Alliance démocrate (Afrique du Sud)

Alliance démocratique (Afrique du Sud)

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Alliance Démocratique
Democratic Alliance (South Africa) logo 2008.png 
Présidente Helen Zille
Fondation 24 Juin 2000
Disparition {{{disparition}}}
Siège 5de Vloer, Ruskin House 2 Roelandstraat, Cape Town
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Présidents du groupe
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Représentation du parti
Députés {{{Députés}}}
Sénateurs {{{Sénateurs}}}
Idéologie Social-libéralisme, Libéralisme, Conservatisme ,Conservatisme libéral
Affiliation européenne {{{européenne}}}
Affiliation internationale Internationale Libérale
Couleurs bleu, jaune
Site Web site officiel
voir aussi

Politique en Afrique du Sud




L'Alliance démocratique (Democratic Alliance - DA) est un parti politique d'Afrique du Sud, de tendance libérale, rassemblant plusieurs courants politiques allant du centre-gauche aux conservateurs. Sur l'échiquier politique sud-africain, la DA se place au centre-droit[1] ou à droite[2] même si, en de rares occasions, des aspects de son programme économique paraissent le placer un peu plus au centre-gauche[3].

Fondée en 2000 à la suite de l'alliance de 3 partis politiques, - le parti démocratique (social-libéral), le nouveau Parti national (conservateur) et l'Alliance fédérale (conservateur) - il détient au parlement le statut d'opposition officielle depuis 2004. Il est membre de l'Internationale libérale.

Bien que multiracial, la DA fut au départ considéré comme le parti des sud-africains blancs. Néanmoins, lors des élections générales du 22 avril 2009, elle a obtenu plus de 16,66% des voix et 67 députés (contre 50 en 2004) au niveau national, accentuant sa base électorale multiraciale. Grâce notamment au vote de la population des Coloureds, il est le premier parti de la province du Cap-Occidental où il a obtenu 51% des suffrages (2009).

Sommaire

Origines

Emblème de l'Alliance démocratique (2000-2008) amalgamant les couleurs et les symboles du parti démocratique avec ceux du nouveau Parti national

Les origines de la DA sont complexes et trouvent une origine lointaine à la fois dans le parti sud-africain (SAP) et dans le parti national.

Ce parti est né en 2000 à la suite de l'alliance entre le parti démocratique (DP) de Tony Leon avec le nouveau Parti national (NNP) de Marthinus Van Schalkwyk, rejoint ensuite par le groupuscule « Alliance fédérale » (Federal Alliance) de Louis Luyt.

Tony Leon en prit la présidence laissant la vice-présidence à Marthinus van Schalkwyk.

Cette alliance consolida le gouvernement d'union DP-NNP dans la province du Cap-Occidental. Elle permit surtout la victoire dans 18 municipalités en décembre 2000 notamment à Cape-Town, Stellenbosch, Oudtshoorn, Mossel Bay ou George.

La rupture avec le NNP

À l'automne 2001, le NNP se retire brutalement de la DA suite à des controverses internes entre certains anciens membres du NNP et du DP. Le soutien notamment de Marthinus van Schalkwyk au maire du Cap, Peter Marais, pris dans un scandale politico-judicaire, précipita cette rupture.

Helen Zille

Le NNP noua alors une nouvelle alliance avec l'ANC, le parti au pouvoir du président Thabo Mbeki, entrainant un jeu de chaises musicales entre loyalistes de la DA et ceux du NNP. La DA perdit à cette occasion 54% des ex-membres du NNP ainsi que les contrôles de la province du Cap-Occidental et de plusieurs municipalités comme Cape-Town, Stellensbosch et Oudsthoorn

L'opposition officielle

Aux élections générales du 14 avril 2004, la DA emporte 12,4 % des suffrages et 50 sièges confirmant sa place de deuxième parti d'Afrique du Sud alors que le NNP s'effondrait à 1,9% des suffrages.

Pendant cette période et notamment pendant la campagne électorale de 2004, Tony Léon a très violemment attaqué l'ANC sur ses carences en matière d'éducation, de santé et de criminalité. Il a également attaqué le président Thabo Mbeki sur les questions du respect des minorités en particulier de celle blanche.

