Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie

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Michèle Alliot-Marie
Michèle Alliot-Marie.JPG
Michèle Alliot-Marie à la cérémonie du 11 novembre 2006, à Paris
Ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés de la France
26e garde des Sceaux de la Ve République
Actuellement en fonction
Depuis le 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Rachida Dati
Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales de la France
38e ministre de l'Intérieur de la Ve République
18 mai 2007 - 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur(s) François Baroin
Successeur(s) Brice Hortefeux
Ministre de la Défense de la France
18e ministre de la Défense de la Ve République
7 mai 2002 - 18 mai 2007
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur(s) Alain Richard
Successeur(s) Hervé Morin
Ministre de la Jeunesse et des Sports de la France
29 mars 1993 - 16 mai 1995
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Édouard Balladur
Prédécesseur(s) Frédérique Bredin
Successeur(s) Guy Drut
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale de la France, chargée de l'Enseignement
20 mars 1986 - 10 mai 1988
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Jacques Chirac II
Prédécesseur(s) Roland Carraz (Enseignement technique et technologique)
Successeur(s) Robert Chapuis (Enseignement technique)
Députée de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
13 juin 1988 - 1er mai 1995
Élection 13 juin 1988
Réélection(s) 28 mars 1993
Législature(s) IXe et Xe
Prédécesseur(s) Circonscription créée
Successeur(s) Daniel Poulou
17 septembre 1995 - 18 juillet 2002
Réélection(s) 17 septembre 1995
1er juin 1997
16 juin 2002
Législature(s) Xe, XIe et XIIe
Prédécesseur(s) Daniel Poulou
Successeur(s) Daniel Poulou
20 juin - 19 juillet 2007
Réélection(s) 17 juin 2007
Législature(s) XIIIe
Prédécesseur(s) Daniel Poulou
Successeur(s) Daniel Poulou
Députée des Pyrénées-Atlantiques (proportionnelle)
2 avril 1986 - 2 avril 1986
Élection 16 mars 1986
Législature(s) VIIIe
Prédécesseur(s) Circonscription créée
Successeur(s) Alain Lamassoure
Maire de Saint-Jean-de-Luz
23 juin 1995 - 7 mai 2002
Élection 18 juin 1995
Réélection(s) 11 mars 2001
Prédécesseur(s) Paul Badiola
Successeur(s) Pierre « Peyuco » Duhart
Présidente du RPR
4 décembre 1999 - 24 avril 2002
Prédécesseur(s) Nicolas Sarkozy (intérim)
Philippe Séguin (indirectement)
Successeur(s) Serge Lepeltier (intérim)
Alain Juppé (UMP)
Biographie
Nom de naissance Michèle Yvette Marie-Thérèse Marie
Date de naissance 10 septembre 1946 (63 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise)[1]
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Michel Alliot (divorcés)
Patrick Ollier
Diplômé(e) de Université Paris 2 Panthéon-Assas
Profession Avocate
Politologue
Universitaire
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Ministre de l'Intérieur
Ministre de la Défense

Michèle Alliot-Marie, née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne, à l'époque Seine-et-Oise), est une femme politique française, actuelle ministre d'État, garde des Sceaux du gouvernement François Fillon II, depuis le 23 juin 2009.

Elle est la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense, de 2002 à 2007, et est également la première à occuper celui de ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, de 2007 à 2009. Elle est la première personnalité politique de la Ve République depuis Michel Debré à enchaîner consécutivement, sous divers présidents de la République et chefs de gouvernements, trois ministères régaliens.

Sommaire

Biographie

Enfance et études

Michèle Marie est la fille de Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz et arbitre international de rugby[2], et de Renée Leyko. Le nom composé « Alliot-Marie » est le nom d'usage qu'elle a adopté suite à son premier mariage et qu'elle a conservé après son divorce.

Elle fréquente le lycée de la Folie Saint-James, à Neuilly-sur-Seine, et commence ses études universitaires à la faculté de droit et de sciences économiques de Paris, puis à celle de lettres à la Sorbonne. Après la réforme Faure des universités, elle poursuit ses études à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'université Paris 2 Panthéon-Assas.

Elle en sort diplômée d'études supérieures de droit privé, de sciences politiques et d'histoire du droit. Elle est docteur en droit en 1973, de l'université Paris 2 Panthéon-Assas, suite à une thèse sur le Salarié actionnaire, et docteure d'État en sciences politiques en 1982 avec une thèse d'État présentée à Paris I sur Les Décisions politiques et structures administratives[3].

Également titulaire du CAPA (Certificat d'aptitude à la profession d'avocat), du Certificat de droit et d'économie des pays d'Afrique et d'une maîtrise d'ethnologie, Michèle Alliot-Marie est lauréate de la faculté de droit et de sciences économiques[4].

