12e division d'infanterie (France)
12e division d'infanterie motorisée
12e division d'infanterie
Insigne de la 12e Division d’Infanterie.jpg
Insigne de la 12e Division d’Infanterie (2).jpg

Insignes de la 12e Division d’Infanterie

Pays Drapeau de France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie motorisée
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1915 - Seconde bataille de Champagne
1917 - Chemin des Dames
1940 - Combats en Belgique
1940 - Bataille de France
1940 - Bataille de Dunkerque
Commandant historique Guillaume Janssen

La 12e division d'infanterie motorisée également appelée 12e DIM est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • En 1939, la 12e division d'infanterie devient la 12e division d'infanterie motorisée quelques jours avant la déclaration de guerre à Mourmelon-le-Grand.

Les chefs de la 12e division d’infanterie

Historique des compositions

Composition au cours de la Première Guerre mondiale

Cette division d'infanterie appartenait au 6e corps d'armée.
  • Quartier-général à Reims le 1er aout 1914.
  • 106e régiment d’infanterie de août 1914 à janvier 1917
  • 132e régiment d’infanterie de août 1914 à janvier 1917
  • 350e régiment d’infanterie de janvier 1917 à novembre 1918
  • 54e régiment d’infanterie de août 1914 à novembre 1918
  • 67e régiment d’infanterie de août 1914 à novembre 1918
  • modifier] Composition au cours de la Seconde Guerre mondiale

    Elle comprend les unités suivantes: sous les ordres du général Guillaume Janssen.

    Historique des garnisons, combats et batailles

    Révolution et Empire

    De 1815 à 1848

    Second Empire

    De 1871 à 1914

    Première Guerre mondiale

    1914

    Mobilisée dans la 6e région.

    1er – 21 août

    21 – 25 août

    Le 22 août, combats vers Ugny et Doncourt-lès-Longuyon ; le 23 combats sur la Crusnes, vers la ferme Pusieux et vers Rèvemont ; le 24, combats vers Arrancy.

    25 août – 6 septembre

    Jubécourt, jusque vers Rembercourt-aux-Pots.

    6 – 20 septembre

    • Engagée dans la 1re bataille de la Marne. Du 6 au 14, bataille de Revigny :Combats vers Sommaisne et Rembercourt-aux-Pots. Du côté allemand Erwin Rommel, participera aux attaques contre la 12e division.

    À partir du 14, poursuite, par Nixéville et Charny, jusque dans la région Ville-devant-Chaumont, bois d'Haumont. Puis stabilisation.

    20 septembre 1914 – 5 avril 1915

    Le 21/09, la 12e DI tient le front dans la région de Braquis, face à Étain, lorsqu’elle est appelée, d’urgence sur la tranchée de Calonne, pour arrêter l’offensive ennemi, en marche sur Saint-Mihiel et les Hauts de Meuse.
    Le 22/09, la 12e DI arrive à Rupt en Woêvre. Combats de Mouilly, de la tranchée de Calonne, de Saint Rémy, sur la position des Eparges, en avant de la tranchée de Calonne.
    • Puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers le bois Loclont et Trésauvaux
    Le 26 décembre, attaques françaises vers la tranchée de Calonne.
    Du 17 au 21 février 1915, violents combats aux Eparges.

    1915

    Monument aux morts de la 12e DI, au point C, crête des Éparges.

    Les 18, 19 et 27 mars, nouveaux combats aux Éparges.

    • Attaques des 18, 19 et 20 mars 1915[2].

    Elles étaient initialement prévues les 10 et 11 mars, reportées afin de coordonner une attaque conjointe avec la DI de marche de Verdun. Début des travaux : 25 février 1915, compagnies du Génie 6/4, 6/4bis, 4/13 et 14/15, renforcées à partir du 16 mars par les compagnies 6/1 et 6/1 bis. Explosions des mines : néant.

    L'attaque est encore confiée à la 12e Division. Celle-ci doit enlever deux bastions à l'est et à l'ouest, réunis par une courtine : dans la courtine et dans le bastion est, deux lignes de feu sont superposées, trois lignes de feu dans le bastion ouest. Ces lignes sont munies d'abris sou­terrains à l'épreuve. C'est une position formi­dable. En avant, les Français occupent à l'ouest une partie du mamelon conquise lors des dernières attaques ; à l'est, une parallèle à 50 mètres des positions allemandes.

