Alpenglocken

Cloche

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Cloche de chapelle

Une cloche est un objet simple destiné à l'émission d'un son puissant. C'est un instrument de percussion et un idiophone. Sa forme est habituellement un tambour ouvert et évidé d'une seule pièce qui résonne après avoir été frappé. Un objet de cette forme est dit campaniforme. La partie qui frappe le corps de la cloche est soit un battant, sorte de langue suspendue dans la cloche, soit une petite sphère libre comprise dans le corps de la cloche, soit un maillet ou un battant (souvent un tronc de bois suspendu par des cordes) séparé qui frappe la cloche depuis l'extérieur. La cloche est généralement surmontée dans sa partie supérieure, au-dessus de l'axe support, d'une masse métallique ou de bois jouant le rôle de contrepoids : le mouton. L'ensemble des cloches est supporté par un ensemble complexe de poutres en bois, le beffroi : le bois absorbe les vibrations importantes, ce que ne pourrait faire directement une maçonnerie. Les cloches sont surtout faites de métal, mais certaines petites cloches peuvent être en céramique, en verre, en bois ou en papier mâché. Les cloches sont fondues (fabriquées) par le fondeur de cloches (ou encore « saintier »). Le métal traditionnel pour ces cloches est un alliage : le bronze (anciennement airain), comprenant environ 20 % d'étain. Connu comme du métal à cloche, cet alliage est aussi le même pour les cymbales.

Sommaire

Forme

Cloche chinoise, dynastie des Zhou de l'Est (475 - 221 B.C.)

Sa forme la plus classique est la cloche d'église, qui est suspendue dans une tour (le clocher) ou à un portique en bois, le beffroi (nom étendu par la suite à la tour maçonnée qui supporte l'ensemble), et sonnée en la faisant osciller au moyen d'une corde, le battant accroché à l'intérieur frappant le corps de la cloche. Cette pratique est connue comme « sonner la cloche », et cela produit un son à la fois grave et clair (usage répandu notamment dans les églises occidentales, tant catholiques que protestantes : Voir une vidéo sur Youtube). Il existe aussi des cloches tubulaires. En Extrème-Orient, une cloche peut aussi reposer sur un coussin, en position renversée ; elle est alors frappée de l'extérieur, par le côté pour celles en métal, ou par le dessus pour celles en bois. La cloche est sonnée « à la volée » lorsqu'elle oscille sur son axe, le battant libre frappant l'intérieur. Dans le cas de cloches de grande taille et pour des sonneries quotidiennes, la cloche est fixe et c'est le battant, actionné par un câble ou une corde, qui frappe la paroi : la cloche est alors « tintée » (c'est le cas notamment dans les églises orthodoxes, ainsi que dans certaine régions de France ou de Suisse où le sonneur se tient au côté des cloches et les actionne à l'aide de ses mains et de ses pieds : Voir une vidéo sur Youtube).

Histoire

La cloche est l'un des plus vieux instruments sonores que nous connaissions : elle est née probablement, quant à son principe, à l'époque où l'homme sut, par le feu, durcir l'argile et constituer ainsi un vase qui se révélera « sonore » en le percutant. Les premières cloches métalliques remontent à l'âge du bronze. On trouve des traces d'utilisation des cloches en Asie, il y a 4 000 ans. Les Annales de la Chine rapportent que l'Empereur Jaune Huángdì fit fondre, vers l'an 2260 av. J.-C., douze cloches. Plusieurs clochettes de l'époque de la dynastie Shang (XVIIIe siècle av. J.-C. au XIe siècle av. J.-C.) sont exposées au Musée de l'histoire chinoise à Pékin (Définition extraites du Vocabulaire campanaire édité par la Société française de campanologie – SFC - ).

On en trouve dans toutes les civilisations et toutes les religions (sauf en Islam). C'est un instrument universel dont la longue portée acoustique est utilisée pour communiquer au loin, soit vis-à-vis des hommes, soit vis-à-vis des dieux. Il en existe aussi des modèles très anciens et imposants, au Japon ou au Myanmar notamment.

