Allaitement maternel

Allaitement

Allaitement
Tous les jeunes mammifères, dès la naissance cherchent instinctivement la mamelle et savent instinctivement téter.

L'allaitement est l'action des femelles des mammifères nourrissant leur progéniture grâce au lait qu'elles produisent.

Cet article est centré sur l'allaitement humain.

Sommaire

Vue d'ensemble

À la naissance, la composition du lait maternel correspond en qualités aux nécessités spécifiques du nourrisson. Développée en cours de gestation maternelle, la lactation des seins s'enclenche dès la naissance du petit. Sous les tétées du sein ou l'extraction régulière du lait, la lactation se continue aussi longtemps que la stimulation des seins reste effective. Le lait maternel humain peut nourrir le petit jusqu'à deux ans et même davantage. Le recours passé à une autre nourrice que la mère, est tombé en désuétude.

Le colostrum des premiers jours, puis le lait mature répondent naturellement (digestion facile, apport d’énergie optimal) à l'alimentation exclusive des six premiers mois de vie du nouveau-né humain, à terme et en santé. La tétée et la combinaison du lait maternel comble les besoins nutritifs, immunologiques et affectifs liés à la croissance optimale des mutations du nourisson. L’allaitement au sein assiste le développement neurologique et les défenses immunitaires de l’enfant et confère une défense additionnelle contre les infections gastro-intestinales.

L'aliment maternel, peut être également extrait mécaniquement (extraction manuelle, tire-lait), transporté, stocké (à titre personnel ou par un lactarium) et administré au bébé par différents moyens (sonde, dispositif d’aide à la lactation, cuillère, tasse, biberon, ...).

A défaut de l’aliment maternel, le lait naturel est remplacé par un substitut, une préparation lactée commerciale généralement à base de lait de vache (de 0 à 6 mois : préparation pour nourrisson, de 6 mois à 1 an : lait de suite).

Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l'introduction d'aliments solides n’est conseillée qu’après l’âge de 6 mois.

Physiologie de la lactation

Le dispositif de lactation

La structure interne de base du sein, constituée de 15 à 25 canaux galactophores (ou lactifères, du latin lactifer « qui produit le lait » ) débouchant à la surface du mamelon par des pores indépendants, est présente à l’état rudimentaire dans les deux sexes, de l’âge embryonnaire à l’âge adulte.

Chez la femme pubère, la glande mammaire se développe sous l’influence hormonale : stéroïdes ovariens, prolactine, hormone de croissance, glyco-corticoïdes, etc. Les œstrogènes développent les canaux galactophores et la progestérone développe les bourgeons glandulaires, les futures cellules productrices, les acini.

Chez la femme enceinte, les œstrogènes induisent un allongement des canaux galactophores, la progestérone, la prolactine et l'hormone lactogène placentaire la multiplication et le développement des acini. La progestérone inhibe la prolactine, empêchant la sécrétion du lait. Mais les hormones produites pendant la grossesse dépendent aussi du placenta.

En fin de grossesse, les rameaux galactophores sont largement garnis d’acini (un acinus, des acini), au total entre 6 000 et 200 000 unités microscopiques, disposées par grappes de 10 à 100 et constituant ainsi des lobules ou unités ducto-lobulaires de 0,1 à 1 mm de diamètre chacun. De 20 à 40 de ces lobules sont regroupés en rameaux autour d’un des canaux galactophores, formant ainsi un lobe. Il y a autant de lobes que de canaux galactophores (entre 15 et 25), chacun débouchant séparément dans le mamelon.

À l'accouchement, la chute du taux sanguin d'œstrogènes et de progestérones s’accompagne d’une libération massive de prolactine pour la fabrication de lait dans les acini. Aussi longtemps que la mère allaite, les acini continuent à se développer. Après le sevrage, les acini disparaissent et les canaux galactophores s'atrophient.

Les rameaux se regarnissent à nouveau d’acini au cours de la grossesse suivante.

Processus de lactation

L'acinus est l'unité de base de production du lait maternel. C’est une sphère creuse aux dimensions microscopiques connectée à un petit canal galactophore. Elle est tapissée d'une seule couche de cellules productrices. On appelle « lumière » de l'acinus la cavité dans laquelle est sécrété le lait.

La paroi extérieure des cellules de l’acinus est en contact avec de nombreux capillaires. Après la naissance et avec les tétées du bébé, sous l'impulsion de l'hormone de la lactation, la prolactine, le débit sanguin est augmenté en priorité dans la zone du sein. L’augmentation de pression dans ces capillaires permet le passage, de la paroi des capillaires vers les cellules de l’acinus, de tous les éléments nécessaires à la fabrication du lait. Chaque cellule traite cette matière première. Une partie des composants du lait résulte directement de la filtration du sang, l’autre est synthétisée par les cellules de l’acinus. Le lait est ainsi sécrété goutte à goutte dans la lumière de l’acinus.

