Hezbollah


Hezbollah
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hizbullah (Indonésie) et Hezbollah turc.
Hezbollah
حزب الله‬
Image illustrative de l'article Hezbollah
Chef du Parti Hassan Nassrallah
Fondateur Mohammad Hussein Fadlallah, Ragheb Harb
Fondation 1982
Siège Beyrouth, Liban
Religion Chiisme
Idéologie Socialisme islamique
Couleur vert et jaune
Site web french.moqawama.org/
Liban
Coat of Arms of Lebanon.svg
Cet article fait partie de la série sur la
politique du Liban,
sous-série sur la politique.


v · d · m

Le Hezbollah (arabe : ‮حزب الله‬ ḥizbu-llāh, « Parti de Dieu ») fondé en juin 1982 est un mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée (Al-Muqawama al-Islamiyya, Résistance islamique) qui est à son origine et qui fut créée en réaction à l'invasion israélienne du Liban en 1982, en s'appuyant sur un financement iranien. Il n'a aucun lien avec le Hezbollah turc. Parti politique officiel au Liban, le Hezbollah est diversement perçu par la communauté internationale, les États-Unis, le Canada et l'Australie l'ayant placé sur leur liste des organisations terroristes.

Sommaire

Description

Emblème

L'emblème du Hezbollah est vert, couleur de l'islam, sur fond jaune. Il est composé du mot « Hezbollah » en calligraphie de style coufique, dont l'alif du mot Allah se transforme en un bras brandissant un fusil d'assaut de type AK-47, surmonté d'un extrait de verset extrait du Coran écrit en rouge (Al-Maidah, V, 56) فإن حزب الله هم الغالبون (fāʾinna ḥizb allāh hum al-ġālibūn) ; « [...] Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux. ». En bas de l'image, on trouve en écriture rouge المقاومة الإسلامية في لبنان (al-muqāwamah al-islāmīyah fī lubnān) « résistance islamique au Liban ».

Le globe terrestre, le rameau, le poing tenant une AK47 et d'autres détails encore rappellent l'emblème des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran[1].

Nature du Hezbollah

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada[2], des États-Unis d'Amérique[3] et de l'Australie (uniquement sa branche extérieure)[4].

À l'inverse, Le Hezbollah est considéré comme un mouvement de résistance par la Syrie[réf. souhaitée] et l'Iran[réf. souhaitée].

La position de l'Union européenne est contrastée : par la voix du président de l'Union en exercice au 1er août 2006, l'Union européenne signale que le Hezbollah ne sera pas inscrit sur la liste des organisations terroristes[réf. nécessaire] ; toutefois, le Conseil de l'Union européenne inclut l'officier supérieur des services de renseignements du Hezbollah Imad Fa'iz Mughniyah (alias Mughniyah, Imad Fayiz) sur sa liste de terroristes[5]. Cette classification est contraignante mais ne concerne pas la branche civile du parti et sa branche armée située à l'intérieur du Liban.

À la différence du Conseil de l'Union européenne, le Parlement européen a adopté le 10 mars 2005 une résolution (par 473 voix pour et 33 contre)[6] déclarative et non contraignante pour les États membres qualifiant le Hezbollah de terroriste par le texte suivant : « considère qu'il existe des preuves irréfutables de l'action terroriste du Hezbollah et qu'il convient que le Conseil prenne toutes les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à cette action ».

L'ONU ne classe pas le Hezbollah dans sa liste des organisations terroristes mais le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à son désarmement.

Le Hezbollah est tenu pour responsable de nombreuses prises d'otages d'Occidentaux, pour l'essentiel diplomates et journalistes, et de soldats israéliens occupant le sud-Liban dans les années 1980 et de l'orchestration d'attentats spectaculaires et meurtriers contre les forces occidentales présentes au Liban à cette époque. Il jouit d'une certaine popularité dans le monde arabo-musulman pour avoir contribué au retrait israélien du Liban Sud en mai 2000 [réf. nécessaire]. Il s'inspire du principe du velayat-e faqih, c'est-à-dire la primauté des théologiens (velayat-e faqih signifie « gouvernement du docte ») sur la communauté chiite, à présent controversé.

