Loudes


Loudes

45° 05′ 20″ N 3° 44′ 58″ E / 45.0888888889, 3.74944444444

Loudes
Loudes vue d'un planeur
Loudes vue d'un planeur
Armoiries
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Loudes
(chef-lieu)
Code commune 43124
Code postal 43320
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Eyraud
2006-
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Démographie
Population 868 hab. (2007)
Densité 36 hab./km²
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 20″ Nord
       3° 44′ 58″ Est
/ 45.0888888889, 3.74944444444
Altitudes mini. 759 m — maxi. 1 042 m
Superficie 24,33 km2

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Loudes est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire et la région Auvergne.

Ses habitants sont les Loudois et les Loudoises.

Sommaire

Géographie

Situation

La commune de Loudes est située dans la partie médiane du Département de la Haute-Loire, au nord-est d'une zone de plateaux volcaniques érigés entre le fleuve de la Loire et la rivière de l'Allier qui constitue la chaîne du Deves.

En plus du bourg, la commune comprend les villages de Vaures, Pouzols, Collange, Coubladour, Lestrade, Lanthenas, Civeyrac, Vendos et Pralhac. On peut ajouter à cette liste les lieux-dits de Rochely, La Vio de Nay, Mestrenac, Le Mazet, Le Charrouilh, Les Moutonnades, Le Buisson, Le Moulin de Borie, Masson et La Barraque de Dellis.

Géologie

Loudes se trouve sur un vaste plateau basaltique parsemé de cônes de scories (Les Gardes), de formations granitiques et de quelques formations calcaires. Dans la plupart des cratères d'anciens volcans non exploités, se sont installées des tourbières (Ex : Le Mont-Bar).

Communes les plus proches de Loudes

Chaspuzac à 2,8 km, Borne à 2,9 km, Saint-Vidal à 3,6 km, Sanssac-l'Église à 4,5 km, Saint-Jean-de-Nay à 4,6 km, Lissac à 5,1 km, Vergezac à 6,7 km, Vazeilles-Limandre à 7,2 km, Saint-Paulien à 7,2 km... Loudes se situe à 14 km du Puy-en-Velay et à 100 km de Clermont-Ferrand.

Origine des noms des lieux

  1. Loudes vient du celte l'Houd qui signifie « Demeure de la forêt » ou du latin luda qui signifie « Boue ». La première hypothèse semble plus plausible car de nombreuses forêts subsistent aux alentours du bourg. En revanche, on ne rencontre pas de marécage dans les environs du fait de la haute altitude du lieu.
  2. Vaures de Voberos (« Cours d'eau souterrain »), Pouzols de Pouz'ols (« Entrée de la forêt ») ou de Podium (Déformation du latin employé couramment en toponymie pour désigner une éminence ou un "tertre), Collange de Coll'ange (« Habitation sur la colline ») ou de Colonia (Terre exploitée par des colons), Coubladour vient du celte Coubladuros qui signifie « Forteresse (Duros) des mulets » (Coubles), Lanthenas vient du grec Lanthano qui signifie « Caché », Civeyrac (Ac du suffixe gallo-romain -acum) veut dire en grec « Domaine de Civerius », Le Charrouilh « Enceinte », Mestrenac « Propriété du Maître »[1],[2].

Histoire

Armoiries de Pierre et Pons de Loudes
Armoiries de la famille de Gorse
Armoiries de la famille des Serpens
Armoiries de la famille de Polignac

Antiquité

Entre le Ier siècle et le IIIe siècle : Civère fait construire un domaine agricole sur le site actuel du village de Civeyrac.

