Alassanne Ouattara

Alassane Ouattara

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Côte d'Ivoire

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Alassane Dramane Ouattara, surnommé ADO, est un homme politique de Côte d'Ivoire, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro[1], près de la capitale Yamoussoukro[2] (centre du pays).

Sommaire

Parcours scolaire et universitaire

  • Études primaires en Côte d'Ivoire.[réf. nécessaire]
  • Études secondaires en Haute Volta, l'actuel Burkina Faso,
  • Études supérieures à l'université de Pennsylvanie, Philadelphie (États-Unis) - Doctorat d'État en Sciences économique) avec Thabo Mbeki.

Carrière d'économiste

Après un doctorat en économie aux États-Unis, au Drexel Institut of Technology et à l'université de Pennsylvanie, il devient économiste au FMI puis occupe différents postes à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont celui de gouverneur. En 1990, il est appelé pour résoudre la crise économique qui frappe la Côte d'Ivoire en tant que président du comité interministériel de la coordination du programme de stabilisation et de relance économique, puis en tant que premier ministre l'année suivante.

Débuts en politique

En tant que premier ministre, il mène une politique de rigueur budgétaire qui est durement ressentie par la population ; mais il finit par assainir les finances publiques[réf. nécessaire]et redonner confiance aux bailleurs de fonds. Il crée également la carte de séjour pour les travailleurs étrangers. Pendant cette période, l'opposant et désormais depuis 2000 président Laurent Gbagbo, arrêté à la suite d’une manifestation pacifique, est condamné le 6 mars à deux ans de prison. Le Député Gbagbo et les autres condamnés, dont son épouse Simone Gbagbo et son fils ainé Michel Gbagbo, seront amnistiés fin juillet 1992, par le Président Félix Houphouët-Boigny. Remplacé de son poste de premier ministre par Daniel Kablan Duncan en 1993, Alassane Ouattara négocie un poste de directeur général adjoint au FMI.

ADO de par son parcours professionnel au sein de grandes institutions financières, jouit d'une bonne réputation[réf. nécessaire]auprès des organisations financières internationales. Il est très populaire dans le Nord du pays.[réf. nécessaire] et possède une assise politique réelle à l'issue des élections municipales en 2000.[réf. nécessaire].

Une partie importante de la presse et de l'opinion publique ivoiriennes le considère comme l'instigateur du coup d'État manqué de 2002, transformé en rebellion[2] et qui a valu la vie à des centaines d'ivoiriens dont le Ministre Emile Boga Doudou.

L'opposant candidat à l’élection présidentielle

Ses partisans, désormais très nombreux dans le pays, le désignent comme président du Rassemblement des républicains (RDR) en 1995, parti fondé par le député Djéni Kobina un an auparavant (septembre 1994).

En 1995 Laurent Gbagbo conduit un boycott actif des élections contre une constitution ne permettant pas des élections démocratiques (absence de commission indépendante électorale, absence du bulletin unique de vote, etc). Cette constitution en fondant l'éligibilité de tout candidat à la présidence sur la nationalité ivoirienne de son père et de sa mère empêche la candidature de Ouattara aux élections. Ouattara ne se présenta pas, considérant que le Code électoral ne le lui permettait pas : selon l’ancien code électoral (et comme aux États Unis - ainsi que le rappelle Bernard Debré dans Le Figaro - 25 nov. 99), le candidat à la Présidence de la République devant être né ivoirien. À l'époque, le parti de Ouattara alors dirigé par Djéni Kobina, et celui de Gbagbo forment un même bloc : le Front républicain. Absent de la Côte d'Ivoire pendant toute la période pré et post-électorale, ce sont ses militants et ceux du FPI qui feront les frais de la répression du boycott actif. Plusieurs membres du Front républicain sont emprisonnés par le régime d'Henri Konan Bedié président à cette époque.

À Noël 1999, Le président Bédié est renversé par le général Robert Guéï. Les prisonniers de la MACA, la maison d'arrêt civil d’Abidjan, sont tous libérés, y compris les prisonniers politiques dont ceux du RDR. Ouattara rentre de Paris. Guéi installe un gouvernement dit “de transition”, composé de militaires et de civils, dont une majorité de RDR, au point que le FPI refuse dans un premier temps d’y participer, jugeant qu'il s'agit d'« un gouvernement RDR ». Ouattara parle de « révolution des œillets». Les supposées tensions ethniques s’estompent, puisque le nouveau gouvernement compte (comme le précédent) à peu autant de musulmans que de chrétiens (ce qui jusque là n’a jamais servi de critère en Côte d’Ivoire). Une commission consultative est formée par les militaires, avec des représentants de tous les partis, pour rédiger une nouvelle Constitution à soumettre à référendum dans les plus brefs délais. Il s’avère que les propositions de la commission concernant les conditions de nationalité pour se présenter à la Présidence de la République ne les assouplissent pas par rapport à celles de la Ière République (conditions toujours très proches de celles des États-Unis). D’où des tensions qui débouchent sur le départ du gouvernement des ministres RDR, qui y étaient majoritaires au lendemain du coup d’État.

