12 X 5 (album)

The Rolling Stones

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The Rolling Stones
The Rolling Stones.JPG
Les Rolling Stones lors de leur concert à Munich en juillet 2006, alors qu'une partie de la scène avançait dans la foule.

Pays d’origine Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre(s) Blues-rock
Rhythm and blues
Rock and roll
Rock psychédélique
Années actives Depuis 1962
Label(s) Decca Records
EMI
Virgin
Site Web www.rollingstones.com

Membres Mick Jagger
Keith Richards
Charlie Watts
Ron Wood
Anciens membres Brian Jones
Mick Taylor
Bill Wyman
Dick Taylor
Mick Avory
Entourage Ian Stewart
Billy Preston
Nicky Hopkins
Marianne Faithfull
Chuck Leavell
Darryl Jones
Bobby Keys
Lisa Fischer
Andrew Loog Oldham
Jimmy Miller
Allen Klein

The Rolling Stones est un groupe de rock britannique formé en 1962 à Londres, par le leader original Brian Jones et le pianiste Ian Stewart. Ils sont ensuite rejoints par le chanteur Mick Jagger et le guitariste Keith Richards[1]. Le bassiste Bill Wyman et le batteur Charlie Watts complètent la formation originale. Jagger et Richards constituent rapidement un duo d’auteurs-compositeurs et prennent peu à peu la direction du groupe en lieu et place d’un Brian Jones de plus en plus erratique. Ian Stewart, jugé peu apte à jouer les idoles des jeunes selon les préférences de l'époque, est renvoyé du groupe en 1963 mais continuera à travailler avec les Stones comme road manager et claviériste jusqu’à son décès en 1985.

Le nom du groupe vient d'une chanson de Muddy Waters, Rollin' stone. Le blues a toujours été la source d'inspiration principale des Stones, qui ont été l'un des principaux acteurs du retour de cette musique sur le devant de la scène, à travers le British Blues Boom. Les premiers enregistrements des Rolling Stones sont des reprises de blues et de rhythm and blues américains. Après avoir rencontré le succès au Royaume-Uni, ils deviennent populaires aux États-Unis durant la « British Invasion » (initiée par les Beatles) du milieu des années 1960. Leur single de 1965, (I Can't Get No) Satisfaction fait connaître les Stones dans le monde entier.

A partir de 1966 et de l’album Aftermath, les chansons de Jagger et Richards, embellies par les expérimentations instrumentales de Brian Jones, développent une diversité stylistique qui restera présente jusqu’à nos jours. Jones meurt noyé dans sa piscine en juillet 1969, peu de temps après avoir été renvoyé du groupe. Il est remplacé par Mick Taylor. Lequel participe à l'enregistrement de cinq albums studios avant de quitter les Stones en 1974. L’ancien guitariste des Faces, Ronnie Wood, prend sa place et la conserve depuis lors. Bill Wyman quitte à son tour les Stones en 1993. Le bassiste Darryl Jones rejoint alors le groupe sans en devenir un membre officiel.

Les Rolling Stones ont publié 22 albums studio au Royaume-Uni (24 aux États-Unis), 8 albums live (9 aux États-Unis) et un grand nombre de compilations. En 1990, le groupe estime avoir vendu plus de 200 millions d’albums dans le monde[2]. En 1971, Sticky Fingers débute une série de huit albums studios consécutifs qui atteignent la première places des hit-parades, des deux côtés de l’Atlantique. Leur dernier disque original, A Bigger Bang, est sorti en 2005. Les Stones ont été classés N°4 dans la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Les Rolling Stones sont entrés au Rock and Roll Hall of Fame en 1989, et Mick Jagger a été anobli par la reine d’Angleterre en 2003. Leur image véhiculée dans les années 1960 de « mauvais garçons » rebelles et hargneux est une référence majeure pour les générations de musiciens rock qui les ont suivi.

Sommaire

Membres du groupe

Le nom original du groupe était « The Rollin’ Stones »[3],[4]. Le groupe originel était formé de :

Ian Stewart sera écarté par leur premier manager Andrew Loog Oldham avant même leur premier single. Il restera néanmoins le pianiste — non exclusif — sur les disques, et sera jusqu'à sa mort le « road manager » du groupe et le « sixième Stone ».

Composition du groupe, 1962-2009

Période Lineup Albums
1962

avec

janvier - avril 1963
  • Mick Jagger - chants, harmonica, percussions
  • Brian Jones - guitare, chœurs, harmonica, percussions
  • Keith Richards - guitare, chœurs
  • Ian Stewart - piano, percussions
  • Charlie Watts - batterie
  • Bill Wyman - basse, chœurs
mai 1963 - mai 1969
  • Mick Jagger - chants, harmonica, percussions
  • Brian Jones - guitare, chœurs, harmonica, percussions, tamboura, sitar, dulcimer, clavier, autoharp, brass, woodwinds, theremin, kazoo
  • Keith Richards - guitare, chants, basse, clavier, percussions
  • Charlie Watts - batterie, percussions
  • Bill Wyman - basse, chants, percussions, clavier
mai 1969 - décembre 1974
  • Mick Jagger - chants, harmonica, clavier, percussions, guitare
  • Keith Richards - guitare, chants, basse, clavier
  • Mick Taylor - guitare, basse, synthétiseurs, percussions, chœurs
  • Charlie Watts - batterie, percussions
  • Bill Wyman - basse, synthétiseurs
mai 1975 - 1993
  • Mick Jagger - chants, harmonica, clavier, guitare
  • Keith Richards - guitare, chants, basse, clavier, percussions
  • Charlie Watts - batterie, percussions
  • Ronnie Wood - guitare, chœurs, basse, batterie, percussions
  • Bill Wyman - basse, synthétiseurs
1993 - présent
  • Mick Jagger - chants, harmonica, percussions, guitare, basse, clavier
  • Keith Richards - guitare, chants, basse, clavier
  • Charlie Watts - batterie, percussions
  • Ronnie Wood - guitare, chœurs, basse