Carrière universitaire et professionnelle

Elle étudie le droit a l'université Paris II Panthéon-Assas où elle obtient un doctorat en droit. Durant sa formation, elle se rapproche de son professeur de droit, Michel Alliot, qui était directeur de cabinet d'Edgar Faure, alors ministre de l'Éducation nationale, de 1968 à 1969. Elle l'épouse en 1971, et, avec lui, fréquente les milieux universitaires et ministériels.

Elle est tout d'abord assistante à l'université Paris II Panthéon-Assas puis à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, entre 1970 et 1984, avant de devenir maître de conférences en droit public à partir de 1984 et de diriger un temps l'UFR de sciences politiques, poste qu'elle quitte pour ses fonctions électives nationales à partir de 1986.

En 1972, elle est appelée auprès d'Edgar Faure, alors ministre des Affaires sociales, comme conseillère technique, fonction qu'elle occupe également entre 1974 et 1976, auprès de Jean-Pierre Soisson, secrétaire d'État aux universités. Elle est également nommée chargée de mission aux cabinets du ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, Bernard Stasi, de 1973 à 1974, et du secrétaire d'État au Tourisme, Gabriel Ducray, en 1974. Elle devient directrice de cabinet d'Alice Saunier-Seité, secrétaire d'État puis ministre des universités, de 1976 à 1978, avant de travailler dans le secteur privé, comme administratrice puis PDG de la société Uta-Indemnité, entre 1979 et 1985[5]. Elle exerce aussi les fonctions d'avocate.

Carrière politique

Engagement local dans le pays basque

Michèle Alliot-Marie entre réellement en politique en 1983, en tant que conseillère municipale du village basque de Ciboure, situé au sud du fief politique de son père, Biarritz, près de Saint-Jean-de-Luz. L'année suivante, elle est élue cette fois-ci à Biarritz, aux côtés de Bernard Marie. En 1990, une partie de la majorité municipale, derrière le premier adjoint UDF-CDS Didier Borotra, passe dans l'opposition en critiquant le projet du maire de construire un hôtel-casino sur le front de la grande plage de la ville, ce qui provoque la chute du conseil[6]. Les élections municipales anticipées de 1991 sont alors remportées par la liste de Didier Borotra, qui unit à l'UDF locale, deux élus socialistes sortants et qui a reçu entre les deux tours le soutien de nationalistes basques[7]. Elle quitte alors le conseil municipal en même temps que son père perd la mairie.

Photographie de l'hôtel de ville de Saint-Jean-de-Luz
Hôtel de Ville de Saint-Jean-de-Luz

Elle se tourne alors vers une autre commune de la côte basque, Saint-Jean-de-Luz. Élue au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques pour le canton de cette commune en 1994, et vice-présidente de l'assemblée départementale dirigée par François Bayrou, elle affronte ensuite le maire sortant, lui-aussi UDF-CDS, Paul Badiola, lors des municipales de 1995, et l'emporte. Réélue au premier tour en 2001 (avec 51,86 % des suffrages) et en 2008 (de nouveau tête de liste même si elle a, avant l'élection, précisé qu'elle ne briguerait pas le fauteuil de maire[8], sa liste est réélue au 1er tour avec 55,56 % des suffrages et 26 sièges sur 33[9]), elle a cédé son siège de maire suite à son entrée au gouvernement en 2002 à Pierre « Peyuco » Duhart et reste première adjointe au maire chargée des relations institutionnelles et de l'intercommunalité[10]. Elle est également membre titulaire du conseil de la Communauté de communes du Sud Pays Basque depuis sa création en 2005[11].

En tant que maire, elle mène une politique visant essentiellement à confirmer le statut de station balnéaire estivale de Saint-Jean-de-Luz. Sur le plan culturel, elle est à l'origine, avec son père Bernard Marie, président de l'Association pour l'organisation des Festivals, du festival international des jeunes réalisateurs de films qui se tient tous les ans lors de la seconde semaine d'octobre[12][13].

Elle se lance également dans la réhabilitation du bâtiment de la « Pergola », abritant notamment la salle d'expositions de la Rotonde, un casino, un établissement de thalassothérapie et des commerces, située sur le front de mer, avec une première tranche de travaux terminée en 2001[14] qui a permis de restaurer la galerie côté mer avec l'aménagement de la promenade et la rénovation de la façade des commerces, pour un montant de plus d'1 millions d'euros[15]. Son administration est également à l'origine de chantiers dans la zone d'activité touristique de Chantaco, comme la piscine sports et loisirs, dit aussi « complexe aqualudique », achevée en 2003 pour un montant de 4 millions d'euros[16]. Ses partisans mettent également en avant la création depuis 1995 d'un Conseil Communal des Jeunes (pour les adolescents et jeunes de 15 à 25 ans, créé en 1995) - lui-même à l'origine de la création de l'Agorespace (terrain sportif pour le handball, le basket-ball et le football), d'un skatepark ou encore du « pass 15/25 » qui permet d'obtenir des réductions dans certains commerces de la ville[17][18] - et d'un Conseil communal des sages (pour les personnes âgées de plus de 65 ans, créé en 1996)[19].