Enfin, Hassan Nasrallah déclara à plusieurs reprises ne pas soutenir le mouvement terroriste Al-Qaida: « Nous, nous rejetons les actes (de terrorisme) qui ont cours, nous les considérons comme des crimes, et ceux qui commettent ces actes sont des criminels et non pas des martyrs. »[7] En effet, le leader du Hezbollah distingue l'idée de résistance face à Israël et l'attitude terroriste d'Al-Qaida.

Organisation du pouvoir

Le Conseil consultatif exécutif (Majlis ach-Choura al-Qarar) est constitué de 7 membres et présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah. Il prend ses décisions par consensus[8].

Le secrétaire général possède une autorité importante, mais non absolue. Cela permet notamment d'éviter que le décès du secrétaire général ne "décapite" totalement le mouvement.

Un grand nombre d'institutions plus secondaires forment le deuxième cercle du pouvoir exécutif au sein du Hezbollah. Les principales sont la Convention Générale et le bureau politique. La Convention Générale est dirigée par un Conseil exécutif de 12 membres. Elle élit les membres du Conseil exécutif, met en œuvre ses décisions, formule les choix effectués au quotidien et gère les relations extérieures avec les autres forces politiques libanaises. Chacun des membres du Conseil exécutif a en charge un portefeuille (santé, éducation, affaires régionales, etc.). Le Conseil consultatif exécutif a cependant le dernier mot vis-à-vis de la Convention Générale comme du bureau politique en ce qui concerne les décisions-clés.

Les représentants du Hezbollah au parlement libanais influencent les orientations de l'organisation. Ils sont considérés comme plus modérés et réformistes, comme le montre l'éviction de Mohammed Ra'ad de la tête du Conseil exécutif.

Certaines personnalités, chefs historiques du mouvement, ont une influence privilégiée. Ils disposent de droits de vote privilégiés au Conseil consultatif.

Les agences de sécurité (Amn al-Hizb), outre leur mission de protection des chefs du Hezbollah, jouent un rôle important de contrôle de la mise en œuvre des décisions auprès des différentes composantes de l'organisation. Leur influence dépasse cependant ces missions, et leur pouvoir s'exerce sur le Comité consultatif, et même sur Nasrallah en personne[9]. Leur pouvoir s'exerce par la limitation des contacts des dirigeants du parti avec le monde extérieur, l'imposition de sanctions disciplinaires, y compris la destitution d'un cadre. Durant le conflit de 2006, Hassan Nasrallah avouera au journaliste d'Al Jazeera Ghassan Ben-Jedo qu'il n'avait aucune idée d'où il se trouvait, puisqu'on lui avait bandé les yeux comme ce dernier [réf. nécessaire].

Une autre agence créée en 2000 influence les décisions. Il s'agit d'une agence de « contre espionnage » (Amn alMuddad), ne faisant pas partie intégrante de l'organigramme du Hezbollah, mais incluant certains de ses membres ainsi que des agents libanais, anciens du parti, dont certains sont soupçonnés par les États-Unis d'avoir organisés des attentats terroristes sanglants.

Liens avec l'Iran

La filiation du Hezbollah avec l'Iran est historique[10],[11],[12],[13],[14],[15]. En effet, la conception de la politique de ce mouvement découle à l'origine de l'idéologie développée par Rouhollah Khomeini, le Velayat-e faqih (gouvernement du docte)[10]. Une « libanisation » du mouvement s'opère cependant à partir de la fin des tensions liées à la guerre Iran-Irak en 1988, puis par la participation aux élections libanaises en 1992.

