Maison d'Oultremont


Maison d'Oultremont

Maison d'Oultremont

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La Maison d’Oultremont : Oultremont est un mot composé du terme ancien "oultre" (au-delà) et de "mont, colline, montagne". Ce patronyme était d'abord une caractéristique attribuée à des personnes qui avaient franchi une importante élévation, d'abord géographique, sociale et politique ensuite.

Sommaire

La noblesse immémoriale

La généalogie[1] d'Oultremont montre une ascension familiale constante[2] depuis 1137, date à laquelle est mentionné leur premier ancêtre. Depuis le Moyen-Âge, la demeure ancestrale, le château d'Oultremont à Warnant-Dreye qui fut leur berceau de famille n’a jamais été vendue : elle a seulement changé de visage aux XVIIe et XVIIIe siècles par des restaurations et des aménagements d'entretien des bâtiments. Les Oultremont y résident toujours. Presque un millénaire dans la même famille et avec le même nom : voilà un autre fait exceptionnel dont même beaucoup de familles régnantes ne peuvent plus se prévaloir.

Dans son ouvrage de référence[3] qui date de la fin du XIVe siècle, le chanoine Jacques de Hemricourt décrit l’aristocratie de ces vastes étendues fertiles qui longent le nord de la Meuse[4]. La terre semble la valeur suprême, et les chevaliers se querellent au milieu des sillons dans des forteresses d'abord menues que protègent parfois des talus recouverts d’aubépines[5]. À l’Orient brille l’Athènes du Nord -Liège- où des princes-évêques protègent leurs lignées de ministériales dans une atmosphère préindustrielle, avec des houilleurs farouches, des métiers toujours en révolte et des changeurs qui accumulent d’énormes fortunes. Alors que nos autres provinces se drapent dans un féodalisme hautain, à Liège[6] tout se mélange et s’accouple au gré des règnes ou des tumultes urbains. Les familles qui s’adaptent à ce monde insolite se révèlent des gestionnaires de qualité.

Oultremont se situe à 15 km au nord de Huy et à l'ouest de Liège, en pleine Hesbaye , du nom de cette contrée aux vastes terres si fertiles qu'elles constituèrent longtemps le principal grenier nourricier de la nation qui résista si vaillamment aux légions de Labiénus puis de César que celui-ci la qualifia de la plus valeureuse des peuples de la Gaule: « gallorum belgae fortissimi sunt » (La Guerre des Gaules).

Les seigneurs de Warnant appartiennent à une chevalerie turbulente dont l’origine[7] s'avère très ancienne et issue de l'influence patricienne de ses derniers envahisseurs romains[8]. Elle se meut dans un univers campagnard de grande piété[9]. Sébastien de Warnant, chevalier, fonda la chapelle St Jean puis mourut le 9 octobre 1145[10]. Cité en 1276[11], Ottar (ou Otton) de Warnant de Ladrier, nom issu de cet hôpital de Wanze, ou ladrerie, jouxtant le fief d'Oultremont et celui de l'abbaye cistercienne voisine devenue le Val-Notre-Dame, est le grand-père d’Otton Ier d’Oultremont. On imagine les paysans qui pointent du doigt le site où ont pris souche des seigneurs redoutés[12]. L’apparition de la famille est champêtre, tout en rappelant l’expression eis ten polin (vers la ville)[13].

La première mention du village remonte à 1137 et on y rencontre pour la première fois les sires de Warnant[14], portant de gueules à 6 lionceaux d'argent (Chartes des abbayes du Val-Notre-Dame et de Villers-Le-Temple)[15]. Leurs pouvoirs et droits sont dépendants du comte de Moha dont la sœur Isabeau épousa cet Ottar de Warnant d'Oultremont. Son comté sera rattaché à la principauté de Liège[16] en 1225.

Un premier château existait au cœur du village de Warnant, non loin de l’église Saint-Rémi (vers 980). Mais il sera détruit dans les premiers siècles ravageurs du second millénaire, ce qui amena ses seigneurs à édifier un castel neuf. En 1406, dans un document conservé au château de Warfusée[17], le vieux château est décrit comme une ruine. Les Warnant qui revinrent de guerres au-delà des Alpes (d'oultre-monts) au service du pape au XIIe siècle, depuis les croisades de Pierre l'Ermite et de Godefroid de Bouillon jusqu'à la bataille de Lépante en 1571 où périt Barthélémy d'Oultremont[18], s'établirent donc à l'écart du bourg au XIIIe siècle et crieront Oultremont. Ce sera d'abord une maison forte entourée de terres, mais tout n’appartenait pas au seigneur. L’abbaye de Floreffe possédait ici deux fermes, alors que l’Ordre de Malte dirigeait non loin de là une commanderie héritée des templiers, comme à Vaillampont. De l'écu Warnant, ils ne garderont qu'un seul lion d'argent sur leur écu de gueules coupé de sable[19] et leur château portera leur nom : Oultremont était né! Les guerres et incendies, les pillages et récupérations des matériaux firent disparaître l'ancien, celui de leurs pères Warnant. Le repli vers Oultremont s’imposa et la famille des Warnant de Ladrier en prit le nom.

Cette famille va prospérer dans les environs et créer diverses branches[20]. En 1344, le village était dirigé par Jean Faniket de Warnant qui résidait encore au vieux château[1], alors que son parent Arnoud de Warnant de Ladrier réside dans la maison-forte d’Oultremont[21].

En 1329, ce fief avait déjà le titre de Comté. Le Registre de l'extraordinaire des Guerres[22], le mentionne : "Deux chevaliers bannerets et dix écuyers de la Comté d'Oultremont, furent reçus à Mézières en 1350" . Ainsi disparut peu à peu l'usage du patronyme Warnant pour celui de la seigneurie d'Oultremont. Leurs descendants actuels le portent toujours[23].

Sitôt placés sur le théâtre du monde, les Oultremont ont soif de mythologie. Otton II, puis son petit-fils Jean-Hustin II (1450-1502) estiment indispensable d’épouser des demoiselles de Warfusée, l'une Maroie et l'autre Agnès[24], comme si, à quelques siècles de distance, la famille jetait déjà son dévolu sur ce château fameux dont les seigneurs forment le lignage originel de tout ce qui prospère et bataille dans l’opulente Hesbaye.