L'opposition locale néanmoins lui reproche d'avoir trop favorisé les dépenses de prestige et le développement touristique de la ville, au détriment du logement social et de la circulation. Ainsi, alors que la commune connaît, comme l'essentiel de la côte basque, une véritable inflation du foncier (les prix des terrains atteignant 4 000 €/m²[20]), la commune ne disposait que de 1 000 logements sociaux, soit environ 14 % des logements de la commune[21], soit un retard, selon l'opposition, de 445 HLM pour atteindre le seuil des 20 % fixés par la loi SRU[22]. En revanche, le nombre de résidences secondaires est devenu particulièrement important, atteignant 42 % de l'habitat luzien en 2008 selon le PS local[23] et la population de la ville passant de 13 000 habitants en période hivernale à 55 000 durant l'été. La majorité s'est défendue en promettant, lors de la campagne des municipales de 2008, la construction de 300 logements sociaux supplémentaires et l'obligation de 30 % de logements sociaux dans tout nouveau programme de construction privé[22], tandis que les résultats de la deuxième période triennale (2005-2007) de la loi SRU, tels qu'annoncés par la ministre du Logement Christine Boutin, montrent que Saint-Jean-de-Luz a dépassé (à hauteur de 185 %) ses objectifs pour cette période[24]. L'opposition municipale reproche également à Michèle Alliot-Marie de trop favoriser ses responsabilités nationales au détriment de la commune, lui reprochant notamment de ne pas avoir empêché la fermeture, en 1997, de la sardinerie Saupiquet, provoquant un plan social touchant 130 personnes, à quoi ses partisans répondent généralement que son poids politique à Paris a favorisé l'obtention par la ville de subventions du conseil général, de la Région, de l'État ou de l'Europe[25].

Sur le plan de la politique basque, elle s'oppose à l'idée de transformer le pays basque en un département distinct, projet défendu par les nationalistes, une grande partie de la gauche mais aussi au sein de l'UDF locale, et propose plutôt la création d'une région « Basque, Béarn, Bigorre », dite les « 3 B »[25].

Les débuts sur le plan national

Suppléante pour son père, député des Pyrénées-Atlantiques, de 1978 à 1981, elle est élue elle-même à l'Assemblée nationale dans les rangs du RPR pour ce département lors des élections législatives de mars 1986. Elle entre alors dans le gouvernement de Jacques Chirac en tant que secrétaire d'État à l'Enseignement auprès du ministre de l'Éducation nationale, René Monory.

En 1988, elle est réélue député cette fois pour la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques (en 1986, le scrutin étant à la proportionnelle de liste, il n'y avait pas de circonscriptions), à savoir Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Hendaye et tout le sud de la côte basque. Elle est réélue en 1993, en 1995 (élections partielles suite à la démission de son ancien suppléant qui avait pris le relais lors de son entrée au gouvernement), en 1997, en 2002 et en 2007. Toutefois, elle n'a siégé que de 1988 à 1993 et de 1995 à 2002, laissant sa place le reste du temps, où elle était membre du gouvernement, à son suppléant Daniel Poulou. À l'Assemblée nationale, elle est notamment membre de la Commission des Affaires étrangères de 1988 à 1993 et de 1996 à 2002 ainsi que de la Commission de la défense nationale et des forces armées de 1995 à 1996 et de juin à juillet 2002[26].

De 1993 à 1995 elle est ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Balladur. Elle est confrontée dès cette époque au problème de la violence dans les stades, notamment dans le cadre du match Caen-PSG du 28 août 1993. En conséquence, elle est à l'origine de la loi, qui porte son nom, du 6 décembre 1993 qui a créé notamment la peine juridique particulière qu'est l'interdiction de stade[27]. Elle fonde également à ce poste la fédération du bénévolat.

À l'approche de l'élection présidentielle de 1995, elle refuse de choisir entre son Premier ministre, Édouard Balladur, et le président du RPR, Jacques Chirac, qui reste l'un de ses mentors en politique. Elle tente alors de faire « la passerelle » entre balladuriens et chiraquiens, surnom qui lui est pendant un temps resté[28]. Cette neutralité lui vaudra de faire partie des ministres du gouvernement Balladur à ne pas être reconduits dans le gouvernement Juppé issu de la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle. Elle se tourne alors plus particulièrement vers la vie de son parti, le RPR, en crise suite aux défaites des législatives de 1997, de la contre-performance des régionales de 1998 et surtout du désastre des européennes de 1999.