L'Iran fournit néanmoins le Hezbollah en moyens financiers et en armes[16],[17] et selon certaines sources influence ses décisions[18],[19], théorie rejeté par le mouvement[20]. Le Guide de la Révolution intervient sur les décisions stratégiques, mais permet surtout aux dirigeants locaux d’asseoir leur légitimité, leur permettant ainsi de faire face aux oppositions internes. Plus directement, l'Iran garde une influence sur les agences de sécurité et de renseignement du Hezbollah. Téhéran ne revendique toutefois qu'une partie de ce soutien et compare ses relations avec le Hezbollah à celles qu'entretiennent les États-Unis avec Israël.

De son côté, le Hezbollah, qui dispose d’une représentation officielle à Téhéran, se veut un mouvement d'abord nationaliste et tient à se démarquer de sa filiation originelle. Cependant, lors d’une interview donnée à l’occasion du premier anniversaire de la guerre du Liban de 2006, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que son organisation avait combattu pour l’Iran, propos qui ont été censurés par la télévision iranienne en raison de l’embarras qu’ils ont suscité.[réf. nécessaire] Les adversaires libanais de Nasrallah affirment depuis longtemps que la loyauté de ce dernier est envers l'Iran, et que le Liban n'est pas sa priorité[21].

Rôle social

Par ailleurs le Hezbollah traite d'affaires sociales par le biais d'hôpitaux, d'écoles, d'une chaîne de télévision et d'orphelinats. Il est le premier employeur au Liban[réf. nécessaire]. Suite aux élections législatives de mai-juin 2005, le mouvement compte 14 sièges au parlement libanais qui en compte 128[22]. On remarque qu'à chaque élection, le mouvement présente des candidats sunnites et chrétiens en plus de candidats chiites. Le Hezbollah est actif principalement dans la vallée de la Bekaa, dans la banlieue sud de Beyrouth et au sud du Liban.

On peut noter que le mouvement a une forte mixité [réf. souhaitée] : si seulement quelques femmes ont participé à des actions combattantes, elles sont très nombreuses dans les structures sociales et certaines ont des hommes sous leur direction[réf. souhaitée]. Pour autant les cellules féminines sont représentées par un homme à la Majlis Choura (assemblée de la consultation - organe directionnel du mouvement - où sont également présents 2 représentants de l'Iran). Selon les dirigeants du Hezbollah[réf. nécessaire], une femme pourrait entrer à la Majlis Choura, mais l'occasion ne s'est pas encore présentée.[réf. souhaitée]

Le Hezbollah s'est fait remarquer dans le monde musulman en étant favorable au Mut`a (qui n'existe que chez les chiites), traduit littéralement par « mariage de jouissance » et aussi appelé mariage temporaire. Comme son nom l'indique cette forme d'union est temporaire et ses modalités (dont la durée) résultent d'un contrat. Dans les années 80, de nombreux islamistes sunnites et politiques ont accusé le Hezbollah de pratiquer une prostitution déguisée[réf. nécessaire].

Un financement controversé

Le groupe est financé principalement par l'Iran et la Syrie, ainsi que par des fonds privés[23]. Il est par ailleurs soupçonné de se financer par le biais de commerce de diamants illicites, de trafic de drogue, de racket, de contrebande[23]. Il est accusé nommément par le Département d'État de trafic d'héroïne et de cannabis[24]

D'autre part, suite à un coup de filet des polices brésiliennes et équatoriennes, mené le 21 juin 2005, mettant à jour un réseau international de trafic de drogues, des soupçons se portent sur ce mouvement comme éventuelle destination des fonds issus de ce trafic[25],[26],[27].

Durant l'été 2009, l'arrestation du financier Salah Ezzedine, qui s'occupe des comptes du Hezbollah, dévoile une escroquerie de type chaîne de Ponzi dont les pertes pour le parti et plusieurs de ses adhérents porterait sur un milliard de dollars américain[28],[29].

Histoire

1982 - 1990 : la guerre civile

Fondé en juin 1982 avec l'appui de l'Iran, en réaction à l'invasion israélienne de juin 1982, le Hezbollah est rapidement devenu la principale organisation s'opposant à l'occupation par Israël du sud du Liban.


