Logonna-daoulas


Logonna-daoulas

Logonna-Daoulas

Logonna-Daoulas

Logonna-Daoulaz.JPG

Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Daoulas
Code Insee abr. 29137
Code postal 29460
Maire
Mandat en cours
Françoise Péron
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Démographie
Population 1 969 hab. (2006[1])
Densité 162 hab./km²
Aire urbaine 44 395 hab.
Gentilé Logonnais, Logonnaise
Géographie
Coordonnées 48° 19′ Nord
       4° 18′ Ouest
/ 48.31, -4.3
Altitudes mini. 0 m — maxi. 63 m
Superficie 12,14 km²

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Logonna-Daoulas est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.

Nom breton : Logonna-Daoulaz

Sommaire

Étymologie

Origine du nom: de Loc-Onna, lieu consacré à saint Omma assimilé à tort à saint Monna, abbé de Tech Munna (Irlande), désormais patron de l'église.

Descriptif

Commune littorale au fond de la rade de Brest, Logonna forme une presqu’île entre les estuaires de la Mignonne et du Camfrout. Elle se situe entre Brest et Quimper.

Dans son ouvrage La Bretagne contemporaine, Finistère de 1869, Pol de Courcy en fait la description suivante: "Rien de plus varié, de plus fertile, de plus riant que la route qui, longeant la rivière, conduit de Daoulas au bourg de Logonna, situé à l’extrémité de la presqu’île. On chemine constamment au milieu de bosquets et de vergers plantés de toutes sortes d’arbres fruitiers de la végétation la plus vigoureuse au travers desquels on aperçoit, de temps à autre, les nombreuses baies qui découpent ce coin de terre et le font ressembler à un jardin."

La commune dispose de deux ports, Pors Beac’h et Moulin Mer et de nombreuses criques et grèves, le Bendy, l’Ile Grise, le Château, Porsisquin, l’anse du Bourg, l’anse du Roz, le Yelen. Tous ces lieux sont reliés par un sentier côtier. En de nombreux points du rivage, la falaise présente des failles et plissements qui permettent d’apprécier la richesse géologique du secteur. Egalement caractéristiques de la commune, les cordons littoraux, communément appelés "sillons", se présentent sous différentes formes: flèches à pointe libre à l’anse du Roz et à l’anse de Saint-Jean), double tombolo au Bendy, flèches en chicane à l’anse du Bourg et au Mengleuz en association avec la flèche de Rosmellec sur la commune de Daoulas, l’ensemble de ce site étant fortement dégradé sous l’effet de l’anthropisation[2].

Le paysage rural, malgré le remembrement des années 1950 et l’actuelle pression immobilière, a conservé son caractère de pays de bocage, avec chemins creux communément appelés « garennes », talus et haies où prédominent le chêne, le frêne et le saule.

Par arrêté ministériel du 26 octobre 2004, dans le cadre du réseau écologique européen Natura 2000, Logonna fait partie du SIC (Site d’importance communautaire) FR5300046[3] Rade de Brest, estuaire de l’Aulne, qui intersecte la zone de protection spéciale FR5310071 Rade de Brest : baie de Daoulas, anse de Poulmic.


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Toponymie

Liste des villages et lieux-dits :

Ar Scoët, Beg Avel, Camen, Cléguériou, Cléménéc'hy, Cosquérou, Coz Maner, Garrec-Ven, Goasven, Gorre Ar C'hoat, Gorréquer, Gouelet-Ker, Guelet Ar C'hoat, Guernabic, Guernévez, Hellen, Kerjean, Kerliver, Kernisi, Kervaden, Kervella, Kersinic, Larvor, Le Brétin, Le Château, Le Cosquer, Le Mengleuz, Le Quinquis, Le Rohou, Le Roz, Le Stang, Le Yelen, Moulin-Mer, Penfoul, Pennarun, Pennaras, Pennavern, Pors-Beac'h, Porsisquin, Prat An Dour, Quénécadec, Renéver, Roscurunet, Rosmorduc, Roudourou, Rubuzaouen, Ruliver, Rumenguy, Rungléo, Sainte Marguerite (Keroual), Torrac'hleuz, Traon Ar Méné, Vivavel.

Histoire

Logonna-Daoulas, ancien prieuré-cure de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas, faisait partie de la paroisse d'Irvillac au XIIIe siècle. La légende dit que saint Monna, venant d'Irlande au Ve siècle, aborde dans la commune avec son embarcation de pierre, qui serait visible au village de Porsisquin. Il entreprend de bâtir en un lieu élevé une église d'où il pourrait apercevoir celle de sa sœur, sainte Nonne, à Dirinon. Il se décide pour Clemenehy, mais le lieu se révèle ensorcelé: le diable détruit au cours de la nuit le travail effectué la veille. Saint Monna décide alors de l'édifier à son emplacement actuel, puis se rend compte avec désolation qu'il ne peut voir de cet endroit l'église de Nonne, laquelle le console par ces mots:"Graet da di, eus toull va dor me velo da hini" (Fais ta maison, de l'entrée de ma porte je verrai la tienne). Clemenehy, déformation de "Kreac'h Menech'i"(la colline de la maison des moines), pourrait avoir connu un important passé religieux.

La châtellenie d'ancienneté de Logonna, démembrement de celle de Daoulas, fut détachée vers 1208 par la suite d'un partage, ainsi qu'Irvillac, apanage de Constance de Léon, femme de Pierre de Malestroit, et attribuée à Guyomarch de Léon, 4e fils de Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, père de Hervé de Léon dont le fils Salomon (cité en 1265) fut vraisemblablement l'auteur des seigneurs de Rosmorduc, en Logonna et le second fils Hervé (cité en 1279) l'auteur des seigneurs de Lesquélen, en Plabennec. Logonna était le chef-lieu du fief héréditaire de la famille de Rosmorduc qui dès le XIIIe siècle englobait le territoire de l'actuelle commune avec d'importantes emprises dans les paroisses voisines.