Moyen Âge

  • 1000 (environ) : Création de la baronnie de Lode, construction d'un château fort.
  • 1087 : Le baron Pierre de Lode est témoin d'une donation faite en l'église de Saint-Maurice-de-Roche par Durand, seigneur de Roche-en-Régnier et Ausilie, son épouse[3].
  • 1180 (environ) : Le baron Hugues de Lode, son épouse Girine, et ses trois fils Hugues II, Falcon et Pons font donations de trois jardins situées à Combes, près d'Espaly-Saint-Marcel en faveur de la collégiale de Saint-Agrève du Puy-en-Velay[3].
  • 1182 à 1186 : Estève de Lode, frère du baron Hugues de Lode, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem est mentionné dans plusieurs donations faites à la Commanderie des Templiers de Saint-Jean-du-Puy[3].
  • 1190 : Guillaume, second frère du baron Hugues de Lode est mentionné lors entre les Templiers du Puy-en-Velay et la Commanderie de Chantoin[3].
  • 1203 : Pierre de Lode, fils d'Estève de Lode, est élevé à la dignité ecclésiastique de chanoine du Puy-en-Velay[3].
  • 1212 : Pierre de Lode, est témoin d'une investiture accordée par Brocard de Rochebaron, abbé de Saint-Pierre-Latour au Puy-en-Velay à l'hôpital Notre-Dame.
  • 22 septembre 1229 : Le chevalier Hugues III de Lode, fils du baron Hugues II est témoin lors d'un traité signé entre Étienne de Chalençon, évêque du Puy-en-Velay et Pons V, vicomte de Polignac[3].
  • 1250 (environ) : Le seigneur de Ceyssac qui possède des terres près de Loudes, fonde un château au Charrouilh.
  • 1255 : Pons de Lode, fils cadet du baron Hugues III devient chanoine laïque au Puy-en-Velay.
  • 1280 (environ) : Le seigneur de Ceyssac installe Hugon de Chattes comme coseigneur du Charrouilh[3].
  • 1310 (environ) : Le seigneur Jourdan de Ceyssac installe sa résidence principale au Charrouilh[3].
  • 1313 : Bertrand de Lode est signalé comme noble et baron[3].
  • 1340 : Jousserand de Lode, fils cadet de Bertrand, passe une reconnaissance en faveur de la paroisse de Saint-Julien-d'Ance.
  • 1343 : François de Lode, fils aîné de Bertrand, chevalier et baron, reconnaît à l'évêque son moulin de Muze et ce qu'il a à Borne jusqu'à la rivière Muze.
  • 1348 : Mort de Durand de Ceyssac, seigneur du Charrouilh. Le château passe à sa fille Béatrix épouse de Louis de Vissac[3].
  • 1355 : Le baron Hugon de Lode épouse Alix Mitte de Mons[3].
  • 1362  : Le baron Hugon de Lode, coseigneur de Borne, rend hommage à l'évêque du Puy, comte du Velay, pour son château et ses mandements de Loudes et ses fiefs situés à Civeyrac, Borne et Coubladour[3].
  • 1389 : Hélix de Gavaret de Saint-Didier-d'Allier, veuve de Hugon de Lode, rend hommage à l'évêque du Puy-en-Velay pour le château et les fiefs, en tant que tutrice légale de ses enfants orphelins[3].
  • 1430 (environ) : Mort de Blanche de Loudes, fille de Guillaume. Elle lègue la baronnie à son fils, Artaud de Gorse de Vaux-en-Velay.
  • 1446 : Pierre de Gorse, fils d'Artaud et d'Élisabeth de Chateauneuf est mentionné dans le testament de Dragonnet de la Tour, baron de Saint-Vidal

