Le Pre-Saint-Gervais

Le Pré-Saint-Gervais

Le Pré-Saint-Gervais
Marie de la ville du Pré-Saint-Gervais 01.jpg
Pays
drapeau de la France
     France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Les Lilas
Code Insee 93061
Code postal 93310
Maire
Mandat en cours
Gérard Cosme
2008-2014
Intercommunalité Sans
Coordonnées
géographiques
48° 53′ 00″ Nord
       2° 24′ 00″ Est
/ 48.8833, 2.4000
48° 53′ 00″ N 2° 24′ 00″ E / 48.8833, 2.4000
Altitudes moyenne : 72 m
minimale : 57 m
maximale : 114 m
Superficie 0,7 km² (70 ha)
Population sans
doubles comptes
17 240 hab.
(2006)
Densité 24 629 hab./km²
Carte de localisation de Le Pré-Saint-Gervais
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Le Pré-Saint-Gervais est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

Ses habitants, les Gervaisiens, l'appellent le Pré.

Sommaire

Géographie

La ville est située en petite couronne Nord-Est de Paris, au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe au sud et à l'ouest par Paris, au nord-est par Pantin et à l'est par Les Lilas. La commune est édifiée sur le flanc nord de la colline de Belleville.

Le Pré-Saint-Gervais est, en superficie, la plus petite commune du département de la Seine-Saint-Denis, avec seulement 70 hectares.C'est d'autre part la commune de Seine-Saint-Denis avec la plus forte densité.

La commune est longée par le boulevard périphérique de Paris et desservie par les sorties Porte du Pré-Saint-Gervais (sortie chaussée intérieure), Porte des Lilas ou encore Porte de Pantin.

De plus, la Porte Chaumont lie Paris au Pré-Saint-Gervais mais sans accès au périphérique. De même, le passage Brunet permet les accès piétons sous le périphérique au niveau de la Porte Brunet à partir de la station de métro Pré Saint-Gervais.

Les quartiers du Pré

La ville du Pré Saint-Gervais comporte 5 quartiers, dont le Belvédère, Le Centre Ville, Jean Jaurès, Gabriel Péri et Rabelais/7Arpents. Avec 42,9% d'HLM, Le Pré-Saint-Gervais est la 9e ville de Seine-Saint-Denis pour son taux de logement social. La ville compose de 8 294 logements[réf. nécessaire].

Le quartier Gabriel Péri

Situé au nord-est de la ville, il est limitrophe de la ville de Pantin et longe le cimetière du Pré. Plusieurs routes mènent au centre ville, et à Paris par l'avenue Jean Jaurès. Ce quartier est bien desservi par les transports en commun avec le bus 61 ou encore la ligne 5 du métro à Hoche. Il compte aussi la Cité Gabriel Péri, un HLM construit par l'OPHLM 93, qui compte plusieurs bâtiment en R+4 ainsi qu'une Tour en R+7 et R+15, qui donne une assez jolie vue sur le Pré-Pantin.

Le quartier Jean Jaurès

Situé au sud de la ville en limite Les Lilas, ce quartier monte de la cité Gabriel Péri jusqu'à la porte des Lilas. Il est le plus grand quartier HLM de la ville du Pré. Il contient la cité Jean Jaurès ainsi que la cité Jardin - Henri SELLIER, un ensemble de petits bâtiment des années 1933 en brique rouge (du R+3 au R+5) de 1 256 logements. La cité Jean Jaurès est composée de 9 Tours (de R+8 à R+10) construites dans les années 1960-70 sur la colline de Belleville. Elle contient 336 logements qui s'ajoutent aux 1 256 des deux autres cités du quartier. Ce grand ensemble totalise 2 200 logements pour 9 000 habitants environ dans le quartier le plus défavorisé de la ville. Mal reliée au centre ville, mais bien desservie en transports en commun par les bus RATP 170 et 61, la cité contient quelques boutiques, des supérettes, un coiffeur, un gymnase et une poste.

Le quartier du Belvédère

Le Quartier du Belvédère longe le boulevard périphérique à partir de la porte des Lilas. Il est actuellement en cours de travaux sur le territoire de Paris, (bureaux et jardins sur le périphérique). Ce quartier contient la résidence Babylone (un immense ensemble dominant la porte des Lilas), et plus bas les grandes tours "Les Marronniers", puis une longue barre de 13 étages construite par l'OPHLM 93. Ce quartier dispose du centre Commercial Babylone (grande surface Champion et autres commerces, salon de coiffure, téléphones, Babylone Scooter etc.). En contrebas, on y trouve également les vieux quartiers bourgeois de la ville, avec ses villas cossues et ses petites avenues pavées, bordées d'arbres centenaires.

Le quartier Rabelais & 7 Arpents

Située au nord-ouest de la commune à la limite entre la porte Chaumont Paris, la porte de Pantin et le quartier Hoche de Pantin, ce quartier est desservi par le bus 170 et la station de métro Hoche. Il n'est pas très éloigné de la ligne de bus Petite Ceinture. Traversé du nord au sud par l'ancienne Grande Rue (rue André Joineau) prolongée par la rue du Pré-Saint-Gervais à Pantin, c'est avec le centre-ville le quartier le plus vivant. Il est proche du centre commercial Verpantin, de boutiques et du marché sur la RN3. La Cité Rabelais-7 Arpents s'étend sur trois communes (Le Pré, Pantin et Paris 19e).