Exploitation de la pierre

Au XVIIe siècle, Logonna-Daoulas, lieu d'agriculture, d'élevage et de pêche, acquiert une réelle importance, grâce à l'exploitation de deux gisements de pierre[4] afféagés par le seigneur de Rosmorduc à des carriers.

Le premier gisement, exploité depuis le XVIIe siècle, est un granite dur et fin, la kersantite, plus connue localement sous le nom de Kersanton, qui tient son nom du premier site exploité à Loperhet. Logonna comptait plusieurs carrières de Kersanton, le plus prisé des sculpteurs étant celui de Rosmorduc, sombre à grains fins et très résistant à l'altération. Les carrières du secteur de Kervaden et Rhun Vraz[5] se trouvaient sur le territoire de Logonna jusqu'à la refonte des limites administratives de 1946. Ce n'est qu'à cette date qu'elles furent intégrées au territoire communal de l'Hôpital-Camfrout.

L'autre gisement est un microgranite ocre-blond rehaussé de cernes concentriques plus foncés d'oxyde de fer qui lui donnent un aspect de faux bois. La pierre, connue sous le nom de "pierre de Logonna", est extraite principalement des carrières du Roz, endroit où elle est exploitée depuis le XVIe siècle. Une autre carrière de pierre jaune, à l'est du village de Sainte-Marguerite, a été exploitée jusqu'en 1960 environ. Son aptitude à la taille, sa résistance à l'altération et la possibilité d'un transport aisé par voie d'eau ont permis une large utilisation de la pierre de Logonna dans les monuments religieux du centre-ouest finistérien. Au nombre des réalisations modernes en pierre de Logonna figurent l'église Saint-Louis de Brest, achevée en 1958, et la nouvelle abbaye de Landévennec, achevée en 1965.

Au début du XXe siècle les carrières employaient plus de 300 personnes – tailleurs de pierre, fendeurs de pierre, maîtres-carriers. Beaucoup d'entre eux venaient de l'extérieur et se mariaient avec des Logonnaises. Des agriculteurs, des pêcheurs, des ostréiculteurs venaient aussi y travailler à la mauvaise saison.

En dehors du site du Roz, ces carrières ne sont plus exploitées. Certaines, utilisées comme décharges plus ou moins contrôlées, ont été comblées; d'autres sont envahies par les eaux et la végétation. Les carrières produisaient beaucoup de déchets et d'éclats de taille qui s'amoncelaient, formant de véritables terre-pleins gagnés sur la mer, le plus bel exemple étant le terre-plein sur lequel furent construits les premiers bâtiments du centre nautique de Moulin-Mer.

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Monuments

L'église Saint-Monna (XVIe siècle)

Église Saint-Monna (à gauche l'ossuaire des Rosmorduc).

L'église paroissiale, propriété de la commune, est située dans la partie ouest d'un vaste enclos englobant le cimetière. Elle se compose d'une nef avec ses collatéraux et d'un large transept à double pignon et noue centrale accueillant deux chapelles. Le chevet à noues multiples, dont les trois pignons à crochets font écho à ceux du transept, s'inspire du type Beaumanoir, du nom d'une famille de bâtisseurs d'églises de la région de Morlaix qui imaginèrent cette configuration[6].

L'aile nord de l'édifice primitif, la chapelle du Rosaire, de style gothique, porte la date de 1495. En 1597, le comte Michel de Rosmorduc la fait agrandir. Ses armes sont visibles au sommet du premier pilier. Le clocher porte la date, au-dessus de l'entrée, de 1618, et la tour celle de 1667. Restaurée en 1700, comme l'indique une inscription sur le mur ouest, cette église, de style Renaissance avec survivance du gothique fleuri, subit des réparations en 1781. Les prééminences de fondateur de l'église Saint-Monna et des chapelles de la paroisse appartenaient de temps immémorial à la famille de Rosmorduc qui disposait aussi de droits honorifiques en l'abbaye de Daoulas et en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Le 4 avril 1808, un ouragan détruit les vitres du pignon sud. Afin de prévenir d'autres incidents, les dimensions des fenêtres sont réduites, sur les conseils de l'ingénieur impérial des Ponts et Chaussées de Landerneau, Jean-Sébastien Goury.

Le clocher, à deux étages de cloches et double galerie, offre une particularité peu commune: la flèche, élancée et de section octogonale, est ornée le long de chacune de ses huit arêtes de dix-sept crochets en saillie sculptés sous forme de masques. L'église présente également un portail classique à deux pilastres et fronton, des statues, des retables et un banc seigneurial sculpté du XVIIe siècle. Un petit escalier extérieur, côté est, donne accès à une crypte basse située sous le chœur, qui permettait aux retardataires de ne pas manquer la messe[7].

Près de l'église se trouve un petit ossuaire du XVIIe siècle de plan rectangulaire, avec un clocheton en forme de lanternon. A une cinquantaine de mètres de là, à proximité d'un ancien lavoir alimenté par une source, la fontaine Saint-Monna, datée de 1681, abrite une statue en kersanton représentant le saint en tenue épiscopale, dans une niche à coquille.

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La chapelle Sainte-Marguerite

Chapelle Sainte-Marguerite.

On la découvre sur la route qui mène à l'Hôpital-Camfrout. Dans son ensemble, elle est de style gothique et possède un élégant clocher Renaissance. Elle comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur polygonal. Deux clochetons ornent la façade. La forme des fenêtrages et les dates portées sur la porte ouest, 1603, et sur le bénitier nord, 1692, permettent de dater le sanctuaire qui, en 1890, lors d'une restauration, subit une modification architecturale majeure: une chapelle, ainsi qu'une sacristie, sont ajoutées au bâtiment. Le bas-côté sud et le chevet datent de cette période. La transformation du double toit en un seul faîtage, également décidée à cette époque[8], n'a visiblement pas été réalisée, la toiture des bas-côtés se trouvant toujours en discontinuité par rapport à la toiture principale.