Époque moderne

  • 1550 : Françoise de Gorse, sœur et héritière du baron Claude de Gorse épouse Gilbert des Serpens.
  • 1590 : Mort de François de Loudes, homme d'armes de Christophe de Chalençon, dernier représentant de la branche cadette de la famille de Lode, issue de Jousserand de Lode.
  • 1651 : Mort de Claude II des Serpens. C'est sa petite-fille Antoinette de Polignac qui hérite de la baronnie.
  • 7 avril 1668 : Antoinette de Polignac est entrée au couvent des Carmélites à Paris. Elle lègue ses biens au roi Louis XIV qui ayant accepté l'héritage, le rétrocède au vicomte Armand XIX de Polignac, père de la testatrice. Par la suite, la Baronnie devient une Baronnie diocésaine.
  • 1702 : L'un des deux notaires de Loudes, Me Dorlhac crée une école laïque pour garçons à Loudes. La plupart des élèves viennent des villages voisins. Les élèves viennent deux mois par an, de janvier à mars[5].
  • 16 juillet 1743 : Une ordonnance du roi Louis XV demande que "La communauté de Loudes et le Charrouil sera tenue de fournir un milicien pour mettre au complet le bataillon de Privas dans la nouvelle levée de 2 520 hommes...". Le 20 juillet, Louis de Laval, subdélégué de l'intendance du Languedoc se rend à Loudes pour faire tirer au sort le nom du milicien réquisitionné.

Époque contemporaine

  • 1790 : Suite à la révolution, Claude Rousset dit Bernard de Pralhac ameute les habitants du village de Civeyrac pour s'emparer d'un bois de noyers. Bernard propose aussi de ne plus payer de dîme, de censive et de taille. Les officiers municipaux font rentrer les manifestants dans les rangs[5].
  • 1793 : Laurent Trucher, est nommé commandant de la garde nationale du canton de Loudes. Les 40 Loudois qu'il recrute ne sont que peu républicains. De même que le conseil municipal et une grande majorité de la population. Trucher rapporte à ses supérieurs cette tiédeur[5].
  • 1799/An VII : Un rapport fait état d'un rassemblement de réquisitionnaires déserteurs et conscrits dans les bois de Vergezac, tous armés de fusils à deux coups au nombre de 24 à 30. Ils s'opposent même à la translation d'un curé réfractaire conduit par la brigade de gendarmerie de Sanssac-l'Église. Les autorités de Paris envoient une garnison logée par l'habitant pour rétablir l'ordre[5].
  • 1799/An VII : Le registre des patentes de l'administration municipale du canton de Loudes mentionne pour la commune de Loudes la présence de 7 meuniers, 7 cabaretiers, 3 maçons, 3 tailleurs d'habits, 2 charpentiers, 2 tisserands, 2 maréchal-ferrants, 2 aubergistes, 1 notaire, 1 arpenteur et 1 officine de santé[6].
  • 1851 : Le recensement dénombre 1399 habitants donc 1251 cultivateurs, 63 domestiques, 17 maçons, 9 tailleurs d'habits, 5 rentiers, 5 pensionnaires d'état, 1 instituteur et 1 mendiant.
  • 1856 (environ) : Une épidémie de petite vérole décime la population loudoise.
  • 23 décembre 1943 : Une réunion secrète de la résistance a lieu au château du Charrouilh. C'est en ce lieu qu'Henry Ingrand est nommé président du "Comité régional de libération Auvergne"[9].
  • Février 1944 : Les résistants auvergnats subtilisent 30 000 litres d'essence à la station de l'avenue des Belges au Puy-en-Velay. 2 400 litres des 30 000 sont dissimulés au garage Bernard à Loudes[9].
  • 8 juillet 2007 : Le Crédit agricole Loire-Haute-Loire (en partenariat avec la municipalité et le comité des fêtes de Loudes) a organisé sa troisième édition "Le terroir sur un plateau" à Loudes. Cette manifestation réunit des producteurs fermiers et des artisans d'art régionaux.

