Amanite
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 Amanita muscaria
Amanita muscaria
Classification
Règne Fungi
Division Basidiomycota
Classe Agaricomycetes
Sous-classe Agaricomycetidae
Ordre Agaricale
Clade Pluteoïde
Famille Amanitaceae
Genre
Amanita
Pers., 1797
Sous-genres de rang inférieur
Amanita strictu senso - Lepidella
Sections de rang inférieur
Amidella - Vagineae
- Caesareae - Phaloideae
- Valideae

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Choice toxicity icon.png Amanita jacksonii, utilisée pour colorer les sauces
Schéma champignon-agaricale.jpg
Hazard T.svg Amanita phalloides, responsable avec ses variétés blanches de 95% des accidents mortels par ingestion de champignons.
Toxic.png Amanita xanthocephala présente un stipe bulbeux et marginé.
Choice toxicity icon.png Amanita caesarea, présente une marge pectinée et une absence de rste de volve.
Hazard T.svg Amanita virosa aux lames blanches, appelée l'ange de la mort, presque toujours mortelle, elle ressemble fortement à l'agaric champêtre

Le genre Amanita, de son nom vernaculaire en français, les Amanites, comprend un peu plus de 550 espèces, des plus toxiques aux plus savoureuses. En France et en Belgique, il existe environ une soixantaine d'espèces et sous-espèces d'amanites dont trois mortelles. Ces Amanites sont responsables de 95% des des accidents mortels par l'ingestion de champignons. Des nombreuses toxines présentes dans une amanite, les plus puissantes dans ces champignons sont l'α-amanitine qui résiste à la cuisson[note 1] et la phalloïdine quand les spécimens récoltés sont crus.

Le genre Amanita, rassemble des champignons appartenant à la division des Basidiomycètes, autrefois dans l'ordre des Amanitales, la famille des Amanitacées étant maintenant confirmée par la phylogénétique dans le clade Pluteoïde, une des six nouvelles divisions des Agaricales.

Le genre Amanita est divisé en deux sous-genres, Amanita et Lepidella, et sept sections. Ces divisions sont morphologiques, certaines espèces n'ayant pas de bulbes, certaines ayant des cupules lisses ou floconneuses, ou encore des anneaux spécifiques, suivant la tessiture de la volve. Depuis 2007, cette classification se précise, les études phylogéniques sont en cours.


Sommaire

Morphologie du sporophore

Le sporophore des amanites sont des champignons terrestres à sporée blanche et lames libres, blanches, quelquefois jaunes.

Le stipe (pied) est plus ou moins bulbeux souvent chaussé d'une volve plus ou moins visible, membraneuse ou floconneuse.

Un anneau généralement en forme de collerette ou en « jupe », présent chez les spécimens jeunes, mais parfois fugace.

Les amanites sans anneaux ont la marge de l'hyménophore striée ou pectinée. Elles ont été regroupées longtemps dans le Sous-genre Amanitopsis. Elles sont maintenant répartie dans les sections Vaginae (pied frèle sans bulbe) et Ceasarea (pied marginé).

La volve est un reste du voile, sorte de « coquille » à l'intérieur de laquelle se forme le sporophore. Au départ, en phase hypogée, les amanites se présentent comme des œufs blancs, le sporophore se développant un peu comme un poussin dans sa coquille. Puis la volve se déchire, mais reste présente à la base du pied du champignon, parfois très effritée. Des débris de volve subsistent également sur la cuticule de plusieurs espèces, sous forme de plaques ou de verrues.

Comestibilité

Ce genre comprend également de nombreux champignons comestibles, mais les mycologues déconseillent les amateurs de champignons de les sélectionner à des fins de consommation personnelles. Néanmoins, dans certaines cultures, certaines espèces locales sont comestibles et à l'origine de marchés saisonniers. Comme exemples de ce type d'amanites on peut citer Amanita zambiana et d'autres espèces charnues dans le centre de l'Afrique, Amanita basii et des espèces similaires au Mexique, Amanita caesarea en Méditerranée, et Amanita chepangiana, amanite blanche du Sud-Est asiatique. D'autres espèces sont utilisées pour les sauces colorantes, comme que l'Amanita jacksonii au éclat rouges vifs que l'on récolte de l'Est du Canada à l'Est du Mexique où on la trouve sur les marchés.