Caricaturé en roquet par le parti au pouvoir il a également essuyé des critiques lui reprochant d'avoir fait de la DA un parti "raciste". En effet, il s'est fait le porte parole pendant son mandat d'un électorat blanc, conservateur, amer et inquiet.[4]

En 2007, le parti entame une nouvelle ère avec l'annonce du retrait de la présidence de Tony Leon. Le 6 mai 2007, Helen Zille, maire du Cap, est élue par les militants de l'Alliance démocratique pour succéder à Tony Leon à la direction générale (leadership) du parti. Elle l'emporte avec 786 voix contre 228 au chef de l'Alliance dans la province du Cap-Oriental, Athol Trollip et 65 voix à Joe Seremane, le secrétaire-général du parti.

Au parlement où Leon était le chef du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique, il est remplacé par Sandra Botha élue avec 30 voix contre 26 à Tertius Delport.

L'élection d'Helen Zille, a suscité l'espoir au sein des membres de la DA qui voudraient se débarrassé de l'image connotée "blanche" dont souffre le parti. L'intéressé a déjà fait savoir que les militants de la DA devraient apprendre une langue ou plusieurs langues vernaculaire pour "jeter de nouveaux ponts".

Elle a également déclarée que le vote noir allait de plus en plus se diriger vers son parti, lentement mais surement.

Courants Politiques

Les courants politiques au sein de la DA sont complexes et très nombreux. En effet ce parti est issu de partis tant conservateurs que libéraux. Prenant racine dans le progressisme, son idéologie a progressivement évoluée vers un certain conservatisme social sous la gestion de Tony Leon afin notamment de capter et de garder les voix Afrikaners, en particulier après la scission avec le Nouveau parti national. Voulant fédérer une opposition plausible et la plus large à l'ANC, elle présente une idéologie plutôt conservatrice, libérale avec une dose de social pour attirer également l'électorat populaire. Ces divers courants peuvent être expliqués par le fait qu'elle est le principal parti des blancs ainsi que des Coloureds et donc doit faire une synthèse entre les différentes idées politiques du NNP et ceux du DP (Parti démocratique).

Les élections générales de 2009

Carte électorale représentant les résultats électoraux du 22 avril 2009 par district municipal:
en vert les districts dominés par l'ANC
en bleu les districts dominés parl'Alliance Démocratique
en rouge les districts dominés par l'Inkatha Freedom Party (conservateur zoulou)

Les élections de 2009 font entrer l'Alliance démocratique dans une nouvelle phase puisque le parti d'Helen Zille récolte 16,66 % des suffrages au niveau national (67 sièges et 1 million de voix supplémentaires) et remporte la province du Cap-Occidental avec 51 % des votes. Dans le même temps le Congrès du Peuple (COPE), dissident de l'ANC, atteignait difficilement les 7,5%. Conservant son statut d'opposition officielle, la DA subit une certaine mutation de ses votes. Ainsi, aux voix traditionnelles des électeurs blancs (de 9,2% de la population) ce sont ajoutées celles de l'électorat coloureds (remportées par le NP en 1994), lui permettant de reprendre à l'ANC le Cap-Occidental, ainsi qu'une petite partie de la classe moyenne noire. De ce fait, elle a doublée son score chez l'électorat noir du Cap. Malgré ça, le résultat qu'elle réalise chez ces derniers est encore très faible (moins de 4%).

On peut ajouter qu'a la différence des élections précédentes, la DA a réussi a capter le vote populaire notamment chez les Coloureds.

Sa victoire contre l'ANC dans la province du Cap-Occidental est importante pour le parti Helen Zille car elle permet à l'opposition de contrôler de nouveau un exécutif provincial, en l'occurence celui de la troisième province en termes de PIB et la plus riche en termes de revenu par habitant. Helen Zille devrait en faire un laboratoire de sa politique et essayer de démontrer les compétences de l'opposition en matière de gestion provinciale. En passant de 46% à 31% des suffrages, sans compter les 10% qu'avait récolté son allié du NNP en 2004, l'affaiblissement de l'ANC est encore plus sensible au Cap-Occidental qu'au niveau national. Parallèlement, la DA passe de 27% a 51,5%, récupérant les électeurs de l'ex-NNP, des déçus de l'ANC et quelques autres petits partis. Bien que disposant de la majorité absolue des sièges au parlement provincial,la DA pourrait néanmoins passer une alliance avec le Congrès du Peuple (COPE) pour gérer la région. Par ailleurs, si la DA perd son statut d'opposition officielle au profit du COPE dans 4 des 9 provinces (l'État-libre, le Cap-Oriental, le Limpopo et le Cap-du-Nord) en plus du KwaZulu-Natal où l'Inkhata zoulou la devance, mais elle reste largement en tête par rapport au Congrès du Peuple. Elle obtient un peu plus de 22,5% dans la riche province du Gauteng (moyenne nationale 16,7%), élargissant là-aussi sa base électorale blanche aux métis, aux asiatiques et dans une moindre mesure aux noirs. D'une manière générale, si la DA réussit à faire de bon score dans les centres urbains (autrefois réservés aux blancs) et les régions urbanisées, elle patit du vote des populations des townships, acquis essentiellement à l'ANC, ainsi que dans les campagnes et les régions isolées comme celles du nord, relativement peuplées.