Administration

Liste des barons successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Vers 1000 Vers 1070 Inconnus
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Vers 1070 Vers 1090 Pierre de Lode
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Vers 1090 Vers 1170 Inconnus
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Vers 1170 Vers 1190 Hugues de Lode
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Vers 1190 Vers 1230 Hugues II de Lode
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Vers 1230 Vers 1270 Hugues III de Lode
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Vers 1270 Vers 1300 Inconnus
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Vers 1300 Vers 1330 Bertrand de Lode
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Vers 1330 Vers 1360 François de Lode
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Vers 1360 Vers 1390 Hugon de Lode
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Vers 1390 Vers 1410 Guillaume de Lode
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Vers 1410 Vers 1430 Blanche de Lode
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Vers 1430 Vers 1445 Artaud de Gorse
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Vers 1445 Vers 1465 Pierre de Gorse
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Vers 1465 Vers 1500 Artaud II de Gorse
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Vers 1500 Vers 1520 Robertin de Gorse
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Vers 1520 Vers 1543 Claude de Gorse
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Vers 1543 Vers 1590 Françoise de Gorse
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Vers 1590 1607 Philibert des Serpens
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1607 1651 Claude II des Serpens
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1651 1668 Antoinette de Polignac
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1668 1692 Armand XIX de Polignac
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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Jean-Claude Ferrand
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1796 1800 Martin Vidal
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1800 1808 Jean-Gaspard Hugon
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Notaire
1808 1815 Étienne Rapatel
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1815 1830 Antoine Hugon
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1830 1840 Barthélemy Garde
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1840 1840 [10] Jean-Baptiste Pons de Rochely
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Aubergiste
1840 1843 Jean-André Robert dit Daudet
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1843 1848 Baptiste Belland
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1848 1870 Auguste Blanc Furnon
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1870 1874 Jean-Florentin Tholance
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1874 1878 Jacques Rouchon
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1878 1881 Jean-Florentin Tholance
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1881 1883 Louis Garnier
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1883 1888 Auguste Blanc
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1884 1888 Louis Garnier
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1888 1892 François Rouchon
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1892 1904 Louis Garnier
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1904 1919 Auguste Bertrand
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1919 1928 André Pays
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1928 1935 Clovis Fournier
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1935 1938 Étienne Dufour
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1938 1944 Jean Portal
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1944 1945 Joseph Varenne
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1945 1947 Adrien Pays
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1947 1953 Fernand Guitard
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Notaire
1953 1965 Louis Astier
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Chef cantonnier
1965 1974 Marcel Fillère
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Agriculteur
1974 Mars 1989 Denis Robert
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Médecin
Mars 1989 Décembre 1989 Jean-Claude Eyraud
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Cadre bancaire
Décembre 1989 Mars 2001 Nicole Allary
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Controleur du trésor
Mars 2001 Août 2006 [11] René Cheucle
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Assureur
Octobre 2006 Jean-Claude Eyraud
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Retraité

Démographie

Évolution démographique
1799 1851 1866 1886 1939 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
1168 1399 1590 1651 1186 762 823 750 731 772 804 868 868
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Château de Loudes : construit vers 1000. C'est la demeure des barons de Loudes. Vers 1220 A. Jocobin écrit que le château était en éminentes ruines. L'habitat des barons se recentre autour de la grosse tour. Les restes de la muraille sont détruits à la demande du conseil municipal de Loudes le 25 septembre 1807. Il ne reste aujourd'hui que deux grosses tours et trois petites tours[12].


  • Château de Mestrénac : construit selon la tradition par les Templiers vers 1250. Sous l'ancien régime il appartenait à la famille Rouchon. Ceux-ci étaient une famille de rebouteux. Ils avaient acheté le manoir grâce à la générosité d'un seigneur guéri par eux. Au XVIIIe siècle le château est converti en ferme et pourvu de granges. La porte d'entrée est surmontée d'un cartouche portant un blason qui figure un calice entouré d'une couronne d'épines[12].
Ancien château de Mestrénac