Beaucoup d'espèces sont de comestibilité inconnue, en particulier dans des pays comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, où de nombreux champignons sont mal connus.

Taxonomie du genre Amanita

En grec Amanites, le nom pourrait être dérivé de Amanos, une montagne de la Cilicie orientale entre la Phénicie et la Syrie où auraient foisonnés ces champignons[1] Le physicien romain Galien utilisait le mot pour désigner les agarics champètres par opposition au boletus[2]

Le genre Amanita a tout d'abord été publié avec son sens actuel par Christian Hendrik Persoon en 1797[3]. En vertu du Code international de nomenclature botanique, le concept des amanites de Persoon, avec Amanita muscaria (L.) Pers. défini comme l'espèce type, a été officiellement conservé contre les anciennes Amanita de Boehm (1760) qui est considéré comme un synonyme de Agaricus L[4].

Systématique du genre Amanita

Le genres Amanita inclus deux sous-genres et sept sections confirmés par la morphologie et la phylogénétique moléculaire. Les espèces types d'amanites sont précisées[5].

  • Amanita (genre)
    • Amanita (sous-genre)
    • Lepidella (sous-genre)
      • Lepidella strictu senso (section)
        • Amanita vittadinii (Morreti) Vitt. (1826).
      • Amidella
        • Amanita volvata Peck (Lloyd) (1898)
      • Phaloideae
      • Valideae
        • Amanita australis (G. Stev. 1962)

Classification Linnéenne du genre Amanita

Description morphologique et liste des espèces des sous-genres et sections du genre Amanita. En l'absence de recherches phylogénétiques, la classification Linnéenne donne une approche qui devrait se confirmer.

Ce genre englobe un peu plus de 550 espèces et variétés, la liste suivante est donc loin d'être exhaustive. Cette liste suis la classification des sous-genres et sections des grandes ligne du genre Amanita de Corner et Bas (1962[6]), de Bas (1969[7]), comme utilisée par Tulloss en 2007. L'utilisation des noms commun suit Tulloss (2007), Holden (2003), Arora (1986[8]) et Yang (2004[9]). ), and Lincoff (1981[10]).

Sous-genre Amanita

Le sous-genre Amanita a les spores qui réagissent à l'iode (Test de Melzer) et deviennent noirs. Les spores sont inamyloïdes

Section Amanita sensu stricto

Toutes les espèces ont un bulbe à la base du stipe

Espèce-type du genre
Liste des espèces de la section Amanita
  •      Amanita albocreataDrapeau des États-UnisDrapeau du Canada
  •      Amanita altipesDrapeau de Chine Chine Sud-Ouest
  •      Amanita armeniaca – Amanite des bohémiens Drapeau d'Australie Australie
  • _Amanita_eliae_–_Toxic.png Amanita eliaeDrapeau : Union européenne
  • _Amanita_farinosa_–_Côte_Est_Toxic.png Amanita farinosa – Côte Est Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada et Amérique Centrale
  •      Amanita frostiana – Frost's amanita Côte Est Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada
  • _Amanita_gemmata_–_Amanite_jonquille[note_2]_Toxic.png Amanita gemmata – Amanite jonquille[note 2] Drapeau : Union européenne
  •      Amanita nehuta – Maori dust Amanita Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
  • Toxic.png Amanita pantherina – Amanite panthère (Hémisphere-Nord)
  •      Amanita parvipantherina Drapeau de Chine Chine Sud-Ouest (Province de Yunnan)
  • _Amanita_regalis_–_Toxic.png Amanita regalisDrapeau : Union européenne, Alaska Alaska
  •      Amanita rubrovolvata – red volva amanita Drapeau de la République populaire de ChineDrapeau du JaponDrapeau : Indonésie
  •      Amanita strobiliformis – Amanite verruqueuse Drapeau : Union européenne
  •      Amanita virgineoides - Amanite virginoïde Drapeau du Japon
  • _Amanita_xanthocephala_–_Grisette_vermillion_Toxic.png Amanita xanthocephala – Grisette vermillion Drapeau d'Australie Australie

Section Vaginae

La plupart de ces espèces ont un stipe sans bulbe. La volve est friable, épaisse et membraneuse, Elle ne sont donc pas floconeuses.

