Amélie-les-Bains-Palalda

42° 28′ 34″ N 2° 40′ 21″ E / 42.4761111111, 2.6725

Amélie-les-Bains-Palalda
Tour fortifiée (XIIIe siècle, Palalda)
Tour fortifiée (XIIIe siècle, Palalda)
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Arles-sur-Tech
Code commune 66003
Code postal 66110
Maire
Mandat en cours
Alexandre Reynal
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Site web http://www.amelie-les-bains.com
Démographie
Population 3 683 hab. (2007)
Densité 125 hab./km²
Gentilé Améliens, Améliennes et Palaldéens, Palaldéennes
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 34″ Nord
       2° 40′ 21″ Est
/ 42.4761111111, 2.6725
Altitudes mini. 176 m — maxi. 1424 m
Superficie 29,43 km2

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Voir la carte administrative

L'église Saint-Martin de Palalda
Détail des ferrures du portail de Saint-Martin
Vue intérieure de l'église Saint-Martin
L'église Saint-Quentin d'Amélie-les-Bains (XIXème siècle)

Amélie-les-Bains-Palalda est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Améliens.

Sommaire

Géographie

Situation

La commune actuelle d'Amélie-les-Bains-Palalda regroupe en fait deux agglomérations distinctes : les villages des Bains et de Palalda.

La commune est localisée dans la vallée du Tech, au cœur du Vallespir, à l'ouest de Céret.

La ville, station thermale et climatique, villégiature estivale et hivernale fréquentée, groupe ses maisons au débouché des gorges du Mondony, dans la vallée du Tech, où prospère une végétation méditerranéenne.

Accès

Elle est desservie par la route départementale 115, qui doit faire l'objet d'aménagements dans la prochaine décennie afin de permettre une meilleure communication entre la ville et la plaine littorale.

La ville était de plus desservie par le chemin de fer avant sa destruction par l’inondation de 1940. Une voie verte est prévue sur la plateforme de l'ancienne voie ferrée (jusqu'à Arles-sur-Tech).

Hydrographie

Géologie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblements_de_terre_en_France

Histoire

En 2006, lors de travaux effectué à proximité de la station thermale antique d’Aquae Calidae les fouilles ont permis de découvrir un habitat et des sépultures monumentales datées de la fin de l’âge du Bronze (Xe–IXe siècle avant notre ère)[1].

Toponymie

En catalan, le nom de la commune est Els Banys d'Arles et Palaldà ou Palaudà.

Héraldique

Armes d'Amélie-les-Bains-Palalda

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti, au premier d'azur à saint Quentin d'or tenant de sa main dextre une palme de sinople, au second de gueules aux deux tours rondes d'argent coulissées de sable, rangées en barre et posées à plomb, à une ombre de soleil d'or brochant en chef sur la partition, à la champagne du même chargée de quatre pals aussi de gueules.

Faits historiques

En octobre 1940, la ville a été très éprouvée par une crue subite du Tech.

Les Bains

Le lieu semble avoir été occupé dès l'âge du fer : des blocs de gneiss découverts suite à l’inondation du Tech de 1940 étaient gravés de signes de cette époque. Ils ont fait l'objet de diverses théories (cromlech, temple, ...) mais aucune n'est vraiment fondée sur des éléments vérifiables. Le site des Bains d'Arles (El Banys) comporte des sources thermales qui ont été exploitées dès l'Antiquité. Les Romains y construisirent des thermes, dont subsistent une salle voûtée et une petite piscine.

Plus tard, au VIIIe siècle, une abbaye y est fondée par un certain Castellan, vraisemblablement au sein même des thermes antiques. Cependant, les raids normands au IXe siècle mènent les moines à déplacer leur monastère à Arles-sur-Tech, monastère qui subsiste toujours aujourd'hui.

Les Bains dépendent de l'abbé du monastère transféré à Arles jusqu'en 1237, date à laquelle le seigneur du Roussillon et du Vallespir, Nunyo-Sanche, en fait l'acquisition. Seule l'église paroissiale Saint-Quentin demeure sous la juridiction de l'abbé d'Arles.

Vers 1670 un fort, qui subsiste encore aujourd'hui, est établi au-dessus du village afin de défendre la frontière espagnole. La localité prend alors le nom de Fort-les-Bains (et nom actuel du fort).

