Ahuille

Ahuillé

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Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Saint-Berthevin
Code Insee abr. 53001
Code postal 53940
Maire
Mandat en cours
Pierre-Marie Ledauphin
2008-2014
Intercommunalité Laval Agglomération
Site internet Site de la mairie
Démographie
Population 1 717 hab. (2006[1])
Densité 59 hab./km²
Gentilé Ahuilléen, Ahuilléenne
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 14″ Nord
       0° 52′ 10″ Ouest
/ 48.0205555556, -0.86944444
Altitudes mini. 63 m — maxi. 130 m
Superficie 28,97 km²

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Ahuillé est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire.

Sommaire

Géographie

Commune de 1 700 habitants, 2 897 hectares dont 250 boisés et 35 urbanisés, membre de la communauté d'agglomération de Laval. Aux portes de la ville, Ahuillé est un agréable village situé à 10 km de Laval, d'accès facile par les routes de Saint-Nazaire, La Guerche-de-Bretagne ou par la départementale 500 qui sillonne de vertes prairies et borde la forêt de Concise. À 10 km de Laval, Ahuillé est une localité qui s'est édifiée entre les deux branches du ruisseau de Montigné-le-Brillant (également appelé ruisseau de la Paillardière), affluent du Vicoin, à une altitude qui varie de 80 à 90 m. Son territoire s'étale sur 2 987 hectares. Il est ombragé, dans sa partie nord, par la forêt de Concise qui recouvre un renflement qui culmine à 119 m. Arrosé par un autre modeste affluent du Vicoin, ce territoire se trouve limité, à l'ouest, par un ruisseau qui sort de l'étang de Montjean et qui amène les eaux de cette région à l'Oudon.

Histoire[2]

Origine et nom

Ahuillé est cité dès 616, sous le nom de Hiliacus, dans le testament de saint Bertrand. À cette époque, ce n'était qu'un village qui appartenait à un homme noble, Babison. Celui-ci le vendit à l'évêque qui le donna à la basilique des apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul.

H. de Ahuillé au XIe siècle, Ahullé en 1312, Ayhuillé en 1658, Hauillé en 1667, ce nom d'Ahuillé nous indique une localité d'origine gallo-romaine. Datant de la fin du XIe siècle, une charte de l'abbaye de Saint Vincent mentionne le nom de Halen de Ahuillé qui fut l'un de ses témoins. Mais, à cette époque reculée, le nom ne désignait souvent que l'origine du personnage et non un titre seigneurial.

Seigneurs

En 1222, Sylvestre de Scépeaux donnait quelques dîmes d'Ahuillé à l'abbaye de Clermont mais là encore, Sylvestre pouvait très bien posséder ces dîmes sans être le seigneur de la paroisse. Ce qui est sûr, c'est qu'Ahuillé eut les barons puis les comtes de Laval comme seigneurs. Veuve d'André de Laval, Eustache de Beauçay, dame d'Olivet, s'y fit rendre compte des amendes de Courbeveille et d'Ahuillé. En 1333, sa petite-fille, Jeanne de Laval, devait reporter ses terres à la branche aînée de la Maison de Laval et, depuis cette date, les sires de Laval furent seigneurs fondateurs d'Ahuillé. Leur écusson figurait au grand autel de l'église. Vers 1760, Jean-Bretagne-Charles-Geodefroy de La Trémoille cédait la seigneurie paroissiale, en échange des droits qu'il possédait dans la forêt de Concise, à François Leclerc de la Provôterie. Le duc de La Trémoille - qui se réservait uniquement le droit de prééminence dans l'église lorsqu'il se trouvait à Ahuillé - déclara que la seigneurie de paroisse relèverait de Laval sous la même foi que la Provôterie.