Dans l'enclos se trouve un calvaire en pierre de Kersanton dont la croix est datée de 1515. Il est supporté par un fût à pans qui porte la date de 1717. Une vierge à l'enfant figure côté est au revers du Christ en croix. La fontaine[9] du XVIIe siècle, incluse dans la façade, abrite une statue dédiée à sainte Marguerite, invoquée pour la délivrance des femmes enceintes, l'absorption de l'eau de cette source étant du reste recommandée aux futures mamans pour assurer une bonne lactation. La sainte est réprésentée accompagnée de son attribut le plus courant, le dragon[10]. Seule la partie gauche de la chevelure est ciselée, l'autre partie n'étant qu'ébauchée; par ailleurs, la tunique, contrairement au reste de la statue, n'a pas été lissée, ce côté "inachevé" étant en réalité une technique affirmée de mise en valeur du matériau, et partant du sujet, à travers un jeu subtil d'ombre et de lumière propre aux plus grands artistes de l'époque[11].

Sainte Marguerite est fêtée le second dimanche de juillet, lors d'un pardon qui attirait les foules jusqu'aux années 1960 et demeure très populaire de nos jours. La chapelle et le calvaire sont bien identifiables sur deux œuvres d'Eugène Boudin, "Église et calvaire de Logonna-Daoulas", crayon et aquarelle, et "Pardon en Bretagne", huile sur bois où l'on reconnaît également la fontaine. [12]

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La chapelle Saint-Jean-Baptiste (XVIIe siècle)

Chapelle Saint-Jean.

Elle domine la rivière de Daoulas et sert d'amer à la navigation. Elle est surmontée d'un joli clocher ajouré à deux balustrades qui présente la même caractéristique que le clocher de l'église Saint-Monna, huit mascarons en saillie ornant chacune des huit arêtes de la flèche. Une belle fenêtre ogivale flamboyant donne sur le chœur. Le portail d'entrée porte les armes de Rosmorduc. La sacristie est datée de 1656. Elle est fêtée le dimanche le plus proche du 25 juin. Sa fontaine, dans un champ en contrebas, porte la date de 1644et abrite une statue de Roland Doré. On y accède par le village de Kersinic. Une autre fontaine, dédiée à Saint Jean l'Evangéliste et portant la date de 1647, se trouve non loin de là, au bord de l'anse de Penfoul. Elle abrite elle aussi une statue de taille plus modeste également attribuée à Roland Doré.

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La croix des douze apôtres

Un des plus étranges et tout premier menhir christianisé breton, il est situé au lieu dit Rungleo près du château de Rosmorduc, sur la route de L'Hôpital Camfrout. À l'origine menhir ou borne militaire, cette pierre de 2,18 m fut christianisée à une date inconnue entre l'époque romane et le XVe siècle. Elle présente à son sommet une croix et en son intérieur quatre rangs en bas relief divisés en niches.

La niche supérieure abrite le Christ bénissant de la main droite et tenant un globe dans la main gauche. Au-dessous se trouvent trois autres rangs de quatre niches contenant chacune un apôtre, en haut de gauche à droite Pierre, André, Jacques le Majeur fils de Zébédée et Jean, dans la rangée médiane Thomas, Jacques fils d'Alphée, Philippe, Barthélemy et en bas Matthieu, Mathias, Simon et Thadée.

D'autres calvaires représentant les douze apôtres en trois rangs de quatre existent en Irlande dans le comté de Kildare, à l'est de Dublin (la grande croix de Moone[13], la croix nord du site de Castledermot[14] et la face est d'une grande stèle sur le site de Old Kilcullen[15]).

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Autres calvaires

Outre le Menhir de Rungléo et les calvaires de Sainte-Marguerite et du cimetière, de nombreux autres calvaires jalonnent les axes principaux de Logonna (Ruliver, Le Quinquis, Gorre-ar-C'hoat, Prat-an-Dour, Clemenehy et Pennavern). Au centre-bourg, une modeste croix de Mission du XVIe siècle porte la date de 1898, année de sa restauration. Ces croix et calvaires ont été décrits avec précision dans l'ouvrage "Atlas des croix et calvaires du Finistère" de Yves-Marie Castel, publié en 1980 par la Société Archéologique du Finistère[16].

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Le château de Rosmorduc

Château de Rosmorduc, côté ouest.

Le château de Rosmorduc se dissimule dans les arbres sur la rive nord du Camfrout, au fond d'une petite anse qui se remplit et se vide au gré des marées, la mer venant baigner le mur d'enclos du jardin et inonder le fossé en période de vives eaux.

Château de Rosmorduc, côté sud.

A l'ouest, le portail d'entrée, daté de 1648 et défendu par des meurtrières, porte les armes de la famille, d'argent à trois roses de gueules, boutonnées d'or, un second blason, apport du chevalier Jehan Le Gentil, seigneur de Barvédel, étant d'azur au dragon volant d'or. Un des membres de cette famille, prénommé également Jehan, deviendra grand bailli de Cornouaille[17]. Les trois roses et le dragon ailé se retrouvent taillés dans le kersanton ou insérés dans des vitraux en de nombreux points de la commune, isolément ou en association.

Le château pourrait avoir succédé, comme presque tous les chefs-lieux d'importants fiefs bretons, à un site fortifié ceint de retranchements, car on retrouve en bordure de l'enclos des jardins une levée de terre et le fossé encore bien marqué dont l'ensemble constituait une motte féodale.

Le site de Rosmorduc est connu dès le XIe siècle par la charte XXIX du Cartulaire de Landévennec intitulée De Plebe Ermeliac . De style Renaissance, le château de Rosmorduc matérialise la puissance et l'influence de la famille de Rosmorduc alors que le Duché de Bretagne allait être rattaché au Royaume de France en 1532.