      • Composition organique :
    Infanterie : la 12e DI est renforcée du 302e RI. Génie : compagnies 6/1 bis, 6/4, 6/4 bis, 4/13, 14/15. Artillerie : 46e RAC - 2 groupes 31e RAC – 1 groupe.
      • Ordre préparatoire 12e DI : « Ordre préparatoire du 6e C.A. Signé : Général Herr. Objectif : La 12e DI est chargée de l'attaque. Elle devra s'emparer de ce qui reste à l'ennemi de la position des Éparges et devra s'y installer face au sud. »
    Articulation : effort principal : 24e brigade renforcée d'un bataillon du 302e RI, des 5 compagnies du Génie et appuyée par deux batteries du 46e RAC.
    Objectif principal : mamelon C.
    En tête : 132e RI.
    Articulation : engagé en entier. 1re ligne : 1er bataillon à droite, 2e bataillon à gauche, 3e bataillon en appui du 1er bataillon. Réserves : 6 compagnies du 54e RI. Liaisons : à gauche avec le 106e RI.
      • Phases
    18/03/1915
    15 h 15 : tir de préparation. Durée : 45 min
    16 h 5 : débouché du 132e RI
    16 h 20 : les 1ers éléments prennent pied sur le mamelon C.
    17 h : La réaction allemande ne permet pas d'aller plus loin.
    19 h : les 132e RI et 302e RI sont à mi-chemin entre les points O et X.
    19/03/1915
    h 45 : reprise de l'attaque française. Stoppée par les mitrailleuses allemandes du point X.
    h 30 : tir d'artillerie française du point N à la corne est du bois des Sapins.
    h 25 : reprise de l'attaque française. Échec.
    10 h : Contre-attaque allemande. Échec.
    11 h : lignes toujours stabilisées à mi-chemin entre N et X.
    12 h : après un appui de l'artillerie, nouvelle attaque française. Échec.
    16 h : appui d'artillerie et attaque française. Échec.
    20/03/1915
    h : reprise de l'attaque française.
    10 h : la 12e DI demande à la 24e brigade d'organiser ses positions.
    • Attaques des 27 et 28 mars 1915[2].

    En date du 20 mars 1915 :

    • Objectif primaire : s’emparer de l’éperon est afin d’avoir des vues directes sur les secondes lignes allemandes.
    • Objectif secondaire : s’emparer du bastion ouest et de la courtine reliant les deux bastions.
    • Situation allemande : la batterie de 305 mm installée à Woël bat la crête des Éparges. Avec les mortiers de 280 mm, elle interdit toute installation de troupes françaises au sommet de l’éperon.
    • Situation française : il est impératif dans un premier temps de réaliser des abris aptes à résister à cette artillerie lourde, et dans un second temps, de réduire ces batteries au silence.
    Articulation : appuyée par la division de marche de Verdun et l’artillerie de la place, la 12e DI sera en mesure d’attaquer à compter du 25 mars 1915.

    En date du 25 mars, ordre à la 12e DI :

    Objectif : portion des deux tranchées parallèles.
    Limite droite : boyau T et le point K zéro.
    Limite Gauche : Corne Sud-est du bois.
    Limite de l’attaque : au-delà de la dernière tranchée jusqu’à la crête militaire, afin de battre les pentes sur Combres.
    Unités concernées : 25e bataillon de chasseurs à pied, 54e RI. Appui : 106e RI et 132e RI, Génie des 6e et 14e bataillon du Génie.

    Heure de l’attaque : 16 h.

      • Réalisation :
    27 mars 1915:
    17 h, les objectifs sont presque tous atteints.
    21 h, les 106e RI et 132e RI avec le Génie réorganisent le terrain.
    21 h 30 : contre-attaque allemande.
    28 mars 1915
    h : le maintien sur les positions conquises est impossibles et la 12e DI doit céder le terrain conquis la veille.
    • 5 avril – 4 août, engagée sur place dans la 1re bataille de Woëvre :
    • Les attaques des 5, 6, 8 et 9 avril 1915[2].

