m. Le niveau du sol a été relevé d'environ 1 m à 1,50 m. La tour–clocher fait donc corps avec l'église elle-même ; il est à remarquer les traces de deux colonnes dans leurs angles communs, partiellement noyées dans la maçonnerie. Sur les murs extérieurs on relève quelques traces de couleur ocre et d'enduit fait de briques pilées. Cette église aurait été bénie, mais pas consacrée. Elle est orientée, le chœur dirigé vers l'est, la sortie regarde l'ouest. Elle n'est pas en forme de croix. On y trouve deux rangées de six piliers cylindriques aux bases carrées. Ces colonnes ioniques sont garnies de chapiteaux ornés de deux volutes latérales et sont toutes semblables. On entre directement dans l'église par deux portes : une à l'ouest, doublée d'un tambour en bois qui soutient la tribune et qui date vraisemblablement de 1950, l'autre au nord, face à la rue principale du village et encadrée de deux colonnes doriques. Elle est surmontée de deux corniches rampantes, d'un fronton et d'un tympan.

Historique

En 1232, cette église a donc été donnée par l'évêque de Langres à l'abbaye de Clairvaux. À partir de cette date, c'est l'abbaye qui nomme les curés. En 1241, Evrard, curé de Maranville signe un contrat avec l'abbaye de Clairvaux au sujet de leurs droits respectifs. En 1635, une épidémie de peste ravage le village. Les paroissiens promettent d'honorer solennellement saint Sébastien et saint Roch pour en être délivrés. Un tableau rappelle cet événement. On y lit l'inscription suivante : « L'an 1635 on a dédié cette chapelle à St Sébastien et à St Roch et on a fait vœu de solenniser à perpétuité la feste de St Sébastien pour estre affranchis du mal de peste qui avait commencé en ce lieu de Maranville le 27 octobre de ladite année 1635 ».

En 1667, un différend oppose Claude Remy, curé de Maranville, les religieux et le couvent de Claivaux, ainsi que Nicolas Becquet, seigneur de Maranville et les manants et habitants de Maranville. Ces derniers prétendaient ne devoir payer la dîme qu'en raisins au pied de vigne. Le curé soutenait qu'il fallait lui payer la dîme sur toutes sortes de vins. Après les vins faits et entonnés. Ce différend a fait l'objet d'un procès demeuré célèbre et conservé aux archives départementales de la Haute-Marne où il peut être consulté.

Le 23 ventôse de l'an XI (12 mars 1804), le Conseil municipal décide la réfection de l'église et tout spécialement la couverture de la chapelle St-Sébastien, ainsi que la réfection du mur de clôture du cimetière soit 26 m en ligne droite, à partir d'un point pris, à 1 m 3 dm en face de l'arbre de la liberté. Avec la réparation des ponts d'Irceville et d'Haurancourt et divers autres travaux d'entretien, ces décisions représentaient un coût total de 22.000 francs, payables en trois termes égaux sur les fonds de la commune provenant de la vente du quart en réserve de ses bois. Ces travaux devaient être terminés pour le 1er brumaire de l'an XIII (23 octobre 1806).

Le cimetière entourait l'église. Pour permettre le passage de la route dans son tracé actuel, la partie nord du cimetière a été rasée, et la terre contenant des ossements a été déposée sur la partie restante jusque vers 1955 (prescription centenaire). À propos de ce cimetière, il est bon d'y signaler la présence d'une croix – calvaire et de pierres tombales remarquables. Remarquables par leurs tailles, par la qualité des sculptures qui les recouvrent, elles nous indiquent par exemple que vivait à Maranville à la fin du XIXe siècle un médecin qui y exerçait sa profession. Il faudra attendre près de 100 ans pour voir cette profession de nouveau exercée dans notre village.

Le 9 mai 1822, diverses réparations sont de nouveau effectuées : le grand escalier, les arêtiers du clocher et le remplacement de tuiles. Le 20 juin 1830, Le Conseil municipal vote un secours de 1 000 francs à la « Fabrique » de Maranville, l'église étant dépourvue de linge et d'ornements nécessaires au culte. Par « Fabrique », il faut entendre l'ensemble des clercs et des laïcs qui géraient les biens et les revenus des églises. Le 1er mai 1831, le fronton du portail et deux poutres sont réparés.

À l'intérieur, après avoir été déposé pour permettre les importants travaux de 1804, le mobilier a subi une importante transformation vers 1968-1969. Le maître autel en bois a été remplacé par un autel en pierre qui permet une célébration face aux fidèles. La grille a également été retirée.

Deux papes sont venus à Clairvaux. En 1131, le pape Innocent II vint visiter « la claire vallée ». En 1148, le nouveau pape Eugène III y vint à son tour. Après avoir été chanoine et vidame de la célèbre église de Pisé, il a exercé l'humble office d'entretenir le feu du chauffoir monastique à Clairvaux où il a été moine. Ceci avant son élection papale. Le déplacement d'un pape, surtout à cette époque, est chose considérable. Pourraient provenir également de l'abbaye de Clairvaux, une statue en bois polychrome et le buste de saint Bernard, précédemment à la chapelle Saint-Joseph.