Toujours suite à la naissance et sous l’effet de la succion du sein par le bébé, sous l'effet de l'ocytocine - la même hormone qui préside aux contractions pendant l'accouchement - les cellules myoépithéliales, qui sont des fibres musculaires microscopiques enveloppant l'acinus, sont mises en action et se contractent, pressant l’acinus pour le vider. Les gouttes de lait sécrétées sont maintenant expulsées vers le canal galactophore. L'ocytocine provoque la contraction des fibres musculaires tout au long des canaux galactophores qui pulsent le lait vers la sortie par un mouvement péristaltique. C'est le réflexe d'éjection.

Chez la maman, il s’exprime sous la forme d’une tension dirigée de l’intérieur du sein vers la pointe. Lorsque le bébé commence une tétée, le réflexe d’éjection n’apparaît qu’au bout de quelques instants, le temps de la mise en route des contractions musculaires.

Avant la sortie dans le mamelon, les canaux galactophores présentent un évasement lors du réflexe d'éjection (qui se comporte alors comme un sinus, sans en être un/réf. Dr Peter Hartmann) . Ces petits "réservoirs" ont une taille relativement modeste chez l’humain et ne représentent qu’une amorce de lait dans la tétée dont l’essentiel est fourni en cours de succion par le réflexe d’éjection de la mère.

Le lait humain

Article détaillé : Lait maternel.

Du colostrum au lait mature

Le premier lait sécrété par la mère après l’accouchement s’appelle le colostrum. C’est un lait épais, translucide ou coloré (parfois presque orangé). Le colostrum répond tout de suite aux besoins essentiels du bébé qui vient de naître. Il apporte sous un faible volume et dans les bonnes proportions tous les éléments complexes dont le nouveau-né a besoin.

Le colostrum est naturellement peu abondant, entre 20 à 50 ml par tétée au début, une quantité qui augmente rapidement. Il convient au très petit estomac du nouveau-né. Il est très bien assimilé, n’occasionne pas de surcharge rénale et produit peu de déchets non digérés.

Le colostrum est abondant en cellules vivantes et anticorps qui protègent le bébé contre les agressions microbiennes du milieu ambiant. Il contient beaucoup de protéines (23 g/l), des facteurs de croissance, des sucres directement assimilables (oligosaccharides), des vitamines, des sels minéraux et des acides aminés libres (20 %).

Après les premiers jours, la consistance se fluidifie, le volume augmente légèrement, la proportion des composants se modifie. C’est le lait de transition (ou colostral), un mélange de colostrum et de lait mature. Au bout de 2 à 3 jours, au moment de ce qu’on appelle la « montée de lait », le volume de lait produit augmente brusquement. Le lait devient plus blanc. Environ 14 jours après la naissance, c’est le lait mature qui est produit (qui prend souvent un aspect bleuté, parfois translucide, ce qui ne signifie pas une baisse des qualités nutritives). Avec l’âge du bébé, le lait continue à augmenter en volume (mais même plus grand, il ne boira guère plus de 180ml à chaque tétée, chaque femme produisant environ 750ml de lait/ 24h). La composition correspond à l’âge et aux besoins du bébé.

Composition du lait humain

Les composants majeurs du lait maternel sont: l'eau (87,5 % env.), les glucides (7% env.), les lipides (4% env.), les protides (1% env.), les micronutriments (0,5% env.). Mais ces proportions et ces composants sont amenés à se modifier constamment en fonction des besoins et de l’âge du bébé, de l'heure de tétée ou des débuts et fins de la tété. Le lait maternel subit une évolution importante entre le colostrum des premiers jours et le lait mature vers 3 semaines.

La teneur des différents composants du lait maternel est également propre à l’espèce et directement proportionnelle à la vitesse de croissance du nouveau-né et au poids du cerveau.

Chez l’humain qui a une croissance lente (140 jours pour doubler de poids) et un cerveau énorme (1 200 g), le profil du lait est faible en protides et lipides, mais présente un taux élevé de glucides nécessaires à la construction du cerveau.

Le profil de composition du lait maternel est relativement stable de par le monde et ne varie que dans une faible proportion en fonction du mode de vie et de l’alimentation de la mère.

De par la spécificité de sa composition, et contrairement au lait de vache, le lait humain se conserve relativement bien.

Pratique de l’allaitement

Préparation à l’allaitement

Une bonne information sur l’allaitement et le lait maternel ainsi qu'une bonne connaissance de son corps aident une future mère à bien guider son allaitement et le père du bébé à bien comprendre le processus de la lactation. Il existe actuellement de nombreuses sources d’informations (internet, livres, brochures, réunions, conseils téléphoniques, etc.) qui permettent aux futurs parents de se familiariser avec une pratique pour laquelle il leur faut un minimum de références.