Les cloches ont été utilisées dans les églises chrétiennes depuis le VIIe siècle. Mais ce ne fut qu’à partir du XIIIe siècle que les progrès en matière de conception et de technologie de la fonderie permirent la création de spécimens de grande taille, associés généralement aux cathédrales. Ces cloches furent créées en faisant couler du bronze, le seul alliage produisant des couleurs harmonieuses, dans un moule en briques couvert de cire.

Bénédiction

Lors de l'inauguration d'une cloche d'église, l'usage veut qu'une cérémonie religieuse lui soit consacrée, appelée baptême, bénédiction ou consécration, durant laquelle un nom est attribué à la cloche. La tradition considère en effet la cloche comme une personne, et lui affecte un parrain et une marraine.

Signal

Les cloches rythment la vie quotidienne tant profane (gestion du temps par l'horloge) que sacrée : angélus, messe, vêpres, mariage, enterrement, glas... [1]

Les cloches des églises pouvaient autrefois être utilisées comme système d'alerte pour des événements graves comme le feu ou les invasions, ou la fin d'une guerre (on sonnait alors le tocsin, ou à toute volée : à grande vitesse). Le type de sonnerie de cloches d'églises accompagnant les cérémonies funèbres s'appelle le glas : c'est un son régulier au tempo très lent.

Dans certaines régions, comme en Lozère (France), certains clochers sont dénommés les « clochers de tourmente », ils servaient à guider les voyageurs ou les habitants par temps de neige.

Au Moyen Âge, les pestiférés devaient signaler leur passage au moyen d'une cloche à main afin de signaler le danger d'épidémie[réf. nécessaire].

En Inde, aujourd'hui encore, toutes les femmes portent des chevillières équipées de clochettes afin de signaler leur arrivée.

Cependant, les cloches ont pour fonction normale de signaler le passage du temps. Dans ce cas, une séquence particulière de sons peut être produite par un groupe de cloches pour indiquer l'heure et ses subdivisions. L'une des plus connues et celle dite des quart de Westminster, une série de seize notes qui est émise par le carillon de l'horloge du palais de Westminster dont la grande cloche qui sonne l'heure même jouit du nom de Big Ben. La plupart du temps, seules les heures pleines sont sonnées (en général à raison d'un coup par heure, en allant de 1 à 12), parfois en deux séries de coups : le pic et le repic (ou rappel).

On trouve des systèmes de production de son basés sur des cloches miniatures dans des alarmes, des sonneries de téléphone, de carillon de portes d'entrée ou de réveille-matin par exemple. Pour les sons se répétant rapidement produits par de tels systèmes, le terme est sonnette.

Symbole

Les catholiques racontent volontiers à leurs enfants que les cloches rapportent les œufs de Pâques lors de leur retour de Rome après la Semaine sainte. Cette tradition s'explique par le fait que pour marquer le deuil du Christ, on s'abstient de sonner les cloches le Vendredi et Samedi Saint. Des crécelles sont alors utilisées dans les communautés religieuses. Ce n'est qu'au Gloria[2] de la Messe de la Vigile Pascale que les cloches résonnent à nouveau. L'attachement aux cloches comme élément identitaire, de l'esprit de clocher au sens premier, s'est manifesté lors des mouvements d'opposition aux réquisitions de cloche pendant la période révolutionnaire et sous l'empire, comme en 1806 à Lageyrat (Haute-Vienne).

Le symbolisme de la cloche est lié à la perception du son. En Inde elle symbolise l'ouïe et ce qu'elle perçoit, le son, reflet de la vibration primordiale. En Chine on associe le bruit de la cloche à celui du tonnerre et du tambour. La musique des cloches y est musique princière et symbole de l'harmonie universelle. Les clochettes suspendues au toit des pagodes sont chargées de répandre le son de la loi bouddhique. Le bruit des cloches a universellement un pouvoir d'exorcisme et de purification : il éloigne les influences mauvaises ou avertit de leur approche.