avec

Histoire du groupe

Création et débuts

En octobre 1960, Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfance — ils ont fréquenté la même école depuis leur maternelle —, qui s'étaient un peu perdus de vue, se retrouvent sur le quai de la gare de Dartford. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invitera Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith viendra avec son ami Dick Taylor, qui créera en 1963 les Pretty Things. Brian Jones, grand amateur de blues, joue déjà avec le pianiste Ian Stewart. Tous deux fréquentent assidûment le Ealing Club, un club de jazz de la banlieue ouest de Londres, dans lequel Mick Jagger, en plus de son petit groupe, y chante aussi dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont pour batteur Charlie Watts. Brian Jones sera l'artisan de leur rencontre ; le blues et le r'n'b en seront les fondations.

Après un hiver difficile pour Mick, Keith et Brian, passé en colocation avec un certain James Phelge[5] au désormais célèbre 102, Edith Grove à Londres, avec comme ultimes ressources les maigres cachets de quelques petits concerts[6], les Stones sont enfin prêts à devenir pro. C'est à cette période que Philip Townsend fait les photos dont les clichés circuleront à travers les plus grandes galeries du monde comme les premières photos des Stones.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee à Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composé de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor à la basse et Mick Avory à la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours aléatoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Avory. Les Stones cherchent un bassiste. En décembre 1962, Tony Chapman leur présente Bill Wyman, au Red Lion Club[7] qui leur plaît immédiatement, peut être grâce à ses amplis, denrée rare à l'époque, mais aussi grâce à ses capacités : il est plus âgé de 7 ans que Mick et Keith, et joue déjà depuis de nombreuses années dans son groupe les Cliftons, avec Tony Chapman, tout en étant amateur. Les batteurs des Stones étant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir joué avec lui, se joindra à eux définitivement en janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated à Ginger Baker. En mars de la même année, ils enregistrent à l'IBC Studio de Portland Place, à Londres, une démo, avec comme ingénieur du son le futur mythique Glyn Johns, composée de reprises de r'n'b[8]. La première photographie du groupe en concert, prise par Dezo Hoffmann, date du 4 mai 1963 : Mick, Charlie, Brian, Bill et Keith (seuls visibles) participent à un gala de bienfaisance organisé par le journal News of the World à Battersea[9]. Les Stones joueront régulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement à plusieurs centaines, dépassant les capacités de la salle.

Andrew Loog Oldham, jeune publicitaire de 19 ans, qui a déjà travaillé avec Brian Epstein, Bob Dylan et Little Richard, associé au manager Eric Easton, ne rêve que de rencontrer et manager « ses » Beatles, qui viennent de sortir Love me do. Dans son parcours des clubs de Londres, il entre un jour au Crawdaddy[10], et voit les Stones. C'est la révélation, il sera leur manager : il signe avec eux un contrat de management dès le lendemain, le 29 avril 1963[11].

Avec leur nouveau manager, leur carrière décolle. En 1963, la maison de disque Decca Records et son Directeur artistique (A&R) Dick Row, célèbre pour avoir refusé les Beatles[12], leur fait enregistrer leur premier single[13], avec, sur la face A, une reprise de Chuck Berry, Come on[14] et, sur la face B, I want to be loved de Willie Dixon. Ce premier disque leur permet d'entrer discrètement dans les charts britanniques, et de se faire remarquer par la presse. Un deuxième single sort avec, en face A, un titre composé par John Lennon et Paul McCartney, I Wanna Be Your Man[15], et en face B un instrumental : Stoned[16].

Ils font leur première apparition TV dans l'émission Thank your lucky star de Pete Murray. Leur look, pourtant si conventionnel de nos jours, paraît outrancier. Leurs cheveux longs[17] font scandale ; ce look original et leur attitude parfois méprisante donneront des idées à Andrew Loog Oldham.

Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, le jeune manager des Stones leur crée une image de « mauvais garçons ». En opposition aux allures de « gentils gendres » des Fab Four, Jagger et sa bande cultivent leur différence, refusant très rapidement le costume-cravate[18], insistant sur leur chevelure, et défraient la chronique par leurs frasques[19].

C'est à cette époque que Brian Jones commence à manquer quelques concerts pour des raisons de santé, et à se perdre dans ses conquêtes féminines et leur conséquences[20] ; il a déjà deux enfants[21]...

Leur carrière prend enfin un tournant définitif. Les concerts deviennent quotidiens, Bill Wyman et Charlie Watts quittent leur emploi[22] pour intégrer les Stones à plein temps, Mick Jagger laisse tomber ses études, l'appartement à Edith Grove abandonné, Keith, Mick et Andrew habitent ensemble dans un nouveau logement. Ce dernier fait sera le point de départ d'une nouvelle collaboration ; Andrew obligera Mick et Keith à travailler ensemble, à l'image de McCartney et Lennon, à l'écriture d'un titre pour les Stones. Ceux-ci lui soumettront As Time Go By que le manager renomme immédiatement As Tears Go By et qui est un succès.

L'envol de 1965

Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le résultat d'un marketing de différenciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b ; Mick Jagger et Keith Richards décollent enfin comme compositeurs, tout d'abord avec The Last Time, puis (I Can't Get No) Satisfaction, suivis par As Tears Go By, Get Off of My Cloud et 19th Nervous Breakdown. Néanmoins, les textes des Stones se différencient beaucoup des Beatles par leur contenu. Si les Fab Four signent des bluettes bien sentimentales et innocentes (du moins à leurs débuts), les Stones se distinguent par leur ton ironique et sarcastique sur la société et leurs rapports aux femmes, parfois qualifiés de sexistes. Les Rolling Stones introduisent à partir de leur 1er chef-d'œuvre Aftermath (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint It, Black, la dulcimer sur Lady Jane ou les marimbas de Under My Thumb). L'album Between the Buttons continue sur la même lancée avec la flûte mélodieuse de Brian sur Ruby Tuesday mais contient aussi des morceaux de rock comme Let's Spend the Night Together et Connection et des influences « music-hall ».