L'ascension au sein du RPR

Entrée au comité central du RPR en 1984, à la commission exécutive en 1985 et au bureau politique en 1991, elle exerce au sein du parti des responsabilités en rapport avec certains de ses centres d'intérêt professionnels ou politiques : secrétaire nationale à l'enseignement et à la recherche de 1985 à 1986, puis aux études et projet de 1988 à 1990, elle devient ensuite secrétaire générale adjointe en charge des affaires étrangères de 1990 à 1993. Mise à l'écart un temps des instances dirigeantes du mouvement à partir de 1995, elle revient en 1998 comme secrétaire nationale chargée des questions de société de 1998 à 1999 et enfin aux élections en 1999.

Lors des premières élections directes par les militants du président du parti en novembre-décembre 1999, elle se porte candidate. Elle fait alors véritablement figure d'« outsider », face au candidat de l'Élysée Jean-Paul Delevoye mais aussi face aux représentants des grandes tendances traditionnelles du mouvement chiraquien (François Fillon pour les gaullistes sociaux ou séguinistes, Patrick Devedjian pour les balladuriens-sarkozystes). Elle arrive ainsi au 1er tour en seconde position avec 31,19 % des voix derrière Delevoye (35,26 %) et, bénéficiant des désistements en sa faveur des deux autres candidats, elle l'emporte finalement au second tour avec 62,71 % des votes des militants le 4 décembre 1999[29].

Elle est alors la première femme à présider un grand parti de gouvernement en France, et prend de fait la tête de l'opposition. Bien que déclarant sa fidélité au chef de l'État, elle tend à rendre le RPR plus autonome vis-à-vis de l'Élysée. De plus, elle s'éloigne quelque peu de la stratégie de ses prédécesseurs, dont Nicolas Sarkozy, d'alliance avec les libéraux de DL, s'oppose ainsi à la création d'un grand parti de droite prônée par certaines personnalités comme Jean-Pierre Raffarin et appelle à tourner la page des « affaires » qui ont touché le parti à la fin des années 1990 en laissant faire la justice[30]. Voulant organiser une opposition combattive vis-à-vis du gouvernement Jospin, elle forme un « Cabinet fantôme » composé de 12 délégués nationaux du RPR, mais échoue à le faire réellement connaître[31]. Elle met son parti en ordre de bataille pour les municipales de 2001, globalement gagnée par la droite même si certains grands fiefs (Paris, Lyon) basculent à gauche du fait dans ces villes de la division du camp présidentiel, et surtout pour l'élection présidentielle de 2002. Toujours hostile à la disparition du RPR dans un grand parti de droite, elle se résout néanmoins à la naissance de l'Union pour un mouvement populaire et cède la présidence du parti néo-gaulliste à Serge Lepeltier qui accompagne sa dissolution dans le nouveau mouvement présidentiel le 21 septembre 2002.

Ministre de la Défense

Michèle Alliot-Marie, lors d'une conférence de presse avec Donald Rumsfeld, le 19 octobre 2006

Son rôle en tant que présidente du RPR dans la réélection de Jacques Chirac pousse celui-ci et son nouveau Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, à la nommer à un poste important, celui de ministre de la Défense. Elle devient alors la première femme à accéder à un tel poste en France. Présente sur le terrain, rendant régulièrement visite aux troupes engagées dans des zones de conflit (notamment en Afghanistan ou en Côte d'Ivoire), elle acquiert rapidement une certaine popularité au sein de l'armée, son surnom de « MAM », datant de sa prise de la présidence du RPR, est largement repris par les militaires.

Dans la pratique, elle suit fidèlement la feuille de route de réforme militaire définie par Jacques Chirac, commandant en chef des Armées, notamment en accompagnant la professionnalisation de celles-ci après la fin de la conscription. Elle défend également fermement le budget de la Défense, notamment contre Nicolas Sarkozy qui, ministre de l'Économie et des Finances pendant quelque mois en 2004, veut réduire les moyens alloués à son ministère dans la loi de programmation militaire[32]. Elle doit également faire face à un certain nombre de crises internationales, ce qui l'amène à intervenir sur le plan diplomatique, notamment en défendant la position de la France face à Donald Rumsfeld sur la question irakienne, ou pour gérer la crise ivoirienne à partir de novembre 2004. Elle est également confrontée à la question du désamiantage du porte-avions Clemenceau durant l'hiver 2005-2006.

Bien qu'assez discrète médiatiquement sur le plan national, au moins jusqu'en 2006, elle gagne sur la scène internationale une certaine notoriété. En 2006, elle est ainsi classée comme la 57e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2007, devenue ministre de l'Intérieur, elle gagne 46 places et se retrouve à la 11e au monde, 2e en Europe et 1re en France. Elle ne fait toutefois plus partie de ce classement en 2008, ni en 2009.

