Ahmed Abdallah Sambi

Ahmed Abdallah Sambi

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Le président Sambi en 2008

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (né le 5 juin 1958 à Mutsamudu à Anjouan île de l'archipel des Comores) est un homme politique et l'actuel président de l'Union des Comores depuis le 26 mai 2006.

Sommaire

Carrière politique

Sambi qui se présentait comme candidat indépendant aux élections, a été élu président de l'Union des Comores le 14 mai 2006, premier sur treize autres candidats avec 23,70 % des votes.

Sambi juge que les Comores ne sont pas prêtes à devenir une république islamique et il n'impose pas le port du voile. Il a aussi promis de combattre la corruption, de créer des emplois et de créer de meilleurs logements pour la majorité des Comoriens qui vivent dans la pauvreté.

« Nous laissons aux politiciens le soin de gérer le pays, mais, au cas où ils auront failli à leur mission, nous descendrons dans les arènes pour défendre les intérêts du peuple comorien ».[réf. nécessaire]

À l'approche de la fin de son mandat, Ahmed Abdallah Sambi a émis le souhait de voir son mandat prolongé d'un an sous le motif d'économies, alors que son pouvoir a été contesté par la pénurie de carburant de l'été 2008 et le vote d'une loi contestée octroyant la citoyenneté comorienne à des investisseurs étrangers[1].

Sambi a convoqué les électeurs comoriens pour un référendum constitutionnel le 22 mars 2009: s'il était voté, ce projet renforcerait les pouvoirs du président de l'Union, ceux des îles devenant des « gouverneurs » aux pouvoirs réduits et assemblées des îles deviendront les « conseils » des îles avec des députés devenus « conseillers». Le mandat du président Sambi serait allongé d'un an et ceux des présidents des îles réduits d'un an pour être tous renouvelables en 2011. L'islam deviendrait « religion d'État », alors que la Constitution actuelle le définit seulement comme « inspirateur des règles et principes qui régissent l'Union des Comores »[2]. Ce référendum a été annulé par la Justice comorienne[réf. nécessaire].

En février 2009, il a reçu en visite officielle le très controversé Mahmoud Ahmadinejad[3] et s'est singularisé au sommet de la Ligue arabe le 29 mars 2009 en proposant de décerner le Prix Nobel de la paix au président soudanais inculpé la Cour pénale internationale Omar el-Béchir[4].

Partie à recycler

C’est dans la prestigieuse école « Hawzat Al Qaaim » en Iran, qu’il acquiert une solide formation religieuse et complète son éducation politique.

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se fait connaître dans le pays pour la première fois, pendant ses vacances d’été en 1979, par les causeries qu’il tient dans la principale mosquée de la ville de Mutsamudu et par le périodique « Retour à la source » qu’il fonde avec ses amis après son retour aux Comores pendant l’été 1980. Il effectue des visites, à Madagascar en 1982, et, à l’Île Maurice en 1984, où il tient également des conférences dans les mosquées.

Rentré définitivement au pays début 1986, il fonde une école (Madras) pour filles et continue ses Conférences, le soir dans les mosquées. L’engouement des jeunes pour ces Conférences inquiète sérieusement les autorités du régime de l’époque et le gouverneur d’Anjouan ordonne la fermeture de son école et interdit ses conférences.

Ces mesures mécontentent les jeunes qui déclenchent des manifestations de rue et font face aux forces de l’ordre de la Gendarmerie venues les disperser. Le bilan se solde par des voitures brûlées, de nombreux blessés et des arrestations.

Ahmed Abdallah Sambi, lui-même, accusé de conspiration, est jeté en prison sans jugement. Il y passera 21 jours et y accomplira une partie du mois de Ramadan de cette année-là.

Après sa sortie de prison, il part à la Grande-Comore, où il acquiert une grande audience. Les cérémonies religieuses, les festivités des mariages, les mosquées, les salles de conférences, attirent de plus en plus de Grands-Comoriens, des jeunes surtout, qui apprécient ce théologien venu d’Anjouan (fait nouveau pour eux), dont l’éloquence et le discours religieux séduisent de plus en plus.

Ce vivier d’admirateurs servira largement lors de sa campagne et de son élection à la magistrature suprême du pays. Les admirateurs se sont bénévolement investis dans la promotion de sa candidature, sans relais, et sans chercher à en tirer avantage.

Au milieu de 1987, il part en Égypte et y rencontre les étudiants comoriens du Caire qui font sa connaissance lors d’une Conférence. À son retour aux Comores, on lui retire son passeport et on lui interdit de quitter le Pays.

En août 1988, le futur Président de l’Union des Comores épouse à Mutsamudu, Anjouan, Hadjira Djoudi, dont le père Djoudi Ahmed est issu d’une mère comorienne et d’un père yéménite. La future première dame des Comores est commerçante et fait régulièrement le voyage de Dubaï. De leur union naîtront 7 enfants dont 5 filles.

En 1989, le président Ahmed Abdallah Abdérémane ordonne la restitution de son passeport à SAMBI qui se rend aussitôt à Maurice. C’est là qu’il apprend l’assassinat du président Abdallah le 26 novembre 1989.

