Vous pouvez marquer votre extraits intéressants de texte qui seront disponibles par le biais d'un lien unique dans votre navigateur.

Gouvernement De Transition De 1839

Gouvernement De Transition De 1839

Gouvernement de transition de 1839

Gouvernements de la France
Flag of France.svg
Précédent :
Gouvernement Louis Mathieu Molé (2)

15 avril 1837 - 31 mars 1839

Gouvernement de transition de 1839
président du Conseil, Adrien de Gasparin
31 mars 1839 - 12 mai 1839
Suivant :
Gouvernement Nicolas Jean-de-Dieu Soult (2)

12 mai 1839 - 21 mars 1840


Le gouvernement Adrien de Gasparin du 31 mars 1839 au 12 mai 1839, ou ministère de transition de 1839, douzième ministère de la monarchie de Juillet, est constitué le 31 mars 1839. Il compte 7 ministres et ne comporte pas de président du Conseil. Il cesse ses fonctions le 12 mai 1839

Sommaire

Constitution

La coalition qui s'est formée pour renverser le deuxième ministère Molé s'avère incapable de faire émerger en son sein une majorité de gouvernement. Louis-Philippe Ier songe d'emblée au maréchal Soult, qu'il avait vainement tenté d'associer à Louis-Mathieu Molé pour sauver le cabinet de ce dernier, « manche brillant auquel on peut au besoin adapter des lames de toute forme et de toute trempe »[1], dont la plasticité politique lui permettrait tout aussi bien d'être associé à ceux qui l'ont renversé.

Le maréchal essaie en vain de mettre sur pied un ministère réunissant les trois principales têtes de la coalition : Adolphe Thiers (centre gauche), François Guizot (centre droit) et Odilon Barrot (gauche dynastique). Des négociations interminables se prolongent jusqu'au 15 mars 1839 et débouchent sur un constat d'échec : Thiers veut cantonner étroitement Guizot, Guizot ne veut pas « devenir ministre en sous-ordre, par la grâce de la gauche »[2], et Barrot préfère rester à l'écart du gouvernement faute d'obtenir l'assurance de faire passer la réforme du cens électoral et l'abrogation au moins partielle des lois de septembre 1835.

Devant le refus obstiné des doctrinaires, Guizot et Duchâtel, Soult cherche ensuite à bâtir une combinaison de centre gauche, dont Thiers serait l'homme fort. Thiers formule ses conditions en huit points : rupture claire avec le ministère Molé, maintien des lois de septembre, pas de réforme électorale, conversion des rentes, loi sur l'état-major de l'armée, liberté pour les ministres de changer les agents de leur département, statu quo en Belgique, pas d'intervention armée « dans l'état présent de l'Espagne » mais « dans le cas d'incident grave, le cabinet se réserve la liberté de ses résolutions ». Ce dernier point est inacceptable pour le roi, et Thiers, qui a déjà dû démissionner de la présidence du Conseil sur la même question, ne l'ignore pas[3]. Les négociations tournent tour le 24 mars.

Devant l'impossibilité de former un ministère, le roi doit signer une ordonnance reportant au 4 avril l'ouverture de la session parlementaire, prévue initialement le 26 mars. Le 25 mars, le roi fait appel au duc de Broglie pour essayer de reconstituer la combinaison du 11 octobre 1832 avec Guizot et Thiers. Là encore, Thiers fait échouer la combinaison en posant des conditions inacceptables pour Guizot (notamment l'élection de Barrot à la présidence de la Chambre des députés).

Pour tenter de contourner l'intransigeance de Thiers, le roi le fait venir le 29 mars et lui offre une grande ambassade pour qu'il s'éloigne quelque temps de la scène parlementaire. Mais Thiers se pose aussitôt en martyr et toute la gauche vole à son secours, accusant le roi de rendre impossible toute solution par ses manœuvres et agitant le spectre de 1830 : « La guerre est engagée entre la cour et le pays, le bon plaisir et la Charte, le gouvernement occulte et le gouvernement parlementaire. »[4]

Le 31 mars, Louis-Philippe doit donc se résoudre à constituer un ministère de transition, formé de personnages relativement incolores politiquement, pour pouvoir ouvrir la session parlementaire et laisser la situation se décanter. Les nouveaux ministres n'ont accepté leurs portefeuilles que « sous la condition expresse de cesser leurs fonctions aussitôt qu'un ministère définitif serait formé »[5].