Élection présidentielle de 2007

Le 6 avril 2006, lors d'un déplacement à Marseille, elle affirme qu'elle n'exclut rien et qu'elle pourrait décider début 2007 de se porter candidate à l'élection présidentielle[33]. Plusieurs fois interrogée depuis, elle réitère ses positions.

Le 7 octobre 2006, un article dans Le Parisien annonce que Michèle Alliot-Marie déclarera la semaine suivante sa candidature à l'Elysée[34]. « MAM » dément à Deauville, où elle participe au Forum mondial des femmes, et indique qu'elle annoncera sa décision en janvier 2007 et que « rien ni personne ne fera modifier ce calendrier ».

En outre, Michèle Alliot-Marie a fondé une association baptisée Le Chêne (en référence à son dernier livre Le Chêne qu'on relève) qui s'est installée dans ses locaux à Paris à la fin octobre 2006, comme MAM l'avait annoncé. Hasard de l'immobilier ou clin d'œil, Le Chêne est installé au 88 rue de Lille, dans le 7e arrondissement de Paris, à quelques mètres des lieux qui furent, pendant des décennies, le siège des précédents mouvements gaullistes, jusqu'au RPR dont « MAM » fut la dernière présidente. Le site Internet du Chêne[35], a été ouvert le 31 octobre, et Michèle Alliot-Marie y a animé un Chat en direct le 2 novembre et s'adresse chaque mercredi aux internautes par l'intermédiaire d'un « message ». Depuis le 1er décembre 2006, Le Chêne est structuré sous la forme d'un parti politique.

Le 27 décembre, Michèle Alliot-Marie annonce dans une interview au journal Sud Ouest, qu'elle ne demandera pas « le soutien logistique et financier » de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007 mais qu'elle réfléchit à une candidature hors parti. À l'affirmation du journaliste qui lui dit « Tout laisse à penser que vous serez candidate », Michèle Alliot-Marie répond : « Il est vrai que j'ai envie d'être candidate. J'ai un certain nombre de convictions et d'idées que j'ai envie de porter devant les Français. »

Le 12 janvier 2007, MAM annonce sur France 2 apporter son soutien au candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui a « repris l'essentiel des idées et valeurs » défendues par elle[36]. Michèle Alliot-Marie entend incarner un « gaullisme du renouveau » pour lequel elle et Le Chêne définissent une charte en 3 points[37].

Le 14 janvier 2007, lors du congrès d'investiture de l'UMP, elle prononce un discours de soutien en faveur de Nicolas Sarkozy et se fait alors remarquer par son attaque contre Ségolène Royal : « Nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupe[38] ».

Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales

Le 18 mai 2007, elle est nommée Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales dans le 1er gouvernement Fillon et est confirmé à ce poste dans le second formé un mois plus tard, après les élections législatives. C'est la première femme nommée à ce poste.

Elle lutte alors à nouveau, comme elle l'avait fait lorsqu'elle était ministre de la Jeunesse et des Sports, contre la violence dans les milieux de supporters de football. Elle décide notamment, le 18 avril 2008, après les avis favorables de la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives et suite à l'affaire de la banderole anti-chti déployée au Stade de France le 29 mars 2008, de dissoudre l'un des clubs de supporters jugés les plus violents, les Boulogne Boys[39]. Elle renforce également la législation concernant les chiens jugés dangereux, là encore après une série de faits-divers dont le décès d'une enfant de 18 mois à Épernay des suites d'une attaque d'un chien le 26 août 2007[40].

En charge de la réforme des services de renseignement français, elle préside à la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST, essentiellement chargé du contre-espionnage en France) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG, renseignant le gouvernement sur tout mouvement pouvant porter atteinte à l'État) au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fondée le 1er juillet 2008[41], se voulant un « "FBI à la française" en matière de renseignement »[42].

Toujours dans ce domaine, Michèle Alliot-Marie a dû faire face à la contestation liée aux fichiers de renseignement créés par cette réforme. En effet, la DCRI est alors dotée de deux fichiers de base de donnée concernant la lutte anti-terrorisme et le contre-espionnage (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux ou CRISTINA) et des fichiers des renseignements généraux augmentés des critères utilisés par CRISTINA (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale dit EDVIGE[43]). S'attirant les réserves de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), notamment concernant l'âge minimum lié à la collecte d'informations sur des mineurs au sein du fichier EDVIGE que la CNIL souhaite remonter à 16 ans au lieu de 13 ans[44], ces deux bases de données, et en tout premier lieu EDVIGE, provoquent un vaste mouvement de protestation à la fin de l'été 2008 de la part des associations de défense de la vie privée et des libertés individuelles et au sein de la classe politique, des membres du gouvernement (dont le ministre de la Défense Hervé Morin) émettant à leur tour des réserves. Ces opposants critiquent surtout le flou qui entoure le qualificatif « susceptibles de porter atteinte à l'ordre public », le fichage des mineurs dès 13 ans, l'introduction dans les renseignements conservés de l'orientation sexuelle et de l'état de santé des personnes concernées. Michèle Alliot-Marie défend le projet tout en proposant peu à peu des aménagements comme l'introduction d'un « droit à l'oubli » qui provoquerait le retrait du fichier au bout d'un certain délais des renseignements concernant une personne qui aurait commis des infractions dans son jeune âge mais « qui se comportent bien par la suite » ou en remplaçant la motion ambigue d'« atteinte à l'ordre public » par « l'atteinte à la sécurité publique, aux personnes et aux biens »[45].