  • Château du Charrouilh : construit vers 1250 par la famille de Ceyssac. En 1348, à la mort de Durand de Ceyssac, c'est sa fille Béatrix qui en hérite. Elle était l'épouse de Louis de Vissac. Leur descendante directe, Jeanne, se marie ensuite à Perceval Raybe, seigneur de Saint-Marcellin-en-Forez, à qui elle rapporte en dote le château du Charrouilh. Il appartient ensuite à Antoine Raybe, puis Hugues Raybe dit Galles en enfin en 1568 à Antoine II Raybe. Le château est ensuite vendu à Claude Ranquet, un bourgeois du Puy, qui le vend à son tour à Hugues de Fillère écuyer, seigneur de La Bornette, conseiller du roi, et sagemage de la sénéchaussée du Puy-en-Velay. Pendant les guerres de religion, le château est occupé par la garnison royaliste du baron de Chastes. En 1748, le château médiéval est détruit par le feu et est restauré pour 300 livres. Vers 1800, la famille Fillère cède le château au comte Amable de Rochenegly. À la mort de celui-ci, le château est vendu à Bernard Burtin pour 75 000. Il est ensuite vendu à Pierre Achard, puis à Claude Blanc-Furnon, puis à Madame Aulagnier. Il appartient à l'heure actuelle à la famille Turin-Toulemonde[3],[12].
Château du Charrouilh


  • Maison forte de Coubladour : construit vers 1300 par une famille de noble. La châtellenie de Coubladour reste dans la mouvance de l'évêque du Puy-en-Velay. Elle devient sous l'ancien régime, une auberge pour les muletiers. Elle avait pour nom l'auberge du Casque. Ensuite, la maison forte se transforme au XIXe siècle en exploitation agricole. La tour est percée à sa base d'une meurtrière commandant l'ensemble de la courtine nord[12].
Maison forte de Coubladour


  • Maison de la Béate de Civeyrac : construite en 1755, l'assemblée de Civeyrac, servit du XVIIIe siècle au XIXe siècle d'école pour filles. Une religieuse, la béate y enseignait le catéchisme, les prières, la lecture, l'écriture et la dentelle. À la fin des années 1990, madame le maire de Loudes, Nicole Allary, la fait aménager en petit musée.
Linteau de la maison
Maison de la béate de Civeyrac


  • Fours : À la fin du XVIIe siècle et au début XVIIIe siècle chaque village de Loudes a construit son propre four. Le plus ancien est celui de Vendos. Il a été construit en 1772. Ils ont tous été restaurés dans les années 1970-1990.


  • Lavoirs : Plusieurs lavoirs du début du XVIIIe siècle ont été restaurés dans les années 1990 par madame le maire Nicole Allary. Les plus beaux sont ceux du bourg et du village de Pouzols (l'un des rares lavoirs circulaires de la région).


  • L'église de Loudes : Le début de la construction date de 1865. Elle est construite avec des pierres du pays. La tour est ornée d'une horloge qui sonne les heures jour et nuit. L'intérieur a été rénové en 1982. Le patron de la paroisse est Saint Roch (1290-1320). Il est fêté le 16 août et le dimanche qui suit est organisée la Vogue traditionnelle[13].
Église de Loudes


  • Chapelle de Notre-Dame de Lorette : À l'époque des foires, les marchands de bestiaux y jetaient des pièces de monnaies pour que leurs ventes soient bonnes. Le carrefour ayant été élargi, la chapelle originelle fut rasée et remplacée par une très contemporaine construction à toit pentu[14].
Chapelle de Notre-Dame de Lorette


  • Le monument aux morts : Un vaste enclos en ferronnerie accueille quatre obus et un canon de tranchée. Une stèle porte la dédicace "La commune de Loudes à ses enfants morts pour la France : 1914-1918". Le bas-relief en bronze est signé du sculpteur ponot Marcelin Sabatier. Il représente la mobilisation d'un paysan. Le monument a été inauguré le 17 septembre 1922 en présence du maire Adrien Pays, de monsieur Laurent Eynac, sous-secrétaire d'État à l'aéronautique et des sénateurs Enjolras et Foulhy[15].
Monument aux morts de Loudes


  • L'aérodrome Le Puy-Loudes : C'est en 1935 que le préfet Louis Comtet signe un arrêté déclarant d'intérêt public sa construction. Il chevauche la commune de Loudes et celle de Chaspuzac. Il n'y a qu'une seule ligne aérienne, à raison de deux vols quotidiens, exploitée par Hex'Air, permettant de relier Paris en une heure dix grâce à un turbopropulseurs de vingt places[12].
Aérodrome Le Puy-Loudes


