Albert Bedouce
Albert Bedouce
Albert Bedouce-1914.jpg
Albert Bedouce, député de la Haute-Garonne (1914)

Parlementaire français
Date de naissance 8 janvier 1869
Lieu de naissance Toulouse
Date de décès 4 août 1947
Mandat Député
1906-1919
1924-1940
Circonscription Haute-Garonne
Groupe parlementaire SFIO
IIIe République

Albert Bedouch, dit Albert Bedouce, né le 8 janvier 1869 à Toulouse et mort le 4 août 1947 à Paris), est un homme politique socialiste Français, ayant exercé sous la IIIe République.

Athée et anticlérical, il a été le premier maire socialiste de Toulouse, mais aussi député socialiste de la Haute-Garonne, et ministre des Travaux Publics du Front Populaire, dans le Gouvernement Léon Blum.

Sommaire

Parcours politique

caricature d'Albert Bedouce dans Le Cri de Toulouse (1906)

Partis fréquentés

Candidat malheureux à l'élection présidentielle de la République française en 1939

Il est candidat malheureux à l'élection de la présidence de la République en 1939, battu par Albert Lebrun, le 5 avril 1939.

Les débuts

Employé de commerce, Albert Bedouce fut très tôt un militant socialiste, de tendance marxiste. En 1897, il publia une brochure, Le pain cher, où il attaquait vivement la politique protectionniste de Jules Méline (on se souvient que selon Jean Jaurès, dans son grand discours de 1894 sur la protection douanière du blé le socialisme n'est, au point de vue économique, ni protectionniste ni libéral, il est « au-delà» de ces deux tendances opposées).

Conseiller municipal, puis maire de Toulouse, il se présenta aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, dans la première circonscription de Toulouse. Il fut élu, au second tour de scrutin, avec 9.175 voix (6.609 au premier tour) sur 16.372 votants.

Premier mandat de député

Il devint membre de diverses Commissions, notamment de celle des octrois et de celle de la législation fiscale.

Dès ses débuts au Palais Bourbon, il déploya une grande activité, montrant son intérêt pour les sujets les plus divers. Une de ses interventions les plus remarquables concernait les abus commis dans les trésoreries générales au détriment du personnel et au profit des trésoriers-payeurs généraux (1907). De même, il prit part aux divers débats qui s'engagèrent sur le projet et les propositions de loi concernant l'impôt sur le revenu (il avait pris une part active aux travaux préparatoires), principalement en ce qui concerne le mode de calcul des bénéfices commerciaux (1908). Il participa régulièrement aux débats sur les projets de budget. En 1908, notamment il dénonça l'insuffisance de la protection des travailleurs dans les colonies; il montra, en particulier, que les lois sociales votées par le Parlement n'étaient pas appliquées outre-mer, alors que leur mise en œuvre aurait été « le meilleur moyen de nous attacher les indigènes par des liens de reconnaissance ».

Deuxième mandat de député

Il se représenta avec succès aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910 : il obtint au second tour de scrutin, 7.685 voix (6.820 au premier tour) sur 18.320 votants. Il devint membre de la Commission des crédits, de la Commission des Travaux publics et des chemins de fer, de la Commission du budget et de la Commission des octrois.

Il présenta plusieurs rapports au nom de la Commission des travaux publics sur les chemins de fer. Il prit part à la discussion de nombreux textes, notamment sur les habitations à bon marché (1912); l'assistance aux femmes en couches et l'aide aux familles nombreuses (1912, 1913, 1914); l'application de la loi sur les retraites ouvrières (1914) ; la contribution foncière et l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières (1914); l'impôt complémentaire sur l'ensemble du revenu (1914). Il se préoccupa, à de nombreuses reprises, d'améliorer les traitements du petit personnel de l'administration.

Troisième mandat de député

Aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, il fut de nouveau élu au deuxième tour de scrutin, avec 8.588 voix (7.737 au premier tour) sur 17.280 votants.

Membre de la Commission des crédits, de la Commission des travaux publics, des chemins de fer et des voies de communication, de la Commission de la réorganisation économique et de la Commission chargée d'examiner les traités de paix, il ne présenta pas moins d'une douzaine de rapports techniques sur les chemins de fer.