Moyen Âge

Au commencement du XVe siècle, le patronage de la Cure connut un sérieux litige, qui opposa l'évêque du Mans, Adam Chatelain, et les moines de l'abbaye de Marmoutier. Les religieux prétendirent qu'Hamelin, évêque du Mans (1190-1214), leur avait donné ou confirmé le droit de présentation sur l'église d'Ahuillé. L'évêque du Mans affirma au contraire que cette paroisse figurait dans les registres authentiques de son évêché ; elle comptait au nombre de celles dont il disposait de plein droit. Il ajoutait que la disposition des bénéfices ecclésiastiques lui appartenait de plein droit. L'évêque contestait également l'authenticité et la valeur de la charte d'Hamelin, une charte qui n'existait nulle part ailleurs que dans les archives particulières des religieux, une charte qui contenait plusieurs affirmations inexactes, sans porter d'indication de date et de lieu. Le « métropolitain » se prononça en faveur de l'évêque du Mans, mais il laisse aux moines la possibilité de se pourvoir en appel devant le pape. Ce qu'ils firent mais sans succès, puisque cette cure resta au nombre de celles dont l'ordinaire disposait de plein droit…jusqu'en 1668.

Au cours de son histoire, cette localité fut particulièrement marquée par les guerres de Religion. Dès 1562, elle subit le contrecoup des troubles qui éclataient à Craon et ses habitants durent aller monter la garde aux portes de Laval. Pillés et rançonnés par les gendarmes de divers partis qui passaient et repassaient dans le bourg, ses habitants se contentèrent d'abord de s'enquérir de leur marche ou de porter des présents à Laval, à Montjean ou à Vitré pour les écarter de leur région. Ils finirent par fortifier leur église de fossés et de murs solides ; ils en firent un « fort de guerre » qui fut commandé, de 1589 à 1593, par Chape (ou Chapetembourgt). Lorsque la guerre cessa, Ahuillé dut lutter contre les assauts de la contagion et on invoqua la Vierge, saint Sébastien et saint Roch « par des marques d'une dévotion aussi originale que touchante », celles de prénommer des enfants Marie, Roch ou Sébastien.

En 1668, l'évêque du Mans décida de réunir en une seule, les deux portions de l'église de la Trinité de Laval. Il abandonna la présentation de l'église d'Ahuillé au chaputre de Laval en échange de la portion de la Trinité qui était à sa disposition.

Révolution française

Dans leurs cahiers de doléances de 1789, les habitants demandaient la suppression totale de la gabelle, « source de désordre, de brigandages et de meurtres », et le dégrèvement de l'élection de Laval, accablée d'impôts disproportionnés; ils voulaient également que leur municipalité obtienne le droit de surveiller et de fermer les cabarets clandestins, les « musse-pots où l'on vend à boire encore plus la nuit que le jour, où la jeunesse des deux sexes se corrompt ». Ils souhaitaient aussi la suppression des « assemblées », « occasions de débauche et de querelle entre les habitants des diverses paroisses qui s'y réunissaient, etc. ».

Sous la Révolution, ces habitants furent réfractaires aux idées nouvelles. Ils essuyèrent les attaques des gardes nationales de Cossé, Courbeveille et Cosmes. Celles-ci se signalaient déjà, dans la localité, par le pillage et la dévastation, le 13 septembre 1792 et les administrations du département durent admonester elles-mêmes toutes ces milices peu dociles. Dès l'arrivée de « Jambe-d'Argent » dans cette région, en avril 1794, la commune forma un bataillon dont elle confia le commandement à Jamois, dit « Place-Nette ». Le poste républicain d'Ahuillé, attaqué par les Chouans le 13 avril 1794 dut se retrancher dans l'église. Poussé par ses hommes, encore indisciplinés, Jambe-d'Argent tenta de le déloger de ce sanctuaire mais il y fut lui-même surpris au cours de ce même mois. À la suite d'un combat où plusieurs Chouans perdirent la vie, les officiers municipaux de ce « repaire de Chouans » furent accusés de complicité « sinon directement au moins par insouciance contre révolutionnaire ». En août 1794, Ahuillé compta au nombre des 14 cantonnements désarmés, dans la même journée par Jambe d'Argent. Le 10 avril 1795, la commune subit le pillage, dans des circonstances atroces, des troupes de Laval. À cette époque, tous les chemins de la région étaient obstrués par les arbres que les Chouans avaient abattus. En 1799, 300 insurgés occupaient le bourg.