Espèce-type de la section
Liste des espèces de la section Vaginae
  •      Amanita argentea (=Amanita mairei) – Drapeau : Union européenne
  •      Amanita battarrae (=Amanita umbrinolutea) – Amanite argile ombrée[note 3] Drapeau : Union européenne
  • _Amanita_ceciliae_(=Amanita_inaurata)_–_[note_4],_peau_de_serpentToxic.png Amanita ceciliae (=Amanita inaurata) – [note 4], peau de serpentDrapeau : Union européenne
  •      Amanita crocea – Grisette orange[note 5], Drapeau : Union européenne
  •      Amanita fulva – Grisette fauve[note 6], Drapeau : Union européenne
  •      Amanita liquiiDrapeau de Chine Chine Sud-Ouest
  •      Amanita lividopallescensDrapeau : Union européenne
  •      Amanita nivalis – Grisette des montagnes[note 7], (Arctique/Alpine)
  •      Amanita orientifulvaDrapeau de Chine Chine Sud-Ouest
  •      Amanita pachycolea – Grisette de l'Ouest[note 8], Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada (Côte Ouest)
  •      Amanita pekeoides – Amanite des Maoris[note 9] Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
  •      Amanita submembranaceaDrapeau : Union européenne
  •  Amanita_velosa_–_Amanite_du_printemps_[note_10],_Choice toxicity icon.png Amanita velosa – Amanite du printemps [note 10], Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada (Côte Ouest)

Section Ceasareae

Le bulbe à la base du stipe est inexistant et fort proche de la section Vaginae[11] un voile membraneux partiel.

Espèce type de la section
Liste des espèces de la section Caesareae

Sous-genre Lepidella

le genre Lepidella: Amanita onusta

Section Lepidella

Les espèces de ces sections incluent certaines dont les caractères sont jugés «plus primitifs» ou «moins dérivés» que dans le genre Amanita. Toutes les espèces sont blanches et pâles.

Espèce type chez Lepidella
  •      Amanita vittadinii – Amanite de Vitadini[note 16] Drapeau de l'ItalieDrapeau de l'EspagneDrapeau de France France Sud
Liste des espèces de la section Lepidella
  • Hazard T.svg Amanita abrupta – Amanite à bulbe abrupt
  •      Amanita atkinsoniana
  •      Amanita austroviridis – Lepidella australienne vert-de-gris Drapeau d'Australie Australie
  •      Amanita ananaeceps – Lepidella ananas australienne[note 17], Drapeau d'Australie Australie
  •      Amanita cokeri – Lepidella de Coker
  •      Amanita daucipes – Amanite pied de navet[note 18],
  •      Amanita inopinata – Amanite inopinée[note 19] Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande, Drapeau : Union européenne Ouest
  •      Amanita magniverrucata – Amanite à grandes verrues[note 20]
  • Toxic.png Amanita nauseosa, Amanite nauséeuse
  •      Amanita onusta – Amanite chargée[note 21]
  •      Amanita ravenelii – Amanite de Ravenel, Amanite pomme de pin[note 22], Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada
  • Hazard T.svg Amanita smithiana – Amanite de Smith[note 23] Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada (Côte Ouest)
  •       Amanita solitaria ou Amanita strobiliformis – Amanite solitaire d'Europe[note 24] Drapeau : Union européenne
  • _Amanita_thiersii_–_Amanite_de_Thier[note_25]_Toxic.png Amanita thiersii – Amanite de Thier[note 25] Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada (Côte Est)

Section Amidella

Les espèces de cette section ont la marge du chapeau appendiculée, combiné avec un voile universel robuste et multicouches.

Espèce-type
  •      Amanita volvata – Amidella d'Amérique Drapeau des États-UnisDrapeau du Canada (Côte Est)
Listes des espèces de la section Amidella

Section Phaloïdae

Cette section est définie en partie par une absence de marges friables du chapeau. Beaucoup, mais pas toutes de ces espèces de cette section contiennent une ou plusieurs amatoxines et/ou de la phalloïdine.