Il prit part à la discussion du projet de budget pour l'exercice 1914 et des divers textes portant ouverture de crédits provisoires pendant la guerre. Durant cette période, il participa à de très nombreux débats, concernant notamment le ravitaillement de la population (1915, 1916, 1917) ; la création de dispensaires d'hygiène sociale et de préservation anti-tuberculeuse (1916) ; la rééducation professionnelle des blessés et des mutilés de guerre (1916) ; les productions de guerre (1917). Dans la discussion des interpellations sur l'affaire Bolo Pacha, il dénonça « ceux qui armaient le bras de l'assassin (de Jean Jaurès) à l'heure où les socialistes déposaient les armes politiques pour prendre celles contre l'ennemi » (1917). Le 25 septembre 1919, au cours de la discussion du projet portant approbation du Traité de Versailles, il prononça un important discours concernant les conséquences économiques et financières du traité, qui, selon lui, était, en ces matières, « mauvais et désastreux pour notre pays » : l'Allemagne ne pourra pas payer les réparations, des Alliés doivent aider la France, il faut aider la naissance de la démocratie en Allemagne, les peuples ne doivent pas continuer à se haïr, tels étaient les thèmes principaux qu'il développa.

Le 16 novembre 1919, il fut victime du nouveau mode de scrutin - seul M. Vincent Auriol fut élu sur la liste socialiste.

Quatrième mandat de député

Le 11 mai 1924, la liste socialiste obtint quatre sièges: 43.796 voix se portèrent sur A. Bedouce, sur 111.018 votants et il retrouva son siège de Député. Membre de la Commission des finances, dont il devint vice-président puis, en 1928, président, et de la Commission des travaux publics et des moyens de communications, il fut plusieurs fois rapporteur de ces deux Commissions. Il participa aux discussions sur les divers projets de budget annuels et sur de nombreux textes financiers.

Le 24 janvier 1928, il développa son interpellation sur la politique financière du Raymond Poincaré : les socialistes souscrivent à la stabilisation de la monnaie mais demandent que l'équilibre soit assuré dans le domaine économique et non pas seulement dans le secteur financier : la production doit augmenter, il faut élever les salaires, créer les assurances sociales, associer les ouvriers à la gestion des entreprises.

Cinquième mandat de député

Aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 (retour au scrutin uninominal) il fut réélu député de la première circonscription de Toulouse au deuxième tour de scrutin, avec 10.047 voix sur 21.008 votants. Membre des mêmes Commissions que pendant la législature précédente, il en fut de nombreuses fois le rapporteur. Ses interventions montrent la diversité de ses préoccupations ; elles portent, par exemple, sur les habitations à bon marché (1928); l'électrification des campagnes (1928); les travaux publics (1928, 1929, 1930, 1931, 1932); le perfectionnement de l'outillage national (1930); les soins aux tuberculeux (1930), etc.

Sixième mandat de député

Réélu encore une fois, au deuxième tour de scrutin, aux élections des 1er et 8 mai 1932, avec 13.103 voix sur 20.397 votants, il est nommé membre de la Commission des finances, de la Commission des régions libérées et de la Commission de l'aéronautique. Outre ses rapports habituels sur les travaux publics, il en présenta plusieurs autres sur le régime de retraite des ouvriers mineurs (1934, 1935). En 1932, il entra au conseil d'administration de l'office national des combustibles liquides. Le 3 novembre 1933, il se prononça contre la politique économique et financière du Gouvernement Albert Sarraut, refusant de soutenir un Gouvernement « infidèle aux promesses faites devant les électeurs ». Il intervint notamment en ce qui concerne la fraude fiscale (1933), la lutte contre le chômage au moyen de grands travaux (1934).

Septième mandat de député et Ministre des Travaux Publics du Front Populaire

Le 26 avril 1936, 12.495 électeurs - sur 24.224 votants - le réélisent député, au premier tour de scrutin. Il est nommé membre de la Commission des finances. Le 4 juin, il succède à Camille Chautemps et devient Ministre des Travaux Publics de ce qui sera appelé le Front Populaire, dans le Gouvernement Léon Blum, et le restera jusqu'au 21 juin 1937, remplacé par Henri Queuille. Son équipe de collaborateurs comprend, entre autres, Jacques Bourdelle, son gendre, directeur de cabinet au ministère des Travaux Publics, mais aussi le jeune Paulo Moroni, appelé à diriger les affaires sociales des chemins de fer, qui deviendra par la suite, vice-Président d'Air France, ancien Secrétaire Général de l'Aviation Civile.