Les cloches en France

La cloche dite « de St-Ronan » à Locronan (Finistère) et la « cloche miraculeuse » de la vieille cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Finistère, cf. illustration) sont les plus anciennes de France, toutes deux sont du VIe siècle.

Il existe encore plusieurs cloches d'église antérieures à l'an 1300 : Arlanc (Puy de Dôme), le Moutier d'Ahun (Creuse), Marines (Val d'Oise), Fouqueure (Charente), Gros Horloge de Rouen (Seine-Maritime), Saccourvielle (Haute-Garonne), Le Tech (Pyrénées Orientales), La Villedieu (Dordogne) et surtout les deux cloches de l'église Saint-Georges de Haguenau (Bas-Rhin), l'un des plus anciens duos conservés en Europe.

La plus vieille cloche de France classée monument historique, est celle de Sidiailles (Centre) datant de 1239.

Le patrimoine campanaire a été menacé à plusieurs reprises depuis la Révolution française. Pour convertir le bronze en monnaie ou en canons, plusieurs lois furent votées par les assemblées révolutionnaires entre 1791 et 1795. Le décret du 23 juillet 1793 ordonnait que « chaque commune a la faculté de conserver une cloche qui serve de timbre à son horloge » (cloche civique). Au total, cent mille cloches disparurent dans la tourmente. Napoléon, pour les besoins de son immense armée, en fit aussi grande consommation. La cloche de Lignières (Cher) a heureusement échappé à ces mesures : fondue à Orléans pendant la révolution en 1790, elle porte la mention « Vive la nation, vive le Roi » et des fleurs de lys. Celle de Quintat (Haute-Savoie) porte la mention « Si je survis à la Terreur c’est pour annoncer le bonheur ». Dès la date de la signature du Concordat le 8 avril 1802, la reconstitution du patrimoine campanaire dans les édifices ouverts au culte se fit lentement. Le véritable repeuplement des clochers ne se fit cependant que sous le Second Empire et la IIIe République.[3]

L’art campanaire regroupe plusieurs corps de métier : la fonderie, la musique, la charpente, la serrurerie, la mécanique, la mécanique horlogère, l’électricité, l’électronique. Aujourd’hui, aucune norme ni règle officielle ne régit la profession. Devant ce fait, des artisans campanaires réunis en coopérative d’entreprises ont décidé : d’établir un programme de formation reconnu des personnels (première en France et en Europe) ; d’établir des cahiers des charges précis pour les prestations d’électrification, de restauration et d’installation en matière de cloche et d’horlogerie.

L'École nationale du patrimoine a organisé en juin 1997 un séminaire sur « la connaissance et la gestion du patrimoine campanaire », qui portait en particulier sur :

  • Le récolement

Inventaire et vérification systématique des cloches lors des tournées de visites des églises rurales ; Récolement des cloches classées au titre des monuments historiques (154 cloches recensées) ; Inventaire général du patrimoine départemental (époques, sonneries, coutumes) ; Demandes de protection des cloches anciennes nouvellement repérées ; Publications.

  • L’entretien

Contact avec les entreprises spécialisées et visites sur place des installations sous contrat d’entretien. Vérification du lien « joug cloche » ainsi que de la fixation du battant ; Analyse des éléments extérieurs liés à l’entretien et au bon fonctionnement ; échelles d’accès, abat- son, lumière, présence de pigeons (conservation préventive). Sensibilisation des propriétaires et affectataires.

  • Les travaux

Avis sur devis d’entreprises. Restauration des « ensembles » cloche-beffroi, cloche-clocher, beffroi-clocher, cloche-beffroi-clocher ; Propositions d’interventions particulières à chaque cas en milieu rural ; Soudures (apport scientifique, précautions, intérêt et difficultés de création de cloches neuves) ; Programmations à long terme.


Les plus grandes sonneries de cloches de France

Lorsque plusieurs cloches de volée sont accordées entre elles, on parle de « sonnerie ». La France est, en la matière, bien moins dotée que les pays voisins, mais possède néanmoins quelques ensembles d'exception :

Instrument de musique

Emmanuel, le bourdon de Notre-Dame de Paris

Les cloches peuvent être de toutes les dimensions : depuis des accessoires de robe minuscules (clochettes ou grelots) jusqu'à celles destinées aux églises, pesant plusieurs tonnes.