1966 sera l'année des dernières tournées avant un grand break : ils avaient tourné de façon ininterrompue depuis leurs débuts, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur cinquième tournée américaine et la huitième britannique, toutes deux en 1966, les Stones s'accordent du repos. Mick Jagger tournera un film (Performance, avec Anita Pallenberg), Bill Wyman fera de la production, Brian Jones composera une bande originale de film.

L'album Their Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte largement la « patte » expérimentale de Brian Jones. Il n'aura sur le moment qu'un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur. Deux titres toutefois émergent ; She's a Rainbow et 2000 Light Years from Home. La couverture de l'album innove en présentant une photo du groupe en « relief » sur film gaufré. La photographie fait un peu ciller, et pour cause : l'œil gauche du spectateur y voit Brian Jones de face tandis que le droit le voit de profil. Cette expérience ne sera pas reprise sur les rééditions vinyle, ni CD, de l'album. Interrogé sur celui-ci, John Lennon commente ironiquement ; « Les Stones font tout six mois après nous » (Sgt. Pepper était sorti en juin). C'est une pique amicale et non une déclaration de guerre ; John Lennon et Mick Jagger ont déjà, et conserveront, les meilleures relations qui soient dans le civil.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, ils ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le quotidien The Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur[23], prémisse du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa. Après l'échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumpin' Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album, dont toute la prise de son possède une qualité technique (Parachute Woman, No Expectations, Salt of the Earth...) supérieure encore à celle du Going Home d'Aftermath, remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy For The Devil et Street Fighting Man qui vont asseoir leur réputation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ».

Le guitariste Keith Richards lors d'un concert du groupe à Hanovre (Allemagne) en 2006. On peut apercevoir au deuxième plan, de dos, Darryl Jones (à gauche) et Mick Jagger (à droite)

Le tournant de 1969

L'exclusion de Brian Jones et la (re)découverte de l'accord ouvert

Brian Jones, bien que leader dès l'origine, est exclu du groupe en 1969. Comme le montre une des séquences du documentaire de Jean-Luc Godard réalisé en 1968, Sympathy for the Devil, il a du mal à se concentrer et à jouer en studio, les techniciens du son allant jusqu'à le laisser interpréter un morceau tout en lui coupant son micro de manière à ne pas enregistrer sur la piste de fausses notes. Plus grave pour le groupe, ses problèmes de drogues ne lui permettaient plus de suivre le groupe en tournée. Il meurt le 3 juillet 1969, noyé dans sa piscine. Brian Jones participa encore un peu à l'album Let It Bleed, aussi « violent » que l'album précédent avec des titres tels que Gimme Shelter, You Can't Always Get What You Want et surtout Midnight Rambler (qui évoque Albert DeSalvo, l'étrangleur de Boston), qui deviendra un classique sur scène.

Dès 1968, Keith Richards découvre une façon de s'accorder (l'« open tuning ») qui marquera le nouveau son des Rolling Stones. En effet, cet accordage qui est utilisé par les bluesmen permet aux Stones de changer leur façon de composer. Certains pourront regretter que celui-ci appauvrisse l'aspect mélodique de leurs chansons, d'autres salueront les innombrables chansons qui seront le fruit de l'open tuning (Jumpin' Jack Flash, Street Fighting Man, You Can't Always Get What You Want, Honky Tonk Woman, Gimme Shelter, Happy, Start Me Up pour n'en citer que quelques unes).

Le « grand retour » à la scène date de juillet 1969, lors du concert gratuit à Hyde Park, devant près de 500 000 personnes, le premier depuis deux ans et demi, pour l'intronisation du nouveau guitariste Mick Taylor, qui vient de chez John Mayall[24] et, fait non prévu, pour rendre un hommage à Brian Jones, décédé 2 jours plus tôt. Mick Jagger lira à cette occasion un poème de Percy Bysshe Shelley, Adonais. Mick Taylor contribuera à renforcer les racines blues des Rolling Stones et sa participation aux albums Exile on Main Street et Sticky Fingers marquera le retour à des compositions et des productions plus épurées.

Altamont

À l'issue de leur tournée américaine de 1969 qui marque leur grand retour aux États-Unis, ils décident de donner un concert gratuit à San Francisco ou la sécurité sera assurée par les Hells Angels, comme à Hyde Park. Le concert aura lieu à Altamont (Californie), mais l'aura sauvage des Stones et la mauvaise organisation du concert se soldera par le meurtre d'un spectateur noir, Meredith Hunter, par des Hells Angels, somme toute assez différents de ceux du Royaume-Uni. Ce festival marquera la fin de l'utopie hippie (voir le film Gimme Shelter). La tournée américaine de 1969 sera néanmoins immortalisée par l'album en public Get Yer Ya-Ya's Out!, où les riffs de Keith Richards et les solos de Mick Taylor sont d'une efficacité redoutable.