Le 7 avril 1840, le roi Louis-Philippe renomme le village en Amélie-les-Bains, du nom de son épouse Marie Amélie de Bourbon.

Palalda

Jusqu'à la Révolution, le village de Palalda portait le nom de Palaudà, en référence à un "palais" (ou plutôt une demeure seigneuriale) qui occupait le site actuel du village. En effet, nombre de "palais" existaient dans la région : à Saint-Jean-Pla-de-Corts ou Céret pour ne citer que quelques exemples.

Palalda est mentionné pour la première fois au IXe siècle. La seigneurie passa entre les mains de plusieurs familles.

Les fortifications que l'on peut voir aujourd'hui sont l'œuvre de Guillaume-Hugues de Serralonga (premier seigneur connu de Palalda), qui les fit construire vers 1250.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1886 Gaëtan Viaris    
1952 1959 Paul Alduy SFIO Député, conseiller général
1959 mars 2001 Jacqueline Alduy UDF Sénatrice, conseillère générale
mars 2001 réélu en 2008[2] Alexandre Reynal PS Conseiller général, ancien vice-président du conseil général

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
3 001 3 662 3 908 3 713 3 239 3 475 3 656 3683
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Enseignement

Santé

Personnalités liées à la commune

  • Jacqueline Alduy
  • Emile Marcel Astruc (1887-1983). Maire de Ziguinchor, et de Konakry[4][réf. incomplète] ;
  • Edmond Barde (1887-1966). Chef de la Résistance en Vallespir [4][réf. incomplète] ;
  • Général d'armée Clément Blanc (1897-1982). Sous-chef d'état-major général de l'armée à Alger le 8 novembre 1942[4] ;
  • Docteur Joseph Bouix (1882-1945). Maire d'Amélie-les-Bains; Déporté politique. Mort pour la France[5][réf. incomplète] ;
  • Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866)
  • Jan Brzckowski. (Wisnicz Noury, Pologne, 18 12 1903-Paris, 03 08 1983). Docteur ès-lettres; Critique d'art ; hommes de lettres & poète. Il fut directeur des thermes d'Amélie. Inhumé à Amélie[4][réf. incomplète] ;
  • Maximilien de Chaudoir (1816-1881). Gentilhomme d’Alexandre II de Russie. Entomologiste ; Membre de la société des naturalistes de Moscou. Il mourut à Palalda[4][réf. incomplète] ;
  • Ernest Duchesne (1874-1912). Médecin-major de deuxième classe. Auteur d'une thèse de doctorat sur la contribution à l'étude de la concurrence vitale chez les micro-organismes[4][réf. incomplète] ;
  • Arthur Grottger (1837-1867). Peintre polonais, mort à Amélie-les-Bains.
  • Wenceslas Jean Godlewski (1906-1996). Enseignant et poète. Lecteur, puis maître de conférences associé, W. J. Godlewski a enseigné la langue et la littérature polonaises à la faculté des Lettres de Lille (Lille III) et aux facultés catholiques de Lille, avant et après la Seconde Guerre mondiale. De plus, par la suite à l’École supérieure de journalisme de Lille. Pendant l’Occupation, il était professeur au lycée polonais de Villard-de-Lans dont il était aussi le codirecteur. Déporté à Mauthausen. Auteur de poésies en polonais et en français. Traducteur de chefs-d’œuvre de la littérature polonaise.
  • Jacques Honoré Lelarge de Lourdoueix (1787-1860). Publiciste et journaliste ; censeur royal. Initiateur du suffrage universel[4][réf. incomplète] ;
  • Général de brigade Joseph Abdon Vincent Mary (1865-1928). Officier d'artillerie. Sous-chef de cabinet du ministre de la Guerre[4][réf. incomplète] ;
  • Joseph Restany, dit J.J. Ramon (1891-1980). Ingénieur des Arts-et-Métiers. Sous son pseudonyme, il mit sur pied les fabrications de matériel militaire pour la résistance[4][réf. incomplète] ;
  • Pierre Restany (1930-2003), critique d'art, né à Amélie-les-Bains-Palalda.
  • Jacques Séguéla
  • Chef d'escadron Gaëtan Henry Léon Viarizio di Lesegno, dit Viaris. Né en 1847. D'abord officier de marine. Sous-préfet et maire d'Amélie-les-Bains de 1874 à 1886. Il se battit au siège de Paris (1870), au fort de Montrouge[4][réf. incomplète] ;
  • Augustin Ringeval, coureur cycliste (Tour de France de 1905 à 1913), mort à Amélie-les-Bains en 1967.
  • Joseph Katz, Général d'armée (1907-2001), décédé à Amélie-les-Bains en 2001.