Plusieurs mythes courent quant à la préparation concrète qu'une femme doit entreprendre avant de pouvoir allaiter correctement. En réalité, les seins n'ont besoin d'aucune préparation: ni crème, ni massage, ni changements dans le style de vie de la femme. Le processus de lactation débutera sans intervention extérieure et sans aucun problème. Le principal problème rencontré dans les débuts de l'allaitement provient de la mésinformation (mythes, croyances non fondées) courante dans les milieux où l'allaitement maternel a été délaissé au profit des préparations industrielles.

Position de la mère

Il n'y a pas de position idéale unique pour allaiter. L'important est d'abord d'être confortablement installée et de se sentir à l'aise. La pratique et le temps permettront de trouver les positions qui conviennent le mieux. La mère ne doit pas sentir de tension. Un tabouret sous les pieds et des coussins derrière le dos peuvent aider à diminuer les tensions. Un coussin sur les genoux peut également aider à bien s'installer avec bébé et éviter que la mère n'ait à soutenir le poids de son enfant toute la durée de la tétée.

Position du bébé

Un bon positionnement du bébé qui tète est un facteur de réussite de l’allaitement car il permet une succion adéquate nécessaire à un nourrissage correct. De nombreuses difficultés de mise en route d’allaitement proviennent d’un mauvais positionnement du bébé provoquant une succion inadéquate.

Dans une position de sécurité, le dos du bébé repose contre l’avant-bras de la mère, sa tête est mobile dans le creux de son coude, son épaule est dans l’axe de l’oreille et de la hanche. Le bout du nez et la pointe du menton sont tous les deux en contact égal avec le sein. Lorsque le bébé tète, son menton doit être contre le sein et le bébé doit téter fermement l'ensemble de l'aréole et du mamelon. Si le nez du bébé est enfoncé dans le sein alors que le menton est détaché, il faut rapprocher le corps du bébé vers soi. Si le menton du bébé ne touche pas le sein, il faut remonter le bébé un peu plus haut. Sauf chez les prématurés dont la tête doit être soutenue, il faut éviter de tenir la tête du bébé avec la main ou de pousser sa tête pour l’aider à prendre le sein. Cela bloquerait sa nuque et provoquerait chez lui un réflexe de recul.

Aliments / plantes galactogènes

Les aliments galactogènes sont les aliments qui favorisent la lactation, en cas de baisse de lait due à la fatigue par exemple. Il est recommandé de manger varié et équilibré. Le fenouil peut aider également[réf. nécessaire]. Des poussées de croissance du bébé (vers 3 semaines, 6 semaines,...) peuvent faire penser à une diminution de l'allaitement alors qu'il suffit de mettre le bébé au sein plus souvent et de prendre du repos pour que l'allaitement continue normalement.

À l'inverse certains aliments diminuent la lactation. Éviter le persil, la menthe, et surtout la sauge et le soja de par leur teneur en phyto-oestrogènes[réf. nécessaire].

Chaque culture a ses aliments à consommer et à éviter pour avoir une bonne production de lait. Il faut se méfier des ouïes-dires sur le sujet : il n'est pas rare de voir un aliment à éviter dans un pays être l'aliment que toute femme allaitante se doit de consommer dans un autre pays.

Le fenugrec et le chardon bénit sont deux plantes fréquemment recommandées pour faire augmenter la production lactée. Plusieurs spécialistes de l'allaitement, dont le Dr Jack Newman, recommandent 3 gélules de chaque plante, 3 fois par jour aux mères qui doivent faire augmenter leur production lactée. Le fenugrec ne convient parfois pas aux personnes allergiques aux graminés (il a aussi la propriété de faire baisser la glycémie, avis aux diabétiques)

Mécanisme et vérification de la succion

La tétée ne consiste pas à « vider » le sein, mais à le stimuler. La succion du bébé crée chez la mère un réflexe de fabrication/éjection qui fournit à la demande le lait maternel au bébé. C’est le bébé qui, par son action de succion, crée le lait chez sa mère. C’est pourquoi il faut éviter toutes les maladresses ou intrusions qui pourraient perturber le mécanisme de lactation suscité par les tétées répétées du bébé.

Le dispositif de la bouche du bébé et celui du sein maternel sont complémentaires. L'aréole du sein est granuleuse et lubrifiée (tubercules de Montgomery). Les gencives supérieures du nouveau-né ont des vésicules qui accrochent l’arrière de l’aréole. Grâce au réflexe d’extrusion, l'aréole est plaquée contre le palais du bébé qui peut extraire le lait de toutes ses forces sans pour autant endommager les tissus du sein. La langue ondule de l’avant vers l’arrière pour masser le sein et amener le lait à gicler. Les muscles des joues des nouveau-nés sont renforcés par des bourrelets de succion, les boules de Bichat qui assurent la stabilité latérale du mamelon et améliorent l’efficacité de la succion.