L'intervention directe dans ce dossier de la présidence de la République a été vu par une grande partie des observateurs comme un « désaveu » de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la gestion de la crise par son ministre[46], tandis que sa marge de manœuvre était déjà considérée comme très faible dans un ministère dirigé pendant 4 ans par Nicolas Sarkozy et qui a donné à ce dernier ses principaux collaborateurs à l'Élysée[47].

Son passage au ministère de l'intérieur est aussi marqué par l'affaire Julien Coupat, accusé de faits de terrorisme et incarcéré pendant sept mois avant d'être relâché.

Malgré les difficultés rencontrées, Michèle Alliot-Marie reste l'un des membres du gouvernement les plus appréciés par les Français, tout en ayant connu une certaine baisse dans les sondages à partir de juin 2008. Le baromètre politique IPSOS du 13 octobre 2008 en fait, avec 51 % de satisfaits contre 39 % d'insatisfaits et 10 % d'indifférents, la 8e personnalité politique, droite et gauche confondue, préférée des Français, et la 5e au sein du gouvernement (derrière Bernard Kouchner, Jean-Louis Borloo, Rachida Dati et Rama Yade)[48].

Ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés

Le 23 juin 2009, Claude Guéant annonce que Nicolas Sarkozy nomme Michèle Alliot-Marie garde des Sceaux, ministre de la Justice. Celle-ci prend ses nouvelles fonctions le lendemain.

Vie privée

Divorcée de Michel Alliot en 1984, elle est aujourd'hui la compagne de Patrick Ollier, président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 26 juin 2007 et désormais président de la Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire.

Synthèse des fonctions politiques

Au sein de partis politiques

  • 1981 : secrétaire nationale chargée de la fonction publique au Rassemblement pour la République (RPR).
  • 1988 - 1990 : secrétaire nationale du RPR, chargée des études et projets
  • 1990 : secrétaire générale adjointe chargée des affaires étrangères du RPR.
  • 1991 : membre du bureau politique du RPR.
  • 1993 - 2002 : membre du bureau politique du RPR
  • 1998 - 2002 : vice-présidente du groupe RPR à l'Assemblée nationale.
  • 1998 - 1999 : secrétaire nationale du RPR, chargée des problèmes de société, puis des élections
  • 1999 - 2002 : présidente du RPR. En décembre 1999, presqu'à la surprise générale, elle est largement élue au terme d'une campagne interne l'opposant à Jean-Paul Delevoye, soutenu par l'Élysée, et à François Fillon, Patrick Devedjian et Jean-François Copé, qui faisaient un "ticket". Première femme politique française à diriger un parti politique en France, Michèle Alliot-Marie incarne au sein de l'UMP le courant social, à l'instar du président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. Héritière du gaullisme, elle veut promouvoir une certaine vision de la France et de l'action au service des Français - vision qu'on retrouve à travers son mouvement, Le Chêne, qu'elle a fondé en 2006 et qui revendique un "Gaullisme du Renouveau".

Durant sa présidence du RPR, MAM sort victorieuse de l'ensemble des échéances électorales qui se déroulent ces années-là. Au moment des élections présidentielles de 2002, se pose la question de la création d'un parti fusionné de la droite et du centre. Opposée dans un premier temps à la création de l'UMP, elle s'assure qu'un certain nombre de valeurs, mais aussi de conditions de fonctionnement soient clairement précisées dans les statuts du futur parti, avant d'accepter en septembre 2002 que le RPR fusionne dans l'UMP.

Fonctions locales

Fonctions parlementaires

À l'Assemblée nationale
Au Parlement européen

Fonctions ministérielles

Secrétaire d'État
Ministre
Ministre d'État

Michèle Alliot-Marie et le féminisme

Bien qu'ayant été la première femme politique à occuper des postes politiques d'importance en France comme la présidence d'un grand parti politique, le RPR, ou encore le ministère de la Défense, Michèle Alliot-Marie est opposée à toute forme de revendication féministe. Opposée notamment à la loi sur la parité comme à toute forme de discrimination positive, elle s'est toujours attachée à se faire appeler « Mme le ministre »[50].