Le château au bord du Camfrout

En 1608, Anne de Rosmorduc, héritière des noms, armes et titres de sa famille, épouse Alain Le Gentil, seigneur de Coëtninon, en Plomodiern, qui appartenait à une ancienne famille chevaleresque de Cornouaille issue de Jehan Le Gentil, chevalier, seigneur de Barvedel, compagnon d'armes du Connétable Bertrand du Guesclin. En 1648, leur fils, Jacques, arrière-petit-fils de Marguerite de Cornouaille, fait reconstruire le double portail de l'entrée. À la Révolution, le château est la propriété du comte Louis de Rosmorduc, adjudant-général de l'armée royale, qui figure parmi les officiers généraux et chefs chouans et vendéens qui signèrent le 18 décembre 1799 la Paix de Pouancé, prélude à la proclamation du Premier Consul Bonaparte relative à la pacification de l'Ouest. Vendu par la Nation de 1793 à 1798, le domaine est racheté au siècle suivant par le comte Georges de Rosmorduc, archiviste-paléographe, lauréat de l'École des Chartes, qui entreprend la restauration du château avec l'aide de l'architecte rennais Henri Mellet. Le château de Rosmorduc est inscrit au titre des Monuments Historiques.

Le manoir du bourg (XVe siècle)

Manoir du bourg.

Solide construction parementée en pierres de Logonna, le manoir est cité dans des écrits de 1453 comme faisant partie du fief de Douar Leon possédé conjointement par les seigneurs de Rosmorduc et les vicomtes du Faou. En 1630 il était la propriété de Michel Le Gentil, seigneur de Kergongant en Landéda, qui remanie le bâtiment en 1639. Une lucarne située à l'ouest fait mention de cette date. Ancienne dépendance du château de Rosmorduc, le manoir du Bourg comporte deux portes romanes, un étage, des combles à mansardes surmontées de frontons décorés et de trois cheminées. Du côté du jardin, une petite tour malheureusement disparue, contenait une vis de pierre.

Le moulin à mer

Étang de Moulin-Mer.

Situé en bordure nord de la rivière du Camfrout, le moulin à mer est judicieusement établi à l’entrée d’une grande anse transformée en étang par la construction d’une digue d’environ cent mètres de long, surmontée d’une chaussée. En période de vives eaux, la marée est canalisée par une entrée aménagée en pierres de taille le long du pignon sud de la bâtisse, l’eau étant retenue dans l’étang par une lourde porte de bois à deux battants qui se referme au début de la descendante. Une solide passerelle permet la circulation d’attelages, puis de véhicules au-dessus de cette entrée. Pour que la mer arrive au niveau du seuil, le coefficient de marée doit être d'environ 60, l'étang se trouvant donc à sec en période de mortes eaux. Il accueille alors, particulièrement en hiver, de nombreux oiseaux de mer et de rivage aisément observables (hérons cendrés, aigrettes, canards de différentes espèces, limicoles, etc...).

Le moulin, dont l’existence est attestée dès le début du XVIe siècle, connaîtra plusieurs transformations (moulin banal, second moulin en 1711, usine à trois tournants en 1783, puis à six tournants vers 1802) avant de se présenter sous sa forme actuelle après reconstruction en 1852-1853[18]. Propriété de la famille de Rosmorduc jusqu’à la Révolution, il sera vendu comme bien national au Brestois Joseph Richard et connaîtra par la suite de nombreux propriétaires successifs.

Après sa reconstruction, le moulin, qui emploie une vingtaine de personnes (maître meunier, apprentis meuniers, ouvriers, forgeron, journaliers, charretier, marins), dispose d’une turbine hydropneumatique de soixante chevaux activant onze paires de meules montées à l’anglaise. En 1984, la production annuelle déclarée est de 1500 tonnes de farine blutée. Le transport se fait par la route, mais aussi par la mer à bord de deux sloops, dont Les Trois Cousines, qui figurent à l’inventaire des biens. A la fin du XIXe siècle, sous la houlette de gestionnaires avisés, le moulin à mer de Logonna devient l’une des plus importantes minoteries de la région. Cette prospérité prendra brusquement fin en 1884, suite à la faillite retentissante du dernier minotier propriétaire.

La deuxième moitié du XIXe siècle est une période d’intense activité sur le site de Moulin-Mer. Outre une carrière toute proche à l’emplacement actuel du Centre Nautique, il y a là un poste de douane (« la maison rose »), l’antenne d’une briqueterie, un petit chantier naval et un hangar-magasin où se négocient en particulier les coquilles Saint Jacques destinées à la conserverie. Le port abrite quelque 80 bateaux. Cependant, ce n’est qu’en 1925 qu’une cale d’accostage sera construite.

Vendu en 1885, le moulin ne sera plus exploité en tant que tel. En 1939, la grande bâtisse est transformée par l’Etat afin d’accueillir des réfugiés, mais le site est réquisitionné par l’armée allemande qui y installe des baraquements. En 1949, c’est une école d’officiers de réserve qui occupe les lieux; la mécanique est alors définitivement démontée. En 1966 est créé un café-dancing auquel s'adjoint un restaurant en 1977. Revendu en 2002 à une société immobilière parisienne, le moulin est laissé à l’abandon. L'installation de nouvelles portes en 2005 permet à l'étang de rester en eau en période de grandes marées. En janvier 2009, suite à des actes de vandalisme, les ouvertures en partie basse du bâtiment principal sont murées à l'aide de parpaings.

Agriculture

L'agriculture est concentrée dans la partie est de la commune.

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Pêche et conchyliculture

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Coquille Saint-Jacques

La pêche à la coquille Saint-Jacques dans la rade de Brest est, jusqu'au milieu du XXe siècle, une activité importante de la commune. Les coquilliers de Logonna-Daoulas sont nombreux à rivaliser avec ceux de L'Hôpital Camfrout et du Faou.