Il défend le budget de son département pour 1937 et présente divers projets de loi (1936). En 1938, il devint membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations. Au cours de l'année 1940, il déposa diverses propositions de loi relatives aux carburants destinés à remplacer l'essence. Son mandat fut prolongé jusqu'en 1942, en raison des évènements.

Comme Ministre du Front Populaire il prendra part à de nombreuses réformes historiques, notamment en matière économique et sociale : les congés payés, la semaine de quarante heures (réduction du temps de travail), l'établissement des conventions collectives etc... Il fait également voter le programme de grands travaux destinés à réduire le chômage et à relancer l’économie nationale.

Vote des pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain

Le 10 juillet 1940 est soumise à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire la réunion de la Chambre des députés et du Sénat, une proposition de révision de la Constitution permettant d'attribuer les pleins pouvoirs constituants au Maréchal Pétain, président du Conseil.

Sur 649 suffrages exprimés, 569 approuvent. Comme la majorité de socialistes, Albert Bedouce vote également oui.

L'après-Libération et la création du Parti socialiste démocratique

Ayant apporté son soutien au Maréchal Pétain, Bedouce est exclu de la SFIO à la Libération. Il participe alors à la création du Parti Socialiste Démocratique le 24 août 1945 aux côtés de Paul Faure, l'ancien secrétaire général de la SFIO, Émile Berlia, proche d'Albert Bedouce, et Antoine Ellen-Prévot (eux-aussi exclus pour les mêmes raisons).

Réunis, ils animent la fédération départementale du PSD.

Caisse autonome d'amortissement

La Société d'exploitation industrielle des tabacs et des allumettes, surtout connue sous son acronyme SEITA, était un groupe français du secteur du tabac.

Cette ancienne entreprise publique fut fondée en 1926, sous la présidence de Raymond Poincaré et sous le nom de "Service exploitation industriel du tabac" (SEIT), et rattachée à la "Caisse autonome d'amortissement", cette dernière dont l'inventeur authentique est Albert Bedouce.

En 1926, la confiance rétive faisait le vide dans le Trésor. Albert Bedouce comprit que pour rassurer les "possédants" moyens inquiétés par le tonneau percé du budget, il fallait leur apporter la sécurité bienfaisante encore que passablement illusoire, d'une caisse bien étanche, reposant sur un gage qui parlât à l'imagination du public, le monopole des Tabacs. Raymond Poincaré écouta le conseil, s'en trouva bien, et n'hésita pas à rendre un public hommage à son "souffleur".

Il reprenait les attributions du monopole des tabacs rétabli en 1811 par Napoléon Ier. En 1935, le service absorbe le monopole des allumettes, exploité alors par une régie d'état et devient ainsi la SEITA. Celle-ci contrôlera alors 22 Manufactures des tabacs répartis sur l'ensemble du territoire national.

Les réformes de 1959 et 1961 lui confèrent la qualité d'Établissement public à caractère industriel et commercial.

Le Midi socialiste

Il fonde avec Vincent Auriol (16e président de la République française), Le Midi socialiste[1]. Créé en 1908, ce quotidien a eu une réelle influence dans la vie politique régionale du début du XXe siècle, du fait de la personnalité de certains de ses collaborateurs : Vincent Auriol, Jean Jaurès, Alexandre Varenne, Paul Ramadier… Outre l’édition toulousaine, il comprenait une vingtaine d’éditions locales couvrant les actuelles régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, et plus partiellement le Limousin, l’Aquitaine et l’Auvergne.

Il parait de 1908 à 1944.