Économie

Lieux et monuments

Amélie-les-Bains

L'ancienne église Saint-Quentin

Mentionnée en 869, elle avait été édifiée sans doute peu après la fondation du monastère pour les habitants qui s'étaient établis aux environs. Consacrée de nouveau en 1061 à la suite de travaux de restauration (ou d'agrandissement), elle fut remaniée à l'époque gothique avant d'être abattue en 1932 à des fins d'urbanisme. L'édifice avait pourtant été classé monument historique.

L'église Saint-Quentin

C'est l'actuelle église paroissiale d'Amélie, construite de 1868 à 1871. Elle conserve une vierge romane du XIIIe siècle, provenant de l'ancienne église Saint-Quentin. Le clocher est doté d'un carillon de 7 cloches.

Cimetières

Amélie-les-Bains possède sept nécropoles sur son territoire : l'ancien et le nouveau cimetière, le cimetière militaire, le cimetière protestant, près de la maison du gardien, Montalba-d'Amélie, l'ancien et le nouveau cimetière de Palalada, et le cimetière du Rosaire, près de l'église Saint-Martin. Dans ces cimetières reposent toutes les personnes appartenant au peuple, au clergé, à la noblesse, et à l'armée. Leur histoire se raconte à la lecture de leur stèle, et tous ces personnages font de la principale nécropole amélienne, un petit Père Lachaise. Rares sont les cimetières où les cinq parties du Monde soient représentées. Seules nos plus grandes cités, comme Paris, Marseille, ou Bordeaux peuvent se le permettre.

En 1996, Jerry de Pierregot écrivit un ouvrage sur les Nécroples Améliennes à la fin du XXe siècle.

Cette commune, a vu passer beaucoup de personnages célèbres. Tous ne sont pas inhumés dans la cité du maréchal Victor de Castellane. Par exemple, le 6 juin 1878, y meurt le vainqueur des Autrichiens à Melegnano (Marignan, 8 juin 1859), le maréchal Achille Baraguey d'Hilliers, ou encore le médecin-major Ernest Duchesne, qui découvrit le pénicillium trente ans avant Fleming, et dont un square rappelle sa mémoire.

Quelques grandes maisons françaises sont représentées dans ces nécropoles, telles que Maupéou d'Ableiges, Arcis de Chazournes, Saint-James, Chaudoir, Gavrel de Loupiac, Juest de Mire, Lamer, Lemonier de La Haitrée, Lelarge de Lourdoueix, Viaris de Lesegno, Bradisch de Wexford, un prince indien, etc. On y trouve également des personnages hétéroclites, le fondateur de la République rouge de Palalda, un boulanger qui inventa un pétrin à pédales, un samouraï, des créateurs d'apéritif (pi-flip), des officiers d'exception, et des héros, beaucoup trop de héros.

Palalda

Le village a une allure médiévale, avec la place au centre de l'ancien château donnant sur l'église Saint-Martin.

L'église Saint-Martin, mentionnée pour la première fois en 967, est composée d'une nef unique voûtée d'un berceau "écrasé" du XIe siècle ou du XIIe siècle. La partie orientale de l'édifice fut totalement reconstruite au XVIe siècle. Le chœur conserve un superbe retable baroque daté de 1656 ainsi que d'autres œuvres.

Le calvaire, haut de 8 m au sommet d'une colline.

Musée postal (départemental) et musée d'art et traditions populaires dans le même bâtiment, à côté de l'église.

Galerie

Voir aussi

Liens internes

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Sources

Bibliographie

  • Albert Cazes (abbé), Amélie-les-Bains-Palaldà, Guide Touristique Conflent, 1975.

Notes

  1. Inrap rapport d'activité 2006 page 23
  2. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  3. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Les Nécropoles Améliennes, 1996
  5. Les Nécropoles Améliennes, 1996

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