Une succion efficace met en route et active puissamment la lactation de la mère sur l'ensemble de la tétée. C'est la garantie que le bébé sera bien nourri. Il faut laisser tranquillement le bébé prendre le sein bien en face, bouche grande ouverte, la langue bien tirée, happant le sein jusqu’à l'arrière de l'aréole. On voit plus d'aréole au-dessus de la bouche du bébé qu'en dessous. Lorsque le bébé avale du lait maternel, il effectue des mouvements de déglutition que la mère peut distinguer d’un simple suçotage. Le bébé doit pouvoir téter chaque sein entre 10 et 20 minutes pour aller jusqu’au bout du cycle de la lactation. Les tétées durent en moyenne de 5 à 45 minutes suivant l'âge et la faim du nourrisson. Le lait change de composition tout au long de la tétée et devient de plus en plus riche en lipides. On conseille de donner les deux seins au début pour stimuler la lactation mais il faut bien vider chaque sein pour que le bébé puisse profiter du lait gras de fin de tétée. Un bébé qui mouille 5-6 couches par jour est un bébé qui a une bonne succion. Les selles sont de couleur jaune doré et liquides. Si elles deviennent verdâtres, cela peut être le signe que l'enfant boit plus de lait riche en lactose (lait de début de tétée) et pas suffisamment de lait de fin de tétée (riche en lipides). Il faut alors donner le 1er sein à volonté avant de passer au 2e sein.

Rythme de l’allaitement

La lactation de la mère se met en place grâce à des tétées complètes, fréquentes et exclusives. Ces tétées se déroulent, au moins dans les premières semaines, le long des vingt-quatre heures de la journée. Le nombre des tétées va de 8 à 12 tétées les premières semaines (voire plus). Ce rythme est nécessaire à la mère pour stabiliser le taux de prolactine dans le sang et permettre un ajustement de la lactation rapide et efficace. Les tétées fréquentes mettent en place une relation mère-enfant suivie et individuelle et permettent un contact corporel répété, bénéfique à la sécurité intérieure du bébé. Un allaitement exclusif au lait de mère permet de faire bénéficier l’enfant des qualités exceptionnelles du lait maternel. La succion de tétines (sucettes) ou l’adjonction de substituts du lait maternel (biberons de complément) perturbent la lactation de la mère et risquent de faire perdre au bébé sa capacité à stimuler le sein maternel et, a fortiori, celle d’être nourri correctement par les tétées de lait maternel. Elles peuvent induire un sevrage involontaire. En cas d'absence de la mère on préférera donner à boire à la tasse ou une cuillère pour éviter une confusion sein-tétine qui entraînerait une mauvaise succion du nourrisson.

Durée de l’allaitement

Maternité, d'Achiam

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que la Haute Autorité Santé -HAS- (ex-ANAES), ainsi que l'Unicef[1], recommandent un allaitement exclusif jusqu'à l'âge de 6 mois, suivi d'une poursuite de celui-ci, parallèlement à une alimentation diversifiée, jusqu'à l'âge de 2 ans et même au-delà...

  • il est conseillé d'allaiter en exclusivité pendant les 4 premiers mois, et de commencer la diversification entre 4 et 6 mois comme le préconise les nouvelles études 2009 de la Société Européenne de Gastroentérologie, Hépatologie et Nutrition Pédiatrique (ESPGHAN) et du Programme National Nutrition Santé (PNNS)

Cas particuliers

De multiples cas particuliers d’allaitement existent, on peut même dire que chaque allaitement est un cas particulier. Le cursus de la nutrition infantile, allaitement-sevrage-diversification est propre à chaque individu et fait partie de son histoire. Dans la nutrition infantile, la possibilité de l’allaitement est une option ouverte, variable, et ce processus gagne à être guidé et maîtrisé grâce à une bonne information et un suivi attentif.

Une césarienne, des naissances multiples, un bébé prématuré, une affection plus ou moins grave chez la mère ou l’enfant, chaque cas possède des indications précises en matière d’allaitement.

Le développement de techniques permettant de donner indirectement le lait maternel a élargi les possibilités pour la mère de faire bénéficier son enfant du lait maternel même dans des situations particulières. Les pratiques adéquates d’extraction (manuelle ou avec tire-lait mécanique ou électrique), de transport, stockage et conservation du lait maternel ainsi que les méthodes d’administration indirectes du lait au bébé (nourrissage par sonde, dispositif d’aide à l’allaitement, tasse, cuillère, biberon…) sont actuellement parfaitement décrites et transmissibles. La maîtrise de ces techniques est relativement récente (fin du XXe siècle) et n’est pas encore bien connue du grand public.

Indications

L'allaitement est un prolongement de la grossesse. Celui-ci peut être interrompu volontairement, sur indication médicale dans certains cas particuliers très rares (cancer, séroposivité, toxicomanie de la mère, galactosémie du nourrisson, prise nécessaire de certains médicaments incompatibles avec la lactation) ou par choix personnel lorsque l'environnement s'y prête (eau potable et lait infantile disponibles à un coût abordable). Une indication de sevrage ne doit être donnée que si les avantages de l’allaitement ne représentent pas un gain supérieur à l’utilisation d’un substitut.