L'apogée

En 1971, les Rolling Stones sortent l'album Sticky Fingers avec la célèbre pochette fermeture-éclair, dessinée par Andy Warhol. Les références au sexe et à la drogue sont explicites, les compositions sont excellentes (Brown sugar, Wild horses, Bitch, Sister Morphine, Dead Flowers ). L'arrivée de Mick Taylor donne un nouveau souffle au groupe qui entame la même année une tournée d'adieu au Royaume-Uni. C'est en effet en exil fiscal sur la Côte d'Azur que le groupe enregistre et sort en 1972 son premier double album Exile on Main Street, que suivra une tournée triomphale en Amérique du Nord (STP : Stones Touring Party). Les Rolling Stones sont alors à leur zénith. L'album est excellent même s'il ne contient pas vraiment de hit majeur, sauf Tumbling Dice et Happy chanté par Keith Richards lui-même. La chanson Sweet Black Angel, est un hommage à Angela Davis, et le blues y est omniprésent. L'album est descendu par la critique à l'époque, pour être encensé par cette même critique 20 ans plus tard, le classant parmi les dix meilleurs albums de tous les temps (Rolling Stone Magazine). Le film Cocksucker Blues tourné par Robert Frank pendant la tournée nord américaine ne sortira pas, car il présentait une vision trop crue du groupe (drogues, groupies, destruction de chambres d'hôtel, scènes d'orgies dans un avion). En 1973, l'inspiration du groupe commence à fléchir, car Keith Richards est dépendant à l'héroïne. Ces problèmes de stupéfiants ayant marqué les autorités françaises, le guitariste est déclaré persona non grata dans l'Hexagone, y privant le groupe de tout concert pendant plusieurs années. L'album qui sort la même année, Goat's Head Soup est nettement inférieur aux précédents. Malgré tout il devient un succès commercial grâce à la chanson Angie. La tournée européenne qui promeut l'album reste l'une des meilleures de leur carrière. Afin de satisfaire les spectateurs français malgré leurs démêlés judiciaires, les Rolling Stones et la radio RTL affrètent un train spécial à destination d'un concert exceptionnel donné à Bruxelles : le bootleg Brussels Affairs reflète le son excellent de cette tournée, les Stones sont au zénith de leurs prestations scéniques, les prestations de Mick Taylor sont absolument fantastiques.

La période sombre

Départ de Mick Taylor - Arrivée de Ron Wood

En 1974 sort l'album It's Only Rock'n Roll qui est le premier album produit sous le vocable de « Glimmer Twins », surnom du duo Jagger - Richards. L'album ouvre sur le titre If You Can't Rock Me avec Keith Richards à la basse, suivi de Ain't Too Proud To Beg, reprise des Temptations. On notera le morceau Time Waits For No One, avec un solo de Mick Taylor très inspiré et surtout le morceau soul Fingerprint File qui fait référence aux exactions du FBI et des dictatures sud américaines. Mick Taylor quittera, à la grande surprise de tous, les Stones après l'album It's Only Rock'n'Roll[25] en 1974. Il sera remplacé par Ron Wood, issu des Faces et ayant travaillé avec Rod Stewart et Jeff Beck (en tant que bassiste). Bien que musicien moins accompli, il correspond mieux au reste du groupe par son look et son esprit (très « sex, drugs & rock'n'roll »).

Le batteur Charlie Watts lors d'un concert du groupe à Hanovre en 2006

Dans le monumental livre Rolling Stones, Ron Wood explique s'être longtemps senti le « petit nouveau », et pas Stone à part entière, mais les choses changent pendant la durable brouille de 1988 entre Mick Jagger et Keith Richards, qui enregistrent alors en solo ; se disant qu'après tout il a alors davantage d'ancienneté que n'importe quel membre ayant quitté les Stones, il prend sur lui d'amener Jagger et Richards à la réconciliation. Celle-ci se concrétisera par l'album Steel Wheels en 1989.

Années 1975-1985

Les années suivantes, jusqu'au milieu de l'année 1980, seront une période trouble. Keith Richards est dans ses addictions, la prison et les interdictions de séjours, la mort de proches[26], doutes musicaux, albums inégaux[27], arrivée du disco dans leur musique avec Some Girls (1978) et les Miss You, Beast of Burden, Respectable et autre Shattered.

Après Emotional Rescue en [[1979 en musique|1979], les Stones sortent l'album Tatto You en 1981, et cela, dans des conditions où Jagger et Richards s'évitent la plupart du temps, enregistrant les pistes à des moments différents. En ressort un titre avec un riff fantastique, Start Me Up. D'autres titres comme Little T&A, Tops et Waiting On A Friend sont intéressants.

Séparation des Stones ?

L'arrestation de Keith à Toronto en 1977, qui risque sept ans de prison, met le groupe en péril et jette le doute sur la pérennité de la présence du guitariste au sein des Stones. Il est sauvé in extremis de la prison par une fan aveugle, « Blind angel » comme l'a surnommé Keith, qui convainc le juge de donner comme sentence un concert des Stones pour amasser des fonds pour la cause des aveugles. Keith Richards reconnaîtra plus tard qu'elle lui a probablement sauvé la vie.

Le sommet des troubles est atteint en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel Bill Wyman et Charlie Watts jouent volontiers les absents[28]. Le titre de l'album est un clin d'œil aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe.

Cette période sera celle ou les Stones sont « officieusement » séparés ; Jagger et Richards sortent tour à tour des albums solos qui obtiennent plus ou moins de succès. Ronnie Wood et Charlie Watts s'y mettent également et sortent des albums solos qui n'ont pas vraiment de succès.

L'éternel retour

Lors de l'intronisation du groupe au Rock & Roll Hall of Fame à Cleveland, aux États-Unis, les deux « Glimmer » s'évitent mais, finiront quand même par se parler (probablement aux parties de fin de soirée) et décideront de se revoir au cas ou la « chimie » fonctionnerait de nouveau.

