Loto-Quebec


Loto-Quebec

Loto-Québec

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Logo de Loto-Québec
Création 1969
Forme juridique Société d'État
Siège social 500, rue Sherbrooke Ouest
Flag of Montreal.svg Montréal
Québec Québec
Direction Alain Cousineau (Président)
Actionnaires Gouvernement du Québec
Activité(s) Loterie
Produit(s) Jeux d'argent
Jeux de hasard
Société mère Loto-Québec
Filiale(s) S.O.S. Jeux
Fondation Mise sur toi
Site Web www.lotoquebec.com
Principaux concurrents
Monopole

Loto-Québec est une société d'État[1] québécoise. Elle a pour mission d'exploiter dans l'ordre et la mesure des jeux de hasard et d'argent au Québec. Elle a été créée en 1969 afin d'implanter une loterie publique. Depuis, son actionnaire, le gouvernement québécois, lui a confié de nouveaux mandats qui l'ont amenée, au fil des ans, à diversifier ses activités.

Sommaire

Description

Loto-Québec offre différents types de jeux de hasard et d'argent.

Par un réseau de plus de 9 800 détaillants, elle offre plusieurs types de produits de loterie :

  • des instantanés (surnommés gratteux)
  • des traditionnelles (ex. : La Mini)
  • à accès direct (ou par terminal) comme la Lotto 6/49, le Lotto MAX ou le Québec 49)
  • et du pari sportif

Loto-Québec se divise en plusieurs filiales pour gérer ses activités :

  • La Société des loteries vidéo du Québec, qui gère un réseau de plus de 13 000 appareils de loterie vidéo (surnommés vidéo poker) qui se retrouvent dans des bars, des brasseries et maintenant dans des complexes de loteries vidéo nommés Ludoplex.
  • La Société des bingos du Québec, qui exploite un réseau de bingo où tous les bénéfices sont distribués aux organismes sans but lucratif titulaires d'une licence de bingo.
  • Ingenio, qui développe des jeux de hasard basés sur les technologies multimédias et l'Internet
  • Casino Mundial, qui offre sur le marché international des produits et des services développés dans les domaines de sa compétence.

Loto-Québec emploie plus de 7 000 personnes (au 31 mars 2006), dont près de 6 000 dans les trois casinos qu'elle gère.

La Société a un programme d'acquisition d'œuvres d'art contemporain regroupées dans La Collection Loto-Québec. La Collection réunit plus de 3 500 œuvres de quelque 900 artistes québécois.

La gestion des jeux de bingo sur les réserves amérindiennes relève du Gouvernement du Canada.

Historique

En 1969, par l'approbation de la Loi sur la Société des loteries du Québec, le Gouvernement du Québec crée une société d'État destinée à légaliser et à exploiter le jeu de hasard au Québec. Le premier tirage organisé par la nouvelle société d'État a lieu le 14 mars 1970, le gros lot de l'Inter Loto est alors de 125 000 CAD. Le coût de la mise est de 2 CAD.

À cette époque, aucune loi ne spécifie quel palier de gouvernement est responsable de l'exploitation des jeux de hasard et d'argent. Pour cette raison, le gouvernement du Canada crée, en 1972, une loterie afin de financer les Jeux Olympiques d'été de 1976. Cette organisation prendra le nom de Loto-Canada en 1976. Cependant, suite à de fortes pressions de la part des provinces, elle est dissoute en 1979 et la gestion et l'exploitation des jeux de hasard devient une compétence provinciale. Les provinces doivent cependant transférer une part de leurs profits au gouvernement fédéral. En 2006, cette part a atteint 14,1 millions CAD.

C'est en 1976 que Loto-Québec effectue le premier tirage d'un gros lot de 1 million CAD de son histoire, sous le nom de Super Loto.

Le 12 juin 1982, Lotto 6/49 devient le premier tirage à se faire à travers le Canada. Le gros lot est alors de 500 000 CAD.

De modeste, cette société est devenue au fil des ans l'une des plus importantes de ce secteur au Canada.