Le recours à des substituts rendant souvent difficile la possibilité de revenir à un allaitement maternel par la suite, la décision de sevrage doit être prise en toute connaissance de cause.

Pour les indications concernant (Médicaments et allaitement) la consommation de toxiques, les pathologies lourdes, les maladies rares, les cas complexes, il existe des bases de données médicales (LLL, par exemple) permettant de donner des indications adéquates pour la nutrition du bébé et les conditions de la poursuite, de l'arrêt temporaire ou définitif de l'allaitement maternel.

Dans un environnement peu favorable, en cas de problème environnemental majeur, de mauvaise santé de la mère, notamment le SIDA, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé doivent être prises en compte, les qualités générales de protection de l’allaitement maternel restant généralement effectives pour l'enfant, même dans des conditions limites, et contribuant de manière significative à faire baisser la mortalité et la morbidité infantiles.

L'arrêt de l'allaitement maternel avant la fin de la période de diversification, ou le fait d'y renoncer dès le début, exigent le recours à des substituts du lait maternel (lait infantile en poudre mélangé à de l'eau minérale, donné avec un biberon). De 0 à 6 mois, à des préparations pour nourrissons, de 6 à 12 mois, à des laits de suite.

Contre-indications

Certaines maladies contre-indiquent l'allaitement maternel. C'est le cas :

  • de l'infection maternelle au VIH, la transmission au nourisson augmentant avec la durée de l'allaitement. L'allaitement mixte augmente aussi la transmission par rapport à l'allaitement maternel exclusif. Par contre, dans les pays démunis, il est conseillé de poursuivre l'allaitement maternel, en raison d'une mortalité infantile accrue chez les nourissons lorsqu'un allaitement artificiel leur est donné (eau potable, approvisionnement en lait artificiel non garantis).
  • l'hépatite C chez la mère n'est pas une contre-indication à l'allaitement maternel, sauf en cas de virémie importante chez celle-çi.
  • infection maternelle à l'HTLV-1.
  • Contre-indication temporaire au cours de certaines infections cutanées (rares : staphylocoque doré, streptocoque B, salmonelles, herpès). L'engorgement et les mastites ne contre-indiquent pas la poursuite de l'allaitement maternel.
  • Certains médicaments utilisés par la mère contre-indiquent l'allaitement maternel. Chaque cas est particulier et demande une évaluation du rapport bénéfice/risque.
  • chez l'enfant : la galactosémie congénitale, la phénylcétonurie (un allaitement mixte est préconisé).

Historique

Déesse-Mère - Bordeaux, Gironde, France - II ou IIIe siècle ap. J.C. - Terre cuite env. 10 cm.

L'allaitement maternel, fait biologique et naturel, a connu au cours de l'histoire le recours aux nourrices dans les cas de décès post-partum de la mère, comme ce fut fréquent durant des siècles, ou dans les cas où la mère n'avait pas suffisamment de lait pour nourrir l'enfant. Mais, à partir de la fin du XVIe siècle, la pratique de l'allaitement mercenaire s'est diffusée dans l'aristocratie d'abord, puis dans la bourgeoisie, afin de s'affranchir de cette servitude. Jusqu'au XVIIIe siècle, cette pratique fut généralisée et les femmes d'artisans aisés pouvant se permettre de louer les services d'une nourrice y eurent recours. Les nourrices étaient en général des femmes des classes populaires les moins aisées. Le retour à l'allaitement maternel n'eut lieu qu'au début du XIXe siècle ; quand Madame d'Épinay prétendit allaiter elle-même ses enfants, cette idée fut considérée extravagante par les gens de son milieu.

L'utilisation de lait de vache plus ou moins modifié date de la fin du XIXe siècle, aboutissant à une baisse très sensible de l'allaitement maternel, le taux le plus bas étant vers les années 1960[2]. Depuis, ce taux semble à nouveau augmenter, mais reste très variable selon le pays (seulement 7% en Grande-Bretagne contre 64% en Norvège[2].

C’est vers la fin du XXe siècle, dans les années 1980, qu’on voit apparaître et se développer des associations d’aide aux mères et des mesures de protection de l’allaitement maternel. Ce moment marque un tournant pour la nutrition infantile. Depuis plusieurs décennies, l’accouchement généralisé en établissements de santé et le développement des aliments infantiles industriels portés par la publicité avaient mis à mal la pratique de l’allaitement maternel d’abord dans les pays industrialisés, puis dans les pays en voie de développement.