Le Hezbollah réunit diverses mouvances, principalement le Amal islamique (une dissidence d'Amal) et la branche libanaise du parti Ad-Daawa.

Depuis 1979, une aile islamique s'était constituée au sein du Amal autour d'Hussein Moussavi. En 1982, Nabih Berri, le chef d'Amal, participe à un Comité de Salut National au côté de Béchir Gemayel (chef des Forces libanaises). Téhéran le somme de s'en retirer mais il refuse.[réf. nécessaire]

Hussein Moussavi et Ibrahim el Amine (représentants d'Amal à Téhéran) claquent la porte et fondent avec l'appui de 500 « gardiens de la révolution » iraniens le Amal islamique. Le rassemblement de celui-ci avec divers groupuscules chiites donne naissance au Hezbollah. Son guide spirituel était le cheikh Mohammad Hussein Fadlallah. À l'époque, les objectifs déclarés du parti étaient d'étendre la révolution islamique iranienne, et de créer un état islamique au Liban[30], ce qui leur donna le nom de « parti de Dieu » (Hezbollah) à l'origine par la critique. Aujourd'hui, il a renoncé à cet objectif. Dans les régions à prédominance chiite, il prend progressivement la place de son rival Amal, accusé de corruption tandis le Hezbollah est reconnu selon certains pour sa probité et son aide aux défavorisés[31]..

Les premières actions connues contre les intérêts occidentaux remontent à janvier 1983 où une grenade fut lancée contre une patrouille militaire française. En mars de cette même année, ce sont deux patrouilles américaines qui furent attaquées.

En avril 1983, le Hezbollah organisa l'attentat-suicide contre l'ambassade américaine de Beyrouth, faisant 63 morts. Le 23 octobre 1983, deux attentats-suicides contre la force multinationale d'interposition font 248 morts américains et 58 morts français dans l'attentat du Drakkar. Les États-Unis et la France accusent le Hezbollah et l'Iran d'être derrière l'attentat. Le Hezbollah nie toute implication[32]. Cette tactique était alors loin de faire l'unanimité au sein du Hezbollah, Fadlallah émettant ainsi des objections juridiques, affirmant que l'islam interdisait à ses membres de se suicider[33].

Les représailles franco-américaines contre des positions du Hezbollah et de l'armée syrienne ne furent pas réellement significatives.[réf. souhaitée]

Suit un ensemble d'actions faisant connaître le mouvement, notamment des prises d'otages telles que celles, en 1985, du journaliste Jean-Paul Kaufmann et du chercheur français Michel Seurat - ce dernier étant décédé en captivité - et un détournement d'avion le 14 juin 1985 (un passager abattu). Selon la journaliste Dominique Lorentz, l'affaire des otages du Liban aurait été intimement liée au règlement du contentieux nucléaire franco-iranien autour du consortium Eurodif[34].

L'affaire de l'enlèvement de quatre diplomates soviétiques en 1985 fut réglée promptement par le KGB avec des méthodes d'intimidation après l'assassinat d'un des diplomates.[réf. souhaitée]

En 1987, l'organisation organise des attentats en France dont celui de la rue de Rennes, perpétré devant le magasin Tati, le 17 septembre1986. C'est le dernier attentat et le plus meurtrier (7 morts et une soixantaine de blessés) d'une série commencée le 4 septembre (11 morts en tout). Ils sont revendiqués par le CSPPAC, une couverture dissimulant le Hezbollah agissant pour le compte de l'Iran [35], qui réclame la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah. Le chef du commando terroriste responsable des attaques, Ali Fouad Salah est arrêté en mars 1987.

De 1985 à 1987, Amal affronte le Parti socialiste progressiste, le Hezbollah et les Palestiniens dans un épisode appelé « guerre des camps ». Début 1987, Amal est en déroute et la Syrie intervient militairement pour soutenir son plus proche allié. Des combats éclatent entre les militaires syriens et le Hezbollah. L'Iran intervient alors pour imposer un cessez-le-feu.

