Maquis Du Limousin


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Maquis du Limousin

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Le maquis du Limousin était l'un des plus grands et actifs maquis résistant de France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

Préambule

Cette région a été profondément marquée par les 99 pendus de Tulle le 9 juin 1944 et le massacre d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944 suite au débarquement en Normandie et au passage de la division SS Das Reich en Corrèze et en Haute-Vienne.
De même, ce maquis a été troublé par les antagonismes constants entre les maquis Armée secrète (AS) et Francs-tireurs et partisans (FTP) quant aux modes d'actions (notamment à Tulle et à Guéret), à la répartition des pouvoirs locaux à la Libération en août 1944 ainsi qu'à l'ampleur de l'épuration.

Dirigé pour les Mouvements unis de la Résistance par Gontran Royer, les responsables les plus connus du maquis Limousin furent :

Historique

1940

La figure dominante de la Résistance limousine et plus particulièrement de la Haute-Vienne, est Georges Guingouin, qui démissiona de sa fonction d'instituteur en automne 1940, du fait de son engagement communiste, choisit de se cacher près de Vicq sur Breuilh (Vergnas).

1941

En 1941 à Brive et à Tulle, ce sont Edmond Michelet et Martial Brigouleix qui rassemblent les premiers résistants, donna naissance aux premiers groupes de résistance gaulliste, les réseaux Combat et Libération qui furent plus tard à l'origine de l'AS (Armée Secrète).
Jusqu'en 1942, les actions étaient exclusivement les distributions de tracts.

1942

Début 1942 l'idée de Résistance commença à prendre des formes concrètes en Corrèze avec les premiers actes de sabotage. Toujours début 1942, se constituèrent les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF mais appelé plus fréquemment FTP). Durant l'été 1942, se montèrent les premiers camps de résistance, appelés maquis à :

  • La Tourette (Faïta) sur la commune d'Ussel créé par les FTP
  • Dans les gorges du Chavanon à l'est d'Ussel créé par l'AS .

En Corrèze, le premier acte de sabotage fut le dynamitage de la centrale électrique de l'usine Montupet à Ussel, les 19-20 juin 1942. Cette fonderie appartenait au groupe Gnome et Rhone dont le directeur général, le plus important fabricant français de moteurs d'avions, s'était déclaré prêt en août 1940 à coopérer avec les allemands. Cet évenement eu un effet considérable car il visait la production militaire.
La visite du chef de l'état de Vichy, le maréchal Pétain, les 7 et 8 juillet 1942 à Ussel, Tulle et Brive fut ressentie comme une provocation par la majeure partie de la population :
Le maire socialiste d'Ussel, monsieur Var salua le chef de l'état en s'exclamant : Ici, on vous aime, Monsieur le Maréchal, et celà depuis longtemps déjà!.
Dans la seconde moitié de 1942, à Tulle, une section armée de l'Armée Secrète se constitua sous la direction de Martial Brigouleix. En faisaient partie Albert Faucher et André Vialle, qui devaient rejoindre un peu plus tard les FTP. Ils se donnèrent comme principale mission de préparer des terrains de parachutage d'armes; l'organisation responsable des parachutage s'appelait le COPA (Comité d'Organisation des Parachutages et Atterrissages).
Le 11 novembre 1942, jour de l'Armistice de 1918, les allemands envahirent la Zone Libre; il furent accueillis à Brive par La Marseillaise. Après l'Opération Attila, ayant pour conséquence la démobilisation de l'armée française d'armistice, l'introduction du STO et le réquisitionnement des produits agricoles, les Limousins confortèrent chacun à leur façon la Résistance.
La consigne rien pour les boches se répandit. Le fourrage, le foin, les presses à foin, les batteuses etc... étaient mis hors d'usage. Régulièrement les transports de bovins étaient attaqués où attaqués au profit de l'approvisionnement du Maquis.
Le premier résistant Limousin arrêté fut Monsieur Henri Bergeal, originaire de Tulle, le 24 décembre 1942 par les douaniers allemands à la frontière espagnole. Il voulait rejoindre l'Afrique du Nord en tant que pilote. Il fut déporté à Oranienburg Sachsenhausen.

1943

La mise en place en février 1943 du STO pour les jeunes nés entre 1920 et 1922 fut un facteur décisif pour le développement des maquis. Les réfractaires (ceux qui refusaient d'aller travailler en Allemagne) furent accueillis par la Résistance. Le nombre de personnes prenant le maquis fut extrêmement important. Il fallut l'organiser.
Dirigé depuis la région de Brive-la-Gaillarde puis de Limoges, ce maquis se scindait en plusieurs secteurs principaux :

À la mi-juillet, les troupes de Georges Guingouin, furent particulièrement actives.
En août 1943, les opérations de répression du SD se multiplièrent.
En réponse, les groupes de résistance s'en prirent de plus en plus aux collaborateurs. En septembre, à Tulle, les ouvriers de l'usine de la Marque, de la Manufacture d'Armes de Tulle, suivis des autres usines et ateliers, arrêtèrent le travail, réclamant une augmentation de salaire de 30%.
Le 11 novembre 1943, les 42 membres du camp de l'Armée Secrète de La Besse défilèrent ouvertement à Sainte Féréole. 4 jours plus tard, vendus par un collabo, leur camp était encerclé par les troupes allemandes. 18 maquisards furent tués et 8 déportés. les 16 autres réussirent à se sauver.
En automne 1943, le chef FTP Georges Logothétis rencontra le major britannique du SOE en Corrèze Harry Peulevé. Laval envoya 4 000 GMR supplémentaires pour aider les troupes et policiers allemands à ratisser la région.

Faits d'armes principaux

Les Maquisards Limousins se sont opposés à l'occupant comme partout ailleurs en France.
Toutefois certains faits d'armes, en particulier en 1944, ont marqués la population locale et nationale :

Sources

  • Beau (Georges), Gaubusseau (Léopold), Les SS en Limousin, Quercy et Périgord, Paris, Presses de la Cité, 1966.
  • Maquis de Corrèze, ouvrage collectif, 5e édition, Naves, Imprimerie du Corrézien, 1995, 797 p.
  • Plas (Pascal, dir.), Genèse et développement de la Résistance en R5, 1940-1943, Actes des colloques de Brive-la-Gaillarde (septembre 1998) et de Soudaine-Lavinadière (septembre 2001), Treignac, éditions Les Monédières; Brive-la-Gaillarde, Centre Edmond Michelet, 2003, 339 p.
  • La France occupée 1940-1943 de Bruno Kartheuser

Musée

Liens internes

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