Les cloches sont utilisées comme des instruments de musique, organisées en carillon : un ensemble d'au moins 23 cloches couvrant tout ou partie de la gamme. Un tel ensemble peut être commandé, soit par un seul musicien par l'intermédiaire d'un clavier et d'un système de transmission, soit par un ensemble de joueurs de cloches, commandant chacun à la main une ou plusieurs cloches aux tons différents. Certains carillons sont composés de cloches dont le corps est constitué d'un simple tube métallique : ce sont des cloches tubulaires.

Dans la région du Valais en Suisse, il existe aussi un genre particulier de carillon. Celui-ci, dit carillon valaisan, est constitué d’un nombre de cloches variant entre trois et environ une dizaine. Il n’y a pas de clavier, le carillonneur, assis sur un banc parfois au milieu du beffroi, parfois à l’étage en dessous, actionne directement une mécanique très simple constituée de cordes et de chaînes reliées aux battants des cloches.

Des cloches sans battant en métal sont un composant important de la musique latino-américaine. Elles reprennent la forme des cloches de campagne utilisées pour les animaux, appelées aussi « cloches à vaches » ou sonnailles. Elles sont frappées avec un bâton ou une baguette ; le son est modulé en touchant différentes parties et en l'assourdissant avec la main.

Dans divers endroits du monde (notamment en Afrique de l'ouest), des paires ou des trios de cloches sans battant sont jointes de manière qu'elles puissent être frappées séparément ou ensemble. La plus fréquente est l'agogô, aussi utilisé au Brésil. Dans la musique cubaine, une cloche appelée cencerro est utilisée comme instrument de percussion. Le même musicien jouant aussi les bongos, il est appelé bongocerro.

Cloche à main

Alpenglocken :

Il s'agit d'un instrument formé d'un ensemble de petites cloches alpines (clarines) accordées et secouées soit par une même personne tour à tour, soit par un ensemble musical. On parle aussi d'austrian bells dans les pays anglo-saxons où elles sont très en vogue.

Sonnaille et clarine

Sur les territoires où les troupeaux d'élevage bovin, ovin ou caprin sont sortie de leurs bâtiments respectifs pour pâturer ou dans les transhumances, les paysans attachent des clochettes aux cous des bêtes pour identifier les animaux appartenant à un troupeau particulier et pour aider à les trouver notamment lorsque ils veulent les rassembler. Il existe des concours de « musique pastorale » les utilisant.

Le terme sonnaille (Kuhglocken en allemand) s'applique aux cloches qui sont forgées ou formées à l'aide de plaques soudées. Ces cloches légères sont généralement fabriquées en tôle de fer rivetée, de forme trapézoïdale, cylindrique ou en forme de coupe.

Le terme clarines s'applique aux cloches de bovin en bronze ou laiton de fonderie qui sont plus lourdes.

Il existe des collectionneurs de cloches appelés campanophiles. Ils recherchent autant des formes, des matières, des inscriptions, des sons différents.

Fabrication

Une cloche en coupe

La fonte d'une cloche[4] se fait à partir d'un moule dans lequel on versera un alliage appelé airain (78 % de cuivre et 22 % d'étain). Le moule lui-même comprend deux parties qui correspondent à la forme intérieure et extérieure de la future pièce.

La fabrication d'un noyau en briques réfractaires, sorte de cheminée à l'intérieur de laquelle on entretient un feu de charbon de bois (n° 1), constitue la première étape. Ce noyau est recouvert de plusieurs couches de « terre » – en réalité un mélange d'argile, de crottin de cheval et de poils de chèvre (n° 2) – lissées à l'aide d'un gabarit en laiton. Il existe deux formats de gabarits (n° 2), l'un définissant la forme intérieure de la cloche, l'autre la forme extérieure (n° 3). Malgré leur ressemblance, ils sont bien différents, ce que la coupe d'une cloche permet de visualiser ci-contre.