À partir d'avril 1988, le Hezbollah et Amal s'affrontent violemment pour la domination du sud de Beyrouth dans des combats qui font 600 morts en 2 semaines et qui voient le Hezbollah occuper 95% de la zone dès le 11 mai. L'armée syrienne s'interpose alors, le 25 mai, pour faire cesser les combats. Cette guerre fratricide chiite se clôturera par une trêve en janvier 1989 puis un accord de paix en octobre 1990[36].

Contrairement à Hassan Nasrallah, le guide spirituel du Hezbollah, Mohammad Hussein Fadlallah a des réserves à propos de la primauté du faqih (la jurisprudence religieuse, nommée velayat-e faqih en persan), doctrine développée par le premier le guide de la révolution iranienne, Rouhollah Khomeini. Après la mort de Khomeyni en 1989, Fadlallah ne se sent pas tenu de suivre son successeur Ali Khamenei sur toutes les questions. L'influence de l'Iran sur le mouvement diminue tout en restant importante.

Le conflit au sud du Liban 1990-2000

Entre 1990 et 2000, le Hezbollah renforce son alliance avec la Syrie et consolide son aile militaire. Il poursuit sa guérilla face à Israël dans un conflit qui dépasse largement le cadre du sud du Liban. La tension culmine par l'Opération Raisins de la colère menée par l'armée israélienne en avril 1996, qui se solde par la mort de 154 civils dont 107 au cours du bombardement de Cana de 1996[37].

Le 17 mars 1992, un attentat à la bombe fait 29 morts et 242 blessés à l'ambassade israélienne en Argentine.

Le 18 juin 1994, un attentat à la bombe fait 86 morts et plus de 200 blessés dans un centre culturel juif de Buenos Aires.

L'État argentin a d'abord accusé formellement l'Iran et le Hezbollah d'être impliqués, et plusieurs membres de la communauté chiite locale sont arrêtés puis relâchés faute de preuve.

Cependant, le 25 octobre 2006, deux procureurs argentins recommandent à un juge d'ordonner l'arrestation de l'ancien président iranien Hachemi Rafsanjani et de sept autres hauts responsables iraniens, déclarant que "la décision d'attaquer" le centre "avait été prise en 1993 par les plus hautes autorités du gouvernement iranien de l'époque", et ajoutant que le Hezbollah libanais avait été chargé de commettre l'attentat[38]. Le 9 novembre 2006, suivant cette recommandation, le juge fédéral Rodolfo Canicoba Corral lance un mandat d'arrêt international contre M. Rafsandjani et des sept autres personnes et demande l'aide d'Interpol dans cette affaire. En 2008, l'ancien président argentin Carlos Menem est inquiété pour avoir protégé 2 syro-argentins ayant des liens avec un des diplomates iraniens incriminé[39].

Après le retrait israélien du Liban de mai 2000, une controverse éclate au sujet du secteur dit des fermes de Chebaa. Ce territoire occupé par Israël au cours de la guerre des Six-Jours est considéré comme syrien par l'ONU et Israël, mais libanais par le Liban, le Hezbollah et la Syrie. Les cartes officielles de l'ONU indiquent que les fermes de Chebaa se trouvent en territoire syrien, mais suite au retrait israélien, la Syrie et le Liban déclarent que ce territoire est libanais. L'ONU ne décide pas du tracé des frontières, mais puisque le gouvernement syrien refuse de notifier à l'ONU la souveraineté du Liban sur ces territoires, l'ONU considère actuellement les fermes de Chebaa comme syriennes. En conséquence, l'ONU considère le retrait israélien achevé, en accord avec les termes de la résolution 425 (1978).

Le conflit dure toujours entre Israël et le Hezbollah. Épisodiquement, ce dernier mène des attaques contre les forces militaires israéliennes dans ce territoire des fermes de Chebaa ou en lançant des roquettes Katioucha sur le nord d'Israël, tandis qu'en représailles les forces israéliennes pénètrent dans l'espace aérien libanais ou bombardent le Hezbollah en territoire libanais.