Le 25 mai 2004, des intervenants et personnalités publics se regroupent pour créer la coalition EmJEU (Éthique pour une modération du jeu). Sans être prohibitionnistes ou anti-jeu, les membres de la coalition revendiquent une gestion sécuritaire et éthique de Loto-Québec et de l'ensemble de l'industrie du jeu de hasard. Ils sont en partie responsable d'un débat sur la place du jeu de hasard dans la société québécoise et sur toutes questions qui lui sont reliées. Schématiquement, les membres d'EmJEU, revendiquent les mêmes genre de règlements et de législations en matière de jeu que ceux qui encadrent l'industrie du tabac.

Le 22 juin 2005, en partenariat avec le Cirque du Soleil, elle propose de relocaliser le Casino de Montréal près du Vieux-Port de Montréal dans le but de l'intégrer dans un complexe de divertissement de calibre international comprenant entre autres, un hôtel et une salle de spectacles.[3],[4] Ce projet a créé une polémique sur la place du jeu de hasard au Québec. Le 10 mars 2006, suite à l'opposition des citoyens du quartier ou devait s'implanter le casino (Pointe St-Charles), de la coalition EmJEU (Éthique pour une modération du jeu), de l'Avis défavorable de la Direction de La Santé Publique de Montréal et du Rapporttiède de Guy Coulombe qui avait été nommé par le gouvernement pour évaluer le projet, le Cirque du Soleil se retira de ce projet controversé. Loto-Québec décida d'abandonner le projet de relocalisation du casino[5].

Le 30 mars 2006, par le biais de sa filiale Casino Mundial, elle devient officiellement partenaire du groupe français Moliflor Loisirs. Elle détient 35 % de l'actionnariat. Les deux autres partenaires sont Bridgepoint Capital (55 %) et l'équipe de direction du groupe Moliflor Loisirs (10 %). Cette société est le troisième plus important exploitant de casinos en France avec 21 établissements[6].

Le 2 novembre 2006, le Conseil des ministres (Gouvernement du Québec) autorisait Loto-Québec à implanter quatre salons de jeux au Québec : Montréal, Québec, Trois-Rivières et Mont-Tremblant[7]. Avec cette autorisation, Loto-Québec franchissait une nouvelle étape dans la réalisation d'un plan de développement annoncé en 2004. Ce plan prévoit, notamment, la réduction du nombre d'appareils de loterie vidéo pour en réduire l'accessibilité.

Le 15 septembre 2008 a débuté à la Cour Supérieure du Québec (Ville de Québec) un des plus importants procès en recours collectif au Canada. Initié par Jean Brochu , un ex-joueur compulsif, reproche à Loto-Québec d'avoir propagé l'usage des appareils de loterie vidéo (ALV) sans avoir informé les utilisateurs du danger de développer une dépendance à l'égard de ce jeu d'argent et de hasard. Si le tribunal lui donne raison, Loto-Québec pourrait être condamnée à verser plus de 700 millions CAD à des joueurs pathologiques. Au Québec, ils seraient au minimum 120 000 personnes à être concernés par ce recours collectif. La Québec compte 12 000 appareils de loterie vidéo qui génère des retombées de 700 millions CAD. La santé publique du Québec (Serge Chevalier, sociologue) évalue que la majorité des revenus provenant des appareils électroniques de jeux origine de joueurs problématiques.[8].

En mars 2009, Loto-Québec a annoncé un programme de rénovation du Casino de Montréal au coût de 100 millions CAD[9].

Le 24 juin 2009, le Casino de Mont-Tremblant est inauguré.

Notes et références

  1. Ministère des Finances du Québec
  2. Personnel de rédaction, « Un casino flambant neuf », dans Radio-Canada, 24 juin 2009 [texte intégral (page consultée le 25 juin 2009)] 
  3. (fr) Communiqué de presse : Loto-Québec et le Cirque du Soleil proposent d'implanter à Montréal un complexe de divertissement de calibre international
  4. (fr) Loto-Québec : Plan de développement 2004-2007, page 30
  5. (fr) Communiqué de presse : Loto-Québec renonce à son projet...
  6. [1], Rapport annuel 2006 Loto-Québec
  7. [2], Communiqué de presse de Loto-Québec
  8. Recours collectif contre Loto-Québec
  9. Kathleen Lévesque, « Loto-Québec rénovera le Casino de Montréal au coût de 100 millions », dans Le Devoir, 17 mars 2009 [texte intégral (page consultée le 17 mars 2009)] 
  • Rapport annuel de Loto-Québec

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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