Une « fausse cloche », composée d'argile et de poils de chèvre, est construite à l'aide du gabarit extérieur. Une fois lissée avec du gras de bœuf, elle reçoit décors et inscriptions en cire, notamment son nom, la date et le nom du donateur. Ce travail très minutieux s'effectue élément par élément. Pour l'estampage des ornements, on utilisait autrefois des matrices en bois gravé (n° 4), une technique qui imposait un dessin préalable au miroir. Désormais de nouveaux matériaux permettent de concevoir le décor à l'endroit et sont également plus souples.

La « fausse cloche » – préfiguration de la pièce finale – est à son tour recouverte de terre. En séchant, cet enduit constitue une sorte de carapace, que l'on appelle la chape. Au bout de quelques jours, lorsque les moules sont bien secs, on les ouvre pour libérer la « fausse cloche ».

On enterre alors le noyau, la chape et le moule de la couronne dans une fosse remplie d'une terre soigneusement damée. Le métal porté à une température de 1 180°C dans un four y est déversé au moyen d'un canal en briques traversant la fosse. Les très grosses pièces, d'un poids supérieur à 500 kg, sont placées dans une fosse spéciale (n° 6). Le lendemain on dégage la terre et quelques jours plus tard on casse le moule, manuellement, avec des sortes de marteaux, pour retirer la cloche définitive (n° 8). Il reste à la nettoyer et à vérifier sa sonorité, que l'on rectifie au besoin en la polissant. On ajoute alors les accessoires de suspension et le battant.

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Fonderies françaises

  • La fonderie Paccard, a été créé en 1796 à Quintal, transférée en 1856 à Annecy-le-Vieux, puis plus récemment 1989 à Sévrier (74), est la plus grosse fonderie française de cloches. Un musée campanaire a été créé en 1984. Auteur de records tel que « la Savoyarde » (18,835 kilos) installée au Sacré-Cœur de Montmartre en 1892, et plus récemment de la cloche du Millénaire « Millenium Bell » (33 tonnes) à destination des États-Unis en 1999. C'est le spécialiste des carillons depuis 1937, Chambery 30 tonnes 70 cloches et bien d'autres
  • La fonderie de cloches Bollée, itinérante de 1715 à 1838 Jean-Batiste Amédée Bollée installa sa fonderie à Saint-Jean-de-Braye, près d'Orléans en 1838 (en 1842 Ernest-Sylvain (son frère cadet) instala sa fonderie au Mans, elle frema en 1917 à la mort d'Amédée son fils) [5], a fondu quelques cloches prestigieuses (Ottawa, basilique de Yamoussoukro…). Elle abrite un musée campanaire depuis 1992.
  • À Strasbourg, la fonderie Voegele créée en 1908 est au service du patrimoine campanaire.
  • À Labergement-Sainte-Marie, la fonderie Obertino est la plus ancienne entreprise de France à fondre des cloches en bronze pour le bétail. Cette famille originaire du Piémont italien – comme la plupart des familles de fondeurs suisses et français des XIXe et XXe siècles tel les Albertano, Barrinotto, etc. – s'est installée dans le Haut-Doubs en 1834. Une branche de la famille Obertino s'est installée à Morteau au début des années 1930, et produit aussi des cloches de vaches. À Labergement ainsi qu'à Morteau sont produites artisanalement des clarines, c'est-à-dire des cloches en bronze, pour l'usage agricole et actuellement aussi pour le tourisme et les cadeaux.

Sons de cloche

Notes et références

  1. Code et langage des sonneries de cloches en Occident Eric Sutter, Société française de campanologie, 2006
  2. Le Gloria (comme l'Alléluia) n'est pas chantés durant tout le Carême.
  3. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation - Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, Les Encyclopédies du patrimoine, 1997 « Notices Cloche p.4558-568 ».
  4. Les explications qui suivent s'appuient sur la documentation et la visite guidée de la Fonderie Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles où ont également été prises les photos de la galerie.
  5. Note sur les fondeurs de carillons sur le site ARPAC à Douai

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Articles connexes

Bibliographie

  • (fr) Jean Ringue, Chanoine, expert en campanologie du diocèse de Strasbourg, Cloches et carillons, Traditions Wallonne, Ministère de la Communauté française de Belgique, s.d..
    axé sur la musicalité et Les cloches, instruments de musique de la chrétienté – messagères du ciel.
     