Le désarmement dans le cadre de la résolution 1559 (2004)

En septembre 2004, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté par 9 voix pour (Allemagne, Angola, Bénin, Chili, Espagne, États-Unis, France, Roumanie, Royaume-Uni) et 6 abstentions (Algérie, Brésil, Chine, Pakistan, Philippines, Russie)[40] une résolution exigeant, entre autres, le désarmement de l'ensemble des forces non gouvernementales au Liban (« 3. Demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées »). Le Hezbollah fut très clairement désigné par les diplomates comme concerné, au premier chef, par cette résolution. Le Hezbollah a refusé, à ce jour, tout désarmement. Une partie des forces de l'opposition libanaise anti-syrienne favorables à l'exécution pleine et entière de cette résolution (c'est-à-dire un état libanais souverain) propose un plan de désarmement, que le Hezbollah refuse tant qu'il pense que l'armée libanaise ne peut pas assurer son travail au Sud-Liban. En mai 2005, les tractations se poursuivaient pour inciter le Hezbollah à proposer un plan de désarmement.

La huitième session de la conférence de dialogue visant à parvenir à un accord sur le désarmement du Hezbollah s’est ouverte le 8 juin 2006 à Beyrouth la capitale sur fond de désaccord. Les principaux leaders musulmans et chrétiens estiment que l’armée libanaise ne pourrait répondre face à la puissance militaire israélienne. Le Hezbollah estime être capable de « riposter aux agressions israéliennes contre le Liban » et demande le retrait israélien du secteur des fermes de Chebaa et le retour des Libanais prisonniers en Israël, tandis qu'Israël réclame une sécurisation de sa frontière nord contre toute attaque et le retour de ses soldats faits prisonniers par le Hezbollah.

Participation au gouvernement libanais

Suite aux élections de mai-juin 2005, le Hezbollah obtient 11% des suffrages et le Bloc de la résistance et du développement, auquel il appartient, 27,4%. Concernant l'équilibre politique intérieur et extérieur, le Hezbollah prône désormais l'entente et le dialogue, sans ingérence extérieure. Son chef, sayyed Hassan Nasrallah, appelle au dialogue et se prononce en faveur d'un « gouvernement d'unité nationale ». Fort de ses 14 députés (sur 128), le Hezbollah rejoint pour la première fois le gouvernement le 19 juillet 2005. Il obtient officiellement un ministère sur 24, celui de l'énergie attribué à Mohammad Fneich, ou trois officieusement puisque Faouzi Saloukh et Trad Hamadé, respectivement nommés aux postes de ministre des affaires étrangères et du travail, sont considérés comme pro-Hezbollah.

Alliance avec les chrétiens du Courant patriotique libre

Le 6 février 2006, le Hezbollah signe un protocole d'entente mutuelle avec le parti chrétien du général Michel Aoun, le Courant patriotique libre. La nouvelle coalition, à laquelle se joignent plusieurs petits partis, se révèle majoritaire en termes de suffrages exprimés lors des élections législatives de 2009, mais reste minoritaire à l'Assemblée nationale en raison du mode particulier de scrutin.

Conflit israélo-libanais de 2006

Article détaillé : Conflit israélo-libanais de 2006.