Polémiques

  • En avril 2006, une polémique a eu lieu dans le cadre de l'affaire Clearstream 2. En effet, un des conseillers, chargé du renseignement et des opérations spéciales (CROS) du ministère de la Défense, le général Philippe Rondot, était informé dès novembre 2003 de la circulation d'un listing trafiqué de Clearstream, impliquant des cadres dirigeants de l'armement, des hauts fonctionnaires et des personnalités politiques, telles que le Ministre Sarkozy. On apprit plus tard que le propre "conjoint" de Madame Alliot-Marie Patrick Ollier, député UMP, aurait également été cité dans les listes remises au général Rondot, d'après des sources journalistiques.
  • Lors de sa déposition devant les juges le 28 mars 2006, le général Rondot aurait déclaré : « Dès le mois de mai 2004, j'ai senti que cette affaire de listings était un montage et je l'ai dit à mon ministre, Mme Alliot-Marie. J'ignore si elle a pris son téléphone pour en informer alors M. Sarkozy. Si elle ne l'a pas fait, je le regrette ».
  • Pour sa part, Michèle Alliot-Marie affirme n'avoir été informée qu'au début de l'été 2004 par la presse de la tentative de mise en cause de "politiques" dans l'affaire (Article du Point de juillet 2002). Selon elle, Philippe Rondot ne lui avait pas parlé de la liste politique et elle s'en était tenue à une enquête sur des industriels et membres de son ministère. En outre, elle a précisé, lors d'une intervention télévisée sur France 2, qu'on avait cherché à la viser dans cette affaire, de par sa position politique personnelle, à travers son "conjoint", Patrick Ollier.
  • Ensuite, dans ses déclarations du début de l'été 2006, le général Rondot a confirmé le calendrier évoqué par Michèle Alliot-Marie sur la façon dont elle-même a été informée du dossier.
  • En novembre 2006, Michèle Alliot-Marie a déclassifié du "Secret défense" un certain nombre d'éléments utiles au bon déroulement de la Justice. Dans le même temps, elle a demandé au Conseil de Ministres de l'autoriser à répondre à l'invitation des juges d'instruction chargés de l'affaire, afin d'être auditionnée en qualité de simple témoin[51].

Décorations et distinctions

Décorations
  • Commandeur de l'Étoile équatoriale du Gabon.
  • Commandeur de l'Étoile d'Anjouan des Comores.
  • Commandeur du Mérite de l'Éducation nationale de Côte-d´Ivoire.
  • Officier de l'Ordre de la République d'Égypte.
  • Palmes magistrales de 1re classe du Pérou.
  • Grand officier de la Légion d'honneur Française.
Distinctions
  • Prix de la révélation politique de l'année 1999.
  • Ministre de l'année 2005 du Trombinoscope.
  • Ministre d'État.

Informations complémentaires

Depuis sa campagne lors de l'élection à la présidence du RPR, en 1999, elle est surnommée « MAM » pour Michèle Alliot-Marie. Un raccourci très couramment utilisé par les médias et son entourage.

Bibliographie

Ouvrages de Michèle Alliot-Marie
  • Le salarié actionnaire, Thèse de doctorat en droit, Paris II, 1973
  • Les Décisions politiques et structures administratives, Thèse de doctorat d'État en sciences politiques, Paris I, 1982
  • La Décision politique - Attention ! Une République peut en cacher une autre, PUF, 1983 (ISBN 2-13-038008-5)
  • La Grande Peur des classes moyennes, La table ronde, 1996, (ISBN 2-7103-0768-5)
  • « Les boursiers étrangers en France: errements et potentialités », in Rapport parlementaire au nom de la commission des affaires étrangères, 1997
  • La République des irresponsables, Odile Jacob, 1999, (ISBN 2-7381-0727-3)
  • Le Chêne qu'on relève, Odile Jacob, 2005, (ISBN 2-7381-1690-6)
Ouvrages sur Michèle Alliot-Marie
  • Michaël Darmon, Michèle Alliot-Marie, la grande muette, L'Archipel, 2006 (ISBN 2-84187-831-7)