    En date du 4 avril, ordre à la 12e D.I : objectif : partant de la base B, sape 11, N et O, atteindre le mamelon C et la crête D – X où ils s’installeront. Ces régiments auront en outre à assurer la garde des tranchées de première ligne… Limite droite : boyau T et le point K zéro. Limite Gauche : Corne sud-est du bois. Limite de l’attaque : au-delà de la dernière tranchée jusqu’à la crête militaire, afin de battre les pentes sur Combres.

    Unités concernées : 24e brigade (106e RI et 132e RI). Aux ordres du Gal Cdt la 12e DI : les deux bataillons restants du 67e RI (tranchée de Calonnes) et le 25e BCP (Rupt-en-Woëvre)
    Appui : la 24e brigade sera renforcée d’un bataillon du 67e RI, en réserve à Montgirmont, du groupe d’artillerie de campagne du 46e RA de la côte des Hures, et des compagnies du Génie 6/4, 6/4 bis, 6/5 et 4/13.
    Articulation : 106e RI à droite, formation triangle pointe en avant, de B et sape 11, ayant pour objectif du mamelon C au point D, crête militaire incluse.

    132e RI à gauche, même formation, à partir de la ligne N, I et O’, ayant pour objectif les points E’, K et X (point X en deuxième objectif). Pivot des 106 et 132e RI: point D2.

    En date du 5 avril :

    Articulation : 132e RI : bataillon d’attaque : 1er bataillon (commandant Rayer), 2e bataillon (commandant Girard) en appui et liaison avec le 106e RI (compagnies 2/6 et 2/7), 3e bataillon (capitaine Caillet) renforcé de la Cie 2/5, à la garde aux tranchées.

    15 h : tirs de préparation. 15 h 30 : les régiments rejoignent les bases de départ. 16 h : début de l’attaque. Les 106e RI et 132e RI débouchent. L’aile gauche (106e RI) parvient à progresser. L’aile droite (132e RI) dans un premier temps, reste cloué au sol, puis avance malgré la puissance du feu ennemie (position allemande fortement renforcée dans la nuit du 4 sur sa ligne D, E, I, X). Les combats au corps-à-corps s’engagent sur le point D, mais les 6e et 8e compagnies, sur un terrain découvert, sont contraintes au replis et s’abritent entre les sapes 10 et 11. 18 h : les 6e et 8e compagnies repartent à l’attaque, 6e compagnie en tête. 19 h 30 : le 1er bataillon s’accroche toujours aux point I et E. La 11e compagnie est contrainte d’arrêter le combat (armement hors-service à cause de la boue). 21 h : forte contre-attaque allemande sur les points I et E. Elle est dispersée par le 1er bataillon. 23 h (heure non précisée avec exactitude) : deuxième contre-attaque allemande également repoussée, mais reste accrochée sur les position du 1er bataillon et reste au contact.

    En date du 6 avril :

    h : les 11e et 12e compagnies du 67e RI renforcées à gauche par la 7e compagnie du 132e RI s’appuyant sur le 1er bataillon du 132e RI (commandant Rayer), traversent les positions tenues et partent à l’assaut des points X et I. Les 6e et 8e compagnies (132e RI) attaquent sur I, E et D. L’attaque est clouée par des tirs de mitrailleuse allemandes venant des points X et K. Les deux compagnies du 67e RI qui attaquèrent le point X le 6 avril à h faisait partie du 3e bataillon (bataillon Arth). La compagnie de droite (compagnie Thil : 12e compagnie) marche vers les points S et F. La compagnie de gauche (compagnie Duval : certainement la 11e compagnie) progresse vers la tranchée alpha.

    h 30 : les unités françaises étant maintenues sur leurs lignes, violente contre-attaque allemande sur le mamelon C et le point D2 (jonction des 106e RI et 132e RI). Les rapports de force étant trop inégal, les Allemands, au combat au corps-à-corps, reprennent le mamelon C. 15 h : violents tirs de barrage de l’artillerie française sur les points C, D, E. 16 h : contre-attaque française. Le 106e RI reprend le mamelon C, le 132e RI (renforcé du 1er bataillon (commandant Duffié) du 67e R.I reprend la ligne D, E, puis la ligne I, S. Les Allemands reculent, le 132e RI avance jusqu’à D2. Le bataillon Rayer et les 6e et 8e compagnies du 132e RI atteignent le versant sud.