Les armes ancestrales[25][26] des Oultremont depuis le XIIe siècle sont reconnues par les lettres patentes de l’Empereur Charles VI du Saint-Empire Romain Germanique du 25 février 1731, avec le titre de comte du Saint-Empire par la grâce de Dieu, pour tous les descendants légitimes porteurs du nom. Leur teneur est si exceptionnellement flatteuse qu'elles sont reproduites intégralement en latin et traduites en français par Charles Poplimont dans son Recueil[27] de 1866 et disponibles in extenso sur le web[28]. En 1816, le régime royal des Pays-Bas rétablit avec des variantes[29] les armoiries abolies à la Révolution .

L'excellence nationale

Liège[30] est gouverné par des évêques et des patriciens comme les Surlet de Chokier: la famille d'Oultremont se développe dans un territoire qu’elle baptise de son cri familial et s’élève en excellence, de génération en génération, pour dominer d'abord la ville de Huy. Certes, l’endroit est moins riche que la capitale, mais les hutois sont d'honnêtes citoyens loyaux envers leur suzerain légitime. Quand il y a des troubles dans la cité ardente[31], c’est à l’abri des murs de la citadelle hutoise que sa Solennité mitrée vient abriter ses états d’âme. La famille d’Oultremont, bien chasée dans de beaux hôtels de maître, confirme sa fidélité traditionnelle et son sens du devoir au service du bien commun. Une demi-douzaine de ses membres[32] occuperont les plus hautes responsabilités[33]: échevins, mambours et bourgmestres avant de se faire élire ensuite à la capitale où ils graviront tous les postes de notables jusqu'au trône suprême.

  • Jean-Hustin IV, gouverneur de la ville et du château-fort de Huy (1547-1554), échevin de 1538 à 1580, bourgmestre de 1539 à 1570, y édifia son palais en 1559 (il n'en subsiste qu'une tour[34]) et l'hospice[35] de 1575 toujours existant[36]: c'est l'actuel office du tourisme.
  • Michel, sgr de Bossu et Tahier (sur la Vyle), est bourgmestre de 1580 à 1583, gentilhomme de la Principauté de Liège et du Comté de Looz[37].
  • Jean-Baptiste I sera le chanoine de la cathédrale jusqu'à son mariage en 1667 et il retournera s'installer à Oultremont[38] dont il était l'unique et dernier héritier.
  • Jean-Baptiste II 1672-1735, son premier fils, seigneur de Lamine et de Warnant, Malaise, Warêt-l'Evêque, Bovesse, Fosseroule, Huccorgne et Landenne est élu Grand Bailli de Moha et bourgmestre de Liège en 1711[39]!
  • Jean François 1679-1737,son second fils, était comte d'Oultremont et de Warfusée, baron de Han-Sur-Lesse, seigneur de Chevetogne et Offoux, Grand Bailli de Moha, Pair du Duché de Luxembourg.

Les spécialistes du Gotha[40] parlent « d’arbres généalogiques » et de « gens de bonne souche » pour décrire les familles qui prospèrent avec les siècles[41]. Ainsi en est-il de nos seigneurs d’Oultremont[42] qui déploient lentement leurs ramures au soleil de la principauté[43]. Une alliance Baillet leur apporte la baronnie de Han-Sur-Lesse. A la génération suivante (en 1590), ce sont les Hamal-Brialmont qui déposent l’avouerie de Xhos [44]au pied du fût de ce chêne ancien[45]. Leur fils, le chanoine Jean-Baptiste I, fait fausse route en demandant la cléricature[46] : après que ses frères ont passé l’arme à gauche au service de l’Empereur, pour assurer la descendance de la tribu il obtient à 56 ans du pape Innocent X de revenir à l’état laïc et épouser Marie-Henriette comtesse de Berlaymont de 19 ans qui lui donnera huit beaux enfants. Même à Rome on ne veut pas que l’aventure s’arrête[47].

Leur fils Jean-François d'Oultremont [48]met le point d’orgue à cette lente évolution historique en choisissant pour compagne Marie-Isabelle de Bavière, Comtesse de Warfusée et de Drunen Kasteel Drunen et Baronne de Schagen, qui lui donnera aussi huit beaux enfants. Ouf ! Nous y sommes enfin ! Le frère de la dame meurt en 1707 à la bataille de Ramillies et leur laisse le domaine et le château de Warfusée.

Dès ce moment, la famille touche le Ciel. Charles-Nicolas d'Oultremont est élu[2] Prince-évêque de Liège et régnera en souverain sur cet Etat entre 1763[49] et 1771.

Son frère aîné Florent, comte d'Oultremont et de Warfusée, baron de Han-sur-Lesse et Chevetogne, seigneur des villes et pays de Shagen en West Frise, de Drunen près Bois-Le-Duc, de Lamine, Warnant, Waret-l'Evèque, La Malaise, Offoux et d'Havelange, membre de l'Etat Noble (depuis 1737), époux de la comtesse Anne-Louise de Lannoy de Clervaux, fait rebâtir dans toute la gloire du Louis XV liégeois[50] le vieux château des Renesse à Warfusée[51]. Son frère Louis, page de l'Archiduchesse Elisabeth, meurt en service comme Lieutenant Colonel du Régiment du Prince Eugène dans la guerre contre les Turcs.

Son autre frère Jean[52], Lieutenant Colonel des Dragons, chef de l'Etat Noble de 1764 à 1782, gouverna comme premier ministre cet Etat[53] dont son très illustre frère Charles-Nicolas est le Prince et en resta surtout l’évêque[54]. Le château [55] de Wégimont avec ses immenses domaines entra dans sa famille le 29 mars 1756 grâce à l’achat de cette seigneurie par ce même Jean d’Oultremont, au Prince-Evêque Jean-Théodore de Bavière, qui la tenait des Lynden qui en avaient hérité des Rosey[56]. Jean était né à Warfusée (château de sa mère) en 1715, et il est l'ancêtre commun à tous les descendants actuels. Jean reprit la charge de Grand-Maître de la principauté, fonction qui avait toujours été assumée par un ecclésiastique assez éminent pour remplacer le Prince en son absence. Le courrier qui lui est adressé de Paris le 25 mai 1765 porte la mention « premier ministre et frère de Son Altesse ». Le Roy de France, Louis XV, le désignait comme « le citoyen le plus distingué et le plus illustre de sa Principauté »[57]. Décédé en 1782, il avait eu 9 enfants de son mariage avec une très riche veuve de Leyde, Jacqueline de Tiarck Waltha.