Espèce-type
Liste des espèces de la section phaloïdeae

Section Validae

Cette section est caractérisée par l'absence d'un voile membraneux universelle. Beaucoup d'espèces de cette section qui ont été testées contiennent un composé hémolytique qui est détruit par la chaleur. Ingérées crues, des troubles gastro-intestinaux apparaissent assez rapidement. Des espèces de cette section sont couramment consommées dans plusieurs parties du monde, mais jamais ingérées crue.

Liste des espèces de la section Validae
Espèce-type
  •      Amanita excelsa var. spissa(=Amanita spissa) – Fausse Golmotte[note 39]Drapeau : Union européenne
  • _Amanita_excelsa_var._excelsa(=Amanita_excelsa_var._valida)_–_Toxic.png Amanita excelsa var. excelsa(=Amanita excelsa var. valida) – Drapeau : Union européenne
Liste des espèces de la section Validae

Autres confusions possibles

On ne les confondra pas avec les genres Limacella qui n'ont pas de volve, un anneau présent, et un chapeau visqueux ni avec les Volvaires où la volve est présente, sans d'anneau, et les lames et spores roses.

Toxicologie

Toxicité

Plusieurs espèces de la section Phalloidieae sont remarquables pour leur toxicité, contenant des toxines connues comme les amatoxines qui peuvent entraîner une insuffisance hépatique grave et la mort. Il s'agit notamment de l'Amanite phalloïde, l'Oronge verte et des espèces connues sous le nom de l'Ange de la mort Amanita virosa, Amanita bisporigera et Amanita ocreata et l'Oronge cigüe blanche, Amanita verna qui, au printemps, ressemble à s'y méprendre à un agaric des prés, Agaricus campestris[12].

Plus récemment, chez une série d'espèces du sous-genre Lepidella, il a été prouvé qu'elles pouvaient provoquer une insuffisance rénale aiguë, et particulièrement chez Amanita smithiana du Nord-Ouest d'Amérique du Nord, Amanita pseudoporphyrie au Japon, et Amanita Proxima du sud de l'Europe[13].

Les Amatoxines

Isolées en 1941[14], les amatoxines comportent au moins huit composés possédant une structure similaire, basée sur huit acides aminés formant une structure en anneau.

Les α-amanitine et β-amanitine

Parmi elles, l’α-amanitine qui est le composé toxique principal, avec la β-amanitine, est responsable des effets toxiques[15],[16]. Elles agissent principalement sur l’ARN polymérase qu'elles inhibent, empêchant la synthèse d’ARN messager dans les cellules. L'inhibition de synthèse des ARNm bloque celle de l'ensemble des protéines, et par conséquent du métabolisme cellulaire. Ceci entraîne rapidement l'arrêt des fonctions de base des cellules[17] et des fonctions de l'organe qu'elles composent. Parmi ces organes, le foie, qui est un des premiers organes rencontrés après absorption de la toxine par le système digestif, est rapidement un tissu cible de l'amanitine, ce d'autant qu'il est au centre des processus de détoxification des organismes. D’autres organes comme les reins sont également touchés[18].

Les phallotoxines

Les phallotoxines, constituées d'au moins sept composés distincts, possèdent également une structure moléculaire en anneau composé de sept acides aminés.

La phalloïdine

Isolée en 1937, la phalloïdine est le principal membre de ce groupe. Bien que les phallotoxines soient extrêmement toxiques pour les cellules du foie et du rein, où elles perturbent la dynamique du cytosquelette d'actine en empêchant la dépolymérisation des filaments[19], elles n'ont qu’un impact léger sur la toxicité générale de l’amanite phalloïde. Elles ne sont en effet pas absorbées au niveau intestinal. Par ailleurs, la phalloïdine est retrouvée dans une autre espèce, l’amanite rougissante, Amanita rubescens, qui parfaitement comestible si elle est bien cuite.