  • La fontaine de la Cheneau : La fontaine a été restaurée dans les années 1990 par madame le maire Nicole Allary. L'ancienne source a été mise en évidence avec l'apport d'orgues basaltiques et de plantes. Beaucoup de Loudois viennent y remplir leurs bouteilles pour la consommation quotidienne.
Fontaine de la Cheneau


  • Fontaine de Loudes et fontaine de Vaures : Il existe deux autres fontaines dans la commune de Loudes. Une près de l'église, l'autre au village de Vaures.


  • Croix : Il y a de nombreuses croix sur la commune de Loudes. La croix la plus ancienne date de 1613. Elle est à l'entrée de Loudes. Une croix en pierre entre Vaures et le Mazet date de 1844. Une croix en fer à l'entrée de Vaures date de 1875. Elles ont été construites en souvenir de la mission. Une deuxième croix en fer forgé se trouve en face de l'église.


  • L'avion de Loudes : Ce Fouga Magister est un don de monsieur le ministre de la Défense (1993-1995) François Léotard à la commune de Loudes. Bien que ne portant pas de code, c'est le numéro de série 237.
Avion de Loudes

Comparatifs

Début XXe siècle et début XXIe siècle :

  • Pont et lavoir du hameau de Rochely


  • La Grosse tour et sa dépendance


  • La Grosse tour et l'église

Personnalités liées à la commune

  • Ulysse Rouchon (16 juin 1878 à Loudes - 5 janvier 1960 au Puy-en-Velay) : fils de François Rouchon, instituteur de Loudes et de Marie-Joséphine Bérard. Clerc de notaire, publiciste puis journaliste à la Tribune de Saint-Étienne. Il devient membre de la Société Académique de la Haute-Loire le 5 avril 1900. Il en devient secrétaire le 5 mars 1903 puis secrétaire perpétuel le 12 mai 1932. Le 21 mars 1909, il est nommé délégué cantonal de Loudes. Le 21 juin 1905, il devient conservateur puis directeur des musées du Puy-en-Velay, conservateur des Antiquités et objets d'art de la Haute-Loire. Il sera ensuite chevalier du Mérite agricole et chevalier du Mérite Touristique. Il est nommé le 26 décembre 1923 directeur du musée Gallo-Romain de Saint-Paulien et en 1935 conservateur de la bibliothèque municipale du Puy-en-Velay. Le 5 août 1938, il est fait officier de l'ordre National de la Légion d'honneur. Le 12 avril 1943, il devient Correspondant de la Commission des Monuments Historiques. Le 21 septembre 1943, il est Délégué régional du musée national des Arts et Traditions populaires. Il était l'ami du romancier Jules Romains. L'école municipale a été renommée « groupe scolaire Ulysse-Rouchon » sur proposition de monsieur Gontran Eyraud. Bibliographie : Le Docteur Camille Morel (1829-1902) (1903), Les exploits de Mandrin, dans la Haute-Loire (Velay et Basse-Auvergne) (1905), La bibliothèque Philippe Jourde au Puy (1907), Les ancêtres auvergnats de Maurice Barrès (1909), La Musique et la librairie au Puy à la fin du XVIe siècle (1909), Le Théâtre au Puy à la fin du XVIIIe siècle (1909), Le Puy-en-Velais (1909), Jean de Jaurens, évêque du Puy (1356-1361) (1910), Les trésors de Lapte et de la Chapelle-Laurent (1910), Recherches sur les inondations de la Loire supérieure et de ses affluents (1910), Documents linguistiques de la Haute-Loire (1913), Mistral et le Velay (1914), Charles Maurin (1856-1914) (1922), Léon Giron, 1839-1914 (1922), Un ami de La Fayette, le chevalier de La Colombe (1924), Un fondateur du journal des débats: Jean-Baptiste Grenier (1925), La Mission du cardinal Melchior de Polignac à Rome (1724-1732) (1927), Les musées du Puy-en-Velay: Musée Crozatier et Musée d'art religieux (1931), L'Appel des ombres (1931), La Bête du Gévaudan (1931), La Vie paysanne dans la Haute Savoie (1933), La Vie bruyante de Jules Vallès (1935), Recherches sur les argentiers, orfèvres, lapidaires, émailleurs et graveurs (1943), Contes et légendes de la Haute-Loire: Velay, Brivadois, Pays de Saugues (1947), Le Velay gallo-romain et sa capitale Rvessio (Saint-Paulien) (1947), La Chaise-Dieu (1952), La Vie paysanne dans la Haute-Loire (1977), Les vicomtesses de Polignac sous l'Ancien Régime (1992)[16],[17],[18]...