Évidemment, les remous de la Révolution française secouent vigoureusement l’esquif. Charles-Ignace[58] financier et homme politique, a appris le néérlandais par sa mère et épousa Anne-Henriette du Neuf d'Aische, veuve d'un van de Werve et héritière d'un puissant banquier d'Anvers. Leurs cinq enfants, dont Ferdinand II et Emile II, y naissent: en témoigne leur statue en marbre blanc par Godecharles dans le parc actuel du Baron de Roest à Edegem. Leur formidable fortune, tant en titres qu'en terres, étant menacée de confiscation par les envahisseurs, ils émigrent in extrémis et dans des conditions si pénibles qu'un enfant meurt sur les routes, et se réfugient en Prusse. Charles-Ignace revint autour d'Anvers, au château de Viersel où il cachait des religieux en exercice. C'est ainsi que furent baptisés en cachette son fils Emile II en 1797 et sa dernière fille en 1798. Il meurt en 1803, sans avoir revu sa terre natale. Son frère Ferdinand I,(1760-1799) colonel des gardes de Dragons au service des Etats Généraux contre la République Française, crée une branche cadette en épousant une fille d'Andries Hartsinck, amiral hollandais, commandant de la flotte des Pays-Bas, descendant de 6 bourgmestres d'Amsterdam et de 9 directeurs de la Compagnie des Indes.

Mais les fils de la branche aînée sont restés terrés derrière leurs persiennes à Warfusée[59], Charles puis Théodore d’Oultremont se laissent séduire par Marie-Claire comtesse de Hamal qui finit par hériter du pactole après leur mort en 1814. Toute une longue histoire serait-elle confisquée ? Non, car il y a un dieu pour les héritages à problèmes et les feuilletons matrimoniaux. La veuve cousue d’or a le mérite de léguer les grands biens de la famille à leur cousin, Émile II d’Oultremont, qui, revenu adulte au pays, échappa au service militaire en se faisant remplacer et est élu en 1827 aux Etats Provinciaux de Liège par l'Ordre Equestre[60] Ordre équestre en remplacement de Félix de Lannoy . A 27 ans, il vient d’épouser sa cousine germaine Marie-Françoise baronne de Lierneux de Presles, ravissante comme Crésus et toute dévouée à sa dynastie. Lieutenant de louvetrie dans l'Entre Sambre et Meuse, charge et faveur à la fois qui lui permettait de chasser dans les forêts impériales, il reprend le flambeau de la branche aînée. Son grand frère Ferdinand II avait eu moins de chance: forcé sous le régime de Napoléon d'entrer à l'école de cavalerie, il en était sorti sous-lieutenant au 2ième Régiment. Mais à Vitry-le-François en 1814, il fut tué d'un boulet de canon et enterré au pied d'un arbre. Son corps fut inhumé ensuite dans la chapelle de Wégimont où sa dalle funéraire témoigne du drame.

Émile II cumule les mandats politiques et diplomatiques, et les honneurs et les richesses[61]. De plus, c’est un remarquable gestionnaire[62][63]. Sa fille Émilie d'Oultremont [3] et [4]née à Wégimont, devient baronne d’Hooghvorst par mariage, mais préfère, après un an de veuvage, se dévouer dans la voie religieuse. En 1847, elle fonde à Rome l’Ordre des Sœurs de Marie Réparatrice et sera béatifiée par Jean-Paul II en 1997.

Le cousin Charles, de la branche cadette fondée par son père Ferdinand I à Amsterdam, crée la branche d'Oultremont de Duras en épousant une veuve, Joséphine-Louise comtesse van der Noot de Duras, princesse douairière de la Maison de Ligne et assiste à deux événements matrimoniaux parmi ses frères et sœurs: la belle Henriette d'Oultremont se laisse emporter par la passion vieillissante du roi Guillaume Ier des Pays-Bas qui la transforme en épouse morganatique puisqu'il abdiquera pour unir leur avenir sous le titre de Duc et duchesse de Nassau[64] (on voit encore sa dalle funéraire dans la chapelle castrale de Wégimont), tandis que Joseph Ferdinand, chambellan du Roi Guillaume Ier des Pays Bas (donc son beau-frère), et aussi chambellan de Son Altesse Royale le Prince Frédéric des Pays-Bas, fut séduit par une charmante Anglaise de la gentry, Isabelle Bonham, soeur du gouverneur de Hong Kong et fille d'un amiral perdu avec son équipage en Mer de Chine. Elle lui donne vingt deux enfants. Ces nichées sont belles, séduisantes et suivent le conseil de Jahvé comme si chaque comte d’Oultremont se prenait pour Abraham. Pas étonnant que devant tant de progénitures, les historiens perdent le fil d’Ariane.

Chose étonnante : la multiplication des héritiers, qui entraîne généralement la division des héritages, n’a aucun effet sur la famille. Les cadets d’Oultremont ont beaucoup de charme et se font accueillir dans les châteaux les plus fermés de la noblesse européenne. Ils occupent aussi des fonctions importantes au sein du royaume de Belgique.

John d’Oultremont (1848-1917), époux de la princesse Renée de Mérode, arbore une magnifique barbe en forme de plastron qui de loin peut l’apparenter à Léopold II de Belgique dont il est l'ami et le confident le plus proche[65]. En sa qualité de Grand Maréchal de la Cour[66], le roi l’utilise parfois pour tromper son public. C’est d’ailleurs la seule personne que le monarque tutoyait. Un anarchiste jeta un jour une bombe sur la fausse calèche royale. Au moment où, la barbe un peu roussie et la mécanique tout ébranlée, le grand maréchal se présente enfin au palais, Léopold II lui lance narquois : « Eh bien ! Comte John, je ne te savais pas autant d’ennemis ! »

Ferdinand-Guillaume (1826-1852), son frère aîné, connaît un amour malheureux[67]. Il s’est épris d’une superbe Espagnole aux longs cheveux roux, en l’occurrence Eugénie de Montijo. Celle-ci , que l’on dit froide, est loin d’être insensible à ce brillant diplomate[68] qui marie la bonhomie belge à la distinction britannique, héritée de sa mère. Malheureusement l’ambition de sa mère et la raison d'Etat finirent par détourner le cœur de la belle et elle rompit ses fiançailles prévues avec Ferdinand pour épouser Napoléon III. L’année suivante, Ferdinand meurt de dépit à 26 ans à Porquerolles, île d'Hyères. Sans doute, cette idylle romantique a-t-elle hanté la mémoire de la dernière impératrice de France durant toute sa vie.