Le climat social se dégrade et les partisans de Alassane Ouattara vont subir beaucoup d'injustices de la part des militaires : intimidations, enlèvement et meurtres seront leur quotidien.[réf. nécessaire]

Alassane Ouattara voit alors sa candidature à l’élection présidentielle à nouveau écartée par la Cour suprême en qui s'appuie sur la nouvelle Constitution adoptée par plus de 86% des électeurs 2000. Certains y verront le fruit d'un arrangement politique entre Gbagbo et le général Robert Guéi pour écarter les autres "Grands" dont l'ex-président Henri Konan Bédié. Cette situation contribue à provoquer des troubles qui feront des milliers de victimes dans le pays, dont le tristement célèbre « charnier de Yopougon » au lendemain des élections qui portent après plusieurs contestations Laurent Gbagbo à la tête du pays. 54 personnes supposées par l'opposition d'être toutes originaires du Nord et supposées être des partisans de Ouattara sont trouvées assassinées.[réf. nécessaire]

Quelques mois plus tard, pendant le mandat de Laurent Gbagbo, sa candidature est encore rejetée par la cour suprême pour les élections législatives alors qu'il était candidat dans la ville de Kong.

Le RDR la formation politique d'Alassane Ouattara décide d(un boycott violent des élections législatives, mais le mouvement subversif initié bute contre la fermeté du pouvoir légal : les législatives se tiendront sans le RDR.

Suite aux différents troubles initiés par l'opposition , le président ivoirien instaurera un Forum pour la réconciliation nationale (9 octobre-18 décembre 2001), réunissant les principaux responsables politiques du pays.

Depuis le 19 septembre 2002, une rébellion partie du nord occupe la moitié nord du pays (voir guerre civile de Côte d'Ivoire). En effet Ouattara avait fait remarquer sous la nouvelle république que : « je suis pacifique, mais mes troupes ne le sont pas : si je ne suis pas élu, ce sera un bain de sang».[réf. nécessaire]

Après avoir signé les accords de paix de Linas-Marcoussis, d'Accra II puis III, Alassane Ouattara, les rebelles des Forces nouvelles, Henri Konan Bedié et le président Gbagbo sont engagés dans un nouveau processus de médiation sous l'égide de l'Union africaine. À terme ce processus doit permettre d'avancer vers l'application des accords de Marcoussis et d'Accra III ainsi que l'organisation d'élection présidentielle transparente et ouverte à tous en octobre 2005.

S'affirmant menacé à Abidjan, Ouattara prend en 2002 le chemin de l'exil volontaire vers la France.

Le 15 janvier 2005, la direction du Rassemblement des républicains a annoncé qu'Alassane Ouattara serait son candidat pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2005. Devant les questions sur la légitimité de cette candidature, le secrétaire général adjoint du parti indique que la candidature devra être confirmée par un vote des militants dans les mois à venir. L'élection présidentielle est repoussée à plusieurs reprises.

Le 26 janvier 2006, Ouattara revient[3] de son exil volontaire en France pour mener campagne en vue de la probable future élection présidentielle.

ADO dispose de supposées amitiés en France, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius[4].

Les dates clefs de sa carrière professionnelle

  • Avril 1968 - août 1972 : économiste au FMI à Washington.
  • Août 1973 - février 1975 : chargé de mission au siège de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Paris.
  • Février 1975 - décembre 1982 : conseiller du gouverneur et directeur des études de la BCEAO à Paris puis à Dakar.
  • Janvier 1983 - octobre 1984 : vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar.
  • Novembre 1984 - octobre 1988 : directeur du département Afrique au FMI à Washington.
  • Octobre 1988 - décembre 1990 : gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest à Dakar.
  • Avril à novembre 1990 : président du comité interministériel de la Coordination du programme de stabilisation et de relance économique de la Côte d'Ivoire.
  • Novembre 1990 - décembre 1993 : premier ministre de la Côté d'Ivoire.
  • Mai 1994 - juillet 1999 : directeur adjoint du Fonds monétaire international.

Voir aussi

Lien interne

Lien externe

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Voir sur Wikisource : Constitution du 23 juillet 2000.

Sources

Notes

  1. voir autobiographie sur le site personnel d'Alasane Ouattara
  2. Sandrine Raynal. En Côte-d’Ivoire, « les forces du bien contre les forces du mal » Revue Hérodote, N° 119, Les Évangéliques à l’assaut du monde (quatrième trimestre 2005), disponible en ligne [1]. Consulté le 4 juin 2007
  3. (en) Opposition Leader Returns, Calls for Peace, as UN Mulls Sanctions — IRIN
  4. Colette Braeckman. Aux sources de la crise ivoirienne, Manière de voir no 79, février-mars 2005, ISSN 1241-6290, p 80
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Premier ministre de Côte d'Ivoire
Daniel Kablan Duncan
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