Notes et références

  1. Le Canard enchaîné, 25 février 2009, p.2 ; d'après le « Who's Who ».
  2. Cf. Tournoi des cinq nations 1965.
  3. D. Drouin, La République de Nicolas Sarkozy élections présidentielles 2007 en France, p. 81-82 in books.google.fr
  4. Diplômes et certificats précisés dans la biographie de Michèle Alliot-Marie sur le site de son association, Le Chêne.
  5. Who's Who in France
  6. P. Sein, « Michèle Alliot-Marie : remous sur la côte basque », L'Express, 13/04/1995
  7. « Biarritz : Borotra l'emporte - Cantonale dans l'Eure », L'Humanité, 18/03/1991
  8. C. Canellas, « Michèle Alliot-Marie tête de liste à St-Jean-de-Luz », Reuters, site Le Point.fr, 15/02/2008
  9. [http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/MN2008/064/064483.html Résultats des élections municipales de 2008 à Saint-Jean-de-Luz sur le site du ministère de l'Intérieur
  10. Composition du conseil municipal de Saint-Jean-de-Luz sur le site officiel de la ville
  11. Liste des membres du conseil communautaire sur le site officiel de la communauté de communes du Sud Pays Basque
  12. Présentation du festival des jeunes réalisateurs sur son site officiel
  13. « Moteur: interview de Jean Michel Descombes, délégué général du festival » sur le blog officiel du festival des jeunes réalisateurs
  14. [pdf] « Réhabilitation de la Salle de la rotonde », Ville de St-Jean-de-Luz
  15. [pdf] Délibération du conseil régional d'Aquitaine, commission permanente, 04/10/2004
  16. Réalisations du cabinet idB Acoustique
  17. Présentation du Conseil communal des Jeunes sur le site de la ville de Saint-Jean-de-Luz
  18. Blog officiel du Conseil communal des jeunes de Saint-Jean-de-Luz, session 2006-2008
  19. Présentation du Conseil communal des Jeunes sur le site de la ville de Saint-Jean-de-Luz
  20. [pdf] La situation foncière au pays basque, rapport du ministère de l'Équipement, 2003
  21. [pdf] Tribunes des groupes d'opposition, Berriak, magazine d'information municipale de Saint-Jean-de-Luz, 07/2007
  22. a  et b C. Canellas, « MAM porte-drapeau, pas maire, à Saint-Jean-de-Luz », Challenges, 05/03/2008
  23. Blog de la Section luzienne du PS
  24. « Logement social : Christine Boutin annonce les résultats de la loi SRU. (02/07/2008) », sur le site du CNLE
  25. a  et b H. Haget, « Spécial élections - 6e circonscription, Biarritz - MAM, 3B et pâtés de sable », L'Express, 22/05/1997
  26. Fiche de député sur le site de l'Assemblée nationale
  27. Loi n° 93-1282 du 6 décembre 1993 relative à la sécurité des manifestations sportives
  28. M. Lebeau, « Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Michèle Alliot-Marie », L'Express, 07/05/2002
  29. Histoire du RPR sur www.france-politique.fr
  30. « MAM : RPR en tête », reportage RFI, 04/12/2000
  31. « Trois gouvernements pour le prix d'un ? », Marianne, 28/02/2000
  32. « Alliot-Marie, l'ex-soldat de Chirac enlève l'Intérieur », Reuters, sur le site de Liberation.fr, 18/05/2007
  33. Revue de presse du 30/11/2006
  34. AFP, « Michèle Alliot-Marie pourrait se présenter à la présidentielle de 2007  », Le Monde in jeuxvideo.com, 07/10/2006
  35. http://www.lechene.org
  36. « Michèle Alliot-Marie se retire et soutient Sarkozy », Le Figaro, 12 janvier 2007
  37. [pdf] La Charte du Gaullisme du Renouveau sur le site officiel du Chêne
  38. Reuters, « Michèle Alliot-Marie attaque Ségolène Royal au congrès de l'UMP », Le Monde sur le blog « Que la France soit », 14 janvier 2007
  39. « Les Boulogne Boys sont dissous », 20minutes.fr, 17/04/2008
  40. « MAM s'attaque aux chiens dangereux », Metro France, 27/08/2007
  41. Décret n° 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale du renseignement intérieur sur le site www.legifrance.gouv.fr
  42. « Création de la direction centrale du renseignement intérieur », Communiqué du ministère de l'Intérieur, 25/07/2008
  43. Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE » sur le site www.legifrance.gouv.fr
  44. « L’avis de la CNIL sur le nouveau fichier de renseignement Edvige », Communiqué de la CNIL, 02/07/2008
  45. « Alliot-Marie : Edvige ne sera pas modifié "sur le fond" », Nouvel Observateur, 23/09/2008
  46. « Edvige: mauvaise passe pour Alliot-Marie sommée par Sarkozy de régler vite le problème », AOL Actualité, 10/05/2008
  47. P. Smolar, « Mme Alliot-Marie en "résidence surveillée" à l'intérieur », Le Monde, 18/05/2007
  48. Baromètre politique Octobre 2008 - Palmarès des leaders politiques, IPSOS, 13/10/2008
  49. « L'UMP plébiscite ses nouveaux vice-présidents », Le Nouvel Observateur, 24 janvier 2009
  50. « Michèle Alliot-Marie, le "soldat" de Chirac, reste à la Défense », Reuters, sur le site spyworld-actu, 02/06/2005
  51. Affaire Clearstream : Michèle Alliot-Marie dit avoir été visée, Reuters, 2006

Annexes

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Liens externes

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2002 - 2007
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