Symptômes

Initialement, les symptômes sont de nature gastro-intestinale, incluant douleurs abdominales, diarrhées et vomissements, qui conduisent à une déshydratation ou, dans des cas graves, à une hypotension, une tachycardie, une hypoglycémie et à divers désordres acido-basiques[20] ,[21]. Ces premiers symptômes disparaissent deux à trois jours après l’ingestion, avant une sérieuse détérioration impliquant le foie : ictère, diarrhées, délire, épilepsie et coma dus à une insuffisance hépatique aiguë et à une encéphalopathie hépatique (accumulation dans le sang de substances normalement dégradées dans le foie)[22]. Insuffisance rénale, due à une hépatite grave[23] ou directement à des dommages rénaux, et coagulopathie peuvent apparaître pendant cette étape. Plusieurs complications présentent un danger réel pour le pronostic vital : pression intracrânienne accrue, hémorragie intracrânienne, septicémie, pancréatite, insuffisance rénale aiguë et arrêt cardiaque. Le décès survient généralement six à seize jours après l’empoisonnement[24].

Traitement

La consommation des amanites possédant des amatoxines est une urgence médicale nécessitant une hospitalisation. Il y a quatre principales catégories de traitements pour l’empoisonnement: les premiers soins, les mesures d’accompagnement, les traitements spécifiques et la greffe du foie[25].

Principales espèces de France et Belgique

Amanite des Césars,

Drapeau de France France Sud uniquement,

Amanita caesarea est un excellent comestible, le meilleur des champignons selon de nombreux amateurs. La cuticule de l'hyménophore est rouge-orange, à bords striés, le pied et les lamelles sont jaunes. La volve, très blanche et membraneuse, est la plus épaisse des volves d'amanites. L'oronge apprécie particulièrement les sols siliceux méditerranéens.

Amanite citrine

Amanita citrina. Elle est très fréquente. La couleur du chapeau (non strié) varie du jaune citron au blanc crème. Le chapeau porte des fragments de volve, sous forme de flocons parsemés à sa surface. La base du pied est bulbeuse, entourée d'une volve en forme de coupelle. Elle est apparemment peu toxique mais elle est peu consommé en raison de son goût que certains trouvent désagréable. Elle a une odeur typique de pomme de terre. Elle doit être absolument évitée en raison de la courante confusion avec l'amanite phalloïde et ses variétés plus pâles, qui peut avoir des teintes fort proche.

Amanite tue-mouches

Amanita muscaria. Très commune, elle est fortement toxique (troubles digestifs et effets hallucinatoires) mais non mortelle. On la reconnaît facilement à son chapeau rouge parsemé de débris de volve formant des flocons blancs. La volve n'est pas membraneuse, mais granuleuse, le pied et les lamelles sont blancs (ce qui évite tout risque de confusion avec l'oronge ou amanite des césars).

Amanite ovoïde,

Drapeau de France France Sud uniquement,

Amanita ovoidea

Amanita ovoïdea aussi appelée coucoumelle est la plus grosse des amanites puisque son chapeau peut atteindre les 40 cm de diamètre. Elle est très connue dans les régions bordant la méditerranée, et pratiquement inconnue ailleurs : elle ne peut pousser qu'en terrain calcaire, au pied des arbres (feuillus ou conifères) et uniquement en régions chaudes et ensoleillées.

Amanite panthère

Amanita pantherina : Très commune. Son chapeau à rebord strié est brun (nombreuses nuances possibles), moucheté de fragments de volve, le pied et les lamelles sont blancs. La volve forme une poche entourant le bulbe, elle se développe aussi de façon hélicoïdale à la partie inférieure du pied. Elle est extrêmement toxique.

Amanite phalloïde

Hazard T.svg Amanita phalloides. Très commune dans les sous-bois (mais aussi dans des prés en bordure des bois), c'est le plus dangereux de tous les champignons, car elle est responsable de plus de 90% des intoxications mortelles dues à la consommation de champignons (voir Syndrome phalloïdien). Son chapeau est en principe vert olive strié radialement, le pied (assez grêle) et les lames sont blanches, la volve est membraneuse. Une sous-espèce a un chapeau blanc (A. phalloides alba), c'est le cas aussi de deux espèces voisines, également mortelles : l'amanite printanière (Amanita verna) et l'amanite vireuse (Amanita virosa).