  • (en) Thomas D. Rossing (dir.), Acoustics of Bells, R. Van Nostrand, 1984.
  • (en) Edwards V. Williams, The Bells of Russia. History and Technology, Revue de musicologie, 1987.
    T. 73, n° 1, p. 122-123
     
  • (de) Margarete Schilling, Glocken : Gestalt, Klang und Zier, VEB Verlag der Kunst, 1988, 369 p. 
  • (fr) L-R Aram, sous la direction de Laurent Pie, Chants des cloches, voix de la terre, Carillons et traditions en Languedoc-Roussillon, Max Chaleil Éditeur, s.d. 
  • (fr) Frédéric Baillot, Eric Brottier, Christine Laugie-Vanhoutte et Eric Sutter, Beffrois et carillons, Assecarm, 1988, 179 p. (ISBN 2-950266-00-2) 
  • (fr) Joseph Berthelé, Enquêtes campanaires. Notes, études et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches du VIIIe au XXe siècle, 1903, 758 p..
     
  • (fr) Joseph Berthelé, Archives campanaires de Picardie, Abbeville et Montpellier, 1911, 491 p. 
  • (fr) Collectif, Cloches et sonnailles. Mythologie, ethnologie et art campanaire, Édisud/ADEM, 1996, 176 p. (ISBN 2-85744-868-6) 
  • (fr) Collectif, Cloches et carillons, CEFAL, Liège, 1998, 486 p. 
  • (fr) Alain Corbin, Les cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, 1994, 360 p. (ISBN 2226067523) 
  • (fr) Jacqueline Goguet, Le carillon des origines à nos jours, Le Cerf-volant, 1958, 127 p. 
  • (fr) Hervé Gouriou, L'Art campanaire en Occident. Histoire, facture et esthétique des cloches de volée – Le cas français, Éditions du Cerf, 2006, 336 p. (ISBN 2-204-07612-0) 
  • (fr) Alain Jouffray, Art campanaire, Centre-Musée européen de l'art campanaire, 1993, 170 p. 
  • (fr) Gérard Lomenec’h, Cloches et carillons de Bretagne, Coop Breizh, 200, 207 p. (ISBN 9782843460746) 
  • (fr) J. Nicourt, Fabrication des cloches fondues. Permanence des techniques, Ethnologie Française, 1971.
    t. 1, 1971, n° 3-4, p. 55-82
     
  • (fr) Jean-Pierre Rama, Cloches de France et d'ailleurs, Le Temps Apprivoisé, 1993, 240 p. 
  • (fr) Lucie Rault-Leyrat et Alain Jouffray, La Voix du dragon : trésors archéologiques et art campanaire de la Chine ancienne, Cité de la musique, 2000 
  • (fr) Arnaud Robinault-Jaulin, Cloches. Voix de Dieu, messagères des hommes, Desclée de Brouwer, 2003, 125 p. (ISBN 2904365389) 
  • (fr) Arnaud Robinault-Jaulin, Cloches, Histoire générale des cloches et des techniques campanaires en France des origines à nos jours, Union Rempart.
    Collection « patrimoine vivant »
     
  • (fr) Eric Sutter, La grande aventure des cloches, Éd. Zélie, 1993, 280 p. 
  • (fr) Eric Sutter, Ressources documentaires concernant les cloches, clochettes et carillons, SFC, 1996, 115 p. 

Presse spécialisée :

Filmographie

  • (de) Wo Himmel und Erde sich berühren. Eine klangvolle Bilderreise durch die Welt der Glocken, Butzon & Bercker, Kevelaer, 2006
  • (fr) Au Fil des cloches de Didier et Jacques Lannoy, 1994
  • (fr) Sons de cloches d'Alain Leonard-Matta, 1996

Liens externes

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