Les peintures murales du chœur

Elles sont signées et datées Ménissier, avril 1855. Le peintre Joseph Constant Ménissier est né le 31 mars 1808 à Saint-Amand-sur-Fion (Marne). Il « monte » à 18 ans à Paris où il a été élève d'Ingres. Marié à une haut-marnaise Marie-Jeanne Duval, il habite Coiffy-le-Haut. Il a beaucoup travaillé en Haute-Marne pour des établissements religieux (églises, petit séminaire de Langres...), des demeures particulières (château de Cirev-sur-Biaise...) et des bâtiments publics. Il décède le 30 août 1864 à Saulles d'une chute du haut d'un échafaudage, laissant derrière lui une riche production.

Les peintures de l'église de Maranville ont été exécutées à l'huile sur plâtre, il ne s'agit donc pas d'une technique à fresque. Ces peintures ont fait l'objet dune restauration en février et mai 2000 par Anne Féton (restauratrice de peinture murale diplômée de la MST Paris I[5] et Claire Bigand[6] (restauratrice de peinture murale diplômée de l'école d'art d'Avignon EAA). Un travail de conservation a été effectué par le biais d'injection de coulis, de consolidation et refixage de la couche picturale, et dans un second temps un travail de restauration enduit et retouche a permis de protéger et de redonner une meilleure lisibilité aux peintures.

Les 14 tableaux du chemin de Croix ont été réalisés par la Sainterie de Vendeuvre-sur-Barse. Les scènes représentées sont d'une très grande finesse, elles ont beaucoup de relief et sont très joliment peintes. Depuis que cette usine a cessé son activité, les moules qu'elle utilisait ont été « classés » et sont œuvres d'art protégées.

Le 12 janvier 1830, le clocher abritait une seule cloche fêlée. En 1992, il y a trois cloches dont la sonnerie électrifiée rythme la vie du village et accompagne les événements heureux ou moins heureux des familles.

Un diagnostic technique effectué vers 1990 fait apparaître que l'édifice reconstruit tout au début du XIXe siècle a besoin de nouveau de grosses réparations. Aidée de subventions émanant de la DGE, de l'ARES... la commune engage des travaux de l'ordre de 800 000 F pour la charpente, la couverture, le jointage des moellons et le plâtre intérieur. Le 13 novembre 1993, on posait officiellement un nouveau coq sur notre clocher. Deux autres tranches de travaux sont prévues prochainement. Elles concerneront la restauration des peintures murales. Une participation financière de la paroisse a permis l'installation d'un système de chauffage électrique propre et efficace.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Patricia Popko    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[7])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
449 449 480 487 479 490
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

  • Françoise BRISSARD. Françoise Brissard est née à Maranville le 6 janvier 1851. Elle y décède le 18 octobre 1925. Sans profession, cette propriétaire était célibataire et sans héritier. Elle lègue la totalité de ses biens, maison, jardin ainsi que ses valeurs mobilières, environ 47 000 F, à la commune pour le bureau d'Aide Sociale. Après avoir été louée pendant près de 50 ans, cette maison sera revendue en février 1972.
  • Nicolas DEMONGEOT. 22 Juin 1914 - 18 Novembre 1885 - Inspecteur des écoles primaires. Son épouse née Marie TISSOT (1831-1925) a légué à la commune de Maranville la somme de 100.000 F pour entretien de la tombe de son mari et de la sienne, ainsi que pour aider à assurer financièrement les études des jeunes maranvillois.
  • Henri FOCILLON. Il serait présomptueux pour nous de penser pouvoir parler avec compétence de cet historien et critique d'art célèbre. Nous dirons donc simplement qu'en 1925, il a choisi d'acheter à Maranville une propriété et qu'il vient s'y reposer chaque année pendant trois mois. Il la restaure peu à peu, y installe une vaste bibliothèque. Il fait de longues promenades dans la nature. Il y reçoit ses amis, en particulier Jérôme Carcopino, lui fait connaître notre région et provoque son installation au prieuré de Laferté-sur-Aube. Il décède aux États-Unis en 1943. Après la guerre son épouse remet leur demeure maranvilloise en état. Celle-ci avait souffert de l'occupation allemande. Le général de Gaulle y venait visiter Madame Focillon en hommage an « grand patriote » qu'avait été son mari. Voir les Cahiers Haut-Mamais- 4.T. 1981
  • Jurgis BALTRUSAITIS. C'est parce qu'il avait épousé la fille de son maître Henri Focillon que les maranvillois eurent le privilège de le voir revenir chaque été dans leur village. Il était pour beaucoup un personnage énigmatique. Lituanien, fixé à Paris, professeur d'histoire de l'art, cet éminent érudit disait aimer découvrir la Haute-Marne, département cistercien, au cours de ses nombreuses promenades.
  • Émile JOLIBOIS. Tous les haut-marnais le connaissent pour son Dictionnaire de la Haute-Marne ancienne et moderne mais peu savent qu'il avait des ancêtres maranvillois.

Voir aussi

Notes et références

  1. Archives départementales 2 REV 2 p. -163
  2. Textes d'archéologie haut-mamaise. Recueil n°5
  3. Archives départementales 20.2157
  4. Devis de la Préfecture de la H-M 3 messidor An 12
  5. MST : Maitrise des Sciences et techniques Paris I
  6. rhonealpes-ffcr.com
  7. Maranville sur le site de l'Insee

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Lien externe


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