130-95-0

Quinine

Quinine
Quinine
Quinine
Général
Nom IUPAC (R)-(6-methoxyquinolin-4-yl)((2S,4S,8R)-8-vinylquinuclidin-2-yl)methano
Synonymes (R)-(5-ethenyl-1-azabicyclo[2.2.2]oct-2-yl)-(6-methoxyquinolin-4-yl)-methanol
No CAS 130-95-0
No EINECS 205-003-2
Code ATC AA01 BC01
DrugBank APRD00563
PubChem 8549
SMILES
InChI
Apparence aiguilles orthorhombiques
Propriétés chimiques
Formule brute C20H24N2O2  [Isomères]
Masse molaire 324,4168 gmol-1
C 74,05 %, H 7,46 %, N 8,64 %, O 9,86 %,
Propriétés physiques
T° fusion 177 °C (décomposition partielle).
Trihydrate : fusion à 57 °C et déshydratation à 125 °C
Solubilité 500 mg/L eau à 15 °C.
1g /1,9L eau.
1g /0,76L eau bouillante.
1g / 0,8mL éthanol.
1g / 80mL benzène.
1g /1,2mL chloroforme.
1g /250mL éther sec.
1g / 20mL glycérol.
1g /1,9L ammoniaque à 10%
Pression de vapeur saturante 1,1E-10 mmHg à 25 °C
Précautions
Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn
Phrases R : 36/37/38, 42/43,
Phrases S : 22, 26, 36/37, 45,
Classe thérapeutique
antipyrétique, antipaludique, analgésique
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 76 à 88%
Métabolisme Hépatique
Demi-vie d’élim. ≈18 heures
Excrétion Rénal (20%)
Considérations thérapeutiques
Voie d’administration Oral, Perfusion
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La quinine est un alcaloïde naturel ayant des propriétés antipyrétique, antipaludique et analgésique. Elle était utilisée pour la prévention du paludisme avant d'être supplantée par ses dérivés, quinacrine, chloroquine, et primaquine. La quinine peut toujours être utilisée pour traiter la malaria résistante, et traiter les crampes nocturnes des jambes. Elle a aussi été utilisée dans un essai pour traiter des personnes infectées par les prions, mais le succès a été limité.

La quinine contenue dans certaines boissons gazeuses au goût amer donne cet aspect fluorescent

Sommaire

Découverte

Elle a été découverte au Pérou. La poudre de quinquina était connue, et ce dès le XVIIIe siècle, pour guérir la fièvre tierce. Des jésuites rapportèrent son usage par les Incas pour soulager la malaria. Ils popularisèrent son usage en Europe[1]. Ce n’est qu’en 1820 que la substance active fut isolée par Joseph Bienaimé Caventou. Sa structure ne fut décrite qu’un siècle plus tard. La quinine inhibe la protéase qui dégrade les acides aminés de l’hémoglobine pour former la paroi des mérozoïtes. Elle inhibe aussi la polymérisation de l'hème de l'hémoglobine et donc empêche la reproduction des plasmodiums. Elle inhibe la voie des schizontes et est antipyrétique. Elle a été synthétisée pour la première fois en 1944 par R.B. Woodward et W. von E. Doering aux États-Unis[2].

Cependant, elle est toxique pour le système nerveux, on a donc cherché à synthétiser des analogues n'ayant pas ce défaut :

  • La chloroquine qui n'est pas efficace sur tous les plasmodiums.
  • La méfloquine, plus efficace mais aussi plus toxique.
  • L'artémisinine, non apparentée à la quinine, est très active. Il s'agit d'une lactone sesquiterpénique contenant un pont endopéroxyde et qui est issue d’une armoise chinoise (Artemisia annua). Elle est efficace contre des formes de plasmodiums résistants à la chloroquine (cas des neuropaludismes en particulier) et jusqu'à présent , aucune résistance des souches de Plasmodium à l'artémisinine ou à ses dérivés semisynthétiques (artéméther, artesunate notamment) n'est apparue.

En mars 2006, des chercheurs de l'université de Lille I ont annoncé avoir développé une nouvelle molécule, la ferroquine (SSR97193), en associant la chloroquinine à du fer qui attire le parasite, cette nouvelle molécule serait jusqu'à trente fois plus efficace que la chloroquinine.

Emploi

L'utilisation de la quinine en dose excessive peut provoquer le cinchonisme, des problèmes pour le fœtus notamment la surdité et même la mort.

La quinine est un composant aromatique de l'eau tonique. Suivant la tradition, le goût aigre de la quinine utilisée contre le paludisme incita les coloniaux britanniques en Inde à la mélanger avec du gin, créant ainsi le cocktail gin tonique.

Cependant, le gin tonique actuel est très différent de la boisson de cette époque, notamment parce que la dose de quinine employée n'est désormais qu'environ le quart de ce qu'elle était. Aux États-Unis, la dose maximale autorisée est de 83 ppm.

Dosage

La quinine est une molécule fluorescente. On peut donc la doser par spectrofluorimétrie.

La quinine est par exemple présente dans le Schweppes à une concentration de 0,4 mg/l[réf. nécessaire].

Notes et références de l'article

  1. D'ou son nom populaire de Herbe des Jésuites
  2. (en) J Andraos, « Named things un chemical industry », 2000-2004, p. 55. Consulté le 18/09/2008.

Voir aussi

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