L’évolution des techniques d’aide à l’allaitement, de manière générale comme dans les cas particuliers, l’accès du public à une information de qualité, la formation des professionnels de santé et le développement des réseaux d’information et d’entraide, les mesures de santé publique faisant la promotion et protégeant l’allaitement maternel n’ont pas seulement entraîné une inversion de la tendance en faveur de l’allaitement maternel. Ces évolutions ont aussi amélioré les conditions d’allaitement et rendu ainsi cette pratique plus confortable pour la mère, aussi bien d’un point de vue social que corporel.

Dans certaines sociétés, la promotion de l'allaitement maternel, alors que l'allaitement artificiel ne pose pas de problèmes graves (lait maternisé et eau minérale saine disponibles à coût raisonnable, services médicaux à proximité), est parfois perçu comme une pression sociale et non plus comme un choix [3]. Toutefois ce phénomène n'est pas quantifié en France et semble minoritaire puisque 75% des femmes aimeraient allaiter pendant au moins quelques semaines.[4].

Statistiques

Aux États-Unis, en 2005, les trois-quarts des mères allaitent leur enfant. La durée de l'allaitement dépasse 6 mois dans 40% des cas mais il n'est exclusif à trois mois que dans moins d'un tiers des cas[5].

Protection de l’allaitement et mesures incitatives

L’allaitement maternel est protégé par des recommandations internationales de l’Unicef et de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dont certains éléments ont été transcrits dans des directives européennes [réf. nécessaire].

Le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, énoncé en 1981 par l’OMS, réglemente la commercialisation des laits pour nourrissons, biberons, tétines et aliments pour nourrissons [6]. Il interdit notamment la publicité et promotion auprès du public, la promotion et distribution de cadeaux et d’échantillons dans les services de santé ainsi que la promotion de produits inadaptés.

L’application par des services de santé des « Dix recommandations pour le succès de l'allaitement maternel » énoncées en 1989 dans la Déclaration Conjointe OMS/UNICEF sur la Protection, l’encouragement et le soutien de l'allaitement maternel, permet d’obtenir le label « Hôpital Ami des Bébés ».

L'allaitement est favorisé au Québec et en Belgique par la Sécurité sociale. Ainsi, au Québec, depuis 1994, les femmes en situation de pauvreté et de dénuement reçoivent une allocation supplémentaire de 55 dollars par mois si elles nourrissent au sein leurs bébés (ceci pour améliorer leur santé) [7]. En Belgique, l'Institut national d'assurance maladie invalidité (INAMI) favorise depuis juin 2002 la poursuite de l'allaitement à la reprise du travail, par la convention collective relative à la protection de la maternité. Entre 2003 et 2006, le nombre de bénéficiaires est passé de 434 à 588, tandis que le budget consacré à ces indemnités est monté de 13.317 à 16.476 euros [8].

Avantages de l'allaitement

Chez l'enfant

On peut constater une diminution de la gravité de la maladie allergique même si cela reste controversé [9]; Le risque d'asthme, le nombre de petits enfants souffrant de dermatite atopique, la survenue d'une rhinite allergique, l'allergie aux protéines de lait de vache sont plus importants en l'absence d'allaitement[10].

Dans les pays développés, l'allaitement, de plus de 4 mois, diminue le risque d'infections respiratoires sévère nécessitant une hospitalisation [11] C'est surtout dans les pays en voie de développement où l'allaitement maternel permet de diminuer la mortalité par pneumonie ou infection respiratoire basse. Les études réalisées dans différents pays de cette catégorie convergent et concluent à une baisse significative de la mortalité[10];

L'allaitement, d'une durée supérieure à 4 mois, diminue les risques de pathologie digestive. Les études réalisées dans les pays développés notent un moindre risque de diarrhée avec entre autres, une baisse des hospitalisations pour ce motif mais c'est dans les pays en voie de développement que les études démontrent une baisse importante de la mortalité du nourrisson de moins de six mois par cause de diarrhée[10].

On retrouve une diminution du risque d'infections des voies aériennes supérieures et des otites moyennes aiguës chez l'enfant allaité[12].

Des analyses retrouvent un lien entre mort subite du nourrisson et allaitement artificiel  [13].

On retrouve une diminution du risque d'obésité (le taux d'obésité est de 3,8 % chez les sujets allaités durant 2 mois, 2,3 % pour un allaitement durant 3 à 5 mois, 1,7 % pendant 6 à 12 mois et 0,8 % durant un an ou plus[14]).

La fréquence des diabètes de type 1 et 2 semble moins importante dans la population des enfants ayant eu un allaitement de plus de 4 mois. La réduction du risque pour le type 2 chez l'adulte serait de 39% et de 19 à 27 % pour celui de type 1 en fonction des études[12].