Ostréiculture

Les estuaires du Camfrout et de la Mignonne, riches en gisements d'huîtres plates Ostrea edulis, font l'objet d'un dragage intensif jusqu'au milieu du XIXe siècle où on assiste, comme partout en Bretagne, à une raréfaction inquiétante de la ressource. Les tentatives de repeuplement par captage de la laitance menées par des scientifiques mandatés par Napoléon III échouent en rade de Brest. La technique utilisée est celle des fascines, petits fagots de bois maintenus entre deux eaux par un cordage relié à un bloc de pierre. Les rapports de l'époque concernant la rivière de l'Hôpital-Camfrout mentionnent d'excellents résultats quant au captage proprement dit, mais les installations, lorsqu'elles ne sont pas emportées par le courant, sont pillées par les riverains qui récupèrent huîtres et cordages.[19]

L'ostréiculture logonnaise finira tout de même par se développer et survivra à la grave épizootie de 1920-1921 au cours de laquelle l'huître plate sera quasiment décimée. A la fin des années 1940 commence une période de grande prospérité. Les concessions ostréicoles s'étendent du Mengleuz à la pointe du Château au nord, de Moulin-Mer à Kervella au sud, et occupent toute l'anse de Penfoul. Dans les années 1960, les marins pêcheurs logonnais, qui exploitent souvent de petites concessions, fondent la SCOL (Société Coopérative Ostréicole de Logonna) dans le but de résister à la main-mise des gros producteurs bretons sur la plupart des sites de la rade de Brest. Ils font construire un grand hangar à Pors-Beac'h.

Jusqu'en 1970-1980, les huîtres sont élevées dans des parcs balisés par de longues perches de bois qui dépassent à mi-marée. Sur l'eau apparaissent de gros chalands de bois et des "plates", petites embarcations à très faible tirant d'eau mieux adaptées au travail sur les parcs que les annexes de coquillier. Pour le captage, on a recours à des bouquets de tuiles romaines chaulées sur lesquelles se développe le naissain. La manutention se fait à l'aide de brancards de bois grillagés appelés civières. Un peu partout sur l'estran se construisent des bassins à dégorger, parfois taillés à même la roche. Le travail de tri et de détroquage se fait tout en haut de la grève, dans des cabanes en bois goudronné. Si ces cabanes ont presque toutes disparu du paysage (il en reste deux beaux spécimens à Pors Beac'h), on peut encore observer le long de la côte de nombreux bassins en plus ou moins bon état, souvent remplis de vase et de goémon.

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Les années 1970 sont des années noires, marquées par deux parasitoses successives, la marteiliose et la bonamiose, qui vont diminuer très fortement la production de l'huître plate, entraînant la cessation d'activité de presque toutes les exploitations et la fermeture de la SCOL. Pour s'en sortir, il faut multiplier les échanges avec d'autres bassins comme Paimpol, Cancale, le Morbihan ou même l'étang de Thau dans le Roussillon. C'est au cours de cette période qu'est introduite l'huître japonaise Crassostrea gigas, plus résistante, qui constitue actuellement l'essentiel de la production, l'huître plate, plus rare, se vendant à des prix plus élevés. La rade de Brest demeure cependant à l'heure actuelle un des rares sites significatifs de captage d'Ostrea edulis en Bretagne, les gisements sauvages commençant timidement à se repeupler.

De nos jours, deux producteurs se partagent l'essentiel de l'ostréiculture logonnaise, l'un installé à Pors Beac'h, l'autre à la pointe du Château. Les huîtres sont désormais élevées dans des poches disposées sur des tables en fer à béton surélevées, on utilise des chalands équipés de puissants bras hydrauliques, des engins de levage, des tables de tri et de calibrage automatisées, des collecteurs modernes. Les bassins sont construits à terre, parfois sous hangar, et sont alimentés par un système de pompage à la mer. Néanmoins, c'est une activité qui requiert toujours beaucoup de main d'œuvre et demeure le secteur générant le plus d'emplois dans la commune.

Au cours de l'été 2008, les ostréiculteurs se trouvent confrontés à un nouveau problème de grande ampleur, une mortalité anormale d'huîtres creuses C.Gigas, les juvéniles étant principalement atteintes. Un virus, l'Ostreid Herpes Virus-1 (OsHV-1), bien connu des chercheurs, serait à l'origine de ce phénomène. Une bactérie, Vibrio splendidus, pourrait avoir affaibli les huîtres, facilitant ainsi le développement de OsHV-1. Les conditions climatiques de 2008, hiver doux et printemps pluvieux, ont occasionné des développements phytoplanctiques importants, d'où une croissance rapide des huîtres abondamment nourries et précocement matures. L'animal utilise alors beaucoup d'énergie pour développer ses produits génitaux et beaucoup moins pour se défendre[20]. Si les huîtres adultes, jugées propres à la consommation, continuent à être normalement commercialisées en 2008, il se pourrait que l'on assiste dès 2009 à une raréfaction de l'approvisionnement.

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Prolifération de la Crassostrea gigas

C. gigas recouvrant la roche en rivière de Daoulas.

Introduite en France dans les années 1970 et vite adoptée par les producteurs logonnais, l'huître japonaise Crassostrea gigas n'était pas supposée se reproduire au nord de l'estuaire de la Loire. Pour des raisons sans doute liées au réchauffement climatique ou à des capacités d'adaptation mal évaluées, la C. gigas a commencé vers 1990 à coloniser les rochers et les quais d'abord à proximité des installations ostréicoles, puis un peu partout le long de la côte, formant parfois de véritables récifs. Les côtes logonnaises sont affectées dans leur quasi-totalité; en certains points de la rivière de Daoulas, la roche disparaît sous plusieurs couches d'huîtres.

Jeune pousse de gigas, de la dentelle affûtée comme un rasoir.

Certes ce phénomène réjouit de nombreux pêcheurs à pied, mais les huîtres, dont les jeunes pousses sont extrêmement coupantes, constituent par endroits une gêne, voire un danger, pour les baigneurs, véliplanchistes, kayakistes et promeneurs, surtout accompagnés de chiens dont les coussinets sont particulièrement vulnérables. Certaines espèces comme le bigorneau Littorina littorea ont pratiquement disparu de certains secteurs où ils étaient abondants avant d'être concurrencés par la C. gigas.