Amanite rougissante

Amanita rubescens, encore appelée Golmotte, Golmette ou Golmelle: c’est un excellent comestible (mais là encore il y a pour les cueilleurs non avertis des risques de confusion avec l'amanite panthère). Le chapeau, rouge-brun, n'a pas de bords striés, il porte quelques fragments de volve. La volve elle-même est quasiment absente du pied, car elle est entièrement friable. Le pied est plus coloré et plus trapu que celui de l'amanite panthère. De plus, quand on le coupe, sa chair rougit, ce qui est un bon moyen de l'identifier de façon sûre. Attention : si l'amanite n'est pas bien cuite (au moins 60 °C), elle renferme une substance qui détruit les globules rouges.

Amanite épaisse

Amanita spissa. Champignon comestible, mais qu'il ne faut absolument pas cueillir, tant les risques de confusion avec l'amanite panthère sont grands. Son chapeau présente en effet des couleurs similaires (brun grisâtre le plus souvent), avec également des fragments de volve. Cependant ses bords ne sont pas striés. La volve est en général absente de la base du pied, qui est appointi à la base.

Amanite solitaire

Amanita solitaria. Grand champignon de couleur blanche, reconnaissable notamment à son arête (rebord du chapeau) floconneuse. Le chapeau lui-même porte des flocons verruqueux. Très bon comestible, mais qu'il convient d'éviter en raison de sa couleur blanche, le risque de confusion avec des espèces mortelles étant trop grand.

Amanite vaginée
  • Amanita vaginata, appelée aussi Grisette ou Coucoumelle, contrairement aux autres amanites, n'a pas d'anneau. Son pied est long, creux et grêle, la volve forme un sac qui remonte le long du pied. Le chapeau est gris, à rebord strié. C'est un bon comestible à condition d'être bien cuite, de plus elle est très peu charnue, comme les espèces voisines :
    • Amanita fulva, très proche de la précédente mais la couleur du chapeau est brun-roux
    • Amanita crocea encore appelée : amanite jaune, le pied est chiné, le chapeau jaune-safran, d'où son nom.

Précautions à prendre

Étant donné que trois espèces d'amanites sont mortelles et deux autres fortement toxiques, il convient d'être très prudent dans la récolte de ces champignons, et plus généralement de tous les champignons à lamelles blanches portant un anneau. Seuls des mycologues avertis peuvent consommer sans crainte Amanita rubescens et Amanita vaginata, à condition toutefois de bien les faire cuire, car ces deux champignons sont toxiques si on les mange crus. Il n'y a guère que l'oronge qui ne présente en principe aucun problème, une fois qu'on a vérifié que les exemplaires cueillis ont un pied et des lamelles jaunes par le risque de confusion avec l'amanite tue-mouches. L'oronge est la seule amanite pouvant être consommée crue sans risque.

Voir la liste des champignons toxiques.

Bibliographie en français

  • J. Guillemin, Les Amanites, in Bull. Féd. Myc. Dauphiné-Savoie 1998, 151 : 41-43.
  • Régis Courtecuisse, Bernard Duhem: Guide des champignons de France et d'Europe (Delachaux & Niestlé, 1994-2000).
  • Marcel Bon: Champignons de France et d'Europe occidentale (Flammarion, 2004)
  • Dr Ewaldt Gerhardt: Guide Vigot des champignons (Vigot, 1999) - ISBN 2-7114-1413-2
  • Roger Phillips: Les champignons (Solar, 1981) - ISBN 2-263-00640-0
  • Thomas Laessoe, Anna Del Conte: L'Encyclopédie des champignons (Bordas, 1996) - ISBN 2-04-027177-5
  • Peter Jordan, Steven Wheeler: Larousse saveurs - Les champignons (Larousse, 1996) - ISBN 2-03-516003-0
  • G. Becker, L. Giacomoni, J. Nicot, S. Pautot, G. Redeuihl, G. Branchu, D. Hartog, A. Herubel, H. Marxmuller, U. Millot et C. Schaeffner: Le guide des champignons (Reader's Digest, 1982) - ISBN 2-7098-0031-4
  • Henri Romagnesi: Petit atlas des champignons (Bordas, 1970) - ISBN 2-04-007940-8
  • Larousse des champignons édition 2004 sous la direction de Guy Redeuilh - ISBN 2-03-560338-2