    le 1er bataillon du 67e (bataillon Duffie, donc la 4e compagnie) marche à 16 h sur X et I puis sur X et K appuyé par les deux compagnies du bataillon Arth…

    En date du 7 avril :

    04h15 : Violentes contre-attaque allemande. Les deux R.I ne peuvent plus bénéficier de l’appui de l’artillerie française (les lignes de front sont trop imbriquées). 07h00 : Les Unités françaises sont contraintes au replis. 09h10 : ordre est donné au 25e B.C.P de monter en ligne. 13h15 : Tirs de barrage de l’artillerie allemande suivi, dans la foulée, d’une contre-attaque allemande face au 106e RI et 132e R.I. Débordé, le 106e R.I perd à nouveau le Mamelon C. Mais la contre-attaque est enrayée. 15h30 : les 106 et 132e RI R.I reçoivent l’ordre de repartir à l’assaut appuyés par le 25e B.C.P plus toutes les réserves des 106e RI, 132e RIet 67e R.I. 16h30 : le Lcl Barjonnet, commandant le 106e RI est blessé au combat. 16h45 : l’heure de l’assaut est reporté. 17h15 : le Cdt Rayer est blessé au combat. 17h30 : l’assaut est définitivement reporté au lendemain. 19h00 : les français, le 7 avril, ont été presque ramenés sur leurs bases du 5 avril. 23h00 : le 106e RI R.I tente des contre-attaques, sans succès.

    En date du 8 avril :

    08h00 : l’artillerie française commence le pilonnage du Mamelon C, et des tranchées tenues par les Allemands. 09h00 : le 106e RI et le 25e BC.P en 1re ligne soutenues par le 132e RIcommandé par le Lcl Maurel. Reprise des combats. Les duels d’artillerie continueront toute la journée. 09h10 : Le Mamelon C est définitivement repris, puis les Points D, E, et I.

    Le 9 avril, enlèvement de la crête des Eparges, puis stabilisation du front.

    Du 24 au 28 avril, violentes attaques allemandes vers la tranchée de Calonne et les Eparges, contre-attaques françaises.

    À partir du 28 avril, secteur déplacé à droite, vers la tranchée de Calonne et Vaux-lès-Palameix.

    Le 5 mai, nouvelles attaques allemandes vers la tranchée de Calonne.

    Du 3 au 15 juin, front étendu à droite, jusque vers Vaux-lès-Palameix.

    Du 20 au 26 juin, attaques françaises vers la tranchée de Calonne.

    • 4 août – 2 septembre

    Retrait du front ; repos et instruction vers Rumont.

    2 – 20 septembre

    Monument-Ossuaire de « La Ferme de Navarin » Souain, Marne

    20 septembre – 2 octobre

    le 26.9.1915 - 3 heures du matin « … La mission du 6e Corps est de continuer l'offensive en direction générale de Sommepy. 12e DI, à l'ouest de la route de Somme-Py.

    2 octobre – 30 décembre

    • Retrait du front ; stationnement au sud de Bussy-le-Château. Du 5 au 14 octobre, éléments engagées avec la 51e D.I., à l'est de la route de Souain à Somme-Py. À partir du 24 octobre, mouvement vers Mairy-sur-Marne ; instruction et repos. À partir du 2 novembre, mouvement vers la région Mourmelon-le-Grand, Trépail ; travaux d'organisation défensive ; repos et instruction.

    30 décembre 1915 – 1er juin 1916

    • Occupation d'un secteur vers Auberive-sur-Suippe et l'Epine de Vedegrange : Le 15 mars 1916, attaque française. Le 14 avril, front étendu, à droite, jusqu'au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand. Le 19 mai, attaque allemande par gaz.

    1916

    1917

    1918

    Entre-deux-guerres

    Seconde Guerre mondiale

    Composition

    Le 10 mai 1940 la 12e DIM, sous les ordres du général Janssen, est rattachée au 5e Corps d'Armée qui est intégré à la 1re armée.