Le problème est devenu suffisamment préoccupant pour faire l'objet d'études scientifiques officielles menées au sein du programme ProGig[21] (Programme de recherche sur la Prolifération de l'huître creuse Crassostrea Gigas) coordonné par le LEMAR, Laboratoire des sciences de l'Environnement Marin de l'Université de Bretagne Occidentale. Le ProGig a mis en place de la Normandie au Pays basque 28 sites témoins dont le site de Moulin-Mer à Logonna.

Tout pourrait être remis en cause avec le phénomène de surmortalité touchant essentiellement les jeunes huîtres C.Gigas constatée en 2008 (voir ci-dessus). Le 30 juillet 2008, l'arrêté d'interdiction de ramassage d'huîtres creuses sauvages dans les rivières de Daoulas, de l'Aulne et de l'Hôpital-Camfrout est placardé dans les ports concernés. Pour les scientifiques et les professionnels, il s'agit de préserver certains gisements considérés comme naturels, de manière à pouvoir relancer la production en les ponctionnant si cela s'avérait nécessaire. [22]

Mytiliculture

La production de moules à Logonna a commencé très récemment, vers 2005. Deux mytiliculteurs se partagent l'activité, avec deux techniques différentes. L'un travaille à partir de Pors Beac'h, l'élevage se faisant sur des pieux installés en rivière de Daoulas. Un second producteur opère à partir de Moulin-Mer et utilise des filières mouillées à l'ouest du sillon des Anglais, sous la forêt domaniale de Landévennec. On accroche à ces filières des haussières lestées d'environ six mètres autour desquelles s'enroulent en spirale des cordages en fibre de coco portant le naissain, l'ensemble étant protégé par du grillage anti-daurades. Des taquets posés tous les mètres serviront à soutenir les grappes de moules après désagrégation du coco. Les cordages ensemencés proviennent de Charente ou du Morbihan.

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Centre nautique de Moulin-Mer

1963, vauriens et caravelles devant la crique et un des premiers bâtiments. En arriére-plan, on devine les parois de la carrière.

Dans les années 1950, un groupe de jeunes instituteurs membres ou sympathisants du P.C.F., dans le sillage du Châteauneuvien Daniel Trellu (1919-1998), lui-même instituteur, poète ami de Paul Eluard, communiste et grande figure de la résistance bretonne, cherchent à mettre en place des activités de plein air à destination des jeunes. Dans un premier temps, ils envisagent l'achat des maisons d'éclusiers du canal de Nantes à Brest, mises en vente par les domaines, mais cette idée est abandonnée. Ils décident alors de créer en différents points du Finistère des centres nautiques qui seront fédérés sous le sigle U.D.N.F. (Union pour le Développement du Nautisme dans le Finistère). C'est ainsi que voient le jour les centres nautiques de Rosbras à Riec-sur-Belon, de Tréboul à Douarnenez, de Moulin-Mer à Logonna-Daoulas, etc., ces centres bénéficiant de l'aide des Concarnois Eugène Le Rose, maître voilier accastilleur, et André Stéphan, constructeur, eux-mêmes engagés dans cette démarche militante de démocratisation de la voile.

Avec quelques amis logonnais, daoulasiens et brestois, Jacques Kerhoas, né en 1925, enseignant à Daoulas, opte pour un ancien site carrier situé à Logonna entre l'anse du Rohou et le moulin à marée. Il y a là une crique suffisamment profonde, un quai en pierre destiné à l'embarquement du Kersanton et un terre-plein de belle surface constitué de blocs rocheux et d'éclats de pierres résultant de la taille, l'ensemble se trouvant sur le domaine maritime. Après obtention d'une concession séculaire et de gros travaux de débroussaillage, c'est la construction des premiers aménagements et l'accueil des premiers stagiaires, dont les plus motivés seront rapidement promus au rôle de moniteurs.[23]

Moulin-Mer se veut centre populaire d'activités nautiques formant de bons marins, se démarquant ainsi de la plaisance élitiste comme des colonies de vacances. Le centre s'équipe progressivement et gagne en volume d'activité. Jacques Kerhoas, détaché de l'Education Nationale, s'en occupe à plein temps et crée en 1964 le concept de classe de mer, ce qui permet de fonctionner à l'année et d'embaucher des permanents tout en restant au plus près de l'objectif initial, faire découvrir la voile et le milieu marin aux jeunes générations de tous horizons et de toutes catégories sociales.

En 1976, le centre se dote d'un nouveau bâtiment signé Claude Petton[24](1934-2003), architecte landernéen visionnaire qui prône l'intégration de l'architecture dans le paysage et adosse la construction à la falaise.

Après le départ en retraite de Jacques Kerhoas, le centre, dont les activités commençaient déjà à se ressentir du contexte économique, va connaître des hauts et des bas et devra fermer. Les bâtiments resteront à l'abandon quelque temps avant que le site ne soit entièrement réhabilité en 2003-2004 par la Communauté de Communes de Landerneau-Daoulas, qui en confie l'utilisation et la gestion à l'Association L.M.V., filiale de Don Bosco. L'accueil des handicapés devient une spécificité du centre avec des aménagements et des équipements spécialement prévus à cet effet, dont une grosse barge en aluminium permettant de les faire naviguer.[25]

Jaccques Kerhoas est décédé en 1992. Il repose au cimetière du Faou. Une stèle à sa mémoire a été installée au bord de la crique. Une école élémentaire située dans le quartier Saint-Marc de Brest porte son nom.[26].

Fêtes maritimes de Pors Beac’h

Les célèbres fêtes maritimes de Brest[27], Brest’92, ’96, 2000, 2004 et 2008 ont pris naissance à Logonna au port de Pors Beach dans les années 1980.