Le roi nomme ainsi le duc de Montebello aux Affaires étrangères, Gasparin à l'Intérieur, au Commerce et aux Travaux publics, Girod de l'Ain à la Justice et aux Cultes, le général Despans-Cubières à la Guerre, Tupinier à la Marine, Parant à l'Instruction publique et Gautier aux Finances.

Composition

Fin

Voir : Gouvernement Soult (2), Constitution.


Précédé par Gouvernement de transition de 1839 Suivi par
Ministère Molé (2)
Ministère de la monarchie de Juillet
Gouvernement Soult (2)

Références

Sources

  • Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994 (ISBN 2-213-59222-5)
  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil depuis 1815. Histoire et dictionnaire raisonné, Paris, Perrin, 2002 (ISBN 2-262-01354-3)

Notes

  1. Paul Thureau-Dangin, Histoire de la monarchie de Juillet
  2. cité par Guy Antonetti, Op. cit., p. 802
  3. Voir : Politique extérieure de la France sous la monarchie de Juillet#La question d'une intervention militaire en Espagne)
  4. cité par Guy Antonetti, Op. cit., p. 804
  5. cité par Guy Antonetti, Op. cit., p. 805

  • Portail de la France au XIXe siècle Portail de la France au XIXe siècle
Ce document provient de « Gouvernement de transition de 1839 ».

Wikimedia Foundation. 2010.

  
Share  

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Bibliographie des insurrections de 1837-1838 au Bas-Canada — Cette bibliographie des insurrections de 1837 1838 au Bas Canada propose une liste (incomplète) des ressources qui existent sur le sujet en français et en anglais. Sommaire 1 En français 1.1 Ouvrages 1.2 Essais, mémoires, thèses …   Wikipédia en Français

  • Cathedrale Notre-Dame de Paris — Cathédrale Notre Dame de Paris Pour les articles homonymes, voir Notre Dame de Paris, Notre Dame et Cathédrale Notre Dame. 48°51′11″N …   Wikipédia en Français

  • Cathedrale Notre-Dame de Reims — Cathédrale Notre Dame de Reims Pour les articles homonymes, voir Cathédrale Notre Dame et Notre Dame. Cathédrale Notre Dame de Reims …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale Notre-Dame De Paris — Pour les articles homonymes, voir Notre Dame de Paris, Notre Dame et Cathédrale Notre Dame. 48°51′11″N …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale Notre-Dame De Reims — Pour les articles homonymes, voir Cathédrale Notre Dame et Notre Dame. Cathédrale Notre Dame de Reims …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale Notre-Dame de Paris — Pour les articles homonymes, voir Notre Dame de Paris, Notre Dame et Cathédrale Notre Dame. Cathédrale Notre Dame de Paris La façade de la cathédrale …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale Notre Dame de Paris — Pour les articles homonymes, voir Notre Dame de Paris, Notre Dame et Cathédrale Notre Dame. 48°51′11″N …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale notre-dame de paris — Pour les articles homonymes, voir Notre Dame de Paris, Notre Dame et Cathédrale Notre Dame. 48°51′11″N …   Wikipédia en Français

  • Cathédrale notre-dame de reims — Pour les articles homonymes, voir Cathédrale Notre Dame et Notre Dame. Cathédrale Notre Dame de Reims …   Wikipédia en Français

  • Chambre des Comptes de Navarre — Édifice gotique où se trouve la chambre des comptes de Navarre La Cámara de Comptos de Navarra (Nafarroako Comptos Ganbera en basque, Chambre des comptes de Navarre en français) est l organisme chargé de fiscaliser la gestion économique et… …   Wikipédia en Français

  • Canton de Thorame — Thorame Haute Thorame Haute Détail Administration Pays France Région Provence Alpes Côte d Azur …   Wikipédia en Français