Jules Laforgue

Jules Laforgue
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Laforgue.
Jules Laforgue
Laforgue portrait painting.jpg
Activités Écrivain
Naissance 16 août 1860
Montevideo, Drapeau d'Uruguay Uruguay
Décès 20 août 1887 (à 27 ans)
Paris, Drapeau de France France
Langue d'écriture français
Genres Poésie

Jules Laforgue, né à Montevideo le 16 août 1860 et mort dans le 7e arrondissement de Paris le 20 août 1887, est un poète français. Connu pour être un des inventeurs du Vers libre, il mêle en une vision pessimiste du monde mélancolie, humour et familiarité du style parlé.

Sommaire

Enfance

Né d'une famille qui avait émigré en espérant faire fortune, il est le deuxième de onze enfants. À l’âge de six ans, il vient en France avec sa mère, dans la ville de Tarbes d’où est originaire son père. Jules et son frère aîné y sont confiés à des cousins. Entre 1869 et 1875, il est pensionnaire au lycée de Tarbes. En octobre 1876, il part vivre, avec sa famille rentrée d’Uruguay, à Paris. Sa mère meurt en couches en 1877 alors qu’il a 17 ans. Son père retourne à Tarbes tandis que Laforgue reste à Paris poursuivre ses études au lycée Condorcet. Il échoue au baccalauréat de philosophie (il aurait essayé à trois reprises). Il se tourne alors vers la littérature et la lecture des poètes et des philosophes.

Un départ difficile

Après ces études avortées, il mène une vie relativement difficile. Il fréquente le groupe littéraire des Hydropathes, qui réunit ceux qu’on appellera plus tard les symbolistes.

Portrait de Jules Laforgue
par Félix Valloton
paru dans Le Livre des masques
de Remy de Gourmont (1898).

Sur la recommandation de son ami Gustave Kahn et par l’intermédiaire de Paul Bourget, il devient secrétaire du critique et collectionneur d’art Charles Ephrussi, qui possède une collection de tableaux impressionnistes. Jules Laforgue acquiert ainsi un goût sûr pour la peinture.

L’Allemagne

Au moment de la mort de son père, en 1881, il part pour Berlin, où il devient lecteur de la francophile et libérale Impératrice Allemande Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach, grand-mère du futur Guillaume II. Son travail consiste à lire à l’impératrice, deux heures par jour, les meilleures pages des romans français et des articles de journaux comme ceux de La Revue des Deux Mondes. Il s’agit d’un emploi très rémunérateur (sa fratrie lui est à charge) qui lui laisse du temps libre et qui lui permet de voyager à travers l’Europe. Malgré cela, il éprouve ennui et mal de vivre.

Ce n’est qu’en 1886 qu’il quitte ce poste ; dès le début de l’année, à Berlin, il rencontre une jeune Anglaise, Leah Lee, qu’il épouse le 31 décembre à Londres. Il rentre alors à Paris. Mais son état de santé se dégrade rapidement : atteint de phtisie, il meurt en août 1887 à son domicile du 8, rue de Commaille ; il venait d'avoir 27 ans ; sa femme, atteinte du même mal, succombera l’année suivante.

Il avait collaboré à des revues telles que la Gazette des Beaux Arts, la Revue Indépendante, le Décadent, la Vogue, le Symboliste, et la Vie Moderne.

Il jouait avec les mots et en créait fréquemment. Il refusait toute règle de forme pour l’écriture de ses vers. Les écrits de Jules Laforgue sont empreints d’un fort mal de vivre – son spleen –, par le sentiment de malheur et la recherche vaine de l’évasion.

J’aurai passé ma vie le long des quais
À faillir m’embarquer
Dans de biens funestes histoires
Tout cela pour l’amour
De mon cœur fou de la gloire d’amour
— Poème sans titre extrait du 10e texte du recueil posthume Derniers vers.

Œuvres

Monument à Jules Laforgue
par Firmin Michelet.
Jardin Massey, Tarbes.
Poésie
  • Les Complaintes (1885)
  • L’Imitation de Notre-Dame de la Lune (1886)
  • Le Concile féerique (1886)
Publications posthumes
  • Des Fleurs de bonne volonté (1890)
  • Derniers Vers de Laforgue (1890) (publié par son ami Félix Fénéon)
  • Le Sanglot de la terre (1901)
  • Premiers poèmes (1903)
  • Anthologie poétique de Jules Laforgue (1952)
Traduction
Contes en prose
  • Les Moralités légendaires (1887)
Varia
  • Berlin, la cour et la ville (1922)
  • Stéphane Vassiliew (1943)

Article connexe

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jules Laforgue de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Jules Laforgue — Nacimiento …   Wikipedia Español

  • Jules Laforgue — Portrait of Laforgue, 1885 Born August 16, 1860(1860 08 16) Died August 20, 1887(1887 08 20) …   Wikipedia

  • Jules Laforgue — (* 16. August 1860 in Montevideo; † 20. August 1887 in Paris) war ein französischer Dichter. Seine Werke werden zum Symbolismus gezählt. Jules Laforgue Inhaltsverzeichnis …   Deutsch Wikipedia

  • Villa Jules-Laforgue — 19e arrt …   Wikipédia en Français

  • LAFORGUE (J.) — Quatre vers extraits des «Locutions des Pierrots» dans L’Imitation de Notre Dame la Lune peuvent s’entendre comme une simple fantaisie mineure à l’accent personnel ou comme le reflet de l’inquiétude moderne: Ah! oui, devenir légendaire, Au seuil… …   Encyclopédie Universelle

  • Laforgue — ist der Name folgender Personen: Jules Laforgue (1860–1887), französischer Dichter René Laforgue (1894–1962), französischer Psychiater und Psychoanalytiker Diese Seite ist eine Begriffsklärung zur Unterscheidung mehrerer m …   Deutsch Wikipedia

  • Jules Supervielle — (January 16 1884 May 17 1960) was a French poet and writer born in Uruguay.Jules Supervielle always kept away from Surrealism which was dominant in the first half of the twentieth century. Eager to propose a more human poetry and to rejoin the… …   Wikipedia

  • Jules Supervielle — Nacimiento 16 de enero de 1884   …   Wikipedia Español

  • Jules — hace referencia a: Alfred Jules Ayer, filósofo británico; Jean Baptiste Jules Bernadotte, mariscal del Primer Imperio y rey de Suecia; Jules Barbey d Aurevilly, escritor y periodista francés; Jules Bordet, médico belga, premio Nobel de Medicina… …   Wikipedia Español

  • Jules Lafforgue — (à ne pas confondre avec Jules Laforgue) est un poète français né à Gourdon dans le Lot en 1873. Il a écrit sous le pseudonyme de Pierre Calel, souvent avec sa sœur qui avait pris, elle, le pseudonyme d’Alida Calel. Après son baccalauréat passé… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.