Liens externes

Noms vernaculaires anglais

  1. On considère généralement une cuisson de 20 minute a 70 °
  2. gemmed mushroom, jewelled amanita
  3. umber-zoned ringless amanita
  4. Cecilia's ringless amanita, snakeskin Grisette
  5. saffron ringless amanita
  6. tawny grisette, orange-brown ringless amanita
  7. snow ringless amanita
  8. Stuntz' great ringless amanita, western grisette
  9. Maori's sack ringless Amanita
  10. springtime amanita, bittersweet orange ringless amanita
  11. Royal Amanite
  12. half-dyed slender Caesar
  13. Jackson's slender caesar
  14. hated amanita
  15. Zambian slender caesar
  16. Barefoot Amanita, Vittadini's Lepidella
  17. White-veiled Lepidella
  18. Carrot-foot Lepidella, turnip-foot Amanita
  19. Unexpected Guest Lepidella
  20. Great-warted Lepidella
  21. Loaded Lepidella, gunpowder Lepidella
  22. Pinecone Lepidella
  23. Smith's Lepidella
  24. European solitary Lepidella
  25. Thiers' Lepidella
  26. bearded amanita, European egg amidella
  27. death cap
  28. Latin American death cap
  29. Guangzhou destroying angel
  30. great felt skirt destroying angel
  31. marbled death cap
  32. Chiu's false death cap
  33. destroying angel, death angel
  34. Hongo'sfalse death cap
  35. East Asian death cap
  36. fool's mushroom
  37. destroying angel
  38. narrow-spored destroying angel
  39. grey-spotted amanita, European false blusher
  40. white American star-footed Amanita
  41. far south Amanita
  42. brown American star-footed Amanita, cleft-footed amanita
  43. false death cap
  44. orange Amanita, Australien yellow-dust amanita
  45. yellow patches, yellow wart, American yellow-dust amanita
  46. yellow blusher
  47. yellow-veiled amanita
  48. southern beech Amanita
  49. western blusher, blushing bride
  50. purple-brown Amanita, porphyry amanita
  51. European blusher

Références

  1. Privat-Deschanel Augustin, Focillon Jean Adolphe Dictionnaire général des sciences: théoriques et appliquées... ...: Vol. 1 - p.87 1864; beaucoup d'auteurs se sont recopiés.
  2. Houghton W. ,Notices of fungi in Greek and Latin authors in Annals and Magazine of Natural History ser. 5 vol. 5, 1885, pp. 22- 49
  3. Persoon Ch, Tent. disp. meth. fung. : 65, 1797
  4. Mc Neill J. et al. (eds) International Code of Botanical Nomenclature (Vienna, 2005) , Appendix IIIA Nomina generica conservanda et rejicienda, B. Fungi, 2006.
  5. Bas C. Morphology and subdivision of Amanita and a monograph of its section Lepidella, Persoonia 5: 285-579, 1969
  6. Corner EJH and Bas C. The genus Amanita in Singapore and Malaya. Persoonia 2:241–304, 1962
  7. Bas C.Morphology and subdivision of Amanita and a monograph of its section Lepidella. Persoonia 5: 285-579, 1969
  8. Arora D. Mushrooms demystified (2nd ed). Berkeley, CA: Ten Speed Press, 1986
  9. Yang ZL, Weiss M & Oberwinkler F. (2004) New species of Amanita from the Himalaya east coast and adjacent regions
  10. Lincoff GH.The Audubon Society field guide to North america mushrooms. New York: Alfred A. Knopf, 1981
  11. voyez Corner and Bas (1962)
  12. L'Agaric champêtre a des lames roses et ne pousse que très rarement au printemps.
  13. Saviuc, P.; Danel, V., New Syndromes in Mushroom Poisoning, Toxicological Reviews 25 (3): 199–209, 2006
  14. publiées par Heinrich Wieland et Rudolf Hallermayer de l’université de Munich
  15. (en) Köppel C., Clinical symptomatology and management of mushroom poisoning. Toxicon 31 (12): 1513–40, 1993DOI:10.1016/0041-0101(93)90337-I. PMID 8146866
  16. (en) Dart R.C. "Mushrooms", Medical toxicology. Philadelphia: Williams & Wilkins, 1719–35, 2004
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