Économie

XVIIe siècle

Partagé entre 44 métairies vers la fin du XVIIe siècle, il se composait alors d'un tiers de bois, d'un huitième de landes, d'un vingtième en étangs, le reste, en terres cultivées ou en prés, produisait de l'avoine, du seigle, du sarrasin. Vers la fin du XVIIIe, on abandonna peu à peu la culture du froment, une culture qui devint si rare que le curé dé la paroisse, M. de Vauguyon, se vit dans l'obligation d'acheter cette céréale pour nourrir car la dîme prélevée sur le froment ne suffisait plus.

XVIIIe siècle

Malgré l'étendue des bois qui couvrait Ahuillé, les habitants demandèrent en 1789, « qu'on oblige les blanchisseurs et ceux qui utilisent des fourneaux, à user de charbon de terre, afin de faire diminuer le prix du bois, qu'on paye en campagne 11 et 12 livres la charretée ». Au cours du XVIIe siècle, 20 ans après la construction de la route de Laval à Cossé, M. Duchemin, sieur de la Blachenotière, supprima le chemin qui reliait son moulin à la nouvelle route. Ce chemin qui se prolongeait vers Montigné appartenait au roi et au public. Il fut l'objet d'une plainte que le meunier de Terequin déposa devant l'intendant de Tours. Il écrivait : « C'est un grand chemin à tout usage, ayant jusqu'à 40 pieds de large, servant de communication entre Ahuillé, Courbeveille et Laval, Montigné, Nuillé et Cossé… et Loiron où il y a des foires ».

XXe siècle

Au début du XXe siècle, la commune comptait 155 métairies, closeries et habitations ; de nos jours elle possède des bois, des pâturages et des étangs ; ses agriculteurs s'adonnent à la pratique de la polyculture et à l'élevage des bovins et des porcins.

De nos jours, il existe deux zones artisanales : la zone artisanale de La Friche et celle de la Girardière

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
 ? - Sébastien Guichard - -
1959 1988 Hubert Quéruau-Lamerie - -
1989 1995 Eugène Le Gendre - -
1995 2001 Pierre-Marie Ledauphin - Directeur administratif
2001 2008 Marcel Rousseau UDF Conseiller général
2008 Pierre-Marie Ledauphin[3] - Directeur administratif

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
902 841 885 1 454 1 399 1 379 1 717
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Vie pratique

Commerces et artisanat.

Education

École Suzanne Sens et école Sainte-Marie.

Sport

Clubs de : football, badminton, tennis, yoga, randonnés, cyclisme, gymnastique...[5]

Santé

Professions médicales.

Écologie et recyclage

  • Collecte sélective (3 points d'apport volontaire dont deux en zone artisanale) :
    • conteneur jaune pour plastique, métal, tétrabrique
    • conteneur vert pour verre
    • conteneur bleu pour papier, cartons, journaux
  • Déchèterie acceptant : encombrants (meubles, canapés, literie, moquettes, mobiliers de jardin...), déchets verts (branchages, pelouses...), ferraille (pièces de voitures, armatures métalliques...), verre, carton, journaux, magazines, bouteilles et flaconnages plastiques.

Personnalités liées à la commune

Lieux et monuments

Jumelages

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Sources

Notes

  1. populations légales 2006 sur le site de l’Insee
  2. « Ahuillé », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910 [détail de l’édition]
  3. Liste des maires de la Mayenne actualisée au 25 juin 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 6 août 2009
  4. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  5. Mairie d'Ahuillé
  6. [pdf] Horizon 53, mai 2007, p.2. Consulté le 5 juillet 2009
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