Ils synchronisent finalement leurs agendas et mettre en marche l'album Steel Wheels; une forme de renaissance viendra avec cet album, qui verra les Stones, à nouveau soudés, retrouver l'inspiration et l'envie de jouer ensemble. Si les tournées se font dans des grands stades et deviennent un vrai business industriel[29], Keith insistera pour pouvoir toujours jouer dans des petites salles, plus ou moins officiellement, usant parfois de pseudonyme pour le groupe, afin de rester près des ses fans. À titre d'exemple, l'album Stripped est enregistré en partie à l'Olympia de Paris et en partie au Paradiso Club d'Amsterdam ainsi que quelques titres en studio au Japon dans le cadre de répétitions. Visiblement lassé de ne pas être crédité pour ses contributions, et peut être aussi des tournées incessantes dans les stades ou bien aussi par son avance en âge sur les autres[30], Bill Wyman quitte le groupe le 6 janvier 1993 pour prendre sa retraite[31]. Il forme les Rhythms Kings, groupe comprenant des « requins de studios », tous de ses amis, comme Peter Frampton, Albert Lee ou Gary Brooker, et enregistre plusieurs albums aux consonances blues et jazz. Il est remplacé par Darryl Jones, choisi par Charlie Watts, qui amène une basse encore plus pesante que Bill Wyman et qui sied très bien au son des Stones; Darryl Jones ne sera jamais considéré un « vrai Stone » et ne sera pas présent sur les photos publicitaires des Stones, bien qu'il soit très apprécié des membres du groupe.

Un nouvel album en 1994, Voodoo Lounge, encore plus « roots » que Steel Wheels, donne l'impression une fois de plus que les Stones sont de retour. Nouvelle tournée mondiale, et nouveau succès.

Les Stones sortent un nouvel album en 1997, (Bridges to Babylon), marqué par la volonté de s'inscrire dans l'air du temps (production des Dust Brothers, basse de Me'Shell Ndegéocello, cosignature à l'amiable du premier single avec K.D. Lang) tout en gardant le son traditionnel. Cet album, plutôt moyen somme toute [réf. nécessaire], donne l'occasion d'une nouvelle tournée mondiale, qui durera de septembre 1997 à septembre 1998, pour reprendre de janvier à juin 1999. Le clip du titre vedette Anybody Seen My Baby est excellent et met en scène la très belle Angelina Jolie dans une tenue très sexy.

Pour fêter leurs quarante années de carrière, les Rolling Stones repartent en tournée mondiale en 2002-2003. Cette tournée, appelée Licks Tour, voit les Stones au meilleur de leur forme depuis leurs plus grandes années de gloire [réf. nécessaire]. Ils n'ont pas d'album à promouvoir cette fois, sinon une compilation qui comporte quatre titres inédits, Forty Licks (dont Losing My Touch chanté par Keith et le single Don't Stop). Pour cette tournée ils répètent plus de quatre-vingt chansons tirées de l'ensemble de leur répertoire (notamment des chansons jamais jouées sur scène comme Can't You Hear Me Knockin). Ils en profiteront aussi pour écumer un grand nombre de petites salles, dont de nouveau l'Olympia de Paris. La tournée, remarquée pour sa vigueur, le plaisir qu'ils ont à jouer ensemble, le son et l'énergie, sera l'occasion du premier DVD des Rolling Stones, Four Flicks, qui donne trois concerts (à New York au Madison Square Garden, à Paris à l'Olympia et à Twickenham) et plus de quarante chansons.

L'album A Bigger Bang apparaît à certains, à nouveau, comme une résurrection. Il est en effet enregistré dans le château français de Mick Jagger, avec de nombreux blues et des titres très « roots », et la « patte » de Keith Richards. Mais peinant quelque peu à se renouveler avec cet album de plus, ils ne font pas illusion auprès d'une partie de la critique et des fans.

Leur dernière tournée mondiale « A Bigger Bang » a commencé le 21 aout 2005 à Boston (États-Unis). Après les étapes américaines (Nord et Sud), asiatiques et en Océanie, un accident très médiatisé de Keith Richards (tombé tête la première d'un cocotier) a contraint le groupe à différer l'ouverture de la tournée européenne, bouleversant nombre de dates et en annulant quelques-unes. En France, deux concerts initialement prévus au Stade de France, furent fondus en une seule soirée le 28 juillet 2006, l'une de leurs meilleures prestations dans l'Hexagone selon de nombreux avis. Les Rolling Stones seront également à Nice le 8 août 2006, renouant pour un soir au Palais Nikaïa (stade Charles Ehrmann) avec leurs années « Riviera ». Se confirme aussi un retour de la tournée aux États-Unis, prévu dès septembre pour plusieurs mois.

Cette tournée « A Bigger Bang » est d'ores et déjà devenue la plus lucrative de l'histoire de la musique, avec depuis l'automne 2005 des recettes de 437 millions $US et une audience de 3,5 millions de personnes pour 110 spectacles. Le groupe a également attiré deux millions de personnes lors du concert gratuit de Rio de Janeiro, sur la plage de Copacabana, en février dernier.

Ainsi depuis la sortie de Voodoo Lounge en 1994, les Rolling Stones ont passé plus de sept ans sur scène, avec un évident plaisir qui, même s'il n'est pas dénué de manœuvres commerciales et de gains colossaux, démontre, s'il le fallait encore, que le groupe représente alors, avec les Who (reformés en 1989), le seul témoignage de l'âge d'or du rock'n'roll[32], et la preuve que leur musique est intemporelle.

Les Stones sont considérés, avec les Beatles, les Who, Led Zeppelin et quelques autres, comme des inventeurs de la musique populaire moderne. Dès leurs débuts, ils ont tenu à catégoriser leur musique comme du Rhythm and Blues (d'après Ray Charles, c'était le nom donné autrefois au Rock and roll avant qu'il ne devienne à la mode), et se réclamèrent à plusieurs reprises de la filiation des grands bluesmen. Légendaires, ils continuent à attirer les foules, et apparaissent lors de grands événements, comme lors du Super Bowl[33].

Le nom du groupe vient, en effet, d'un titre de Muddy Waters, Rollin' Stone, et non Like a Rolling Stone de Bob Dylan repris par les Stones eux-mêmes pendant les tournées Voodoo Lounge de 1995 et Licks Tour.