Émile IV à Warfusée épouse en 1871 Angélique , comtesse de Mercy-Argenteau, qui apporte en ce magnifique décor mille souvenirs de Versailles.

Octave[69] et son fils Adhémar [70]régnèrent en généreux seigneurs sur le magnifique domaine de La Berlière[5][71]. L'épouse de celui-ci, la princesse Clémentine de Cröy, participa très activement à l'aide sociale pour la population locale qui la vénère comme une sainte: le Mausolée d'Oultremont à Houtaing[72] lui est dédié et sa crypte familiale pourra encore y assurer un repos éternel aux descendants, membres de l'Association de famille OULTREMONT[73]qui entretient soigneusement ce monument[74] classé patrimoine[75] majeur national.

L'élégance du devoir

La famille est élégante et, quand il ne s’agit pas d’uniforme, ni de concours hippiques, elle porte l’élégance de l’âme qui mène parfois à l’héroïsme. Des fresques blasonnées sur les murs dans l' Église Notre-Dame du Sablon de Bruxelles (cfrN-D du Sablon ) évoquent leur sacrifice. Qu’ils soient de la branche aînée ou des nombreuses lignes cadettes, tous servent leur patrie et leurs souverains, risquent leur vie - et la donnent parfois - pour le pays :

  • Émile III, (1831-1896), Capitaine de Cavalerie, Bourgmestre et Sénateur.
  • Adrien (1843-1907)[76], Lieutenant-Général de la Garde civique, Officier de Cavalerie, Membre de la Chambre des Représentants.
  • Théodore (1839-1913), Commandeur de l'Ordre de la Couronne Royale de Prusse, Commandeur de l'Ordre de l'Étoile de Roumanie, Officier de l'Ordre de l'Aigle rouge, Membre de l'Ordre Princier de Hohenzollern, Chevalier de La Légion d'Honneur, Officier de l'Ordre de la Couronne de Grèce, Croix militaire de Première Classe, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de Bavière, Grand Officier de l'Ordre de la Branche Ernestine de Saxe, Officier de l'Ordre de Léopold, Général de Cavalerie, aide de camp du Roi et officier d'ordonnance auprès la Maison Royale du Comte de Flandre.
  • Élisabeth, sa fille,(1867-1952) fut la Dame d'Honneur de sa Majesté la Reine Élisabeth.
  • Henri, son fils, (1866-1914), Major adjoint d'État-Major au 1er Régiment des Grenadiers, Officier de l'Ordre de Léopold, Décoré de la Croix de Guerre et cité à l'ordre du Jour de l'Armée Belge pour avoir fait preuve d'une bravoure et d'un dévouement magnifiques. Il meurt héroïquement à la tête de son bataillon[77] sur l'Yser (Tervaete, le 22 octobre 1914 : « Vous allez voir comment sait mourir un d’Oultremont » répondit-il à l'ordre insensé qui lui est donné. Puis il déposa son révolver désormais inutile sur la table de son supérieur, prit sa canne et chargea en courant vers les mitrailleuses ennemies, suivi de tous ses hommes qui n'hésitèrent pas à se faire tuer à ses côtés. « Il n'en imposait pas seulement à ses hommes par son indomptable courage, son idéal, son désintéressement, sa compétence et son exemple de chaque jour ; ce grand seigneur était pour ses soldats d'une sollicitude et d'une urbanité exquise »)[78]. Il laisse derrière lui une veuve, née baronne Alice Nothomb et 6 enfants.
  • Anne (1896-1986), fille d'Henri, fut une héroïque résistante à l'image de son père : Chevalier de l'Ordre de Léopold II, Medal Freedom U.S.A., Médaille de la Résistance, Croix de Guerre Française, tout comme son mari, le comte Paul de Liedekerke de Pailhe (1892-1963), Chevalier de l'Ordre de la Couronne, Croix de Guerre avec Palmes.
  • François (1899-1988), fils d'Henri, s'est également distingué : Volontaire de Guerre 14-18, Officier d'Artillerie, Général Major, Commandeur de l'Ordre de la Couronne, Officier de l'Ordre de Léopold.
  • Philippe (1879-1959), Chevalier de l'Ordre de Léopold et de la Couronne , Grand Officier de l'Ordre de Charles III, Officier de la Légion d'Honneur, de l'Ordre d'Orange Nassau, Chevalier de l'Ordre de l'Aigle rouge.
  • John (1848-1917), le Grand Maréchal, Grand Cordon de l'Ordre de Léopold avec Rayure d'Or, Grand Officier de la Légion d'Honneur, Décoré de la première classe de l'Ordre de l'Aigle Rouge de Prusse et de l'Ordre du Soleil Levant, Grand-Croix des Ordres de Victoria, d'Orange-Nassau et de la Branche d'Ernestine de Saxe, Grand Cordon des Ordres de St Michel, de l'Étoile de Roumanie, de la Couronne d'Italie, du Christ du Portugal, de l'Éléphant Blanc, de l'Étoile Polaire, du Daneborg, de la Couronne de Chêne, de François-Joseph, de la Couronne de Bavière, d'Albert le Valeureux, d'Adolphe de Nassau , etc. Il fut fait prisonnier comme otage politique et de prestige national en 1916 : il agonisera héroïquement en 1917 des tortures infligées par ses geôliers teutons. Son château d'Ham-Sur-Heure accueille aujourd'hui l'actuelle maison communale et se visite sur demande.
  • Hermann, médaille d'argent olympique 1920 en équitation. Grand Cavalier, il participa avec d'immenses succès à de nombreux Steeple-Chase internationaux qu'il remporta, en grand champion, plusieurs années consécutives entre 1912 et 1930[79], Croix de Guerre 1916 avec Palmes 1922, Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec Palmes, Croix de Feu, Officier de l'Ordre de la Couronne, Croix Miltaire Première Classe, Officier de l'Ordre de Léopold, Commandeur de l'Ordre de Léopold II, Ordre de la Couronne Royale de Prusse, Officier de l'Ordre de l'Epée de Suède. Major de Cavalerie, il meurt en service pour la patrie le 17 février 1943.
  • André I (1892-1922), cité à l'Ordre du jour de l'Armée et décoré le 20 juillet 1918. Il est encore cité à l'Ordre du jour le 10 juin 1919 pour ses brillants exploits.