En 1967, l’UDNF fait l’acquisition de l’Armagnac Gurun destiné à la formation des moniteurs de ses centres affiliés. La flottille s’étoffe progressivement et compte trois autres Armagnacs, Mordrouz, Gradlon et Genaoueg, ainsi que quelques Mouquetaires. Instance essentiellement administrative, l’UDNF ne souhaite plus assurer l’entretien des bateaux ni le suivi des croisières avec son cortège de responsabilités; elle en confie donc l’animation et la gestion au G.F.C.(Groupe Finistérien de Croisière), association affiliée spécialement créée à cet effet. Le GFC s’installe à Pors Beac’h dans le hangar inoccupé de la SCOL, le secrétariat étant hébergé par le Centre Nautique de Moulin-Mer. L’intégration avec les marins pêcheurs et les usagers du port est immédiate. En période creuse, les permanents s’embarquent comme matelots sur les coquilliers du port.

Le GFC, dirigé par Jakez Kerhoas, organise des croisières au départ de Pors Beac’h et occasionnellement de Brest avec des destinations variées allant jusqu’à l’Irlande, l’Écosse et la Galice. Pour satisfaire une forte demande, il faut avoir recours à la location de bateaux de particuliers et bientôt se décide l’acquisition d’une grosse unité. Le choix se porte sur un bateau traditionnel, Solweig, réplique d’un pilote du Havre, rejoint un peu plus tard par l’Ariane, réplique d’un pilote de Dieppe. Le GFC entre dans le cercle des propriétaires de vieux gréements, les deux bateaux sont connus partout sur la côte bretonne et en Angleterre, des îles Scilly jusqu’à Salcombe. Ils participent au rassemblement des Vieilles Coques de Concarneau.

En 1980, suite à une rencontre dans le port de Paimpol avec Jean Le Faucheur, président des OGA (Old Gaffers Association) de Saint-Malo, le GFC relève le défi d’accueillir leur flottille, dans le cadre d’un rassemblement annuel prévu à Camaret et à Brest, pour une soirée d’escale à Pors Beac’h, soirée que l’on décide d’organiser autour du thème de la voile traditionnelle, avec spectacles et animations ouverts au public. Une exposition est mise sur pied dans l’ancien patronage du bourg devenu tout récemment salle polyvalente. Les coquilliers et autres bateaux traditionnels de la rade viennent se mêler à la flottille malouine.

Cette expérience révèle un tel engouement que le GFC décide de repartir en 1982 et 1984 pour deux autres éditions beaucoup plus élaborées qui attirent chacune environ 150 bateaux et 15 000 spectateurs. Le GFC, outre une solide implantation locale, bénéficie d'un vaste réseau de relations entretenu par Solweig et Ariane, les deux bateaux ambassadeurs, et de collaborateurs de premier choix comme Yvon Le Corre sur sa chaloupe sardinière Eliboubane, auteur de deux affiches que s'arrachent les collectionneurs, ou encore l'équipe du Chasse-Marée[28], revue apparue en 1981, qui soutient l'évènement, prenant en charge la partie cinéma maritime et quelques ateliers. La Marine Nationale est représentée à chaque édition par le "Mutin" et la "Grande Hermine".

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Subtil amalgame d'esprit festif, de contemplation et de passion partagée masquant une préparation longue et minutieuse, le climat très particulier généré par Pors Beac'h lui vaudra le surnom de "Woodstock de la mer". Le mythe est entretenu par la participation de bateaux exceptionnels comme Jolie Brise, premier vainqueur du Fastnet, Anna af Sand, du musée de Stavanger, galéasse venue tout exprès de Norvège, les gigs des îles Scilly, dont Bonnet, âgée de 180 ans, etc… S'y ajoutent les prestations sur scène de musiciens et chanteurs de stature internationale (John Kirkpatrick, Riccardo Tesi, les High Level Ranters, le shantyman Stan Hugill, …) et des meilleurs artistes bretons (le groupe Gwerz y donnera son tout premier concert), ainsi que la présence de personnalités comme Gérard d'Abboville. La presse, écrite, radiophonique ou télévisée, consacre à l'évènement de nombreux reportages. Ainsi, Pors Beac'h fait l'objet de deux articles majeurs abondamment illustrés dans les revues Neptune Nautisme (1982) et Voiles et Voiliers(1984), et accueille l'émission Thalassa.

En 1985, la gestion de l'école de croisière en structure associative devenant de plus en plus problématique, le GFC décide sa dissolution, les bateaux sont vendus, le hangar de la SCOL est racheté par une entreprise ostréicole. En 1986, s'appuyant sur l'expérience logonnaise[29], Douarnenez prend la relève avec une série de manifestations de plus grande ampleur orchestrées par Jakez Kerhoas au sein du Chasse-Marée, maître d'œuvre. Cette collaboration dure jusqu'aux fêtes de Brest 92, Jakez créant par la suite avec Anne Burlat la société Grand Large[30] spécialisée dans l'organisation de ce type d'évènement.

En juillet 2000, une édition anniversaire salue les 20 ans des fêtes maritimes dont Pors Beac'h est unanimement considéré comme le berceau.

Loisirs

De nombreux loisirs à la carte et accessibles à tous : baignades (non surveillées), voile, canoë et kayak de mer, pêche à la ligne et à pied sur les côtes où abondent poissons, coquillages et crustacés, randonnées pédestres et parcours sportifs (cf. fiche sentiers et topoguide à l'office du tourisme de Landerneau-Daoulas), tir à l'arc, VTT (interdit sur le sentier côtier), équitation, pistes de roller et de skate...

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Associations

Avec une trentaine d'associations pour 2 025 habitants, sportifs, lecteurs en herbe ou encore passionnés de patrimoine et d'histoire, les adhérents se retrouvent régulièrement pour partager leurs expériences et leurs passions. La richesse du tissu associatif contribue à animer la commune tout au long de l'année.