On note aussi :

  • une diminution du risque de lymphome, de cancers, d'hypercholestorémie chez les enfants plus âgés et les adultes ayant été allaités[réf. nécessaire];
  • les selles seraient moins acides, et cela cause moins d'érythèmes fessiers ;
  • le lait maternel se digèrerait plus facilement (entre 20 minutes et 2 heures, ne pas s'inquiéter donc en cas de tétées rapprochées et donner le sein à la demande)
  • le lait maternel contient de la DHA (acide gras Oméga-3 très important pour le développement cérébral et rétinien) absent du lait de vache sans que l'on n'aie pu démontrer une amélioration des capacités cognitives. L'allaitement n'a pas ou peu d'effet sur le quotient intellectuel de l'enfant[15].
  • Le développement psychomoteur est meilleur chez les bébés allaités, notamment la préhension pouce-index et ce développement est proportionnel à la durée de l'allaitement[réf. nécessaire].
  • Un meilleur développement de la mâchoire permettant de diminuer le risque de malocclusion dentaire serait possible avec une tétée physiologique. Indépendamment de la qualité du lait, la mécanique de succion au sein serait meilleure pour éviter certaines malocclusions ou d'en réduire la gravité[16].

D'une façon générale, chez le nouveau-né de petite taille (moins de 2500 g), l'allaitement maternel diminue la mortalité et la morbidité, et améliore la croissance et le développement cérébral[17].

Dans les pays non industrialisés, l'accès à une source d'eau potable de bonne qualité, préalable indispensable à l'utilisation de substituts de lait humain, est souvent peu aisée, avec un risque de contamination infectieuse important. L'allaitement maternel est d'autant plus recommandé dans ce contexte, avec la possibilité de sauver près de 1,3 millions d'enfants chaque année si l'allaitement était massivement utilisé[18].

Chez la mère

On peut constater[réf. nécessaire] :

  • L'allaitement induit une continuité avec la sécrétion des hormones de grossesse 
  • Il provoque une élévation du taux d'ocytocine ce qui induit la contraction de l'utérus après l'accouchement, et diminue les hémorragies du postpartum et permet à l'utérus de retrouver ses dimensions habituelles plus rapidement ;
  • La prolactine qui induit la sécrétion de lait provoque un apaisement et une somnolence chez la mère et le nourrisson ;
  • Il permet souvent à la mère de revenir à son poids d'avant la grossesse en utilisant les réserves accumulées ;
  • Il retarde l'arrivée du retour de couches (reprise des menstruations après la grossesse) : sans allaitement, les règles reviennent en général sous 3 mois. Un allaitement dit « complet » peut porter ce délai bien au-delà de 6 mois, ce qui évite les cas d'anémie chez la mère. Pendant cette période, et sous certaines conditions (notamment que l'enfant tète au moins 6 fois par 24 heures), la femme n'est pas fertile (voir planification familiale naturelle). Cependant, en raison de grandes variations individuelles, l'allaitement n'est pas considéré comme une contraception efficace ;
  • Il améliorerait la minéralisation osseuse et diminuerait le risque de cancer ovarien et du sein[19] ;
  • Le bénéfice financier n'est pas négligeable ;

Pour la collectivité

Selon le pédiatre Bitoun, l'allaitement généralisé permettrait, en France, de réduire de 1,071 milliard de francs les frais de santé supportés par l'assurance maladie, par le seul effet préventif de l'allaitement sur les otites, les diarrhées et les rhinopharyngites[20]. D'autres études n'ont pas confirmé ce chiffre.

De plus, l'allaitement naturel est économique et écologique. C'est une suite de solutions simples à la préservation de ressources planétaires, aux grands problèmes d'exploitations industrielles et de pollutions environnementales, via les cultures industrielles pour l'exploitation laitière, via la commercialisation des tous les produits des marchés de l'allaitement : plastique, verre, caoutchouc, silicone, métaux, pétrole pour transports de toutes sortes.

Avantages pratiques

  • Le lait maternel est en permanence à disposition,
  • Le lait maternel est toujours à bonne température, 34°,
  • Le lait maternel est gratuit,
  • La quantité du lait maternel s'adapte, en fonction des sollicitations de l'enfant,
  • Le goût du lait maternel change en fonction de l'alimentation maternelle, faisant découvrir le goût des aliments à l'enfant,

Contraintes pratiques

  • La mère doit rester à proximité de l’enfant, toutefois, elle peut tirer son lait et le stocker, pour que les personnes gardant l'enfant puissent lui donner par biberon, tasse, cuillère, etc. ce qui lui permet d'avoir des activités à l'extérieur, notamment professionnelles. En cas d'utilisation ultérieure du lait maternel, celui-ci peut-être conservé au réfrigérateur (48h maxi pour une température inférieure ou égale à 4°C), ou au congélateur (maxi 4 mois à -18°C)[21].
  • Allaiter est un processus naturel, mais dans les sociétés modernes où les femmes ont peu d'exemples de femmes allaitant, une mère inexpérimentée devra prendre conseils et exemples auprès de professionnels de santé connaissant l'allaitement, d'associations, d'autres mères allaitant. Cela lui permettra de connaître les bons gestes pour réussir son allaitement.

Divers

Vierge à l'Enfant, Dürer Albrecht, (entre 1500-1503), 24 × 18 cm, Kunsthistorisches Museum, vienne.