  • Édouard, Major de cavalerie, Croix de Guerre en 1918 et en 1936, Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec Palmes, de l'Ordre de Léopold, Officier de l'Ordre de Léopold II, bourgmestre de Nouvelles, décédé le 22 mars 1945 au service de la patrie.
  • Guy (1882-1927), Croix de Guerre avec palmes en 1916, Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec palmes, Officier de l'Ordre de la Couronne et de l'Ordre de Léopold, Croix Militaire, Officier de la Légion d'Honneur française, cité à l'ordre du jour de l'Armée française. Distinguished Service Order, Chevalier de l'Ordre du Daneborg et de l'Ordre d'Albert l'Ours, Décoré de l'Ordre de l'Aigle Rouge prussien, de l'Ordre de la Croix de Fer d'Autriche-Hongrie, Chevalier du Mérite Militaire de Bulgarie, Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Grèce, British Victorian Order.
  • Hadelin (1877-1943), Grand Maître de la Maison de Leurs Altesses Le Duc et La Duchesse de Brabant, Chevalier d'Honneur et de Dévotion de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, Commandeur des Ordres de Léopold et de la Couronne, Croix de Guerre 14-18 avec palmes. Croix de Feu, Commandeur de l'Ordre de l'Étoile de Roumanie, Grand Cordon de l'Ordre de la Couronne d'Italie, commandeur de la Légion d'Honneur, décoré du Serdar Ali d'Afganistan, mort pour la patrie le 10 décembre 1943. Aéronaute confirmé, en 1905 il fut co-fondateur de la Fédération aéronautique internationale avec son ami le comte Henry de La Vaulx qui prononça plus tard son éloge funèbre.
  • Albert (1887-1946), Chevalier de l'Ordre de Léopold et de l'Ordre de la Couronne, Croix de Guerre avec palmes, Croix de Feu, il fut Sous-Lieutenant au 1er Régiment des Lanciers, puis au 5e Régiment des Lanciers et Capitaine Commandant en réserve.
  • André II (1922-), Lieutenant A.R.A., Croix de Guerre 40-45 avec palmes, Médaille de la Résistance.
  • Gaston (1910-1988), Chevalier de l'Ordre de Léopold II, Palmes d'Or de l'Ordre de la Couronne, Médaille de la Résistance, bourgmestre de Nouvelles.
  • Édouard (1916-1988), Chevalier d'Honneur et Dévotion de l'Ordre Souverain et Militaire de Malte, Officier de l'Ordre de Léopold, Officier de l'Ordre de Léopold II avec palme, Chevalier de l'Ordre de la Couronne, Chevalier de l'Ordre du Lion, Croix de Guerre avec palme, Croix des Evadés, Croix de Guerre française avec palme, Member of British Empire.
  • Antoine (1911-1940), Lieutenant au 1er Régiment des Guides, tué par l'ennemi le 26 mai 1940 et mort pour la Patrie à Wervicq à l'âge de 28 ans.
  • Charles-Émile (1915-1996), Chevalier de l'Ordre Insigne de la Toison d'Or, Président du Comité National Belge du Peuplier, Membre du conseil Supérieur des Forêts et du Conseil Supérieur de la Conservation de la Nature, Doyen d'Honneur du Travail, Grand Croix d'Honneur et Dévotion de l'Ordre Souverain et Militaire de Malte, Commandeur de l'Ordre de la Couronne, Officier de l'Ordre de Léopold, Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec Palme, Croix de Guerre avec deux Palmes, Croix des Evadés, Médaille de la Résistance, Médaille du Volontaire Combattant, Croix au Mérite de Première Classe de la République Fédérale d'Allemagne. Lieutenant Colonel Honoraire de Cavalerie Blindée, Sous-Lieutenant du 2e Régiment de Chasseurs à Cheval, Lieutenant Esc. des Autos-Blindées des Forces Belges de Grande-Bretagne.
  • Adrien (1918-2005) Médaille de la Résistance, Ordre de la Couronne avec Palmes d'Argent, Médaille de la Croix-Rouge et barrette d'Argent, Médaille de la Commémoration française avec la barette de la Libération, Chevalier de l'Ordre Equestre du Saint Sépulchre, Volontaire de Guerre 40-45, il fut aussi le Charles Quint de l'Ommegang pendant vingt-cinq ans. Echevin et bourgmestre d'Hélécine, il en fut aussi le dernier châtelain : le château et son domaine furent acquis en 1968 par la province de Brabant[80].
  • Théodore III (1839-1913), Commandeur de l'Ordre de la Couronne Royale de Prusse, Commandeur de l'Ordre de l'Etoile de Roumanie , Officier de l'Ordre de l'Aigle rouge, Membre de l'Ordre Princier de Hohenzollern, Chevalier de La Légion d'Honneur, Officier de l'Ordre de la Couronne de Grèce, Croix militaire de Première Classe, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de Bavière, Grand Officier de l'Ordre de la Branche Ernestine de Saxe, Officier de l'ordre de Léopold, Général de Cavalerie, aide de camp du Roi, Officier d'Ordonnance auprès la Maison du Comte de Flandre, décédé en service le 10 juin 1913.
  • Théodore IV (1914-), Chevalier des Ordres de La Couronne et de Léopold II, Croix de Guerre 40-45, Croix des Evadés, Bronze Star (United States of America), Médaille de la Reconnaissance Batave, co-fondateur avec Henri Bauchau du Service des Volontaires du Travail en 1940.
  • Georges (1916-1993), Officier de l'Ordre de Léopold et de la Couronne avec Palmes, Chevalier de l'Ordre de Léopold II avec Palmes, Croix de Guerre 40-45 avec Tour, Croix des Évadés (deux franchissements des Pyrénées pour la ligne d'évasion Comète[81] fondée par Andrée de Jongh, Médaille de la Résistance, MBE (Member of British Empire, Grande-Bretagne), Military Cross, Military Medal, Croix de Guerre du Grand Duché du Luxembourg, Medal of Freedom and Bronze Palm (United States of America), bourgmestre d'Oteppe (Province de Liège) pendant vingt-sept ans, Capitaine Commandant au Régiment Para-Commando, Lieutenant Parachutiste aux S.A.S. (Special Air Services, Grande-Bretagne) et parachuté deux fois derrière les lignes ennemies, premier soldat allié à atteindre la Baltique en 1945.
  • Humbert (1928-1995), Commandeur de l'Ordre de la Couronne et de Léopold II, Officier de l'Ordre de Léopold, fut Général de Brigade aviateur.