    A cette date la 12e Division d'Infanterie Motorisée se compose de :

    1939

    Le jour de la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, elle se trouve au nord de Thionville et refoule à la frontière les troupes allemandes avancées jusque vers Koenigsmacker aux abords de la ligne Maginot.

    Relevée après un mois de combats, elle passe en réserve du grand quartier général dans la région d'Avesnes-sur-Helpe près d'Hirson.

    1940

    • Le 10 mai 1940, la division qui est implantée dans la région de Saint-Quentin, à 1’exception du génie et du 3e GRDI, stationnés au Sud de Maubeuge reçoit, conformément à la manœuvre Dyle, l'ordre de passer la frontière belge et d'occuper le secteur de Gembloux près de Namur.
      Précédé par le GRDI et le génie, la Division prend alors 2 itinéraires :
    1. Le Cateau, Maubeuge, Charleroi par le Nord et Velaine-sur-Sambre, Namur.
    2. Avesnes, Beaumont, Charleroi par le Sud, rive Sud de la Sambre, Namur.
    3. Le 3e GRDI et les sapeurs du 2e régiment du génie, partiront du Sud de Maubeuge pour participer à des actions retardatrices en avant des positions défensives entre Rhisnes et Temploux.
    • Dans la nuit du 10 au 11 mai les éléments de reconnaissance[3] pénètrent en Belgique et arrivent à pied d’œuvre à 18 heures entre Rhisnes et Temploux en arrière du Corps de Cavalerie qui tient la ligne Tirlemont-Huy pendant que les autres éléments de la division se mettent en mouvement à 17 heures afin d'éviter les attaques de la Luftwaffe, maitresse du ciel.
    • Dans la matinée 12 mai, les premiers éléments arrivent, et les unités se déploient aussitôt et prennent leurs positions, malgré harcèlement de la Luftwaffe qui opère sur la région de la Dyle, en particulier sur Rhisnes et Temploux. A 15 km en avant des positions, les sapeurs préparent un barrage d’une vingtaine de destructions.
    • Le 13 mai, les attaques de la Luftwaffe, sont plus fréquentes et plus précises. Rhisnes et Temploux sont de nouveau bombardées ainsi que le poste de commandement situé de Spy qui sera obligé de changer d'emplacement. L’infanterie s’enterre, assied son plan de feux et pose un barrage de mines anti-char devant tout le front du secteur qui complète les charges de destruction des sapeurs et l’artillerie camoufle ses positions. Au soir, le dispositif est solidement installé et la Division est prête à combattre mais toutes les autres unités françaises elles ne sont soit pas encore complètes soit pas encore arrivées.
      Au soir les nouvelles sont préoccupantes :
    1. A le front Est, le canal Albert a été franchi, les réfugiés affluent, de nombreux isolés de l’armée belge se replient. Le corps de cavalerie Français du général Prioux[4] qui a combattu toute la journée à Hannut et Merdorp, face aux Panzers et aux Stukas, prépare son repli pour la nuit prochaine, le 3e GRDI assurant la liaison entre les 2 divisions légères mécaniques.
    2. Sur le front Sud, la IXe armée française du général Corap, violemment attaquée, a cédé plusieurs têtes de pont sur la Meuse. Elle doit contre-attaquer le lendemain avec la participation de la puissante 1re division cuirassée.
    • Le 14 mai, les chasseurs ardennais abandonnent la position Perwez et se regroupent derrière les positions tenues par la 12e DIM. Le corps de cavalerie Français du général Prioux exécute son repli, protégeant avec ses derniers chars les sapeurs de la 12e DIM qui font font sauter les charges de destructions préparées entre Hanret et Saint-Germain et se rassemblent à Onoz. Le 3e GRDI couvre la fin du repli du corps de cavalerie et ralentit au maximum l’ennemi, lui causant des pertes sérieuses.
      Dans l'après-midi des chars légers allemands attaquent les positions tenues par le 150e RI, mais pris sous le feu du 225e RADA ils se dérobent rapidement. En fin d'après-midi 1 bataillon du 150e RI et le 3e GRDI reçoivent l'ordre de tenir, face au Sud, le passages de la Sambre à Floriffoux entre Namur et Auvelais.
    • Dès l'aube du 15 mai, la Lufwaffe reprend sa ronde et attaque les carrefours, les bois, les PC, les points d’appui, etc. Dans la matinée le 8e Zouaves est attaqué par des blindés ennemis qui sont mis en fuite par l'artillerie mais en fin de matinée parvient l’ordre de de repli sur la frontière française. Les positions sont abandonnées à la nuit, afin d'éviter la Luftwaffe, et la 12e DIM se fortifie sur le canal de Charleroi en passant par Spy, Velaine et Fleurus. En fin de nuit 3e GRDI couvre le repli de la 5e DINA puis se regroupe à Ransart pendant que le génie devant détruire 12 ponts, dont 4 voies ferrée, entre Floreffe et Ham-sur-Sambre en détruira 11 ponts, le 12e, un pont voie ferrée, sera coupé mais ne tombera pas; il sera toutefois inutilisable pour les véhicules.
    • Le 16 mai à l'aube, l'ensemble des éléments de la division sont à l’Ouest de l’Orneau, et reçoivent l'ordre de gagner au plus vite le canal de Charleroi dans la boucle entre Godarville et Motte-Courcelles en raison de la poussée allemande au Sud de la Sambre. A midi la 12e DIM continue son repli, par des itinéraires encombrés et sous le harcèlement continue de l’aviation ennemie. En fin de journée, les têtes de colonne parviennent péniblement à Gosselies et Jumet. Le détachement du colonel Parent composé d'éléments des 106e RI renforcé par le 3e GRDI effectuent des combats d'arrière-garde en s’opposant aux infiltrations avant de décrocher dans la nuit.
    • Au cours de la nuit du 16 au 17 mai, le gros des régiments d’infanterie franchissent le canal par les ponts de Roux et de Motte et se déploient immédiatement. L'ennemi s'infiltrant en force par le pont de Luttre, qui n'a été détruit par le génie belge, attaque et bouscule les 2 régiments du 150e RI et le 8e Zouaves qui forment l'arrière garde. Toutefois Mons Bray, Saint-Ghislain et Harveng elle prend position à hauteur de Bavai.

