Ahmed I Bey

Ahmed I Bey

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Ahmed I Bey
Portrait de Ahmed I Bey
Possesseur de la Régence de Tunis
Prince héritier 20 mai 1835
Règne 10 octobre 1837
30 mai 1855
Naissance 2 décembre 1806
Lieu
Décès 30 mai 1855
Lieu La Goulette
Nature Mort naturelle
Chronologie des beys de Tunis
Moustapha Bey
Mohammed Bey
Husseinites

Ahmed I Bey (أبو العباس أحمد باشا باي), né le 2 décembre 1806 et décédé le 30 mai 1855 au palais Sharfiya de La Goulette, est bey de Tunis de 1837 à sa mort.

Il succède à son père, Moustapha Bey, le 10 octobre 1837. Jeune prince, il a pour son pays de grandes ambitions : il veut posséder une armée nombreuse, une marine de guerre redoutable, un arsenal moderne, une école polytechnique, un hôtel de monnaie, une résidence royale, etc. Mais ni lui ni son jeune ministre des finances Mustapha Khaznadar, qui est devenu son beau-frère, n'ont une idée exacte des ressources économiques à utiliser pour mener à bien ces grands travaux, de sorte que la plupart des initiatives beylicales aboutissent à des échecs coûteux.

Firman ottoman

Quelque temps après son avènement, Ahmed Bey reçoit du sultan ottoman le firman traditionnel d'investiture et les insignes correspondants. L'envoyé du sultan, Osman Bey, arrive à La Goulette, le 15 mai 1836, à bord d'une frégate. Le lendemain, il fait son entrée officielle à Tunis, à cheval, précédé de tous les membres du cabinet beylical qui étaient allés au-devant de lui jusqu'à deux lieues de la ville. On porte devant l'envoyé le sabre d'honneur et le caftan destiné au bey. L'envoyé est encadré de spahis et est suivi par toutes les troupes régulières (au nombre de 5000 à 6000) ainsi que par 5000 cavaliers arabes des environs de Tunis. Le cortège fait son entrée dans la capitale sous les acclamations des hommes et les youyous des femmes. Trois jours après cette entrée officielle, l'envoyé se rend au palais du Bardo en grand apparat pour présenter au bey le firman et les insignes de son investiture ainsi que des cadeaux parmi lesquels deux belles Géorgiennes et dix pièces de canons. Nommé général de division de l'armée impériale ottomane en mai 1838, il est élevé par le sultan à la dignité de maréchal (مشير) (jusqu'alors les beys de Tunis n'avaient que le grade de général de division) le 14 août 1840. Tous ces honneurs ont pour but de renforcer les liens de vassalité qui unissent la régence de Tunis au sultan ottoman.

Souverain modernisateur

Lors d'un traité signé en 1830, le bey consent à la cession d'un terrain à Carthage pour l'érection d'un monument au roi Louis IX de France. La pose de la première pierre de la cathédrale au sommet de la colline de Byrsa a lieu le 25 août 1840.

En juin 1845, le duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, visite Tunis et Carthage. Il est reçu avec beaucoup de solennité par le bey. Au cours d'entretiens officiels s'amorce le projet du voyage d'Ahmed Bey à Paris. Ce voyage a lieu l'année suivante et le roi Louis-Philippe réserve au bey une réception splendide à laquelle celui-ci est très sensible. Ce voyage, au cours duquel Ahmed Bey voit beaucoup de choses, renforce le souverain dans ses projets d'imiter les nations européennes. Dans quelle mesure l'effort de rénovation d'Ahmed Bey se fait-il sentir dans l'évolution urbaine de Tunis ? On n'a pas l'impression que ce prince se soit beaucoup intéressé à l'embellissement de la ville à l'exception de la reconstruction de la mosquée de Bab El Jazira et la restauration en 1847-1848 de Bab El Bhar. Les palais du Bardo et de la Mohamedia profitent davantage des initiatives du souverain. Toutefois, il fait don d'un lot important de manuscrits arabes à la mosquée Zitouna. Il convient de remarquer ici que les beys ont, d'une façon générale, toujours agi par délégation en ce qui concerne Tunis où ils ont trois représentants avec des pouvoirs étendus : l'agha qui commande la kasbah et la milice, le daouletly ou ferik qui assure l'ordre et la sécurité dans la ville et le Cheikh El Médina chargé de l'administration des souks et dont les attributions sont peu à peu étendues.

Parmi ses réussites, on peut citer l'abolition de l'esclavage en Tunisie en 1846. Décédé en 1855, il est enterré au mausolée du Tourbet El Bey situé dans la médina de Tunis.

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