Aucun d’entre eux n’hésite au bord du gouffre. On dirait que l’esprit de la chevalerie hesbignonne a traversé les siècles pour s’épanouir dans ces matins de guerre où la nature est si belle et la cruauté de l’homme si désespérante.

Les rameaux actuels

Titillé par l'écrasante notoriété posthume de ses braves ancêtres, et faute d'un conflit guerrier pour démontrer sa valeur d'âme, c'est par la créativité et l'originalité que Juan, auteur multidisciplinaire et enseignant, s'est distingué dans les médias belges (le jeu des dictionnaires, la semaine infernale). Tout le monde a fredonné les paroles qu'il a écrites pour le tube de Philippe Lafontaine, "Coeur de loup".

Eric, architecte, a restauré de nombreux monuments ou demeures classés, dont le château de Lavaux Ste-Anne ou la chapelle castrale d'Haltinne

Amélie, fondatrice et présidente de la Fondation Fortis Belgium a reçu en 2007 du ministre d'Etat Etienne Davignon la décoration d'Officier de l'Ordre de Léopold pour son dévouement envers les jeunes déshérités du Royaume. Leur fille Odile scénarise les sketches de son mari, le comédien Stéphane De Groodt[6] .

Le révérend Père Stéphane, est le prieur de l'abbaye de Maredsous et donne régulièrement des concerts sur le nouvel orgue Thomas dans l'abbatiale.

Yves, aéronaute, médaille d'or du championnat de Belgique de vol en Montgolfière en 1985. Il participa avec Bertrand Piccard et Wim Verstraeten dont il fut l'instructeur, à la première course transatlantique en ballon Rozière, organisée par Chrysler en 1992 et gagnée par l'équipage belge grâce à Luc Trullemans, météorologue de l'IRM et d'RTL. Il participa aussi au baptême en ballon de plusieurs membres de la famille royale belge ou de célébrités.

Bernard-Henri poursuit une carrière d'acteur comédien à la Comédie Volter dont il est aussi administrateur.

Catherine [7]se révéle une romancière de haut niveau (Le prince de la Concorde, La vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole (2006), Le souffle des ancêtres(2008)).

Brigitte est présidente-fondatrice de Comète Kinship Belgium, préservant ainsi notre devoir de mémoire national.

L'Association familiale OULTREMONT ASBL, fondée en 1983, vise à promouvoir en son sein les valeurs familiales transmises par les générations précédentes, gérer une solidarité d'entraide et préserver son patrimoine historique. C'est ainsi que le Mausolée d'Oultremont à Houtaing (Ath) fut l'objet d'un classement et d'une restauration complète achevée en 2009. La revue semestrielle "La feuille d'Avis" offre un lien de communication et d'information entre les membres, de même que le site Oultremont.be

Bibliographie

Notes préliminaires :

1.La plupart des références ci-dessous et numérotées dans le texte incluent la majeure partie de la bibliographie qu'il est donc inutile de répéter ici.

2.Un fonds d'archives constitué de documents originaux: lettres patentes, manuscrits, actes civils, notariales, capitulaires, chartes, contrats divers, constats, relevés topographiques, plans, listes, comptes financiers, etc.., mais aussi d'ouvrages imprimés de références historiques, généalogiques, héraldiques, etc. a été constitué au cours des derniers siècles par la famille Oultremont à Warfusée et rassemblés par le chef de famille en un local spécial et sûr. Son contenu atteste, si besoin était, de l'origine et de l'histoire familiale. Il comporte plus de 3.000 ouvrages, souvent précieux, qui furent classés par les soins de l'historien Maurice Yans et recensés sous l'abréviation AWO (Archives à Warfusée des Oultremont). Il vous suffit d'aller consulter ce fonds d'archives pour vos besoins d'étude supplémentaire éventuelle.

Sources principales

  • AWO.
  • « Notice historique sur la Maison d'Oultremont », Paris, Carion, 1866
  • « Warfusée, patrie du prince-évèque Charles-Nicolas d'Oultremont ,» dans l'Annuaire d'Histoire liégeoise, tVII, n°31, 1963, p,9-136
  • « Généalogie des Oultremont » , manuscrit de la bibliothèque de Warfusée, n°114 et les annexes 114bis, Ch.-Fr. Jalheau, AWO.
  • « Histoire du diocèse et de la principauté de Liège pendant le XVIIième siècle », J. Daris, Liège, 1877
  • "Généalogie des familles de Warnant et d'Oultremont", Baron de T'Serclaes, Annuaires de la Noblesse de Belgique, (édition partielle) Bruxelles, 1884 à 1887
  • Archives de l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles, dont les Bulletins périodiques (Le Drapeau), 15 avril 1919.
  • "Quartiers de noblesse des familles belges", Baron de Troostembergh,T.II , Bruxelles, 1913
  • «Histoire de Liège depuis César jusqu'à Maximilien de Bavière», De Gerlache, Bruxelles, 1843, Édition M. Hayez, pp. 268 et suiv.

Autres sources

  • « Le tribunal des XXII de l'abbé de St Trond devant le Conseil auloique », Liège, 1963, mémoire de licence;
  • « Saint-Hubert et la diplomatie liégeoise », Liège, 1963, Yvan Ylieff; ;
  • « Elogiae etiam et epitaphia sed Bohemica et Paltinus Rheni bella », 1621, Lambert de Vlierden, p.64;
  • « L'an 14 et la campagne des illusions », H. Bernard, Bruxelles, 1983;  ; Le journal de Mons, 2 mai 1960;
  • « La vie quotidienne en Belgique sous le règne de Léopold II », par Georges-Henri Dumont, Bruxelles;
  • " Histoire du pays de Liège", Ferd. Henaux, 3e édition, T.II.Imprimerie J. Desoer, Liège, 1874, pp. 454 et suiv.
  • "Précis d'histoire Liégeoise", F. Magnette, 1re éd., Vaillant-Carmanne, pp. 204 et 205. (Liège, s.d.)
  • "Les Seigneuries allodiales du Pays de Liège", Stanislas Borman avec une introduction historique, Liège, J. Gothier, 1867. (Aussi en version PDF, ex libris www.chokier.com)
  • "Les institutions politiques et judiciaires de la principauté de Liège aux Temps modernes", Georges Hansotte, Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-8° broché, 355 p., (collection « Histoire », série in-8°, n° 73, 1987).

Voir aussi

La généalogie d'Oultremont online est à consulter sur geneanet [8] et le site web du Gotha [9] confirme ces données, limitées à la descendance agnatique.