La période allant d’avril 1990 à Décembre 1996 voit Ahmed Abdallah Sambi s’activer pour tenir, pour la première fois, des Conférences à Mayotte, fonder à Anjouan Radio Ulézi et TV Ulézi, participer à la création du parti F.N.J (Front national pour la justice) et soutenir activement la candidature de Mohamed Taki Abdoulkarim à la présidentielle de 1990.

Il fait partie des trois personnalités comoriennes choisies pour prononcer un discours dans la Conférence Islamique organisée à Moroni au Palais du Peuple le 27 juillet 1992

Pendant ces années 1990, il mobilise toujours et encore : contre l’établissement des relations avec Israël, contre la publication des versets sataniques de Salman Rushdie, contre le visa d’entrée à Mayotte imposé par le Gouvernement Balladur, contre la réduction de la taxe de l’alcool et, en 1993, il appelle à des manifestations contre le massacre des musulmans en Bosnie et mobilise des fonds en faveur des victimes de la guerre dans ce pays.

En 1994, il visite la France, où il tient des Conférences dans des Centres culturels, avant de rentrer à Mutsamudu en novembre 1994, pour y organiser une grande manifestation contre l’établissement des relations entre les Comores et Israël. Il partira ensuite en Égypte pour dénoncer ces relations auprès du secrétaire général de la Ligue des États arabes et sera arrêté pour cela et jeté en prison sur ordre du gouvernement comorien.

Défenseur actif de la candidature Taki en 1996, Sambi décline l’offre d’un poste ministériel puis celui d’ambassadeur qui lui sont proposés, pour se faire élire, facilement, député de Mutsamudu. Nommé président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, il est pris de cours par les émeutes d’Anjouan, en 1997.

La crise séparatiste, l’intervention de la Gendarmerie renforcée par des troupes venues de Mohéli et de la Grande Comores, le bouleversent. Plus actif que jamais, le Député Sambi presse ses collègues de suspendre les séances et trouver une solution à la crise anjouanaise. Le sujet n’étant pas inscrit à l’ordre du jour et ne parvenant pas à convaincre les députés de l'étudier, le Président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale pose un acte symbolique : il manifeste tout seul et fait le tour de Moroni avec une pancarte sur laquelle on peut lire « Les armes parlent à Anjouan, est-ce la solution ? ».

Rentré à Anjouan en août 1997, sur demande expresse du président Taki Abdoulkarim, il se distingue encore une fois à Mutsamudu en refusant d’assister à la prière dans la mosquée de vendredi sur laquelle flotte le drapeau français. Menacé par les séparatistes, dans sa personne, sur sa famille et ses biens, il est contraint à démissionner de son mandat de Député.

Peu suivi dans ses déclarations en faveur de l’unité du pays, non écouté dans ses tentatives pour instaurer le dialogue entre les séparatistes et le pouvoir central, très marqué par les événements malheureux de décembre 1998 (Guerre Civile à Anjouan), il se réfugia avec sa famille à Madagascar, en janvier 1999, après avoir été agressé verbalement dans la mosquée de Moroni où la rumeur propagée par ses détracteurs faisait de lui, à son corps défendant, un des chefs du séparatisme anjouanais.

Rentré au pays en mars 2000, il se lance dans l’aventure industrielle et devient, grâce à un matériel d’occasion rudimentaire acheté à l’Île Maurice, fabricant de matelas. La petite entreprise fonctionne assez bien et donnera naissance à une unité de production de Parfum et d’Eau de Cologne en 2003. En 2004, à la suite d’un voyage en Inde où il a visité une foire industrielle, il achète le matériel nécessaire à la mise en bouteille d’eau de table.

Le vendredi 18 mars 2005, après un voyage en France, il annonce à ses amis son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2006. Il obtient l’accord de ces derniers qui l’encouragent dans ce sens.

Il annonce cette candidature à Madagascar, en mai 2005, devant les étudiants comoriens de ce pays. À son retour de Madagascar, il confirme sa candidature dans La Gazette des Comores.

Ahmed Abdallah Sambi se présente à l’élection présidentielle sous étiquette indépendante bien qu’il soit toujours membre de son parti. « Je me suis présenté en candidat indépendant pour rester indépendant » déclare-t-il au cours d’un grand meeting à Moroni.

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi sera élu avec une nette majorité et, pour la première fois dans l’histoire de la post-indépendance des Comores, un scrutin sera jugé par tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, libre, démocratique et transparent. Depuis son élection de nombreuses ambassades s'installent aux Comores et les Comores sont l'objet des attentions et d'aides de nombreux pays (Chine, Libye, Yémen...).SAMBI adore maintenent le chiisme

Voir aussi

Notes et références

  1. Le président comorien veut prolonger son mandat d’une année, 29 décembre 2008, Jeune Afrique. Consulté le 2 janvier 2009
  2. Comores: Un référendum constitutionnel le 22 marséditeur=Afrique en ligne, 14 février 2009. Consulté le 15 février 2009
  3. Comores : Le président iranien à Moroni, 26 février 2009, Témoignages. Consulté le 26 février 2009
  4. Les dirigeants arabes entre union et désunion, 30 mars 2009, Radio France International. Consulté le 31 mars 2009
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