En décembre 2008, la ville natale de Keith Richards et Mick Jagger, Dartford, a décidé de nommer treize de ses rues avec le titre des chansons les plus célèbres du groupe. On peut ainsi se balader, notamment, sur la Stones Avenue, la Ruby Tuesday Drive ou la Satisfaction Street[34],[35].

Clips

Un aspect important des Rolling Stones est la qualité de leurs clips vidéo. Truculents comme She Was Hot (« Elle était chaude »), touchants comme Harlem Shuffle, simples comme Waiting On A Friend, allusions aux exactions des escadrons de la mort en Amérique centrale comme Undercover, et recourant pour certains à des techniques comme l'image de synthèse, les manipulations vidéo, voire le « portamento visuel » (Like a rolling stone), ils constituent des œuvres à part entière.

Logotype

« The tongue » (« la langue »), inspirée de la bouche du chanteur Mick Jagger, a été créée en 1970 par John Pasche, alors étudiant en art au Royal College of Art de Londres. Avant de devenir le logo emblématique du groupe, l'illustration a été utilisée sur l'album Sticky Fingers, en 1971. Le design original a été acheté le 2 septembre 2008 par le musée londonien Victoria and Albert, pour plus de 63 000 euros, lors d'enchères aux États-Unis[36].

Discographie

Article détaillé : Discographie des Rolling Stones.

Vidéographie

Extraits d'interviews

1969

Q : Êtes-vous davantage satisfaits aujourd'hui après le succès de (I Can't Get No) Satisfaction ?

  • R: « Sexuellement satisfaits, financièrement pas satisfaits et philosophiquement à l'essai. » (Mick Jagger)

1987

Q : Vous devez avoir zoné partout en 25 années de travail avec les Stones ?

  • R: « Oui, zoné 20 et travaillé 5. » (Charlie Watts)

1996

Q : Daryll Jones (successeur de Bill Wyman à la basse) sera-t-il un jour considéré comme membre à part entière des Stones ?

  • R: « Oui, tous les gens qui jouent des chansons des Rolling Stones avec moi sont des Rolling Stones. » (Keith Richards)
  • R: « Non, le groupe est trop vieux. » (Mick Jagger)

199?

Q : Quel est votre sentiment à propos de la décision de la reine d'Angleterre, concernant votre anoblissement ? (Mick Jagger est devenu Lord.)

  • R: « Je suis très content d'être récompensé pour 30 ans de mauvaise conduite. » (Mick Jagger)
  • R: « Hé les gars, n'essayez pas de vieillir avec élégance, ça ne vous irait pas ! » (Pete Townshend durant un discours d'intronisation des Stones au « Rock 'n' Roll Hall of Fame ».)

Q : Vous savez pourquoi la célèbre marque de cigarettes américaines, avec un cow-boy sur le paquet rouge et blanc, a des bouts filtres blancs aux États-Unis et jaunes en Europe ?

  • R: « C'est pour permettre à Keith Richards de savoir sur quel continent il se trouve, parce que sinon... » [réf. nécessaire]

Citations

  • « Les Stones symbolisent la vitalité à l'état pur et c'est pourquoi ils sont toujours présents aujourd'hui », Martin Scorsese, 2008.

Bibliographie

Articles

  • (Dossier, coordonné par Jean-Dominique Brierre en collaboration avec Jean-Marie Leduc), « The Rolling Stones », Paroles et Musique, p. 23-37 :
    • Jean-Dominique Brierre, « Le style des Stones », p. 36, 37.
    • Jean-Dominique Brierre, traductions-adaptations :
      • « La Fille des faubourgs (Back Street Girl) », p. 33 ;
      • « L'Émeutier (Street Fighting Man) », p. 34.
    • Thierry Chatain, « L'histoire », p. 25-29 ;
      • Jean-Marie Leduc, encadrés in Thierry Chatain :
        • « Mick Jagger », p. 25 ;
        • « Brian Jones », p. 28 ;
        • « Keith Richards », p. 27 ;
        • « Ian Stewart », p. 29 ;
        • « Mick Taylor », p. 26 ;
        • « Charlie Watts », p. 28 ;
        • « Ron Wood », p. 26 ;
        • « Bill Wyman », p. 27.
    • Jean-Marie Leduc, « Interviews », p. 31-35 :
      • « Mick Jagger : « C'est l'énergie qui nous a tenus... » », p. 31-33 ;
      • « Keith Richards : « Oublions la moitié du groupe... » », p. 34-35 ;
      • « Ron Wood : « J'ai dû me battre pour gagner mes sous !... » », p. 34-35.
    • Robert Schlockoff, « Le cinéma des Stones », p. 30.

Revues, magazines...

  • Music Geant, Hors-série nº 4, « Le Monde des Rolling Stones à travers leurs interviews », s. d.
  • Extra, nº 26, janvier 1973
  • Best, nº 54, janvier 1973
  • Best, nº 55, février 1973
  • Best, nº 56, mars 1973
  • Best, nº 58, mai 1973
  • Best, nº 63, octobre 1973
  • Rock & Folk, nº 81, octobre 1973
  • RTL'Rock, « Spécial Rolling Stones », octobre 1973
  • Extra, nº 37, décembre 1973
  • Best, nº 76, novembre 1974
  • Best, nº 144, juillet 1980
  • Best, nº 145, août 1980
  • Best, nº 167, juin 1982
  • Guitare Magazine, nº 20, juin 1982
  • Salut !, nº 175, du 9 au 22 juin 1982
  • Rock & Folk, nº 185, juin 1982
  • Rock en Stock, nº 53, juin 1982
  • Best, nº 168, juillet 1982
  • Rock & Folk, nº 186, juillet 1982
  • Rock en Stock, nº 54/55, juillet/août 1982
  • Photo, nº 197, février 1984
  • Best, nº 169, août 1982
  • Rock & Folk, nº 217, mars 1985
  • Paroles et Musique, nº 65, décembre 1986, (Dossier)
  • L'Événement &, Hors-série nº 1, « Spécial Rolling Stones », juin 1990
  • Musicien, Hors-série nº 2, « Spécial Rolling Stones », 1990
  • Best, nº 264, juillet 1990
  • Best, nº 265, août 1990
  • Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 1, « 1966-1990 Nos années Stones », 1990
  • Jukebox magazine, nº 72, juillet-août 1993
  • Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995
  • Rock & Folk, Hors-série nº 12, « 30 ans de rock et de folk », novembre 1996
  • Jukebox magazine, nº 231, juin 2006
  • Rock & Folk, nº 466, juin 2006
  • Blues Again !, n° 6, juillet/août/septembre 2006