Les Archives générales du Royaume[10] à Bruxelles, contenant de nombreuses références historiques ou généalogiques à cette famille.

Notes et références

  1. Genealogie van het Vorstenhuis Nassau, Zaltbommel, 1970 by Dr. A. W. E. Dek The Royal House of Stuart, London, 1969,1971,1976, 3 volumes. by A. C. Addington Gens Nostra, Amsterdam Genealogisches Handbuch des Adels, Fuerstliche Haeuser Histoire et Genealogie Maison de Croy. by Georges Martin Europaische Stammtafeln, J.A. Stargardt Verlag, Marburg. by Detlev Schwennicke, Editor A la decouverte de leurs racines,85 genealogiques celebrites. by Joseph Valynseele, Denis Grando Een omstreden huwelijk by L. Roppe Le Parchemin XXV 1977,XXVII 1979, XXIX 1980 Ancestor List 1999 by Jean de Chevron Villette Owsley Family Historical Society Newsletter September 1997
  2. Europaische Stammtafeln, J.A. Stargardt Verlag, Marburg. by Detlev Schwennicke, Editor
  3. « Miroir des Nobles de Hesbaye », Jacques de Hemricourt, 1791, nouvelle édition augmentée par Ch.-Fr. Jalheau, Liège, p.197
  4. « Les Délices du pays de Liège » par Saumery 1730
  5. Article du Marquis de Trazegnies, historien, généalogiste et écrivain, paru dans l’EVENTAIL en décembre 2007
  6. « Liège à travers les âges » , Th. Gobert, T.II, Liège, 1925, T.V, Liège, 1928
  7. «Généalogie succincte de la Maison d'Oultremont » par Maurice Yans et C-E d'Oultremont, St Georges, 1990.
  8. La noblesse de l'Empire romain : les masques et la vertu de Christophe Badel, Editions Champ Vallon, 2005
  9. Rentes et seigneuries. La dévolution de la terre de Presles-sur-Sambre par M. Yans, Annuaire d'histoire liégeoise, t.XII, n°36, 1971
  10. « Généalogie des Oultremont », manuscrit de la bibliothèque de Warfusée, AWO n°114 et les annexes 114bis
  11. idem
  12. « Biographie liégeoise », par Becdelièvre et Stein d'Altenstein, Annuaire de la noblesse de Belgique
  13. étymologie d'Istanbul
  14. "Généalogie des familles de Warnant et d'Oultremont", Baron de T'Serclaes, Annuaires de la Noblesse de Belgique, (édition partielle) Bruxelles, 1884 à 1887
  15. «Généalogie succincte de la Maison d'Oultremont » op.cit.
  16. De Gerlache : Histoire de Liège depuis César jusqu'à Maximilien de Bavière Édition M. Hayez, pp. 268 et suiv. (Bruxelles, 1843)
  17. «Généalogie succincte de la Maison d'Oultremont » op.cit.
  18. «Généalogie succincte de la Maison d'Oultremont » op.cit.
  19. Les couleurs héraldiques : gueules = rouge et sable = noir.
  20. « Généalogie de la famille d'Oultremont », Ch.-Fr. Jalheau, fonds d'archives du Château de Warfusée, bibliothèque AWO, n°114
  21. « La Belgique héraldique » par Ch. Poplimont, T.VIII, p.197-237
  22. conservés à la chambre des comptes à Paris(Tome II, folio 126)
  23. Les Etats Présents de la Noblesse du Royaume de Belgique concernant cette famille, sous la direction d'Oscar Coomans de Brachène, 1952-1970
  24. «Généalogie succincte de la Maison d'Oultremont » op.cit.
  25. Photo http://oultremont.be/index.php/Image:1731.jpg
  26. "Le mausolée de Warnier de Glymes", Cécile de Douxchamps, in Namurcum, 1955 n°2 p. 17-31
  27. « La Belgique héraldique » op.cit.
  28. Lettres patentes, Oultremont de Warfusée, La Belgique Héraldique, op. cit.
  29. Photo des armoiries Oultremont reconnues avec couronne à feuille de fraisier http://oultremont.be/index.php/Image:Armes_1816_jpg.jpg
  30. « Etudes critiques sur l'Histoire de la Principauté de Liège, 1477-1795. Tome I La principauté de Liège, à la fin du règne de Louis de Bourbon et sous celui de Jean de Hornes (1477-1505) », P. Harsin, Liège, Sciences et lettres, 1957
  31. « La pénétration liégeoise dans le duché de Limbourg », dans l'Annuaire d'histoire liégeoise, fasc,29, 1961, p,961-1041
  32. « Les échevins de Huy », M. Yans, Liège, Soc. des Bibliophiles liégeois, 1952
  33. « Analyse des scels des Grâces », L. Lahaye, bibliothèque de Warfusée; Archives de l'Etat à Liège
  34. "La tour d'Oultremont à Huy", Nicolas Rouche, in La vie wallonne, Tome 46, Liège, 1972
  35. "Histoire d'une maison claustrale, l'hospice d'Oultremont à Huy", Chevalier Theys, Huy, 1979
  36. "L'ancien hospice d'Oultremont", Patrimoine Monumental de Belgique, Tome 15, PNB Liège,p.163-167, Mardaga, 1990
  37. « Notices sur l'ancien Etat noble de la Pricipauté de Lège et du Comté de Looz », Baron P. Misson, Liège, 1884
  38. Photo du porche d'entrée armorié Oultremont+Berlaymont http://oultremont.be/index.php/Image:Oultremont.Berlaymont.jpg
  39. « Recueil héraldique des bourgmestres de la Cité de Liège », J. G. Loyens, Liège, 1720
  40. Gotha d'Oultremont
  41. « Une famille rurale du XVIIIième siècle au pays de Liège » dans le Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire, T.3, 1883, p,165-194
  42. « Des cadets d'Oultremont devant la crise européenne du XVII ième siècle », dans l'Annuaire d'Histoire liégeoise, M. Yans et N. Rouche, T.IX, 1966
  43. « Testament des chanoines de la cathédrale de Liège », Archives de l'Etat à Liège, rég. 13, f°63
  44. Photo du château actuel http://oultremont.be/index.php/Image:Xhos.jpg
  45. "Quartiers de noblesse des familles belges", Baron de Troostembergh,T.II , Bruxelles, 1913
  46. « Histoire du diocèse et de la principauté de Liège », 1868, T.I, p,205-259, T.II, p,40
  47. « Histoire du diocèse et de la principauté de Liège pendant le XVIIième siècle », J. Daris, Liège, 1877