Sources

  • 1927 : Le Nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy du vicomte Gaston de Jourdan de Vaux.
  • Depuis 1944 : L'Éveil de la Haute-Loire, divers articles de ce journal.
  • 1986 : Loudes, histoire et histoires de Sylvie Sargue, Imprimerie Jeanne-d'Arc.
  • 1989 : Loudes...au Pays du Feu de Chantal Jouve, Éditions de la Borne.
  • 1995 à 1997 : Autour du lavoir (no 1 à 3) Revue du Patrimoine du Pays de Loudes.
  • 2002 : Sous le français le gaulois de Pierre Gastal, Le Sureau.
  • 2003 : Les noms d'origine gauloise, Jacques Lacroix, Errance.
  • 2008 : Mémoire de la Grande Guerre, Les monuments aux morts et les victimes de 14-18 en Haute-Loire de Georges Michel, Éditions de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire.

Références

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Chantal Jouve, pages 132 et 133 pour Loudes (L'houd), Vaures, Pouzols (Pouz'ols), Collange (Coll'ange), Lanthenas, Civeyrac et Le Charrouil. Chantal Jouve, page 110 pour Coubladour.
  2. "Gastal ou Lacroix" pour Loudes (Iuda), Vaures, Pouzols (Podium), Collange (Colonia) et Civeyrac.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Sylvie Sargue, Chapitre II : Tour et château, pages 11 à 14.
  4. Sylvie Sargue, Chapitre VIII : Anecdotes historiques, pages 31 à 34.
  5. a, b, c et d Autour du lavoir n° 3, article Une classe sur mesure à Loudes par Georges Breure.
  6. L'Eveil, article Loudes, Un peu d'histoire : An 7 de la République... La patente déjà !
  7. Sylvie Sargue, Chapitre X : Les habitants et leurs noms, pages 40 à 43.
  8. a et b Sylvie Sargue, Chapitre XI : Le déclin de Loudes, pages 44 à 46.
  9. a et b La Tribune, article Il y a trente ans, dans Loudes coupée du monde la Résistance constituait le comité régional de libération Auvergne, 1974.
  10. Demissionna.
  11. Le Président de la République, [...], Vu l'article L. 2121-6 du code général des collectivités territoriales ; Considérant que les dissensions qui existent au sein du conseil municipal de Loudes (Haute-Loire) entravent l'administration de cette commune ; le conseil des ministres entendu, décrète : Article 1 - Le conseil municipal de Loudes (Haute-Loire) est dissous. [...] Fait à Paris, le 25 août 2006. Jacques Chirac [...].
  12. a, b, c, d et e L'Eveil, article Loudes historique.
  13. Sylvie Sargue, Chapitre III : Eglise et croix, pages 15 à 17.
  14. Chantal Jouve, pages 74 et 75.
  15. Georges Michel, pages 82 et 83.
  16. Autour du lavoir n° 2, article Ulysse Rouchon 1878-1960 par Patrick Rossi.
  17. L'Eveil, article Ulysse Rouchon s'est éteint, 1960.
  18. Google Book pour la Bibliographie

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Loudes de Wikipédia en français (auteurs)

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