Le 12 juillet 2006, le Hezbollah lance une attaque sur une unité israélienne qui effectuait une patrouille de routine. Israël accuse le mouvement chiite d'avoir effectué cette opération sur son territoire tandis que le Hezbollah affirme que les soldats attaqués s'étaient infiltrés en territoire libanais. Parmi les soldats du contingent qui composaient cette unité, trois sont tués et deux sont détenus par le Hezbollah. Une autre unité israélienne, tentant de libérer ces deux soldats, rencontre une forte opposition armée : huit de ses soldats sont tués. Cette opération est dénoncée par Israël comme une « agression » [réf. nécessaire] même si la riposte qu'elle a générée, semble pour certains[réf. nécessaire], préméditée. C'est en tout cas ce que suggère Georges Monbiot dans The Guardian du 14 août 2006, le journaliste cite ses confrères du San Francisco Chronicle qui rapportent que « plus d'un an [avant l’été 2006], un haut gradé de l'armée israélienne a commencé à faire des présentations sous PowerPoint, sur une base privée, à des diplomates, journalistes et groupes de réflexion américains et autres, du plan de cette opération actuelle en détails révélateurs ». Gerald Steinberg, professeur de Science Politique à l'Université de Bar-Ilan, a dit à ce journal que « de toutes les guerres d'Israël depuis 1948, celle (de l’été 2006) était celle pour laquelle Israël s'était le mieux préparé… À partir de 2004, la campagne militaire programmée pour durer environ trois semaines et à laquelle nous (avons assistée) […] avait déjà été bouclée et, depuis un an ou deux, elle avait été simulée et répétée à tous les niveaux ». De même, un « officiel israélien important » a déclaré au Washington Post que le raid du Hezbollah le 11 juillet 2006 avait fourni à Israël un « moment exceptionnel » pour anéantir cette organisation[réf. nécessaire].

De fait, dès le 12 juillet 2006, l'armée israélienne commence sa plus importante attaque du Liban depuis l'invasion de 1982. Un blocus aérien et maritime total est exercé sur le pays. L'attaque se déroule par voie aérienne principalement, avec bombardements quotidiens du Sud du Liban et des quartiers Sud de Beyrouth. Des commandos effectuent des missions ponctuelles, notamment à Baalbeck. Les grands axes routiers sont détruits par le bombardement systématique des ponts. Mais cela n'empêche pas le Hezbollah de poursuivre tout au long du conflit ses tirs de roquettes sur le nord d'Israël. Lors de l'intervention terrestre des forces israéliennes, il parvient même à remettre en cause la réputation d'invulnérabilité de leurs tanks Merkava (une cinquantaine de chars touchés) dont la production a dû par la suite être arrêtée[41].

À la fin du conflit, une grande partie des infrastructures du Liban est détruite et les pertes civiles côté libanais sont grandes, mais le Hezbollah réclame la victoire. Il met en avant le fait d'avoir tenu en échec Israël dans la plus longue guerre israëlo-arabe. Après 34 jours de guerre, 1 183 civils libanais ont été tués (décompte non définitif), alors que 160 morts dont 117 soldats sont décomptés en Israël. Une partie de la population, y compris une partie des chrétiens et des sunnites soutient le Hezbollah par ressentiment anti-israélien. Certaines personnalités libanaises chrétiennes comme la journaliste May Chidiac accusent le Hezbollah d'avoir déclenché unilatéralement une guerre désastreuse pour le pays. Le Hezbollah peut cependant s'appuyer sur un allié politique de poids : le Courant patriotique libre.

Bouclier humain

Le 23 juillet 2006, le responsable humanitaire de l’ONU Jan Egeland déclare[42] qu'« Israël viole le droit humanitaire » en bombardant la ville de Beyrouth et, le lendemain, il critique le Hezbollah. Pour M. Egeland, « le Hezbollah doit cesser de se fondre lâchement [...] parmi les femmes et les enfants. [...] J'ai entendu qu'ils étaient fiers parce qu'ils avaient perdu très peu de combattants et que ce sont les civils qui subissent le plus gros [des attaques israéliennes]. Je ne pense pas que quiconque devrait être fier d'avoir plus de morts parmi les enfants et les femmes que les hommes armés. »[43]

Attaque de civils

Le 29 août 2007, Human Rights Watch publie un rapport[44] dans lequel le Hezbollah est accusé d'avoir visé sciemment les populations civiles israéliennes, parfois de l'aveu même de commandants ou de combattants de l’organisation chiite. HRW reproche notamment au Hezbollah d’avoir tiré à l’aveugle en utilisant des roquettes non guidées pouvant s’écraser sur des zones civiles au lieu d’atteindre leurs cibles militaires éventuelles et d’avoir visé des villes comme Karmiel, Nahariya ou Kiryat Shmona qui étaient pourtant éloignées de toute cible militaire légitime apparente. Le Hezbollah est également accusé d’avoir fait usage de bombes à sous-munitions contenant des billes d'acier pouvant tuer ou gravement blesser dans un très large rayon autour de l'impact[45].