  48. « Jean-François Georges comte d'Oultremont et du Saint-Empire, chef de l'Etat Noble du pays de Liège et Président de la Souveraine Cour Féodale », dans Le vieux Liège, n°64, 1940, p.35-36
  49. « L'Election du Prince-Evèque Charles d'Oultremont, 1763-1764 » dans l'Annuaire d'Histoire liégeoise, T.VIII, 1964-1965
  50. « Les maîtres de chant et la maîtrise de la collégiale Saint-Denis, Liège au temps de Grétry, » Bruxelles, 1964,p.51, Académie Royale de Bruxelles, Classe des Beaux-Arts, Mémoires in 8°, T.XIII, fasc.3
  51. « Notes sur les rapports du comte d'Oultremont et les orfèvres Dartois » dans Chronique archéologique du Pays de Liège, T.LV, 1964, p,97-107
  52. « Notice sur l'ancien Etat Noble » Baron P. Misson, A.O.W., biblioth. Ms n°26, f°11
  53. « Les relations extérieures de la Principauté de Liège sous Jean-Louis d'Elderen et Joseph-Clément de Bavière (1688-1718) », P. Harsin, Liège-Paris, 1927
  54. Actes des Princes-Evèques de Liège. Hugues de Pierpont 1200-1229. » Bed. Poncelet, Bruxelles, 1941, Commission Royale d'Histoire, Recueil des actes des Princes belges, in 4°
  55. "Le domaine provincial de Wégimont", Benoit Franck, Carnets du Patrimoine, Ministère de la Région wallonne, Dir. gén. de l'Aménagemennt du territoire, du Logement et du Patrimoine, Div. du Patrimoine, 1995
  56. « Le château , les seigneurs et le couvent des Carmes de Wégimont », Liège, 1933
  57. Archives du Ministère de la Guerre, service historique, Paris
  58. « La mission de Charles d'Oultremont à Liège en 1790 », dans les cahiers léopoldiens, nouvelle série, 1960, n°14, p,51-60
  59. « La signification économique des différends territoriaux entre Liège et les Pays-Bas à la fin du XVIII ième siècle » dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, T.31, 1953, p,448-489
  60. «Nouvelles recherches historiques sur l'Ordre équestre de la Principauté de Liège», Baron Hilarion de Villenfagne d'Ingihoul, Liège, 1792 réédité en 2006 par le baron Léon de Vilenfagne de Vogelsanck
  61. « Une fortune de l'ancien régime sauvée des périls de la révolution française (1782-1802) », 1964, D. de Woot, mémoire de licence en philosophie et lettres, section histoire des temps modernes, déposé à l'Université Catholique de Louvain
  62. « L'industre métallurgique dans le bassin de la Hoëgne aux Temps Modernes », dans le Bulletin de l'Institut Archéologique liégeois, T.LXXVI, 1963, p,5-44
  63. « Etude sur l'histoire économique de la principauté de Liège, particulièrement au XVIIième siècle » dans Bulletin de l'Institut Archéologique liégeois, T.52, 1927-1928, p,60-161;
  64. « Een omstreden huwelijk », par L. Roppe, Kasterlee, 1962
  65. « Léopold II au travail », Colonel Stinghlamber et Paul Dresse, Bruxelles; « La vie quotidienne en Belgique sous le règne de Léopold II », par Georges-Henri Dumont, Bruxelles
  66. « Biographie coloniale belge », J.M. Jadot, Bruxelles, 1955, col. 667 et suivantes, 3p
  67. « L'éphémère idylle du diplomate comte Ferdinand d'Oultremont et de la future impératrice Eugénie », Louis Robyns de Schneidauer, Le Soir, des 14, 15 et 16 septembre 1959
  68. « Le Musée de la Dynastie en ses différents logis » André Scholier, 1989, Muséum Dynasticum, 1
  69. Grand Maître de la Maison de Son Altesse Royale le Comte de Flandre, Comte du Saint Empire Romain et de la Nation Germanique, Officier de l'Ordre de Léopold, Grand Officier de La Légion d'Honneur, Grand Cordon de l'Ordre de l'Aigle Rouge, Ordre de la Branche Ernestine de Saxe, Ordre de la Couronne de Prusse et de l'Ordre de Saint Janvier, Grand Croix du Lion Néerlandais, Bourgmestre de Duras. Sa mère était Joséphine-Louise comtesse van der Noot de Duras
  70. Branche de Duras
  71. voir photo actuelle http://oultremont.be/index.php/Image:La_berli%C3%A8re.jpg
  72. voir photo d'époque http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:HoutaingMausolee.jpg
  73. Photo du bulletin bisannuel de l'Association Oultremont http://oultremont.be/index.php/Image:Couverture.jpg Associations familiales belges
  74. «La chapelle funéraire de Clémentine d'Oultremont à Houtaing», Xavier Deflorene, Annales du cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la région et musées athois, Tome LV,Ath, 1996-1997;«Le tombeau de Victor Evrard", Xavier Deflorenne, cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath, 1995, Vol 8, n° 168, p. 121-127.
  75. patrimoine funéraire. Lire l'article de Pierre Dulieu et Xavier Deflorenne, p.4 à 11 et «Le Mausolée de Clémentine d'Oultremont», avec nombreuses illustrations couleurs, p.18-22 in «Wallonia Nostra», revue de la Fédération des associations wallonnes pour la défense du Patrimoine, n°34, 1er trimestre 2005, Edico s.c. Namur
  76. « Le lieutenant général de la Grade Civique Comte Adrien d'Oultremont (1843-1907) », dans la Revue Belge d'Histoire Militaire, décembre 1965, p. 113à 128 et 177 à 195
  77. « Historique des régiments des grenadiers », E. Étienne et Ch. De Grox, Bruxelles, 1927; « L'an 14 et la campagne des illusions », H. Bernard, Bruxelles, 1983 ; Archives de l'École Royale Militaire à Bruxelles, dont les Bulletins périodiques Le Drapeau, 15 avril 1919 ; Le journal de Mons, 2 mai 1960
  78. Abondant courrier de témoignages adressés à sa famille par de nombreux militaires de son régiment, 1914. Fonds d'archives de L'association familiale Oultremont asbl.
  79. L'Éventail 1936
  80. le château et son domaine
  81. la ligne d'évasion Comète
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