    Pendant 3 jours, elle maintiendra les divisions blindés allemandes puis recevra l'ordre de se replier, la Meuse ayant été franchie à Sedan et à Dinant.

    • Le 21 mai, la division cherche a regrouper ses éléments égarés et se réorganise, avant de repartir, à la nuit, en direction de Bruay-en-Artois.
    • Le 22 mai le 106e RI est détaché de sa division et transporté en camion vers le Nord pour tenir la position frontière fortifiée entre Cysoing et Mouchin. Les autres éléments de la 12e DIM sont ramené, à pied, de Bruay-en-Artois à Avelin.

    Se battant le jour, se déplaçant la nuit, elle gagne Dunkerque par Charleroi, Valenciennes, Lille, Bailleul, se frayant un chemin à travers les troupes allemandes qui l'encerclent.

    Arrivée à Dunkerque, elle a pour mission de protéger l'embarquement des troupes dans le cadre de l'Opération Dynamo.

    Les survivants de la division sont fait prisonniers le 4 juin 1940 au matin sur la plage de Malo-les-Bains.

    De 1945 à nos jours

    Faits d'armes inscrits sur le drapeau[5]

    Ouvrage de référence

    Maurice Genevoix, Ceux de 14 (Sous Verdun, Nuits de Guerre, La Boue, Les Eparges), Paris, Éditions Flammarion, 1949 

    Commandant R.de Fériet, La Crête des Éparges, 1914-1918, Paris, Payot, 1939, 210 p. 

    Liens externes

    La 12° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)

    Notes et Références

    1. Almanach de Gotha pour l'année 1910, Paris, 1909, 799 p.
      partie "annuaire diplomatique"
       
    2. a, b et c Cdt De Feriet, « Les premiers attaques aux Eparges », dans Documents, Etudes et mémoires, Cellule Culture d'Arme, École Supérieure et d'Application du Génie, ANGERS, vol. Dossier A 1082, ? 
    3. Le 3e GRDI et les sapeurs du 2e régiment du génie
    4. Le corps de cavalerie Français du général Prioux est composé des 2e et 3e DLM
    5. Service Historique de la Défense, Décision N° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007

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