Avant la publication du rapport, le Hezbollah a lancé une vive campagne contre HRW par le biais de sa chaîne de télévision Al-Manar. La chaîne a qualifié HRW d’« association américaine greffée de juifs »[46] et des manifestations de plusieurs associations ont entraîné l'annulation de la conférence de presse que l’organisation américaine de défense des droits de l’homme avait prévu de tenir à Beyrouth. Selon Le Monde, la chaîne aurait ainsi un discours teinté d'antisémitisme.

Coup de force en 2008

Le 7 mai 2008 à Beyrouth, une démonstration de force du Hezbollah suite à une annonce du gouvernement libanais jugée provocatrice (une enquête sur le réseau de communication du Hezbollah et le limogeage de Wafic Choukair, le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, considéré comme un proche du Hezbollah), les partisans de l’opposition bloquent plusieurs routes dans Beyrouth dont celles de l’aéroport, provoquant de violents affrontements dans la capitale. Les hostilités qui impliquent chiites, sunnites et druzes surviennent au terme de plusieurs mois d’une grave crise politique entre la majorité et l’opposition et font plus de 80 morts[47].

Activités à l'international

Sources de financements en Amérique Latine

Le département du Trésor déclare en 2002, qu'avec d'autres mouvements, le Hezbollah lève des fonds dans la zone proche de la triple frontière entre le Paraguay, l'Argentine, et le Brésil[48]. Le United States Southern Command estime en 2004 que les groupes terroristes islamistes lèvent entre trois cents millions et cinq cent millions de dollars par an en Amérique latine, principalement dans la zone de la triple frontière et dans les zones franches d'Iquique, Colón, Maicao, et l'île de Margarita[49].

En Argentine

Cinq membres de l'administration iranienne sont formellement accusés par la justice argentine d'avoir commandité en 1994 l'attentat de l'AMIA à Buenos-Aires perpétré par le Hezbollah par mesure de rétorsion contre l'Argentine qui n'avait pas rempli les obligations d’un contrat prévoyant un transfert de technologie nucléaire à Téhéran[50].

En Irak

En juin 2008, les forces américaines annoncent avoir capturé le n°2 de la branche militaire du Hezbollah durant la guerre en Irak en train d'entraîner l'armée du Mehdi[51].

En Égypte

En avril 2009, l'Égypte accuse le Hezbollah de préparer un attentat contre des touristes israéliens dans une station balnéaire du Sinaï. Des membres du Hezbollah sont arrêtés en territoire égyptien, les services secrets égyptiens affirmant que ces membres avaient en leur possession des explosifs et des armes. Neuf personnes ont été inculpées par un procureur égyptien. Dans un journal d'État, Nasrallah est traité de « criminel qui ne connaît aucun remords » et de « cheikh-singe »[52].

Dans une déclaration faite à la télévision Al-Manar, Hassan Nasrallah déclare qu'une seule personne arrêtée est membre du Hezbollah et qu'il était sur place pour aider les Palestiniens de Gaza (principalement faire passer des armes)[53].

Cet épisode est analysé comme un moment important dans la lutte d'influence entre l'Iran chiite et l'Égypte (et l'Arabie saoudite) sunnite au Proche-Orient[52],[54].

Le 28 avril 2010, 26 hommes dont 4 en fuite sont condamnés à des peines allant de la perpétuité à six mois de prison pour avoir projeté des assassinats et planifié des attentats contre des sites touristiques et des navires empruntant le canal de Suez. Hassan Nasrallah déclare que « Ces jugements sont un honneur pour ces nobles frères de la résistance »[55].

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Notes et références

  1. Emblème des gardiens de la Révolution islamique :
  2. http://www.publicsafety.gc.ca/prg/ns/le/cle-fr.asp#AIAI
  3. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm
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