Les bedoucettes

Une bedoucette
  • Pendant son mandat à la mairie de Toulouse, il impose en 1929 l'emploi de boîtes à ordures, à l'instar du préfet de Paris, Eugène-René Poubelle. Ces récipients en métal galvanisé sont aussitôt baptisés bedoucettes par le peuple toulousain. Ils remplacent les ébelotières, caisses en bois à anse servant au même usage, décrétées par le maire Henri Ebelot (1831-1902)[2]
  • La bedoucette est également une pièce de cinq francs, chère aux collectionneurs. Elle a été fabriquée en 1933 uniquement. Cette pièce fut surnommée bedoucette du nom d'Albert Bedouce, membre influent de la Commission des Finances de l'époque. Elle a circulé jusqu'en 1937.

La véridique histoire de cette pièce est la suivante : La France, comme tous les pays, avait stocké du nickel en vue des fabrications de guerre. Tout ce métal dormait, stérile, dans les caisses. « Pourquoi, dit M. Bedouce, laisser tout ce nickel inemployé ? Faisons-en des pièces de cent sous. Nous l'aurons toujours à notre disposition. Il rapportera quelques centaines de millions au budget. »

Description de la pièce :

-Avers : REPVBLIQVE FRANÇAISE ; Buste drapé de la République aux cheveux courts à droite, coiffée d'un bonnet phrygien ; 19/33 sur le buste.

-Revers : LIBERTE / EGALITE / FRATERNITE / 5 / FRANCS en cinq lignes au-dessus d'une grappe de raisins reposant sur une branche d'olivier à gauche, une de chêne à droite et trois épis de blé de chaque côté.

Franc-maçonnerie

Albert Bedouce est initié en 1904 à la loge L’Harmonie sociale.

Origine du nom

Le nom Bedouch trouve ses origines en Gascogne.

Ce nom est aujourd'hui couramment porté dans le sud-ouest français, du Pays basque jusqu'aux environs de la Haute-Garonne.

Vie privée

Albert Bedouce a eu plusieurs enfants, dont l'aîné, Raymond Bedouce, connu pour avoir grandement participé à la prospérité du port des Issambres, quartier le plus au sud de la commune de Roquebrune-sur-Argens dans le Var. Il repose aujourd'hui dans le cimetière roquebrunois, avec son épouse.

Son gendre, Jacques Bourdelle, petit-fils du député radical Pierre, Théodore Cazals, était aussi son directeur de cabinet au ministère des Travaux publics.

Albert Bedouce vivait dans son modeste appartement des Invalides dans le 7e arrondissement de Paris.

Divers

  • Albert Bedouce a notamment rencontré dans les années 1890, Étienne Billières (maire de Toulouse du 15 mai 1925 à février 1935) chez "Sirven", entreprise toulousaine d'arts graphiques, où ce premier était secrétaire du patron. Albert Bedouce a ainsi formé Étienne Billières dans de nombreux domaines tout en l'initiant à la politique[3].
  • On peut également rajouter qu'Albert Bedouce est l'homme qui a présenté Jules Guesde à Jean Jaurès, le dimanche 27 mars 1892 à Toulouse. Treize ans plus tard, Jaurès et Guesde, malgré leurs différences, participeront à la création d'un mouvement socialiste unifié qu'ils co-dirigeront, la SFIO[4].
  • A Toulouse, il existe l'Avenue Albert Bedouce.

Citations

  • « Pour faire de bonnes finances, il faut toujours se demander : Qu'est-ce qu'en pense Mélanie la cuisinière, quand elle consulte son livret de caisse d'épargne ? »
  • « On devrait faire comprendre aux sénateurs le point de vue du pétasson. Le pétasson c'est le cordonnier qui tire l'alène, qui ressemèle le même soulier pendant des mois et des mois. Eh bien ! vous à la Chambre, voilà trois mois que vous tirez l'alène sur ce projet financier, que vous ressemelez ce budget qui perd ses talons et ses semelles à chaque chute de Cabinet. Car enfin, pourquoi se bat-on ? Pour 375.000 francs à prendre aux fonctionnaires... » (1932)

Notes et références

Annexe

Bibliographie

  • Jean Elleinstein, Histoire mondiale des socialismes, vol. 3, Armand Colin, Paris, 1984, p. 365 (ISBN 978-2-200-37061-9)

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Albert Bedouce de Wikipédia en français (auteurs)

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