Livres

  • (en) David Dalton, Rolling Stones - An unauthorized biography in words, photographs and music, Amsco Music Publishing Company, New York, 1971 (ISBN 0-8256-1669-2)
  • Philippe Bas-Rabérin, Les Rolling Stones, Albin Michel / Rock & Folk, coll. « Rock & Folk », Paris, 1972, 192 p.
  • (en) Tony Scaduto, Mick Jagger : Everybody's Lucifer, Berkeley Publishing Corporation, New York, 1974, 297 p. + 16 p. H. T.
  • François Jouffa, Jacques Barsamian, Stones-story, Éditions de France, coll. « Story », Paris, s. d. (1976), 160 p.
  • (en) Robert Greenfield, S.T.P. A Journey Through America With the Rolling Stones, 2002 (ISBN 0-3048-1199-5) Modèle:Référence à compléter
  • Robert Greenfield (trad. Philippe Paringaux), S.T.P. À travers l'Amérique avec les Rolling Stones, Les Humanoïdes associés, coll. « Speed 17 », Paris, 1977, 395 p. + 16 p. H. T. (ISBN 2-9021-2319-1)
  • Roy Carr (trad. J. M. Denis), The Rolling Stones, Éditions Delville, Paris, 1976, 120 p. (ISBN 2-8592-2003-8)
  • (en) David Dalton, The Rolling Stones : The First Twenty Years « Les Rolling Stones : Les Vingt premières années », Alfred A. Knopf, New York, 1981, 192 p. (ISBN 0-3945-2427-6)
  • (en) Robert Palmer, Mary Shanahan, The Rolling Stones « Les Rolling Stones », Sphere Books Limited, Londres, 1984, 256 p. (ISBN 0-7221-6656-7)
  • (en) Philipp Norman, The Stones, Penguin (ISBN 0140174117) [réf. nécessaire]
  • Philipp Norman (trad. Éditions Robert Laffont), Les Stones, Éditions Robert Laffont, 1984, 410 p. + 8 p. H. T. (ISBN 2-2210-4575-0)
  • (en) Felix Aeppli, Heart of Stone : The Definitive Rolling Stones Discography, 1962-1983 « Heart of Stone : Discographie complète des Rolling Stones, 1962-1983 », Pierian Press, Ann Arbor, coll. « Rock & Roll Reference, nº 17, 1985, xliv + 535 p. (ISBN 0-8765-0192-7)
  • (en) Martin Elliott, The Rolling Stones Complete Recording Sessions 1963 – 1989 : A Sessionography, Discography and History of Recordings From the Famous Chart-toppers to the Infamous Rarities, January 1963 – November 1989 Modèle:Trasou, Blandford, Londres, 1990, 224 p. (ISBN 0-7137-2118-9)
  • David Carter (trad. Jacques Collin), Les Rolling Stones, Éditions Hors Collection, s. l., 1994, 80 p. (ISBN 2-2580-5882-0)
  • (en) Bill Wyman, Stone Alone, 1996 (ISBN 0-3068-0783-1) [réf. nécessaire]
  • Steve Appleford (trad. Jacques Collin), L'Intégrale Rolling Stones : Les Secrets de toutes leurs chansons, Éditions Hors Collection, s. l., 1997, 256 p. (ISBN 2-2580-4883-4)
  • (en) James Phelge, Nankering With the Rolling Stones, 2000 (ISBN 1-5565-2373-4) Modèle:Référence à compléter
  • (en) Stanley Booth, The True Adventures of the Rolling Stones, 2000 (ISBN 1-5565-2400-5) Modèle:Référence à compléter
  • François Bon, Les Rolling Stones, une biographie, 2002 (ISBN 2-2136-1308-7) Modèle:Référence à compléter
  • Jacques Barsamian, François Jouffa, Les Stones : 40 ans de rock & roll, Éditions Ramsay, Paris, 2003, 500 p. (volume de texte), 32 p. (album photos), CD Aux sources des Stones (ISBN 2-8411-4653-7)
  • (en) Bill Wyman, Rolling with the Stones, 2003 (ISBN 0-7894-9998-3) Modèle:Référence à compléter
  • The Rolling Stones (traduction française), Selon les Rolling Stones, Fayard, 2003 (ISBN 2-2136-1679-5)
  • (en) Andrew Loog Oldham, Rolling Stoned, Flammarion, 2006 [réf. nécessaire]
  • Philippe Manœuvre, Stoned [réf. nécessaire]
  • Gered Mankowitz, The Rolling Stones - Out of Their Heads. Photographs 1965-67 and 1982 (ISBN 3-8960-2664-X) Modèle:Référence à compléter
  • Plusieurs livres de photos d'art (+ les livres de Wyman et Wood) chez Genesis Publications [réf. nécessaire]
  • François Bon, Rolling Stones, une biographie, Fayard (2002), Livre de Poche (2004), 600 pages

