American Federation of Labour - Congress of Industrials Organisations

American Federation of Labour - Congress of Industrials Organisations

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L'American Federation of Labour - Congress of Industrials Organisations, dite AFL, est le principal regroupement syndical des États-Unis; il est membre de la Confédération syndicale internationale et de la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques.

Fondée en 1955, par la fusion de l'American Federation of Labour (AFL) et du Congress of Industrial Organizations (CIO), l'organisation et le syndicalisme en général ont reculé depuis un demi-siècle dans le pays. Elle regroupait 61 syndicats représentant 14 millions de travailleurs. Un groupe de syndicats a fait scission en 2005, dont les emblématiques Teamsters.

Sommaire

Présentation

Syndicat né en 1955 du regroupement des deux plus importants syndicats américains, l'American Federation of Labour (10,2 millions d'adhérents) crée en 1886 et le Congress of Industrial Organisations (5,2 millions d'adhérents) pour former l'AFL-CIO, dont George Meany prend la présidence. Ce syndicat représente alors 25% des ouvriers américains et constitue le plus puissant des syndicats des pays occidentaux.

En 2005, le déclin de l'influence du mouvement syndical est patent. À peine 12,5% des salariés (et même seulement 8% dans le secteur des services) sont aujourd'hui syndiqués aux États-Unis, comparés à 19,5% en 1984 et 35% il y a 50 ans au moment de leur fusion. Certains secteurs d'activités et entreprises sont des déserts syndicaux, l'exemple-type était la chaîne de distribution Wal-Mart, alors que la précarité au travail s'est renforcée.

Les 4 principaux membres, avec plus d'un million d'adhérents, étaient le "Service Employees International Union" (SEIU), le "United Food and Commercial Workers Union" (UFCW), l'"American Federation of State, County and Municipal Employees" (AFSCME), et les Teamsters".

Deux des principaux affiliés de l'AFL-CIO ont annoncé leur départ : Les Teamsters, le syndicat des chauffeurs routiers et son 1,4 million de membres, et le "Syndicat des employés des services" (Service Employees International Union, SEIU) avec 1,8 million d'adhérents, à suivre d'autres organisations.

La scission de 2005

Le déclin continu du syndicalisme américain a avivé un débat interne, mené par les syndicats les plus dynamiques, dont le syndicat des services. Ils ont critiqué notamment le faible activisme syndical, remisé au second plan derrière le soutien financier et militant au Parti Démocrate, dont il attendu des mesures sociales, que ce parti a de plus en plus de réticences à promouvoir. L'échec de John Kerry aux élections présidentielles de 2004 a servi de détonateur. Les syndicats critiques (SEIU, Teamsters, LIUNA et UFW)ont formé la coalition "Change to win". Assuré d'être réélu, soutenu par le syndicat des administrations publiques (American Federation of State, County and Municipal Employees, AFSCME) et de la métallurgie, le président sortant John Sweeney a ignoré leurs recommandations, conduisant à la crise de juillet 2005.

Les contestataires préconisent de choisir élection par élection quel candidat choisir, et non plus systématiquement le candidat démocrate. Le SEIU avait tenté de définir des champs syndicaux exclusifs, pour éviter une concurrence entre syndicats, alimentée en sous-main par le patronat ; ce projet a été rejetée par la direction de l'AFL-CIO. Ils déplorent l'incapacité de la direction menée par John Sweeney, 71 ans et en poste depuis dix ans, à adapter son action dans un contexte mondialisé.

Un groupe de syndicats a fait scission en 2005, dont le plus important par le nombre et celui avec la plus forte croissance, le "Service Employees International Union" (SEIU), et les emblématiques Teamsters. Ces derniers ont annoncé le 23 juillet 2005 leur boycott de la convention de l'AFL-CIO, imités par l'United Food and Commercial Workers (UFCW) et "Unite here", un groupe d'employés du textile et de l'hôtellerie. Ces syndicats dissidents ont formé la nouvelle centrale Change to win et amputé l'AFL-CIO d'un quart de ses membres et d'un sixième de son budget.

Alimenté notamment par des adhésions dans la communauté hispanique, les partants ont annoncé une politique active de recrutement, au détriment du soutien au Parti Démocrate. Ils critiquent le libre-échangisme, mais appuient plus leurs revendications sur un certain recours au protectionnisme que sur la promotion de normes sociales mondiales.

Implications politique

L'AFL-CIO est un relais traditionnel du Parti Démocrate. Ses militants et ses finances sont fréquemment mis à disposition des démocrates dans le cadre des campagnes électorales. Toutefois, ces dernières années, ces liens ont été remis en cause par plusieurs responsables de la confédérations et ont été évoqués comme prétexte à la scission de 2005.

En 2006, lors des élections américaines de mi-mandat, la centrale a injecté 40 millions de dollars afin de donner, avec succès, la majorité au Parti Démocrate.

Notes et références

Luc Wendelen. “Scission syndicale aux USA. Quelle réponse syndicale pour les jeunes et les travailleurs précaires?”, LSP-MAS, Louvain, vendredi 16 septembre 2005, en ligne

Les présidents de l'AFL-CIO

Lien externe

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