La nouvelle composition du parlement (2009)

Résultats électoraux

C'est la première fois, depuis les premières élections multiraciales de 1994, que la DA avoisine les scores alors réalisés par le vote cumulé du DP et du NP. Pour le DP, qui ne réalisait que 1,7% des voix en 1994, la progression est spectaculaire. Pour le NP, dont l'électorat en 1994 comprenait la quasi-totalité des voix des blancs d'Afrique du Sud (à l'exception d'une minorité, issue de l'ancien parti conservateur d'Afrique du Sud, ralliée au Front de la liberté), c'est un désaveu vis à vis de la stratégie d'alliance avec l'ANC, suivie par Marthinus Van Schalkwyk.

Cette évolution est notamment due à la gestion du parti démocratique par ses dirigeants, à son opposition intransigeante à l'ANC, ayant abouti à élargir sa base électorale en ralliant les suffrages conservateurs des anciens électeurs du Parti National et du Parti Conservateur d'Afrique du Sud mais aussi ceux des métis, des indiens et progressivement, de plus en plus de noirs. Les prochaines élections de 2011 monteront si la DA n'arrive a convaincre que les minorités (20 % de la population) ou si elle arrive a dépasser les clivages raciaux et a renforcé son score de 2009.

Election Total des voix % Nombre de sièges Chef de parti Observations
1994 338 426
3 983 690
1,73%
20,4%
7
82
Zach de Beer (DP)
Frederik de Klerk (NP)
Le parti démocratique et le parti national sont concurrents. L'ANC remporte les élections et 7 provinces. Le parti national remporte la province du Cap-Occidental (59%).
1999 1 527 337
1 098 215
9,56%
6,9%
38
28
Tony Leon (DP)
Marthinus Van Schalkwyk (NNP)
Le parti démocratique remplace le Nouveau parti national comme opposition officielle.
Il cogère avec ce dernier la province du Cap-Occidental.
2004 1 931 201 12,37% 50 Tony Leon (DA) La DA se présente pour la première fois sous ses couleurs.
La faction résiduelle du NNP (1,65% et 7 sièges) a rallié l'ANC. Celle-ci remporte les neuf provinces.
2009 2 945 829 16,66% 67 Helen Zille (DA) La DA remporte la province du Cap-Occidental (51%).

Membres et élus

  • Tony Leon, ancien chef de la DA (ex-DP)
  • Joe Seremane, secrétaire général (ex-ANC et ex-DP)
  • Helen Zille, ancien maire du Cap et premier ministre du Cap-Occidental (ex-DP)
  • Sandra Botha, ancien chef du groupe parlementaire de 2007 à 2009 (ex-DP)
  • Kraai van Niekerk, ancien ministre de l'agriculture de 1990 à 1996 (ex-NP)
  • Gerald Morkell, ancien premier ministre du Cap-Occidental (ex-NNP)
  • Hernus Kriel, ancien ministre de la loi et l'ordre et ancien premier ministre du Cap-Occidental (ex-NP)
  • Inus Aucamp, ancien chef du nouveau parti national de l'état libre.
  • Sheila Camerer (ex-NNP),
  • Wilhelm le Roux, ex-chef du NNP dans le Cap-Oriental
  • Dan Plato, maire du Cap (ex-NP)

Municipalités locales contrôlées par la DA et ses alliés (2006-2011)

Notes et référerences

  1. A critique of the Democratic Alliance, Frans Cronje, South African Institute of Race Relations, 8 novembre 2008 " the DA whose centre-right position in South African politics could now face a credible challenge for the first time"
  2. DA parti traditionnellement à droite
  3. Focus on Gordhan and Manuel, John Matisonn, 29 avril 2009. Concernant le revenu minimum notamment
  4. Afrique du Sud : Le paysage politique, Biblio Monde
  5. La municipalité de Stellenbosch remportée in fine par la DA et ses alliés en 2006 est passée en 2008 sous le contrôle d'une coalition menée par l'ANC et deux petits partis
  6. Swellendam est dirigée par une coalition entre la DA et les démocrates indépendants

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