Liens externes

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Notes et références

  1. Sur quelques pressages, son nom apparaît orthographié Keith Richard, sans s. Interrogé sur la question, il se montra évasif.
  2. (en)Rolling Stones, Everything is turning to gold
  3. « Dear Sir, I am writing on behalf of the « Rollin’ Stones » Rhythm and Blues band. ». Début de la lettre datée du « 2. 1. 63. »2 janvier 1963 ou 1er février 1963 ? – envoyée par Brian Jones au « Jazz Club » en vue de passer une audition. Brian précise la composition du groupe : « Our front line consists of : vocal + harmonica (electric), and two guitars, supported by a rhythm section comprising bass, piano, and drums. » ; fac-similé publié avec traduction par Gavin Martin, Interview d'Outre-Tombe : 1994 Brian vous parle, première parution le 9 juillet 1994 dans NME, repris (trad. : Stan Cuesta) dans Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 37.
  4. Voire « Brian Jones and Mick Jagger & The Rollin’ Stones » pour leur première apparition sur scène en juin 1962, Thierry Chatain, article cité, p. 25, 2e col.
  5. Nom qui servira de base au pseudonyme « Nanker Phelge » utilisé par les Stones à leur début pour certains de leurs titres.
  6. « Pour sa première apparition rémunérée sur scène, Mick Jagger touche la somme de dix-sept shillings et six pences. Soit un peu moins de dix francs pour chanter avec le groupe Blues Incorporated d'Alexis Korner dans un club de Londres. », Paul Rambali, « Money… Honey… », article publié dans Vogue-Hommes en février 1994 reproduit dans Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 98-104, p. 98 § « 1962 ». À titre de comparaison, Charlie Watts, le seul Stone à exercer alors une activité salariée, gagne annuellement 200 £ comme graphiste dans une agence de publicité.
  7. Un pub dans lequel ils répétaient.
  8. Diddley Daddy et Road Runner de Bo Diddley, Bright Lights Big City et Baby What's Wrong? de Jimmy Reed, et I want To Be loved de Willie Dixon.
  9. Eliot F. (Joe Staline ?), Flash !, mai 1995, in Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 142-144, p. 142 § 2 et photographie.
  10. Sur les conseils de Peter Jones, journaliste qui avait chroniqué les Stones après les avoir vus au Crawdaddy Club.
  11. Benoît Feller, « Stonologie », in Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 10-21, p. 12.
  12. Dick Row est surnommé dans le milieu « The man who turned down the Beatles. ».
  13. Sorti en juin 1963, référence : Decca F11675.
  14. Les Stones ne seront jamais contents de l'enregistrement et du choix du titre imposé par leur manager[réf. nécessaire], et ne joueront jamais ce titre sur scène.
  15. Sorti en novembre 1963, référence : Decca F11764.
  16. Pas encore signé « Jagger/Richards », mais « Nanker Phelge », pseudonyme utilisé pour créditer l'ensemble du groupe.
  17. Qui recouvraient juste les oreilles !
  18. Tenue de scène quasi obligatoire de l'époque, que même les Beatles avaient adoptée dès leur premier single, rejetant « perfecto » et cheveux gominés aux oubliettes.
  19. Comme uriner (Mick, Bill et Brian, le 23 juillet 1965) sur les pompes d'une station-service qui refuse de leur ouvrir ses toilettes, grand scandale pour l'époque dans un Royaume-Uni civique !
  20. James Phelge : « Brian was more preoccupied with his domestic situation and seemed to have no spare time. », dans son livre Nankering With the Rolling Stones(ISBN 2-84114-653-7).
  21. L'un conçu au lycée, l'autre en 61 avec Pat Andrew, avec qui il vit plus ou moins régulièrement.
  22. François Bon, Les Rolling Stones, une biographie, 2002 (ISBN 2-213-61308-7)
  23. Par le célèbre article de William Rees-Mogg en juillet 1967 : Who breaks a butterfly on a wheel?.
  24. Qui a fait découvrir Eric Clapton et Peter Green.
  25. Le single It's Only Rock'n'Roll sera composé et en partie enregistré chez Ron Wood, avec ce dernier et Mick Jagger aux guitares, David Bowie dans les chœurs, Kenny Jones à la batterie, et Willie Weeks à la basse (dixit Bill Wyman dans son livre Rolling With The Stones, page 424).
  26. Dont Graham Parson et Ian Stewart.
  27. It's Only Rock'n'Roll et Black and Blue ne sont pas considérés comme des albums majeurs malgré quelques perles[réf. nécessaire] comme Time Waits for No One, Fingerprint File, Hot Stuff, Memory Motel, Fool To Cry, etc...
  28. Plusieurs invités contribueront à cet album, dont Tom Waits, Jimmy Cliff, Steve Naïve et les guitaristes Jimmy Page et Bobby Womack.
  29. Géré par Jagger.
  30. Il a 7 ans de plus que Mick et Keith.
  31. Bill Wyman fera remarquer à la presse qu'il est de tous les Stones celui dont l'album solo a eu le plus de ventes. On lui prête également d'avoir connu les plus de succès féminins, mais à la différence de l'affirmation précédente, celle-ci est peu vérifiable ; les autres Stones ne l'ont en tout cas pas officiellement contestée.
  32. Quelques autres groupes se reformèrent, comme The Original Animals, mais contituèrent des expériences moins durables.
  33. (en) Stones' Super Bowl songs censored.
  34. Hommage à Mick Jagger et Keith Richards, consulté le 22 décembre 2008.
  35. Site officiel de la ville de Dartford, consulté le 22 décembre 2008.
  36. Montpellierplus, mercredi 3 septembre 2008, p. 14.
  37. « Le premier film jamais tourné sur un concert de rock dévoile les Stones au début de leur carrière avec le T.A.M.I. Show où l'on retrouve, en octobre 1964, James Brown et les Suprêmes, Chuck Berry et les Beach Boys. », Robert Schlockoff, article cité.
  38. « Cinq », ce sont les Stones filmés à Hyde Park le 5 juillet 1969 concurremment à Jo Durden Smith, The Stones in the Park ; « plus un », c'est Johnny Hallyday, filmé au Palais des sports.
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