Le quartier du centre-ville

Situé à la porte du Pré-Saint Gervais non loin de l'hôpital parisien Robert Debré, ce vieux quartier est bordé par le boulevard périphérique à l'ouest, et se confond parfois avec le quartier du Belvédère, qui le domine de la colline de Belleville. La place Anatole France, avec sa mairie à l'architecture du XIXe, son marché, son collège, sa fontaine ancienne et la rue commerçante André Joineau, la maison des associations et ses nombreux commerces, a conservé tout le charme d'un vieux quartier de Belleville. Il jouxte les petites rues aux villas anciennes du quartier du Belvédère.

Économie

La commune, de très petite taille, est essentiellement une commune résidentielle. Elle compte néanmoins 450 entreprises, dont les principales sont l'hypermarché Champion (120 salariés), l'Européenne léchevin (entreprise de déménagements - 48 salariés) et les salaisons Busso Frères (45 salariés). La commune a perdu dans les années 2000 les activités de l'usine Guitel (roulettes Caddie) qui a compté jusqu'à 1600 ouvriers. La faillite est prononcée le 20 avril 2005.[1]. La ville a racheté les 10 500 m² en mars 2004 qu'elle a revendu début 2005 au groupe Nexity.

Transports

Métro

Aucune station de métro ne se situe sur le territoire de la commune. Néanmoins, cinq stations sont proches du Pré Saint-Gervais :

Bus

Un tramway des TPDS, ancêtres de la RATP, reliait au début du XXe siècle le Pré-Saint-Gervais à la Porte de Pantin (autrefois dénommée Porte d'Allemagne)

Trois lignes de bus de la RATP desservent la ville : (BUS) RATP 61 170 249

Enfin, la ville met à disposition un service de bus circulant sur son territoire : leP'tit bus du Pré.

Velib'

L'utilisation du Vélib' est possible à partir de trois sites au cœur du Pré depuis juin 2009 à partir de :

  • la station n°33102 au carrefour des rues G.Péri et F.Ferrer,
  • la station n°33103 à la Poste (face à l'école J.Jaures),
  • la station n°33104 à la Mairie.

Les stations parisiennes à proximité du Pré sont :

Un station + (n°20029) sera ouverte à la porte des Lilas en fonction de l'avancement des travaux de cette esplanade. Sinon, d'autres stations sont disponibles à Pantin et aux Lilas.

Tramway

La prolongation du tramway T3 vers le nord Est, pourrait l'approcher du Pré en franchissant le périphérique avant Pantin.

Histoire

Le lieu porte le nom de "Pré-Saint-Gervais" depuis 1217, ce nom provient du latin pratum, prairie, et de Gervasius, martyr et saint milanais dont une relique fut offerte à l'église du lieu par l'abbaye de Saint-Denis.

Le village est longtemps resté une simple dépendance de Pantin, tant au niveau administratif que spirituel, ce qui fut à l'origine du combat des habitants pour obtenir l'indépendance de leur paroisse dès 1588 par la construction d'une chapelle (consacrée en 1613). Celle-ci ne fut obtenue qu'en 1787.

La commune prend le nom de "Le-Pré-Pelletier" en 1794 en hommage au révolutionnaire Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau assassiné pour avoir voté la mort du roi et dont la propriété était voisine du village; elle reprit son nom d'origine en 1801.

En 1814,lors de la Bataille de Paris, le Pré fut ravagé par les combats contre les troupes wurtembourgeoises.

Rassemblement contre les "trois ans" et la guerre au Pré-Saint-Gervais (1913)

En 1840, la construction des fortifications de Paris l'isola de Belleville. Le 1er janvier 1860, en application de la loi du 16 juin 1859, la commune, déjà exiguë, perd vingt-sept hectares annexés par la la ville de Paris au delà des fortifications de Paris. Sa superficie est alors réduite à 109 hectares, avant d'être encore limitée à 72 hectares en 1870 après l'annexion par Paris des terrains militaires.

Les premières plaques de rue sont apparues au Pré-Saint-Gervais en 1881.

En 1914, c'est à la veille de la Première Guerre mondiale que Jean Jaurès donna son célèbre discours sur la paix au Pré sur la colline du Belvédère. Il était déjà intervenu au balcon de la mairie en 1913 contre la passage du service militaire à 3 ans. La ville participe cependant à l'effort de guerre, grâce à l'usine Rateau (turbocompresseurs pour l'aviation).

Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 354 290 223 369 805 1 643 1 028 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 921 3 120 4 136 4 447 6 396 7 433 8 138 9 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 078 11 669 13 865 14 993 15 465 13 302 14 790 14 691 15 037
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
15 258 14 772 13 271 13 078 15 373 16 377 17 240 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Sources : [2],[3]

Administration

Intercommunalité

D'importantes réflexions sont menées depuis les élections municipales de 2008 en vue de la création d'une communauté d'agglomération dans le centre du département et qui pourrait regrouper dix villes : Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Montreuil, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois, soit près de 440 000 habitants, ce qui en ferait la plus grosse intercommunalité d'Île-de-France. La nouvelle communauté d'agglomération pourrait être créée au 1er janvier 2010. Cette réflexion succède à un projet avorté en 2005, qui aurait pu réunir Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville[4].

Liste des Maires

Liste des maires successifs du Pré-Saint-Gervais[5]
Période Identité Parti Qualité
1998 Gérard Cosme PS Réélu pour le mandat 2008-2014
1995 1998 Claude Bartolone PS
1977 1995 Marcel Debarge PS
1965 1977 F. Blanluet SFIO
1944 1965 Ed. Pepin PSD
1920 1944 E. Boistard SFIO
1914 1919 J.B. Tortorat SFIO
1904 1914 Jean Baptiste Marie Semanaz SFIO
1896 1904 P. Bailly
1876 1896 Charles Eugène Alexandre Guérin
1871 1876 E. Tronchet
1870 1871 Jolly
1869 1870 Eugène A. Bureau
1865 1869 Poulet-Dufour
1831 1865 A.J.B. Simonnot
1826 1831 A Videl
1818 1826 J.B. Beaugrand
1814 1818 J Simonnot
1808 1814 L. Hardy
1804 Fr. Cottin
1802 Guingand
1800 Maurice
1795 Pierre Cottin
1793 Guingand
1791 1793 J. B. Fromin

Monuments et lieux de visite

Place du Général-Leclerc

Plusieurs sources dont quatre regards sur l'aqueduc construit au XIIIe siècle par la Léproserie de Saint-Lazare (à la place de l'ancienne Prison Saint-Lazare à Paris) pour acheminer les eaux du Pré vers leurs établissements. Ils sont classés monuments historiques depuis 1899 dont la fontaine (place de la mairie) est le plus important. Le Regard du Trou-Morin, sans doute d'origine médiévale et restauré au XVIe siècle ainsi qu'en 2004, drainait les eaux des coteaux de Romainville et des Lilas.

La cité-jardin du Pré-Saint-Gervais - Pantin - Les Lilas (1927-1933 puis 1947-1952) : elle fait partie de la quinzaine de cités-jardins construite par l'Office HBM de la Seine alors dirigée par Henri Sellier. Conçue par l'architecte Félix Dumail, elle est constituée de 1 200 logements collectifs et de 56 pavillons individuels (contre 243 prévus à l'origine), essentiellement situés sur les communes de Pantin et du Pré-Saint-Gervais. Une partie de la cité est construite à Pantin après la Seconde Guerre mondiale mais dans un style très différent, partie appelée de nos jours "cité des auteurs" (228 logements). La cité comporte comme équipements collectifs des boutiques, une école (actuel groupe scolaire Jean Jaurès-Pierre Brossolette) et un stade. Mais le projet d'édifier en plus une maison des services sociaux, un dispensaire et un théâtre de plein air ne sera pas réalisé. La cité est partiellement protégée au titre des sites.

L'ancienne usine Guitel, situé rue Carnot, dans le quartier des 7 Arpents, est implantée sur près d'un hectare. D'abord propriété d'Auguste Rateau en 1904, l'usine fournira différentes pièces pour l'aviation militaire et comptera vers 1930 jusqu'à 2000 ouvriers. En 1947, les terrains et les bâtiments sont revendus pour la partie ouest à la manufacture de quincaillerie F.Guitel et Etienne Frères Réunis, et pour la partie est à la Société de construction métallique Mobilor. Ces deux sociétés finiront par fusionner en 1962 et se spécialisent dans la fabrication des roulettes (Caddie) et des chariots (SNCF). D'un point de vue architectural, l'ensemble constitue un exemple unique d'usine-rue. « Les constructions de 1916 et 1917 – l’essentiel de l’usine – sont de deux types. De part et d’autre de la rue Carnot, du côté de la rue Franklin, les façades des bâtiments se répondent [...] l’oculus percé dans le pan coupé de l’atelier, ouvrant sur la rue Franklin, portait l’horloge de l’usine »[6],[7].

Personnalités liées à la ville

Jumelages

  • Drapeau de l'Allemagne Giengen an der Brenz (Allemagne)Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent (de) - Site de la ville (de)

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

Notes, sources et références

  1. « Le guide des collectivités locales », dans "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008 
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  4. Marjorie Corcier, « PROJET. La plus grande communauté d'agglomération de France pourrait se créer autour de Montreuil, Bondy et Pantin. 440 000 habitants sont concernés. », dans Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, 3 juillet 2008 
  5. Liste des maires du Pré-Saint-Gervais sur www.francegenweb.org
  6. N. Pierrot, Inventaire Géneral, DRAC⁷, 2005, p. 8
  7. Le site de l'usine Guitel
  8. Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre
  9. Libération - Sa nuit, son oeuvre
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