Dans l’Égypte ancienne, la déesse Isis est représentée, tantôt en déesse-vache nourrissant le roi de son lait, tantôt en déesse-arbre tendant le sein de l’eau régénératrice au roi défunt, tantôt en déesse-mère allaitant le roi-enfant.

À Sumer, en Mésopotamie, le Code d'Hammurabi (-1850) réglementait déjà la pratique des nourrices à qui on coupait un sein si elles n'étaient pas obéissantes.

Dans la kabbale, l’allaitement est une métaphore utilisée pour désigner le mode de relation entre les émanations divines (sefirot) et l’humain, un contact intime qui ne peut pas être formulé en termes de connaissance.

Dans la religion musulmane, deux enfants nourris par la même nourrice deviennent automatiquement des «frères de lait» et ne peuvent se marier entre eux.

Notes et références

  1. Allaiter un bambin : quelle drôle d’idée!
  2. a  et b Hoddinott P, Tappin D, Wright C, Breast feeding, BMJ, 2008;336:881-887
  3. Ce sacro-sein allaitement, Charlotte Rotman, Libération, 30 novembre 2006
  4. Allaitement maternel, les bénéfices pour la santé de l'enfant et sa mère, page 10, Ministère de la Santé et Société Française de Pédiatrie
  5. Breastfeeding Practices—Results from the National Immunization Survey, 2007. Atlanta: Centers for Disease Control and Prevention; 2007
  6. [pdf] Code International de commercialisation des substituts du lait maternel
  7. Pierre Rosanvallon, La nouvelle question sociale. Repenser l'État-providence, Le Seuil, 1995, p.213
  8. Site officiel de la Sécurité sociale en Belgique, septembre 2007
  9. Kramer MS, Matush L, Vanilovich I et Als. Effect of prolonged and exclusive breast feeding on risk of allergy and asthma: cluster randomised trial, BMJ, 2007;335:815
  10. a , b  et c Rédaction Prescrire Moins d'infections avec le lait maternel qu'avec le lait artificiel Rev Prescrire 2008;28(297):510-515.
  11. Bachrach VRG, Scharz E, Bachrach LR. / Breastfeeding and the risk of hospitalization for respiratory disease in infancy. A meta-analysis /Arch Pediatr Adolesc Med 2003; 157 : 237-243
  12. a  et b Stanley Ip Breastfeeding and Maternal and Infant Health Outcomes in Developed Countries Agency for Healthcare Research and Quality avril 2007 lire en ligne The results from our meta-analyses of cohort studies of good and moderate methodological quality showed that breastfeeding was associated with a significant reduction in the risk of AOM.
  13. Oddy WH, Sly PD, de Klerk NH, et al. / Breast feeding and respiratory morbidity in infancy: a birth cohort study. / Arch Dis Child 2003; 88 : 224-228.
  14. Étude Relation inverse entre la durée de l'allaitement et la prévalence de l'obésité, von Kries R, Koletzko B, Sauerwald T, von Mutius E, Barnert D, Grunert V, von Voss H Breast feeding and obesity: cross sectional study. BMJ. 1999 Jul 17;319(7203):147-50)
  15. Effect of breast feeding on intelligence in children: prospective study, sibling pairs analysis, and meta-analysis, Geoff Der, G. David Batty, Ian J. Deary, BMJ, octobre 2006. DOI:10.1136/bmj.38978.699583.55
  16. Raymond JL «Approche fonctionnelle de l'allaitement et malocclusions » Revue Orthopédie Dento faciale 2000 ; 34 :379-402 Thèse de S. Vautey "conséquence de l'évolution des comportements alimentaires sur les malocclusions chez les hominidés"
  17. Edmond K, Bahl R, Optimal feeding of low-birth-weight infants: technical review, Geneva: WHO, 2006
  18. Jones G, Steketee RW, Black RE, Bhutta ZA, Morris SS; Bellagio Child Survival Study Group. How many child deaths can we prevent this year?, Lancet, 2003;362:65-71
  19. <Stuebe AM, Willett WC, Fei Xue, Michels KB, Lactation and incidence of premenopausal breast cancer, Arch Intern Med, 2009;169(15):1364-1371
  20. valeur économique de l'allaitement maternel, docteur Bitoun - soucis de santé de bébé allaité au sein ou de maman qui allaite- allaitement des jumeaux et plus
  21. Revue prescrire, n°297, Juillet 2008

Voir aussi

Bibliographie

  • Michel Soulé et coll.: "L'allaitement maternel: Une dynamique à bien comprendre", Ed.: Erès, 2003, ISBN 2749202108
  • Lyonel Rossant et Jacqueline Rossant-Lumbroso: "Bien nourrir son bébé de 0 à 3 ans", Ed.: Odile Jacob, 2006 ISBN 2738118607

Articles connexes

Liens externes

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