Créée en 1981 par Charles Fleurian, l'association "Les Archers Logonnais" se distingue par les nombreux titres et places d'honneur régulièrement obtenus au niveau départemental et régional, et compte même dans ses rangs quelques médaillé(e)s au niveau national. A l'issue de la saison 2008, l'association s'est vu décerner le label Or de la Fédération Française de Tir à l'Arc, remis officiellement le 27 février 2009.

Administration

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1854 ne sont pas encore connues.
2008 Françoise Péron Maire PS
2001/2008 Françoise Péron Maire PS
1989/2001 François René Jourdrouin Maire
1977/1988 Pierre Herry Maire
1971/1977 Henri Camus Maire
1969/1971 Adolphe Mezou Maire
1948/1969 Jean Marie Kermarec Maire
1945/1948 Hervé Salaün Maire
1919/1943 Frédéric Madec Maire
1905/1919 Jean François Le Cann Maire
1894/1905 Corentin Diverrès Maire
1880/1894 Pierre Salaün Maire
1878/1880 Jean François Salaün Maire
1868/1878 Louis Le Hir Maire
1860/1868  ? Maire
1854/1860 Jean François Le Cann Maire

Démographie

Évolution démographique
v. 1968 1982 1999 2005 2007
1223 1312 1579 1931 2025
Nombre retenu à partir de 1982 : Population sans doubles comptes


La commune connaît depuis quelques années un essor démographique, dû en partie à la construction du Pont de l'Iroise inauguré en 1994 qui a amélioré la circulation vers Brest.

Au recensement de 2007, Logonna-Daoulas compte 2 025 habitants (49,3% d'hommes et 52,3% de femmes), soit une densité de 168 habitants au km². La population est en forte hausse par rapport au recensement précédent. En 8 ans, depuis 1999, la commune a gagné 443 habitants, soit une progression de 28,0%. En 32 ans, depuis 1975, la commune a gagné 907 habitants. [31]

Notes et références

  1. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  2. http://pagesperso.univ-brest.fr/~suanez/Pg_publications/COV_pdf/2005HarmB.pdf Impact de l’anthropisation sur l’évolution morpho-sédimentaire d’un système littoral de flèches en chicane: le Sillon de Mengleuz à Logonna-Daoulas en Rade de Brest (Finistère). Pierre Stéphan, Serge Suanez, Bernard Fichaut, 2005
  3. http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5300046.html#hautpage
  4. http://www.amis-st-mathieu.org/spip.php?article16
  5. http://kersanton.blog4ever.com/blog/index-6116.html
  6. http://pagesperso-orange.fr/bro-plistin/Architecture-Beaumanoir.htm Architecture Beaumanoir
  7. CASTEL Pascal Yves, Eglises et chapelles en Cornouaille, Y. Salmon, Loudéac, 1991, page 22.
  8. Diocèse de Quimper et de Léon, Nouveau Répertoire des Eglises et Chapelles, René Couffon et Alfred Le Bars, 1988, p.195.
  9. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_2=AUTR&VALUE_2=JEAN-HAFFEN%20YVONNE&FIELD_4=REPR&VALUE_4=LOGONNA-DAOULAS%20ET%2029 Trois des quatre fontaines logonnaises, dessinées vers 1970 par Yvonne Jean-Halfen, sont exposées à Dinan, à la maison d'artiste de la Grande Vigne.
  10. http://chemins-bretagne.com/art/ste_marguerite.html Article de Y.P.Castel, Sainte Marguerite en Finistère.
  11. http://www.hermine.org/simclient/integration/hermine/stream.asp?instance=incipio&BASEEID=INCIPIO_HERMINE&EIDMPA=COBB_A_1980_106_077_1 Y.P. Castel, article paru dans "Les Cahiers de l'Iroise" n°106,1980.
  12. Denise Delouche, Eugène Boudin et la Bretagne, Palantines (2000), page 88.
  13. http://www.megalithicireland.com/High%20Cross%20Moone.htm
  14. http://www.megalithicireland.com/High%20cross%20castledermot.htm
  15. http://www.megalithicireland.com/High%20Cross%20Old%20Kilcullen.htm
  16. http://www.croix-finistere.com/commune/logonna_daoulas/logonna_daoulas.html Descriptif des croix et calvaires de Logonna. Erratum: le croquis en regard de l'item 1238 correspond à la description 1237 (croix de Ruliver); la croix de Pennavern (et non Penanvern) est décrite, mais pas représentée.
  17. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Cast,_la_Chasse_de_saint_Hubert,_Jehan_le_Gentil.JPG Cast, statue en kersanton de Jehan le Gentil (la Chasse de saint Hubert).
  18. Des moulins et des hommes dans la région du Faou, 2ème partie, étude réalisée et publiée en 2008 par l'Association "Les Amis du Faou".
  19. Olivier Levasseur, Histoire de l'huître en Bretagne, éditions Skol Vreiz, 2006.
  20. Journal Libération du 04-08-2008, Tristan Renaud, Ifremer.
  21. http://www.progig.fr/index.html Le ProGig sur le site du LEMAR
  22. Le Télégramme Brest Métropole du jeudi 13 Novembre 2008, pages 11,12 et 13.
  23. http://www.moulin-mer.com Site des anciens de Moulin-Mer.
  24. http://claudepetton.com Site dédié à Claude Petton, architecte
  25. http://www.moulin-mer.fr Centre nautique de Moulin-Mer
  26. http://kerhoas.brestecoles.net Ecole Jacques Kerhoas à Brest
  27. http://www.brest2008.fr Brest 2008
  28. http://www.chasse-maree.com Revue Le Chasse-Marée
  29. Revue "Le Chasse-Marée No 24 de Juillet 2006, pages 2, 3 et 4 (les clichés, non légendés, ont été réalisés lors des fêtes de Pors-Beac'h 1982 et 1984).
  30. http://www.grand-large.fr Société Grand Large de Jakez Kerhoas et Anne Burlat
  31. source INSEE. Enquête annuelle de recensement 2007. RP99 - Exploitations principales.

Liens externes

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Voir aussi

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